Gregoire Barbey

27/01/2012

Dénoncer la prêtrise psychanalytique, un devoir essentiel pour la cause féministe

« La psychanalyse, comme discours coruscant envers toutes les croyances, et d’essayer de pouvoir faire vivre l’humanité sans qu’elle croit à des lubies trop importantes, ça fait partie de son effort. »

Éric Laurent, psychanalyste ECF, propos recueillis dans le film « Le mur ».

 

Voilà une affirmation qui peut laisser quelque peu pantois celui qui connait un tant soit peu les fondements du dogme psychanalytique. La prêtrise qui maintient cette discipline occulte sciemment que la psychanalyse elle-même est une croyance ! Et pas des moindres. Basée sur des paradigmes arbitraires, elle s’est néanmoins imposée comme une référence dans le traitement clinique des êtres humains souffrant de problèmes psychiques. Remercions tout d’abord le géniteur de cette matière obscurantiste, le célèbre Sigmund Freud. Celui-ci, toute sa vie durant, a mené une guerre envers le monde pour faire reconnaître la discipline dont il se vantait tous les mérites d’en être le créateur. Ou plutôt, dans sa formulation, celui qui l’a découverte, puisqu’évidemment, tout cela existait déjà dans l’inconscient humain, sans que personne n’ait, avant lui, eu le génie d’explorer ces pistes. La vie de Freud est très sombre. Son dévouement envers la psychanalyse fut total, persuadé d’avoir mis au jour une discipline qui révolutionnerait le monde de la pensée humaine. Mais elle constituait avant toute chose un exutoire face à ses propres troubles personnels. Sa méthode est en tout point semblable à celle des philosophes, lui qui pourtant se réclamait haut et fort antiphilosophe.

En quoi est-elle similaire ? Eh bien, malgré lui, Freud a tenté d’universaliser ses conclusions personnelles à l’ensemble des êtres humains. C’est exactement ce qu’ont fait, avant lui, Descartes, Kant et tous les autres.

La psychanalyse est une matière profondément phallocratique, reposant sur des fondements patriarcaux scandaleux. L’homosexualité était aux yeux du père de cette « science » obscure, une déviance psychotique. Tout tourne autour de la domination masculine.

Freud pensait que la femme vit son premier traumatisme du fait qu’elle ne possède pas de phallus, symbole de toute-puissance revêtit par l’homme. Il était catégorique à ce sujet : la femme désire le pénis de l’homme, elle le jalouse, même.

En découle toute une théorisation selon laquelle le mâle humain incarne la symbolique première de l’inconscient universel, nécessaire au développement de l’enfant. Ceci est bien évidemment un sophisme, et constitue de surcroît une affirmation arbitraire. Freud argumente la justesse de ses interprétations de la psyché humaine d’après ses connaissances cliniques, et son expérimentation pratique des méthodes qu’il a mises au point sur divers-e-s patient-e-s. C’est là que le bât blesse.

Les « découvertes » freudiennes reposent sur des manipulations dialectiques, pas toujours de haut vol d’ailleurs, et des pensées magiques, propres à toute croyance qui se respecte.

Parce que Freud désirait ardemment sa mère comme objet sexuel, toute l’humanité est ainsi affublée de cette pathologie infantile. Le complexe d’Œdipe, qui d’ailleurs est entré dans le langage courant, n’est avant toute chose rien d’autre que le problème personnel de celui qui vantait les mérites de cette « importante découverte pour l’avenir de l’humanité ».

Rendons à César ce qui appartient à César, dit l’adage. Pour parachever son œuvre, Freud détermine un paradigme essentiel, qui d’ailleurs aujourd’hui encore protège son intégrité : toutes celles et ceux qui veulent exercer la psychanalyse doivent eux aussi en être sujet. Principe fondamental de ce dogme. Mais alors, qui a psychanalysé le premier psychanalyste, à savoir Freud ?

Vous l’aurez deviné, nul autre que lui-même !

Il n’en cessera d’ailleurs d’en faire l’éloge tout au long de sa carrière. Son auto-analyse constitue probablement l’une de ses plus grandes fiertés, avec celle d’être l’instigateur de sa discipline, dont il revendiquait la totalité des paradigmes. Puisque je faisais un parallèle à la philosophie et la méthode freudienne, nous retrouvons bon nombre de ses « découvertes » dans l’ensemble de l’œuvre de Nietzsche. Notre clinicien affirmait pourtant ne l’avoir jamais lu, quand bien même il s’était acheté tous ses livres… À n’en pas douter, un brave homme rempli d’une bonne foi à toute épreuve !

Enfin, l’important ici est de constater la portée scientifique quasiment inexistante (pour ne pas dire entièrement).

À ce propos, soyez sûr que les adeptes de la secte psychanalytique m’attaqueront sur mon inexpérience en ce domaine. Parce que si vous n’avez pas une carte de membre tamponnée par l’un des gourous de cette discipline, vous n’avez aucun droit à vous exprimer à son encontre.

Avec une politique aussi cléricale, ne soyons pas étonnés que ceux qui la pratiquent aient une telle propension au sectarisme.

Néanmoins, je ne cherche pas à généraliser l’ensemble des praticiens de cette discipline, quand bien même je serais tenté de le faire. Ce n’est pas le but de mon propos. Je cherche simplement à démontrer l’inconsistance des théories psychanalytiques, leurs tendances mal assumées à prolonger la pensée patriarcale et leur inefficacité clinique.

 

Le féminisme contre la pensée phallocratique colportée par les enseignements psychanalytiques

Alors qu’aujourd’hui, de plus en plus nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui s’engagent dans la lutte féministe, la psychanalyse continue, de son côté, d’exprimer des positions honteusement patriarcales, comme c’est le cas pour le conglomérat des psychanalystes français, actuellement en guerre contre la réalisatrice du film « Le Mur », dont j’ai tiré l’amorce de mon article. Ce documentaire1, je le recommande d’ailleurs à chacune et chacun de mes lectrices-lecteurs.

Les patriciens qui ont participé à la mise en forme de ce film se sont rendus compte qu’une fois le montage effectué, la cohérence de leurs propos était balayée, laissant place à un visage totalement démasqué, celui de la psychanalyse. Son côté patriarcal est implacablement mis à nu, si magistralement d’ailleurs qu’après le visionnement du documentaire, la nausée nous submerge. En tout cas pour ma part.

Il y a des phrases qui valent leur pesant de cacahuètes d’ailleurs, comme celle-ci, exprimée par une psychanalyste : « l’inceste paternelle, ça ne fait pas tellement de dégâts. Ça rend les filles un peu débiles. Mais l’inceste maternelle, ça fait de la psychose. »

De tels propos, émanant qui plus est d’une femme, m’ont scotché sur ma chaise de spectateur.

Comment peut-on arriver à un point où la maternité, et plus généralement, l’image de la femme, se trouve dépréciée avec autant d’acharnement ?

Pour ma part, je pense qu’il est dès lors impératif pour le mouvement féministe de lutter contre les axiomatiques réducteurs et machistes de la psychanalyse, car ils contribuent très clairement à corrompre les esprits avec des principes patriarcaux.

Ce n’est sûrement pas parce qu’un enfant est autiste que sa mère est coupable, d’autant plus que cela ne se justifierait pas avec la pensée magique qu’induisent ces cliniciens, selon laquelle un enfant autiste serait la victime d’un désir trop fort de la mère pour le phallus de l’homme. Rejeter incidemment tous les maux de la psyché humaine sur la femme est un outrage très grave à son encontre.

Tenir de tels propos devrait relever d’une atteinte à la « nature humaine », comme ce fut le cas pour l’artiste Damien Saez qui avait fait faire une affiche dénonçant la marchandisation du corps féminin pour la promotion de son album « J’accuse », celle-ci ayant été condamnée par l’association des publicitaires français…

D’ailleurs, en parlant de « nature humaine », selon-moi, là où la psychanalyse fait encore une erreur fondamentale, c’est de croire que l’être humain est une mécanique psychique immuable, et qu’elle ne saurait évoluer. Je considère ce paradigme comme éminemment mensonger et incohérent. Au contraire même, la transformation psychique de l’être humain est en constante évolution, et change au fil des générations, autant qu’individuellement. Considérer l’être humain comme Descartes considérait les animaux, c’est-à-dire des machines soumises à des comportements inaltérables et instinctifs relève de l’ineptie et de la mauvaise foi intellectuelle la plus complète !

Des généticiens ont même mis en exergue la capacité de certains de nos gènes à se modifier selon les stimuli environnementaux, ce qui démontre bel et bien l’incroyable versatilité de l’être humain dans sa faculté d’adaptation aux divers milieux auxquels il peut être confronté.

La femme n’est pas plus coupable qu’un homme de l’état de son enfant, sauf cas exceptionnels, qui ne sont d’ailleurs aucunement liés à une quelconque prédestination de genre.

Il me semble de prime importance dans le domaine de la pensée par rapport à notre condition humaine de nous extraire de ces carcans réducteurs qui tentent d’asseoir la domination d’un genre sur un autre, tout aussi bien que d’une race sur une autre et d’une espèce sur une autre.

Ce sont des visions de l’esprit, inculquées à travers des prismes qui restreignent une perception globale des tenants et aboutissants de l’évolution psychique des femmes et des hommes.

C’est quand même atterrant d’observer que cette lutte des genres persiste sous la forme d’une discipline à prétention scientifique, cherchant à enfermer la femme (et l’homme aussi, d’ailleurs) dans des rôles spécifiques, sans espoir d’en sortir durablement. Comme si nous n’étions rien de plus qu’un ordinateur, dont les réactions sont liées à ses composantes, et à rien d’autres.

C’est nier que l’être humain n’est pas déterminé qu’intérieurement. Comme je tentais de le démontrer dans deux de mes articles précédents, sur le déterminisme et la liberté restreinte, nous sommes aussi, pour ne pas dire fondamentalement, conditionnés par le milieu environnemental, et que selon certaines situations, nos réactions seront tout-à-fait différentes.

Je suis convaincu qu’il y a des recherches bien plus intéressantes à faire que de vaines tentatives d’aliéner l’humanité à des symboliques univoques et indélébiles. Un autre exemple : le langage.

Chaque langue est unique, et témoigne d’une fabrication de la pensée propre à chaque peuple. Il est d’ailleurs possible pour celles et ceux que cela intéressent de lire les ouvrages linguistiques du professeur Noam Chomsky, dont les théories sur le sujet s’avèrent très intéressantes.

La théorie de l’inconscient universel, qui serait donc exactement similaire pour chaque individu (comprenez déjà le truisme), pensée par Freud, inculque l’idée que la symbolique humaine est quelque chose de métaphysique, d’impalpable, et pourtant commune à chacune et chacun d’entre nous.

C’est difficile de soutenir une telle théorie, d’autant plus qu’elle est la porte ouverte à toutes les dérives totalitaires des praticiens de cette discipline.

Je persiste et signe donc, pour conclure, que la lutte féministe se doit de combattre les bonshommes de paille, fervents adorateurs de la secte psychanalytique.

Il est impératif de ne pas laisser passer de telles théories, d’autant plus lorsqu’elles se réclament de la science, car elles contribuent à maintenir la femme en esclavage, et à alimenter l’imaginaire masculin de fantasmes dominateurs.

Femmes et hommes du monde, ne vous laissez pas manipuler par la pensée magique !

 

 

1Disponible en accès libre sur : http://www.autistessansfrontieres.com/lemur-site-officiel...

Attention cependant, la polémique liée au film est si importante que la désactivation sur ce site n’est pas improbable. Je suis donc navré si vous ne pouvez y accéder lors de votre lecture.

Commentaires

Salut P'tit,

Barbie Foréver s'est demandée pourquoi n'y avait-il pas plus de commentaires sur ton blog, en particulier sur le sujet:" Handicap invisible" son interrogation m'a interpellée.

Sans que tu le sache je te lis assez régulièrement, je suis donc invisible mais présent....Je hante tes mots et tes phrases afin de me donner l'image du P'tit qui tient ce blog. (sujets étayés et très bien construits)

-Je constate que ta plume dépasse de loin la mienne, et celle de beaucoup d'autres.

-Je constate que le P'tit a une incroyable culture, une tête bien faite comme ils disent dans les cambrousses...

-Je constate que tes lectures pour ton jeune âge te situent à un niveau qui là aussi dépasse celui de certains paons à la queue mal faite qu'ils soient journalistes, journaleux ou, scribouillards des pyramides féodales..

Concernant le mal que tu as subit, regarde -le- avec un rétroviseur, au début c'est très dur voir impossible; ensuite, c'est comme le permis de conduire. C'est le feu vert pour parcourir la vie en bagnole,car tu as acquis les réflexes pour conduire, ce qui permet d'aller ou tu veux, quand tu veux et avec qui tu veux....Voir autre chose et vivre autre chose en passant à autre chose...Tu me suis? Alors ne va pas trop vite quand même la vie est très belle, "l'environnement n'est pas pauvre mais pauvrement regardé..."

Les "handicaps invisibles" sont nombreux j'en ai deux, dont aucun ne ressemble aux tien.

Beaucoup de gens ont des préjugés, des -a priori- c'est ce que j’appelle "la poubelle" (boîte de pandore) qui se loge dans chacune des têtes; à la naissance, elle a déjà du contenu hérité des parents....C'est une autre histoire.

Nous sommes issus du monde du plus fort et du plus rusé, et notre espèce est la seule à avoir tenu par son évolution et sa dominance, sur les autres races d'animaux, notamment les mammifères dont nous faisons partie..Notre "berceau" est la corne de l'Afrique..au temps de la "Pangée" l'unique continent; avant nos ancêtres, ce sont des tétrapodes mais là, je suis hors sujet, donc je m'arrête.

Tout cela tu le sais....

Cordialement, A+ P'tit

Écrit par : Pierre NOËL | 28/01/2012

Bonsoir Pierre NOËL,

Tout d'abord, merci de ton commentaire. J'attendais impatiemment une première réaction à cet article, pensant recevoir des propos indécents voire grossiers.
Dommage !

Pour les compliments, je les prends avec modestie car je ne crois pas me situer "au-dessus" de certains autres.
D'ailleurs, pour rebondir à ta conclusion, oui nous avons survécu grâce à la Loi du plus fort. Aujourd'hui, nous n'en avons plus besoin. Notre technologie nous permet de nous en sortir sans marcher sur les autres.
Pour cela, je considère que nous nous devons, par devoir et par conscience morale, tendre vers une société nouvelle, intégrant le respect des autres, tant humains que non-humains.
J'aime à penser qu'un tel système sociétal est possible. En tout cas, pas de suite, mais avec le temps, et des personnes engagées, notre monde pourrait changer.
Après tout, l'être humain est une pâte malléable, pour autant que nous en usions avec justesse.
À très bientôt et encore merci !

Grégoire.

Écrit par : Grégoire | 28/01/2012

@ Pierre-Noël : Ahhhh ça me fait plaisir que vous ayez remarqué cette “Perle rarissime de la blogosphère” le P’tit en question a de l’avenir ! ; )

@ Grégoire : Je suis scotchée, comme d’habitude quand je vous lis.

PS : Rajoutez à la liste d’handicaps invisibles, l’excès de lucidité ! Je le répète souvent, c’est une faculté à double tranchant ; )

Meilleures salutations

Écrit par : Barbie Dark Side Forever | 28/01/2012

Encore une fois merci beaucoup BDSF ! C'est très gentil, j'apprécie. :)

Écrit par : Grégoire | 28/01/2012

Très bon article, je suis d'accord sur le fond.
Néanmoins, juste une petite remarque : les psychanalystes affirment que la réalisatrice aurait usé du montage pour supprimer toute forme de nuances de leurs propos, et déformer la réalité (http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/01/27/le-documentaire-le-mur-sur-l-autisme-est.shtml). La justice semble par ailleurs leur avoir donné raison.
Cela ne veut pas dire que la réalisatrice avait tort, mais simplement qu'il y a deux côtés à chaque pièce, et qu'à trop se garder de la manipulation des uns, on tombe parfois dans la manipulation des autres.
Bye

Écrit par : Laura | 28/01/2012

Bonjour Laura,
Effectivement, la réalisatrice a peut-être (soyons sceptiques) manipulé les enregistrements pour monter cela d'une manière plutôt que d'une autre. Cependant, même nuancé, je ne crois pas que nous puissions prendre de tels propos avec légèreté, d'où mon insistance sur l'importance de se délier de telles idoles.
Bien évidemment, cet article n'est qu'une ébauche, mais l'objectif était d'apporter une autre version que celles habituellement admises.
À bientôt.

Écrit par : Grégoire | 28/01/2012

Je pense qu'il est souvent difficile de commenter les textes de Grégoire, parce qu'ils sont très longs et riches. Il y aurait tant de choses à dire.
Le lecteur /la lectrice est forcément touché(e) et ne sait pas par où commencer.
Pour en venir à la critique de la psychanalyse:
depuis la parution du livre de M.Onfray, il est difficile de défendre le bon vieux Sigi.
J'ai fait la connaissance de ses théories à l'âge de 17 ans, au collège. Elles m'ont révoltée, surtout cette idée selon laquelle la résistance à ses thèses serait le signe même du refoulement et donc d'une pathologie mentale.
Avec le temps, j'ai un peu réhabilité certaines thèses. Je crois qu'il faut les envisager comme des grilles de lecture possibles (p.ex. le complexe d'Oedipe ou bien l'existence de l'inconscient).
A mon avis,les thèses de Freud ont permis le développement d'autres approches et fait avancer le schmilblick à leur façon. C'est un domaine où il y a toujours eu de vifs débats.
A l'heure actuelle, il me semble que Freund n'a plus le monopole dans le domaine psychiatrique. Il est devenu une sorte de référence tutellaire un peu lointaine et sentant la naphtaline.
Je ne travaille pas du tout dans ce domaine et il se peut que je me trompe. Toutefois, lorsque j'ai pu être confrontée à des psys, je n'ai pas eu l'impression d'avoir été passée au tamis d'une approche freudienne.
Ils l'ont peut-être faite sous cape. Je crois que la majorité de la population se méfie de cette corporation.

Écrit par : Calendula | 28/01/2012

Merci Calendula.
Freud réside dans l'inconscient des praticiens, que nous le voulions ou pas. Mon psychiatre ne met pas à nu ses théories, mais dans sa bibliothèque réside l'ensemble de l'œuvre de feu Sigi, ce qui, évidemment, ne signifie pas pour autant qu'il s'en réfère, mais une fois encore, les fondements mêmes de cette discipline sont freudiens. Difficile dès lors de s'en écarter pleinement.
Une grille de lecture, je ne suis pas certain. Je ne me risquerai pas à lire l'individualité de chacun sous des paradigmes intenables tels que ceux de la psychanalyse, où justement la femme n'est qu'une adoratrice éhontée du phallus masculin... Je caricature, cependant nous n'en sommes pas très loin...

Écrit par : Grégoire | 28/01/2012

Ce que je veux dire par "grille de lecture possible" :
Si on est confronté à un problème, on peut tester une approche inspirée de Freud, mais il ne faut pas s'acharner, car la vie est tellement plus compliquée que des scénarios pré-établis dans une société ancienne.
En tant que jeune adulte, je trouvais le complexe d'oedipe ou l'envie de pénis absolument ridicules, des problèmes de macho égocentrique ayant vécu dans un passé lointain.
Devenue parent de filles, j'ai été confrontée tellement explicitement à ces deux choses, que j'ai failli en mourir de rire. Ca devait justement se passer avec mes enfants !
Ce n'était pas du tout un comportement pathologique, mes enfants prononçaient juste naïvement des pensées qui leur passaient par la tête. J'ai répondu que ce n'était pas possible en listant objectivement au moins 6 raisons.
Je trouvais que c'était le comble d'être confrontée dans ma réalité à ces théories fumeuses.
A mon avis, ça n'avait plus d'importance qu'une envie d'une Playstation ou d'un vrai poney. Si elles avaient eu le choix, elles auraient d'ailleurs préféré le poney ou une excursion à Disneyworld à un pénis !
Cette phase a passé et n'est plus qu'un rigolo souvenir.
Freud est un très bon écrivain, il manie la langue allemande avec bonheur. Il a énormément apporté à l'analyse littéraire. Il s'est inspiré d'oeuvres d'art, de la mythologie et son approche reste intéressante dans le domaine de l'interprétation de toutes sortes d'oeuvre (et peut-être des rêves ?), pour ceux que cela intéresse.
Il est probable qu'un psychiatre est obligé de prendre connaissance de Freud, mais il/elle n'est pas obligée de souscrire à tout.

Écrit par : Calendula | 28/01/2012

Dans ce cas je comprends, oui.

Écrit par : Grégoire | 28/01/2012

Merci Grégoire pour cet excellent article. Si ce n'est déjà fait je vous invite à nous rejoindre pour soutenir Sophie Robert et pour défendre la cause des personnes avec autisme.
Les parents sont révoltés par le jugement fait au film. Cette interdiction est, ni plus ni moins, une atteinte à la liberté d'expression et une volonté évidente d'empêcher le débat démocratique.
Un large mouvement, en faveur de Sophie Robert, a vu le jour. Ce collectif a de nombreux soutiens : familles, adultes autistes, associations, personnalités françaises et étrangères du monde médical, universitaires, intellectuels…
Ce collectif de soutien est actif sur deux sites Internet : http://www.soutenonslemur.org
et http://www.supportthewall.org/.
Une pétition internationale a été lancée http://tinyurl.com/8y3mpg9.

Écrit par : Josiane | 04/02/2012

Vous êtes bien jeune pour blasphémer de la sorte mon petit.
Vous n'avez visiblement pas pris le temps de lire Freud, du moins le lire comme il faut.
De mon temps, les jeunes manifestaient plus de respect envers certains aînés sans lesquels ils ne seraient rien. Je n'irais pas jusqu'à évoquer la graine de fasciste que vous pourriez devenir si vous continuez vos sacrilèges envers moi et mes disciples, mais sachez que vous n'en êtes pas loin, comme vous n'êtes pas loin de ne pas pouvoir détecter certaines de vos pulsions homosexuel.es mal refoulées.

Écrit par : JMDL | 04/02/2012

Bonsoir P'tit,

Le droit d'expression autorise le blasphème et plus. Le respect doit venir des anciens en particulier, lorsqu'un jeune exprime et s'exprime avec autant de talent.

C'est trop facile JMDL de demander le respect de manière autoritaire, sans passer par une explication autre, que celle de l'ordre donné par un ancien avec sa jugulaire et ses modèles de représentations dépassés.

Qui êtes vous pour affirmer que vous avez des disciples ? De quoi vous vous permettez ? C'est vous le fasciste doublé d'un pervers, lorsque vous parlez "de pulsions homosexuel.es mal refoulées" vous n'avez pas honte? Il me semble néanmoins que vous êtes un malade allez aux urgences avant de faire une bêtise.

Écrit par : Pierre NOËL | 04/02/2012

Et vous qui êtes vous pour vous proclamer père Noël et ainsi briser le relation œdipienne de nos petits d'Homme? Votre implication dans le complot scientiste, capitaliste et normalisateur de l'empire américain ne fait aucun doute. Moi et mes disciples, nous lutterons contre cet envahissement totalitaire. Qui êtes vous pour oser affirmer que la psychanalyse est depassés alors que le père Noël n'a pas changé de tenue depuis un siècle? Êtes vous déjà venu visiter nos labos de recherche psychanalytique? Avez vous pu au moins faire un tour de psychanalium avant de condamner notre œuvre lumineuse?
Je sais déjà que la réponse est non, un révélateur évident de votre pauvreté intellectuelle. Y a-t-il ici quelqu'un de suffisamment intelligent pour débattre avec un minimum de respect?

Écrit par : JMDL | 04/02/2012

Je tente de passer un comm, un peu long, mais même découpé il ne passe pas. Je fais juste un test avec ce message court.

Écrit par : hommelibre | 05/02/2012

Rien à faire: le test court passe, mon comm même encore plus découpé ne passe pas.

Écrit par : hommelibre | 05/02/2012

Salut John votre ordinateur fonctionne au gazoil? Avec ces températures polaires, soyez prudent...

JMDL continuez vous m'intéressez et certainement tous les passionnés ou patients impatients. Dites en plus, car vous avez l'air de bien connaître le sujet...

Votre expertise peut très bien servir?

Écrit par : Pierre NOËL | 05/02/2012

Salut Pierre! Non, il fonctionne au feu de bois. :-)
J'ai envoyé à Grégoire à son adresse courriel (avec plein d'horribles fautes que je n'ai pas corrigées), on verra s'il peut le mettre.

Écrit par : hommelibre | 05/02/2012

N'ai crainte John, le P'tit va se charger de te corriger, Barbie viendra faire les pansements, pendant que Lovsméralda te racontera comment elle s'en est sortie avec tout le talent qu'on lui connaît et Patoucha veillera au grain, pendant que je serais en séance avec JMDL dont j'attends son expertise !! Je ne parle pas "du compte de Monte Cristo" qui lui reste impassible à tout ce remue ménage émotionnel, il a acquis une sagesse à toutes épreuves qui prend la forme de la statue du penseur...

A prendre au 6ème SVP merci.

Écrit par : Pierre NOËL | 05/02/2012

Je viens de prendre connaissance de vos commentaires. J'y répondrai plus tard car je suis tout juste rentré d'une longue nuit sans sommeil...
Je pense juste une chose, que je développerai plus loin : si vous et vos disciples, monsieur JMDL, en sont à interdire le droit de s'exprimer à quelqu'un parce qu'il est ... jeune, votre misère intellectuelle frise le ridicule. Je constate une tentative effarouchée pour me museler et qui plus est, vous êtes un dangereux manipulateur qui tente de faire passer des pseudo-analyses pour véritables.
Je souhaite vous faire remarquer que mes pulsions homosexuelles refoulées vont très bien, parce que je n'en ai pas. Je suis très au clair sur mon orientation sexuelle, et j'ai eu plusieurs occasions de le vérifier. Donc, je vais faire une recherche IP afin de savoir si vous êtes bel et bien ce que vous prétendez être (mais j'en doute), et si tel est le cas, je me ferai une joie de prendre connaissance de vos coordonnées pour mettre un nom sur cet obscurantiste pamphlétaire qui tente de faire de la propagande sur un blog.

Merci Pierre NOËL, je pense que répondre à ce genre d'individu est malheureusement une perte de temps... surtout qu'il n'est sûrement pas ce qu'il prétend.

Écrit par : Grégoire | 05/02/2012

Pas besoin d'une banale IP pour savoir qui je suis! Il suffit de se rendre sur mon blog petit boutonneux...

Écrit par : JMDL | 05/02/2012

Le blog de JMDL vaut le détour, vous ne le regretterez pas!Lisez-le avant de vous mettre la rate au court bouillon ;-)
Félicitations pour votre article en tout cas :)

Écrit par : Mathilde | 07/02/2012

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