Gregoire Barbey

11/02/2012

Décaillet sur le vif, Mark Muller est en droit de nous cacher la vérité ?

 

À vif.

Pascal Décaillet défend Mark Muller dans un article publié sur son blog, considérant qu'il ne doit en aucun céder aux pressions du Conseil d'État qui demande à connaître le montant de sa transaction avec le barman du Moulin à Danses, qui je le rappelle, avait subi des attaques physiques de la part de Muller, ce dernier l'ayant reconnu après avoir obtenu le retrait de la plainte de la partie plaignante.

J'aimerais, en toute humilité, répondre à monsieur Décaillet, qui je pense occulte quelques menus détails. Mark Muller, en tant que conseiller d'État, a des impératifs. En privé, ses actes ne regardent que lui, c'est une évidence. Mais lorsqu'un comportement litigieux filtre aux oreilles du Peuple, l'affaire ne peut plus être considérée comme relevant de la sphère privée. Elle appartient, selon moi, à la chose publique, car les électeurs ont non seulement le droit, mais la nécessité de connaître le profil de leurs représentant-e-s. Monsieur Muller, fut-il le plus agréable ami, ou le père le plus dévoué, a en cela une responsabilité envers la République et ses habitant-e-s. Que son affaire soit médiatisée à outrance, c'est une réalité, et il faut sûrement le déplorer. Moi le premier. Cependant, que le conseiller d'État agisse, face à la Justice et sous les yeux du Peuple, à l'encontre de toute éthique, ça ne peut pas être excusé, ni étouffé. La lumière n'avait pas encore été faite sur les circonstances de l'affaire que monsieur Muller offre une compensation financière (dont personne ne sait actuellement l'exacte nature, et si pot-de-vin il y a) à la victime, avouant de surcroît avoir menti dans sa version des faits, pour obtenir le retrait de la plainte.

Que pensait-il en se comportant de la sorte ? Qu'il s'échapperait discrètement, sans avoir à répondre de ses actes ?

Je m'exprime ici en tant que simple citoyen. J'espère néanmoins que d'autres que moi considèrent que la démocratie impose à nos représentant-e-s de se comporter en exemple. Je n'ai pas l'impression de divaguer lorsque je réclame une transparence sans compromis à l'égard du Peuple, qui est le seul juge lorsqu'il s'agit de prendre une décision et d'élire quelqu'un. En fait, il m'apparaît même tout à fait antidémocratique de taire de pareils agissements. Il est évident que les citoyen-ne-s fondent leur avis sur un personnage politique d'après ses actes et non ses allégations. Du moins, il devrait en être ainsi. Mark Muller peut avoir toutes les bonnes raisons du monde, mais cette attitude mérite une réaction ainsi qu'un juste châtiment, et l'opinion publique n'est jamais tendre lorsqu'il s'agit de se prononcer sur une personne qui lui a sciemment caché la vérité. L'honnêteté paie davantage, et reconnaître avoir failli à ses responsabilités est tout à l'honneur de celui ou celle qui le fait. Je sais qu'aujourd'hui, le comportement humain ne fait pas bon ménage avec la politique. Affaire de carrière, ou d'image personnelle, je ne sais que penser. Pourtant, avoir l'humilité de se remettre en question devant le regard interloqué du Peuple est probablement la plus belle démonstration d'intégrité et d'intelligence. La sincérité devrait être une qualité essentielle, sinon indispensable pour s'engager en politique. Ce n'est pas parce qu'actuellement, les règles sont différentes, que nous ne devons pas nous attendre à mieux, et à faire en sorte que cela évolue. Pour ma part, je suis scandalisé par le comportement de monsieur Muller, qui n'a clairement aucune décence ni aucun égard pour celles et ceux qu'il représente. C'est, et j'assume mes propos, honteux que nous ayons de tels personnages pour veiller sur nos intérêts.

Revenons-en à Pascal Décaillet, « amoureux de politique », oui, mais l'éthique ne devrait-elle pas être aussi sinon plus importante que la politique ? L'une peut-elle aller sans l'autre ? Doit-on faire abstraction de son respect et de son éthique lorsqu'il faut s'intéresser à la « vie de la cité » ?

Ce journaliste est-il à ce point aveuglé pour ne pas apercevoir qu'au-delà de l'affaire Muller, c'est l'image même de la politique, de la démocratie eu égard à notre Constitution suisse, qui est en jeu ?

Pour moi, il va sans dire que la politique se doit d'être transparente, sans quoi, jamais je n'adhérerai à un parti quelconque. Et je réclame la démission de Mark Muller, pour fautes graves envers son devoir de représentant du Peuple. Genève ne sortira effectivement pas grandie de cette histoire.

Navré, mes intérêts passent après celui du Peuple. Pardonnez-moi de faire passer l'éthique avant mon hypothétique carrière dans le domaine politique. Je ne me soumettrai pas à des menteurs.

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2012/02/10/politique-mais-illegale-la-pression-de-pfu.html

01:17 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : politique, décaillet, muller, éthique, transparence, respect, humanité, démocratie, mensonge |  Facebook | | | |

Commentaires

Cher Monsieur, vous vous dites philosophe et sociologue, je suis donc surpris que vous ne développiez aucune réelle argumentation dans votre texte ! Vous ne faites, en fait, qu'asséner un certains nombre de poncifs relatif à l'idée très personnelle que vous vous faite de la morale en politique, mélangeant allègrement les concepts, sans vous donner la moindre peine de discuter les quelques idées toutes faites que vous nous proposez.

Je vous signale qu’il est notamment un petit ouvrage qui pourrait retenir votre attention. Il s’agit de : Les valeurs morales en politique, de la Revue : Raison Publique, Ethique, Politique et Société No 6. Avril 2007, aux PUPS (Presses de l’Université Paris-Sorbonne).

Cet ouvrage a réuni un certains nombres de vos confrères philosophes et/ou sociologues et offre une discussion très bien construite sur la question. Sa lecture devrait ouvrir votre propre champ de réflexion quant à la relation entre valeurs morales et processus démocratique.

Je vous suggère principalement l’article de Ruwen Ogien, intitulé : valeurs morales contre le droit.

Dans un cadre très argumenté, vous y apprendrez notamment que le retour à la défense des valeurs dites « morales » auquel on assiste depuis quelques temps déjà dans les sociétés démocratiques occidentales, qu’elles soient conservatrices ou progressistes, pourrait avoir quelque chose de très inquiétant pour ces mêmes démocraties. Cet appel aux « valeurs morales » pourrait être l’expression d’une remise en cause de la base éthique des sociétés démocratiques, c'est-à-dire de la priorité qui est généralement accordée dans ces sociétés aux idées de droits, de consentement et de libertés individuelles. C’est du moins ce que tente de discuter M. Ogien avec, de mon point de vue, beaucoup de pertinence. Notamment lorsqu’il soutient que cet appel aux « valeurs » en général, même s’il est apparemment destiné à fonder ou justifier des droits ou des libertés individuelles, peut aboutir à l’effet contraire, soit la remise en cause de libertés chèrement acquises et toujours fragiles.

Je ne doute pas que vous y porterez un grand intérêt. Vous vous rendrez peut-être compte que, sous prétexte de "morale", lorsque vous remettez en question les fondements de notre droit qui accorde à chacun la possibilité d'un arrangement à l'amiable avec la partie adverse, en fait, vous remettez en cause bien plus que l'attitude exemplaire que vous souhaitez, mais les bases de notre démocratie.

La démocratie ne peut dénier à qui que ce soit de jouir des mêmes droits égaux, quand bien même ce serait pour un élu. En conséquence, M. Muller et M. le barmann ont exercé librement un droit reconnu et librement consenti par toute la société qui est celui de s'arranger et faire paix entre eux. Sous aucun prétexte nous n'avons à contester cette liberté reconnue par le droit, à moins que de vouloir instaurer une forme de dictature, dans une société inégalitaire qui n'offrirait plus aucune garantie, dans le cadre d'une application aléatoire du droit selon que l'on soit un élu ou un simple citoyen.

Philippe Glatz

Écrit par : philippe Glatz | 11/02/2012

Affaire "Mark Muller". Coût pour le contribuable, démission : ~ 367'000.- termine son second mandat : ~ 4'640'000.- 

Écrit par : Charly Schwarz | 11/02/2012

Cher jeune Grégoire, c'est votre droit le plus strict de renoncer à la politique pour ne pas avoir à vous y salir les mains. C'est une démarche assez commune et ce fut la mienne à votre âge. J'ai effectivement démissionné de la LCR, à l'époque, après avoir fait revoter trois fois l'assemblée générale de mon lycée qui désirait poursuivre la grève (contre la Loi Debré, qui supprimait les sursis militaires aux étudiants) alors que nous, LCR, qui avions organisé avec succès ce mouvement nationalement (sous la houlette de Michel Field), nous avions décidé qu'il était temps, camarades, de savoir terminer une grève... Ce qui était d'ailleurs vrai, sinon personne ne passait le bac cette année-là...
Bref j'avais trouvé les plus fallacieux prétextes pour faire revoter le millier de lycéens en colère, avec la bénédiction du Proviseur qui, comprenant la situation m'avait fait rentrer dans le lycée dont il m'avait exclu quelques semaines auparavant. Et au 3ème ou 4ème vote je ne sais plus (cela fera 40 ans l'an prochain), j'avais réussi à emporter le morceau.
Puis, bien loin d'être emporté par l'ivresse de mon pouvoir, je me suis dit "Mais qu'a tu fais ?" Et j'ai démissionné. 39 ans après, je m'absous. De fait, j'ai surtout permis à quelques centaines de mes condisciples, copains et camarades d'avoir leur bac... Il y a toujours plusieurs lectures possibles...
Ces contradictions, jeune Grégoire, vous êtes immergé dedans jusqu'au cou. Au nom de la transparence, vous attaquez ici Muller pour avoir tenté de dissimuler ses désastreuses aventures nocturnes. Et vous justifiez dans le même temps le fait que Pagani et les Indignés aient tenté de dissimuler la mort du jeune SDF. Alors certes dans un cas la culpabilité a été reconnue, alors que dans l'autre, c'est plutôt la faute pas de chance. Mais on peut aussi considérer que dans un cas, il y a un bleu et dans l'autre mort d'homme... Même si c'est par négligence, c'est autrement plus grave, pénalement.
Je précise que comme Maudet, je ne pense pas qu'il faille poursuivre qui que ce soit. De manière générale, je pense que moins l'on obstrue les tribunaux, mieux c'est, la justice ne devant être qu'un ultime recours.
Ce qui me ramène à votre histoire personnelle. J'en discuterai volontiers dans le détail avec vous, si cela vous intéresse, car j'ai du service de protection de la jeunesse une toute autre image que la vôtre. De fait je ne l'ai connu que comme famille d'accueil, accompagnant de jeunes orphelins. Et j'ai trouvé ces fonctionnaires plutôt admirables dans l'ensemble. Au passage, ils étaient de toutes obédiences politiques mais généralement assez à gauche, Voir du même arti que Pagani. Pour dire. Mais pourquoi je les ai trouvés admirables et pourquoi le rôle des parents, comme des éducs, est très loins d'être simple, ce sont là des questions trop personnelles pour les détailler en public à mon avis.
L'important, c'est que de rappeler tout soudain votre histoire personnelle, dans le contexte du débat sur les indignés et de ce qui était arrivé dans leur camp, c'était un coup de maître en matière de communication politique. Chapeau l'artiste. Subjectivement, vos contradicteurs devenaient subitement les alliés objectifs d'une clique de salopards massacreurs d'enfants. Potentiellement pédophiles en plus.
C'est l'une des lectures possibles. Il y en a d'autres, heureusement pour vous. Il y en a toujours d'autres. Et vous savez pourquoi je pense que Mark Muller est un bon type, indépendamment de ses défauts, que je connais pour avoir travaillé avec lui, par exemple une sorte de suffisance inconsciente, fruit d'un certain manque de culture et d'introspection, qu'il paie aujourd'hui ? Parce qu'à plusieurs reprises, il a ramené chez moi, à minuit, une heure du matin, ce jeune orphelin métis que j'hébergeais à l'époque. Sans savoir que c'était chez moi. Pour lui, il s'agissait juste d'un jeune gars de 17 ans un peu paumé, copain de sa fille. Mais pas "Le" copain. Et il prenait sa bagnole à point d'heure pour le ramener chez lui. Tandis que moi je considérais, peut-être à tort, qu'il était assez grand pour ne pas rater le dernier tram...
Pour le reste la sagesse populaire n'a pas forcément toujours raison. "Les cimetierres sont remplis de gens qui se croyaient indispensables". C'est vrai. Ils sont aussi plein de gens qui ont cruellement manqué à leur proche ou dont la disparition a fait capoter des entreprises qui auraient pu être admirables. Sans négliger ceux dont la fin a évité d'horribles catastrophes...
Mark Muller a un boulot a terminer: faire aboutir un plan directeur cantonal du logement qui tienne la route, en concertation avec les communes et si possible avant le mois de juin, date de la signature de la 2ème tranche du contrat d'agglo. 500 millions de Francs de subventions fédérales sont en jeu, pour permettre d'améliorer notre réseau de transports publics, de diminuer les bouchons et la pollution etc... Pour les Genevois, tous les Genevois, c'est autrement plus important que de savoir ce que diantre foutait Muller dans les toilettes du Mad à 5 heures du mat et s'il avait attaqué, ou non, le barman en premier.
Si nécessaire, les collègues de Muller reprendront le dossier. Mais ils sont déjà bien chargés et cela ne facilitera certainement pas la bonne fin de cette affaire. En plus du fait d'ouvrir peut-être un boulevard (ce n'est heureusement pas certain) à un individu qui n'a notoirement aucune autre règle que celle de servir son ascension personnelle.
L'hypocrisie est mère de la politique, jeune Grégoire. Et la nature humaine est ainsi faite qu'elle ne peut survivre en groupe sans politique. Je peux multiplier les exemples à perte de vue. Tiens, j'ai lu que le jeune SDF n'était pas mort au camp, mais à l'hopital. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans le cas précis. Je sais en revanche que plusieurs fois par an, les services ambulanciers amènent à l'hosto de parfaits morts qui ne sont déclarés tels qu'une fois arrivés à l'hopital. Parce que sinon la procédure de levée des corps est extrêmement compliquée. Et des centaines de gens le savent, flics, infirmiers, médecins, journalistes, juges...
Ou encore, pour devenir chef, chez les Indiens Kogi de Colombie, il ne faut surtout jamais en exprimer l'envie. C'est une règle de base, chez eux, pour barrer la route à ceux dont les canines raient le sol en terre battue de la "nuhe" la maison commune. Du coup, si jétais un Kogi pas trop idiot qui lorgne la place du chef, je ferai tout pour éviter que cela se voit. Et vous ?

Écrit par : Philippe Souaille | 11/02/2012

Charly, donc si je comprends bien, pour une faute somme toute bénigne, tu prives quelqu'un de sa retraite, puisque c'est bien de cela dont tu parles. Dans le genre double peine, c'est assez gratiné. En fait c'est même une triple peine car il a déjà payé bien plus que s'il était Monsieur X.
Contrairement à ce qui se lit ici ou là, si Muller avait été simple pékin, il n'y aurait eu aucune conséquence professionnelle pour lui et bien moins de dégâts d'image personnelle. Parce que personne n'en aurait parlé, son employeur n'aurait certainement jamais été au courant. L'affaire aurait probablement été classée par un arrangement à l'amiable ou par le PG. En cas de procès, pour un bleu devant un boîte de nuit à 5h du mat un soir de réveillon, s'il avait été reconnu coupable, la peine aurait été symbolique. Mais tout le monde aurait poussé à un arrangement à l'amiable.
Donc le gars a déjà été extrêmement puni pour ce qu'il a fait. Et comme avocat, il va mettre un sacré bout de temps à se refaire une clientèle. Ce que tu veux, Charly, c'est sa mort sociale. Que restera-t-il alors pour des cas un peu plus graves ? La prison à vie ? La mort tout court ? Ton attitude ne se justifie que par des intérêts politiques et tu donnes une très mauvaise image des Verts Libéraux.
Sur le fond, je rappelle que dans l'histoire de la rue du Stand, qui a coûté un paquet de millions à la ville, le magistrat en cause a pu terminer son mandat, alors même qu'il y avait eu maquillage et dissimulation des comptes présentés au Conseil municipal. Autrement plus grave qu'une affaire privée. Mais voilà, lorsque la gauche est en cause, les moralistes sont nettement moins accusateurs.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/02/2012

"Cher jeune Grégoire"... Condescendant et pédant. Merci du haut de vôtre grand âge (?!) de nous illuminer de vos lumières.
M. Muller, en tant qu'élu, a un devoir d'honnêteté envers les citoyens. Il a également un devoir moral de donner le meilleur exemple possible (c'est peut-être injuste, peut-être est-ce une trop lourde responsabilité, mais aujourd'hui la question n'est pas là). Lorsqu'un élu ment effrontément aux citoyens, il est normal de devoir rendre des comptes, et il ne s'agit (malheureusement?) pas de savoir si il s'agit d'un "bon type", mais de savoir quel comportement il adoptera dans l'exercice de sa fonction. S'il a menti sur cette affaire-là, qui n'a occasionné que quelques bleus comme vous dites, qu'est-ce qui nous garantit qu'il ne nous a pas menti, ou qu'il ne nous mentira pas, sur autre chose?

Écrit par : GaGi | 11/02/2012

Monsieur Glatz, je ne me dis aucunement sociologue, je n'ai jamais étudié cette discipline, cependant, je m'y intéresse beaucoup.
Je ne conteste pas l'arrangement à l'amiable qui a eu lieu entre Muller et le barman. Ce que je trouve néanmoins difficile à supporter, c'est la volonté de notre élu de cacher la vérité, et ça, quoi que vous en pensiez, ça ne me fera pas changer d'avis.
Pour ma part, je considère que notre démocratie (qui ne devrait pas s'appeler comme ça) a encore bien du chemin à faire, et protester contre certains agissements ne me semble en aucun cas un acte dangereux. Pourquoi devoir tout accepter ?

Monsieur Souaille, une fois de plus, vous vous illustrez par votre mépris à mon égard. Je n'apprécie guère votre façon de vous adresser à moi. Essayez de vous exprimer d'égal à égal, je trouve cela plus pertinent !

Écrit par : Grégoire | 11/02/2012

Philippe Glatz@ Ce discours se répand de plus en plus. Le peuple doit céder devant les juges. Si ceux-ci décident que les fascistes turcs de l'organisation des Loups Gris ont le droit de construire un minaret sur leur mosquée de Wangen, que 2000 habitants signent une pétition contre ce minaret, les juges décident qu'en raison du droit à la liberté religieuse (ce qui n'a aucune pertinence, les musulmans peuvent prier dans leurs mosquées et les minarets n'ont qu'un seul but : l'appel à la prière) cette opposition des citoyens est nulle et non avenue. On connait le résultat. Depuis, de Michel Bühler* qui le dit ouvertement à propos de ses problèmes de NIMBY à David Laufer qui l'écrivait ici chez Edipresse : le peuple n'a pas toujours raison et donc la démocratie n'est pas un système respectable. Il leur faut, à ces gens qui se prennent pour une élite, un petit Comité de salut Public, un Politburo ou je ne sais quel petit groupe de grands Juges qui décide de ce qui est bon pour le peuple.
Il y a dans l'affaire Müller un conflit entre deux maux. En principe, on choisit le moindre. Et le plus grand est évidemment le déni de justice que représenterait l'achat de la victime par l'agresseur.

Écrit par : Géo | 11/02/2012

Notre démocratie, c'est déjà une élite qui en prend les rennes. Je m'explique.
30% environ du corps électoral vote. Sur 100%, cela représente 70% d'abstentionnisme. Sur ces 30%, environ 16 à 17% choisissent réellement ce qui passe ou ne passe pas (la majorité, en somme).
De ce point de vue-là, ce n'est pas une démocratie (le pouvoir du Peuple), mais une oligarchie, c'est-à-dire le pouvoir à un petit nombre. Le peuple n'a pas à céder devant des pseudos-juges, qui ne savent pas mieux que lui ce qui est bien ou ne l'est pas. Nous manquons d'institutions démocratiques, pour permettre le bon fonctionnement de notre constitution.
C'est exactement ce que dénonce Chomsky dans ses ouvrages, ceux qui ont créé la démocratie en Occident les siècles derniers avaient clairement pour objectif de tenir le peuple éloigné le plus possible de ses propres intérêts.

Écrit par : Grégoire | 11/02/2012

Si j'éprouvais la moinde parcelle de mépris à votre égard, jeune Grégoire, je ne prendrais pas une once de mon temps à vous écrire. Il se trouve que je pourrais être votre père et même biologiquement votre grand-père. Cela ne fait pas de nous des êtres inégaux, pas à mes yeux en tout cas. Juste de générations, donc d'expérience et de vécus différents.
Je note aussi que vous ne me répondez pas sur le fond. A savoir que d'un côté vous réprouvez la dissimulation, en en faisant une faute cardinale, tandis que de l'autre vous l'approuvez. Vous êtes mûr pour la politique. Un de ces jours vous apprendrez ce que récupération veut dire, lorsqu'un politicien choisit de surfer sur un mouvement politique qu'il n'a pas initié mais dont il pense pouvoir tirer parti. Quitte à dissimuler une mort encombrante.
Le-dit politicien étant lui-même le remplaçant d'un autre de son parti, qui fut impliqué dans une affaire de mensonge et de détournements de budgets à d'autres fins que celles pour lesquelles ils avaient été voté. Ce qui ne l'a pas empêché de terminer son mandat. Ce que je trouve normal. Ce sont les coutumes de notre démocratie.
Ce n'est pas un hasard si l'on retrouve l'extrême-droite et l'extrême-gauche au coude à coude, sur cette affaire, comme de plus en plus souvent. Et comme le dit Glatz, cela ne sent pas bon pour l'avenir de notre démocratie. Vous vous en réjouissez. Moi, cela me peine, car les situations révolutionnaires sont d'abord des situations excessivement périlleuses pour tout le monde. Y compris pour le peuple.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/02/2012

Je ne me réjouis de rien, en l'occurrence. Je ne vois aucun changement positif actuellement, nos droits doivent être défendus, et nous sommes dans une situation délicate. Il suffit d'ouvrir les yeux et de tendre l'oreille, la propagande n'a jamais été aussi forte.
Bientôt, nous allons peut-être perdre notre liberté d'expression sur internet, avec la loi ACTA.
En Suisse, des personnages politiques (comme notre nouveau PG à Genève) tentent d'initier des lois anticonstitutionnelles, pour restreindre nos libertés.
Dois-je m'en féliciter ? Non. Je n'ai pas cette représentation-là de la démocratie. Et je me battrai corps et âme pour véhiculer mes idées, qu'elles soient soutenues ou non, l'importance, c'est de dire ce que l'on pense et non ce que d'autres aimeraient que nous disions.

Écrit par : Grégoire | 11/02/2012

"Ce n'est pas un hasard si l'on retrouve l'extrême-droite et l'extrême-gauche au coude à coude, sur cette affaire, comme de plus en plus souvent."

Philippe Souaille, la voix de son maître, l'UMPS, le marigot où croupissent les vieux crocodiles radicaux et socialistes, même combat. On ne saurait avoir d'aveux aussi limpides...
Fermez vos gueules, braves gens. Les juges à notre solde sont là pour vous apprendre ce que démocratie veut dire...

Écrit par : Géo | 11/02/2012

Gagi, rien absolument rien ne vous garantira jamais qu'un politicien ou que quiconque ne vous mentira pas sur tel ou tel point. C'est pourquoi il y a des règles, des lois, des cours des comptes, des vérificateurs fiscaux, des commissions chargées de contrôler le travail des élus dans les parlements, etc... Bref des règles du jeu, et des moyens de contrôler qu'elles sont respectées. Lorsqu'elles ne le sont pas, il y a sanction, selon les règles prévues. Ce qui dérangent certains, qui aimeraient bien changer les règles.
Je vais vous révéler un scoop: je ne crois pas qu'un seul politicien en ce bas monde ait jamais été élu sans avoir menti une fois dans sa vie. Et je crois même que ceux qui hurlent le plus fort aujourd'hui sont les plus gros menteurs. Parce qu'ils mentent pour arriver au pouvoir et dézinguer un adversaire. Muller, lui, a menti pour essayer de sauver sa peau, pour se sortir du piège dans lequel il s'était stupidement laisser enfermer. Cest mal, mais c'est humain. Et il a payé. Je ne parle même pas du dédomagement du barman, là, mais de l'opprobe publique qui couvre son nom. Stop au lynchage.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/02/2012

"Notre démocratie, c'est déjà une élite qui en prend les rennes."
Une élite de Pères Noël?

Écrit par : Géo | 11/02/2012

@Phillippe. Tu parles depuis quel siège ?
Juste pour ton information, Mark Muller n'est pas un simple Monsieur X. Il prêté serment ! Sais-tu ce que serment veux dire ?
De plus, tu connais très bien mon attitude face à la violence physique déployée par un/e élu/e. Si tu as des doutes, consulte les personnes qui te ou on donné à manger.

Écrit par : Charly Schwarz | 11/02/2012

Entièrement d'accord avec vous Charly !
Ces messieurs-dames tentent de nous faire croire que la morale n'a pas sa place en politique, et c'est scandaleux de vouloir défendre une telle position. J'en connais qui se sont fait licencier pour beaucoup moins que ça.

Écrit par : Grégoire | 11/02/2012

@Phillippe. Tu parles depuis quel siège ?
Juste pour ton information, Mark Muller n'est pas un simple Monsieur X. Il prêté serment ! Sais-tu ce que serment veux dire ?
De plus, tu connais très bien mon attitude face à la violence physique déployée par un/e élu/e. Si tu as des doutes, consulte les personnes qui te ou on donné à manger.

Écrit par : Charly Schwarz | 11/02/2012

Lâchez les chiens, laissez-les courir après la bête. La bête traquée aujourd'hui est Mark Muller, un politicien, Conseiller d'Etat qui a agressé un barman.
Après maintes péripéties, ces protagonistes ont trouvé un accord. Le paiement de Fr. 50'000.-- sera versé par Mark Muller au barman. L'affaire est close.
Pas pour le peuple qui réclame la tête du Conseiller d'Etat. Il demande sa démission.
La sanction est sévère et ce n'est pas la première que le Peuple l'applique. Le peuple est avide d'un tel spectacle. Il se sent investi d'une mission. Avec l'aide de sa morale à des degrés variables, il s'érige en donneur de leçons.
Souvenez-vous d'un autre spectacle où le peuple était invité à l'exécution de Valérie Garbani.

Valérie Garbani avait agressé un barman (elle aussi) en le gratifiant de "negro", sers-moi un verre.

Le Peuple n'a pas accepté ses dérapages. Elle démissionne et quitte ses fonctions à la municipalité.

Mark Muller renaîtra de ses cendres. Ses erreurs lui seront pardonnées comme le peuple a pardonné à Valérie Garbani. Le Peuple oublie vite sa proie puisqu'il sait que la prochaine pointe son nez.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 11/02/2012

"Ton attitude ne se justifie que par des intérêts politiques et tu donnes une très mauvaise image des Verts Libéraux."

Mais quels sont au juste les intérêts qui pourraient pousser les Verlibéros à faire démissionner le grand-méchant du moment ? A ma connaissance, ils ne sont que la vitrine écolo-publicitaire de la droite traditionnelle, dont fait aussi partie Jack l'éventreur, pardon Mark Müller. J'ai de la peine à croire qu'il soit dans leur intérêt de jouer les soutiers de Stauffer...

Écrit par : Plouf | 11/02/2012

Aaaah démocratie...il y a des gens qui croient en ce mot. Des gens qui avec leur poids leurs années et leurs grandes phrases veulent nous faire croire qu elle existe! La moralité ne doit pas exister en politique? Très bien alors que la moralité n existe pas chez les citoyen également! Laissons mois aller à nos envies puisque la moralité est morte! Ce n est pas la réflexion de quelques soit disant philosophes ou artistes toléré par le système qui vont me convaincre. La réalité, comme elle a été dite, 70% de la population ne vote pas ça demontre la crédibilité de nos hommes politiques.
Mais je me réjouis car il n y a que le peuple qui a réussi tout au long de son histoire à gagner sa liberté. Le temps avance et notre rendez vous approche à grand pas. Les démago en tout genre iront bientôt se terrer dans les entrailles de leur bêtise. Bon dimanche les bisounours.

Écrit par : Plume noire | 12/02/2012

Salut Gabriel,

Voici la synthèse d'une réunion qui eut lieu au "Café Citoyen" il y a quelques années; ne me demande pas ou c'était je n'y était pas...

Demander à De Caillet d'avoir de l'éthique? Il faudrait d'abord qu'il ait du respect pour les résistants Français qu'il a salit dans son blogs de m...e.

Je suis parfaitement en phase avec ton raisonnement et certains commentaires. Accéder aux responsabilités en prêtant serment est un honneur qu'une partie des citoyens ont accordé à l'intéressé. Être un "homme d'honneur" respectable n'autorise pas le mensonge, sinon c'est la porte ouverte à tout et n'importe quoi. C'est très dangereux pour la démocratie et pour la paix.

Il suffit de constater dans ce monde les dégâts occasionnés par les financiers, des religieux, des politiciens et leurs valets qui mentent au point de sacrifier les générations à venir. Les jeunes vous êtes en danger justement à cause de ces tordus qui se croient tout permis.Ils savent tout,ils parlent bien, ils cultivent le bien paraître, ils ont la science infuse et les autres sont des cons! Ça suffit.

Le commandant du "Concordia" -menteur-imbu de sa personne doit-il recevoir une médaille? D'un comportement minable suivit d'un gros mensonge, le résultat est terrible non? Il en va de même en politique ou le moindre mensonge peut avoir des conséquences tragiques; l'histoire en est truffée.


"Le mensonge semble intimement lié à l'art du politicien. De moins en moins accepté, il contribue grandement à l'actuel discrédit dont sont victimes les gouvernants. Une partie des interventions a porté sur la description des différents types de mensonges rencontrés et leur évolution au cours des cinquante dernières années. Le sentiment général est qu'il y a globalement moins de mensonges, moins d'affaires, mais que leur retentissement est démultiplié par le phénomène médiatique, ce qui provoque une impression plus grande de mensonge. La responsabilité de la presse a d'ailleurs été fortement soulignée. Tout d'abord, les médias sont à l'affût des petites phrases, des paroles chocs, des raccourcis qui ne relèvent pas toujours du souci de vérité. Ensuite, l'information est tellement abondante que les moyens de vérification ne sont pas suffisants, ce qui pose la question du véritable contre-pouvoir dont sont investis les journalistes. Enfin, en décidant de cacher certains événements par d'autres, ils participent au mensonge par omission.
D'autres formes de mensonges ont été évoquées. Citons le mensonge par incompétence (dire une chose fausse en toute bonne foi), et le mensonge politicien, plus inquiétant car intimement lié à la formule démocratique : être élu, c'est séduire, et donc être quelquefois obligé de dissimuler des résultats désavantageux. Il fut d'ailleurs noté que les mensonges augmentaient en période électorale (mensonge envers l'adversaire, mensonge sur ses propres résultats, promesses que l'on ne tiendra pas).
Certaines interventions ont ensuite souligné l'ambiguïté de la phobie collective du mensonge, qui peut amener les pires drames, au nom de la vérité. Par ailleurs, le mensonge est quelquefois inévitable. Telle la simplification explicative qui trahit la vérité, ou bien l'interprétation et l'utilisation des chiffres pour servir une argumentation, provoquer un état d'esprit ou de confiance nécessaires. Le médecin quelquefois ment au patient, pour l'aider à lutter contre sa maladie. Et nous-mêmes, ne mentons-nous jamais ? Comment demander à des élus des comportements que nous ne pouvons assurer pour nous-mêmes ? Et serions-nous prêts à entendre toutes les vérités ? D'ailleurs, si les politiciens mentent, c'est parce que les électeurs ont peu de mémoire, et acceptent finalement ces mensonges. Comme cela a été déjà dit ici, on n'a que les politiques que l'on mérite.
L'assemblée s'est accordée à reconnaître que ceux-ci sont au départ sincères, mais que leur détermination se dissout dans le sapropèle mensonger. Leur volonté s'use à force de concessions accordées aux structures, et aux groupes de pression, à commencer par les partis, où l'on est forcé de se mentir à soi-même pour se conformer aux idées du groupe. Ensuite, le pouvoir, parce qu'il est la traduction en actes d'idées ou même d'idéaux, est forcément générateur de mensonges. L'histoire a souvent donné tort à des idées politiques qui revendiquaient, éventuellement de bonne foi, de bons résultats, ce qui s'est avéré mensonger. "L'idéal n'est-il pas en soi un mensonge ?" a fait remarquer un intervenant.
Finalement, on peut retenir de ce débat que la responsabilité des politiciens concernant leurs mensonges a été plutôt minimisée, et que force était de reconnaître que les responsabilités étaient partagées par les médias et les citoyens, mais aussi par les structures. Plus encore, le mensonge semble être un épiphénomène du fonctionnement démocratique, car en l'absence de mandat impératif, on assiste à une course aux promesses (qui lorsqu'elles ne sont pas tenues, deviennent une forme de mensonge). Il ne faut pas s'étonner que le jeu de séduction électorale n'offre quelquefois à celui qui veut être élu d'autre choix que de mentir."

Écrit par : Pierre NOËL | 12/02/2012

Et pendant ce temps, M. Muller continue son travail de sappe contre l'intérêt public en déclarant que - contrairement à ce qui avait été déclaré lors de la campagne du référendum - que l'Etat n'acheterai aucun terrain aux Cherpines : oui, vous voyez, comme il y a du pognon a faire, mieux vaut laisser faire "le marché", c.a.d. les petits copains de la CGI, alors que cela aurait été l'occasion idéale d'assoie la politique de logement social de l'Etat en retirant du marché spéculatif une quantité non négligeable de terrain ... mais c'est clair que M. Muller est justement élu pour faire le contraire.

Je suis tellement dégouté par ce type - pas par son comportement en boite, cela ne regarde que lui - mais bel et bien par son comportement politique, le sien et surtout de son parti PLR, qui a pour valeur principale la cupidité.

Écrit par : Djinus | 12/02/2012

Un homme politique, employé de l'Etat (peuple),n'a pas de vie privée! Comme un employé en poursuites, divorcé avec des problèmes privés n'a pas droit à un emploi ni même à un logement; la confiance...voyez-vous...la confiance. Pourquoi devrions-nous (peuple, employeur) garder une personne qui n'est pas digne de confiance ? Monsieur Muller a des amis bien placés, un simple employé lui, il en a pas !...mais voyons il ne faut pas comparer !!! Pourtant c'est exactement la même chose !!! La différence ? Monsieur Müller, lui, il a prêté serment, il savait donc ce que cela signifiait comme tout homme/femme politique. Il a un seul devoir aujourd'hui par non respect de sa fonction, quitter la politique

Écrit par : marie Mera | 18/02/2012

@ Philippe Souaille :

"C'est l'une des lectures possibles. Il y en a d'autres, heureusement pour vous. Il y en a toujours d'autres. Et vous savez pourquoi je pense que Mark Muller est un bon type, indépendamment de ses défauts, que je connais pour avoir travaillé avec lui, par exemple une sorte de suffisance inconsciente, fruit d'un certain manque de culture et d'introspection, qu'il paie aujourd'hui ? Parce qu'à plusieurs reprises, il a ramené chez moi, à minuit, une heure du matin, ce jeune orphelin métis que j'hébergeais à l'époque. Sans savoir que c'était chez moi. Pour lui, il s'agissait juste d'un jeune gars de 17 ans un peu paumé, copain de sa fille. Mais pas "Le" copain. Et il prenait sa bagnole à point d'heure pour le ramener chez lui. Tandis que moi je considérais, peut-être à tort, qu'il était assez grand pour ne pas rater le dernier tram..."

Qu'est-ce que ces anecdotes personnelles viennent faire dans ce débat. Reprocher à Grégoire de mélanger les genres et juste ensuite faire la même chose, c'est étonnant. En fait, ce type d'argument est une manipulation qui devrait amener le lecteur à ressentir empathie puis sympathie. Mais je ne ressens qu'un malaise à vous lire. Et si j'interviens, c'est que voir Grégoire, qui est très jeune d'esprit et plein d'illusions et de naïvetés, servir la soupe à des vieux (ou moins vieux) briscards comme vous, Schwarz ou Glatz.


Müller est un citoyen comme les autres, mais il y a l'homme politique qui touche un gros salaire en échange de certaines clauses, dont une clause de moralité. Le mensonge ne fait partie des valeurs qu'il se doit de défendre en échange de ce salaire. Dans une entreprise privée, il aurait été viré, plus pour son mensonge que pour son incursion dans les toilettes du Màd en bonne compagnie, celle d'une militante PS, membre du comité du PSG, qui pourrait également cesser ses fonctions au sein du PS, car elle a aussi manqué d'honnêteté politique.


L'opinion publique aimerait voit Müller démissionner, la voix du peuple donc. Il se devrait de démissionner par respect pour ses électeurs et pour le parti qu'il représente et pour le respect du système politique. Un élu n'a pas tous les droits, il a des devoirs. En dehors de l'incompétence évidente de ce monsieur, il y a son absence apparente de moralité (appartement, contrats douteux et pour finir ce triste épisode au MàD). Alors qu'il ramène des orphelins de 17ans le soir chez ses parents, on s'en tape le cucul par terre, n'est-ce pas ?

Et après Müller nous pourrions parler de Künzler et de Rochat. Non pour leurs éventuelles bonnes actions dans le cadre de leurs vies privées mais pour les mauvaises dans le cadre de leurs vies politiques.

Anonymous

Écrit par : Anonymous | 18/02/2012

Courageux Anonymous, je ne reproche pas à Grégoire de mélanger les genres mais de faire intervenir son histoire personnelle dans un débat qui n'a rien à voir. Là je fais intervenir l'histoire de personnelle de Mark Muller dans un débat concernant Mark Muller. Si vous ne saisissez pas la nuance, ce n'est pas de ma faute.
Pour le reste de vos arguments, mélangeant un discours d'extrême-gauche avec une analyse de l'esprit de Grégoire, je vous laisse l'entière responsabilité de vos assertions. Pour ma part, je trouve que Grégoire se défend très bien tout seul. Ne dit-on pas qu'aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années. Jeune, sous ma plume, n'a jamais été condescendant. Cela fait au contraire partie des états que je commence parfois à avoir envie de revivre...

Écrit par : Phlippe Souaille | 18/02/2012

@ Gregoire

" Notre démocratie, c'est déjà une élite qui en prend les rennes. Je m'explique.
30% environ du corps électoral vote. Sur 100%, cela représente 70% d'abstentionnisme. Sur ces 30%, environ 16 à 17% choisissent réellement ce qui passe ou ne passe pas (la majorité, en somme).
De ce point de vue-là, ce n'est pas une démocratie (le pouvoir du Peuple), mais une oligarchie "

L'oligarchie ou l'élitisme est un groupe réservé qu'à une certaine catégorie de personne. Ce qui n'est justement pas le cas dans les droits civiques. La démocrtie direct en Suisse n'est pas de l'élitisme puisque le 100% de l'électorat peut voter; que l'électeur soit riche, pauvre, étudiant, travailleur, patron, chômeur, invalide etc... l'abstentionnisme est un choix volontaire des citoyens.

D.J

Écrit par : D.J | 18/02/2012

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