Gregoire Barbey

17/04/2012

Le végétarisme, un choix éthique et politique

 

Le végétarisme, de nos jours, est de mieux en mieux accepté à l'échelle mondiale. De nombreux pays occidentaux se sont adaptés à ce régime diététique qui se répand de plus en plus, en intégrant dans la plupart des supermarchés et restaurants des produits permettant un choix plus vaste répondant davantage à la demande constante de denrées végétariennes. Bien évidemment, des améliorations demeurent nécessaires pour parfaire le bien-être de celles et ceux qui ont choisi ce régime, sans parler des végétaliens, moins présents mais tout aussi importants.

 

Pour ma part, j'ai fait ce choix il y a plus d'une année, à la suite d'une longue et intense réflexion sur la question. Je me suis documenté, tant par la lecture que par des documentaires visuels, et ce que j'ai découvert m'a conforté vers la décision que je voulais prendre – devenir végétarien. Ce choix ne fut finalement pas aussi difficile, du moins pas autant que je le pensais à première vue. N'étant plus ignorant quant à la réalité de l'élevage industriel, et de tout ce qui a trait de près ou de loin aux rapports entretenus entre les êtres humains et les animaux, souvent inégaux et violents du fait de l'utilisation de ces derniers par la main de l'Homme à des buts mercantiles et ludiques, je ne pouvais plus qu'être dégoûté par la nourriture carnée.

Apprenant par exemple que chaque année, plus de 60 milliards d'animaux étaient tués uniquement pour la consommation alimentaire, et que ce chiffre allait croissant, le vertige m'a bien évidemment saisi, et la nausée s'est emparée de mon estomac. Toute une série d'interrogation s'en est suivie, logiquement. Je me suis demandé à plusieurs reprises quelle était ma responsabilité en tant que consommateur averti et consentant, parvenant à la conclusion que j'étais directement responsable de ma nourriture lorsque le choix de ne pas consommer de viande m'était tout-à-fait accessible. Dès lors, ma décision fut prise, et appliquée.

 

Plus tard, continuant de m'intéresser au sujet, et approfondissant mes connaissances en la matière, j'ai appris que l'élevage industriel est responsable annuellement de 18% de l'émission de gaz à effets de serre, hautement toxique pour l'environnement, soit 40% de plus que le domaine des transports, et ce, à l'échelle mondiale ! Je me suis alors également interrogé sur nos mouvements écologiques, qui ne font pas souvent référence à ces statistiques, et qui pourtant les concernent puisqu'ils/elles militent pour une Terre plus saine et davantage respectée par nos semblables. Par contre, ces mêmes mouvements (ou partis) ne lésinent jamais face à la problématique des automobiles, ne cessant pas les attaques à l'encontre du domaine des transports. Pourquoi diable n'ai-je encore jamais vu en Suisse un parti écologiste mentionner lors d'une campagne sa volonté de réduire l'industrie de l'alimentation carnée ? Peut-être me suis-je mal renseigné, je puis donc me tromper. Cependant, ces derniers mois, y étant plus sensible, je n'ai recensé aucun parti y faisant référence. C'est dommage, d'autant qu'il me paraît nettement plus aisé de changer son alimentation, avec de la bonne volonté, que de transformer ses habitudes de déplacement, de surcroît lorsque l'on habite loin de son lieu de travail. Est-ce de l'hypocrisie de la part de celles et ceux qui se réclament de l'écologie, ou une totale désinformation à l'égard de cette réalité industrielle et humaine ? Je pense, à titre personnel, davantage à la seconde option, plus proche de la vérité, tant il est vrai que sont sciemment évincées toute allusion aux conditions d'élevage, de gavage, d'abattage et de conséquences sur l'environnement de la part des entreprises directement concernées par les ventes des produits issus de l'exploitation animale. Pire encore, aborder le sujet en société est tabou ! J'avais lu, il y a de cela quelques mois, l'interview d'un médecin français reconnu, qui faisait part de sa riche expérience dans le domaine. Il concluait que ses patients ont toujours été réticents à changer leurs habitudes alimentaires, même en cas de nécessité pour leur santé ! Un comble. Mais cela peut s'expliquer avec une approche sociologique.

 

9782879297095.jpgJonathan Safran Foer, grand écrivain américain, dans son ouvrage Faut-il manger les animaux s'intéresse à cette question, et tente d'y apporter quelques éléments de réponse que j'ai trouvé très pertinents. Les habitudes alimentaires sont effectivement culturellement induites et érigées en coutumes dans le cadre familial. Ainsi, il met en exergue la corrélation entre la nourriture et l'identité. Cette approche est hautement intéressante et me paraît très à propos. Cela signifie que les habitudes alimentaires sont fondées sur un système concomitant de croyances et de coutumes. C'est donc difficile d'y toucher, sans s'en prendre directement à l'identité même de la personne, ce qui en général met rapidement fin au débat.

 

Pourtant, malgré l'apparente complexité de cette problématique, il est essentiel d'apporter ce débat sur la place publique. Non pour vendre un prosélytisme idéologique, mais pour mettre le doigt sur des problèmes auxquels nous devons/devrons faire face dans les décennies à venir, sachant d'autant plus que la consommation de certains pays émergents ne fait que de croître, il est primordial de s'y intéresser et de réfléchir à des solutions pragmatiques. Si l'argument éthique ne tient pas pour tout le monde, la réalité de l'impact environnemental de l'élevage industriel et de tout ce qui a trait à l'exploitation animale, n'est pas négligeable, et doit donc impérativement être pris en considération.

Si l'on songe à tous ces écologistes qui rappellent corps et âme qu'il faut acheter des fruits et légumes locaux pour minimiser la pollution provenant des carburants des transports aériens, il serait judicieux d'en faire autant concernant l'alimentation carnée, bien plus nocive à l'égard de l'environnement, que le transport des denrées végétales.

C'est pour ces raisons que je fonde et considère mon régime alimentaire comme relevant d'un choix à la fois éthique et politique. Une fois de plus, je suis tenté de réutiliser un néologisme que j'avais déjà employé par le passé : je veux œuvrer pour une politique éthique, une « poléthique » !

 

Grégoire Barbey

Commentaires

@ Grégoire Ne pas manger du tout de viande peut provoquer de l'anémie ,vous direz sans doute on peut manger des oeufs mais y'a le cholestérol,donc tout est question de choix ,l'alimentation nouvelle religion fera sourire bien des saisonniers , eux qui travaillent à l'extérieur auront réponse facile ,encore des utopistes ces gens là ignorant même le mot cambouis.
On a la dictature des déchets alimentaires ne tombons pas dans la dictature anti-viande.Car si vraiment la terre devait se porter très mal avec tous les animaux tués pour avoir été mangés,vous ne seriez pas là pour conseiller et surtout n'oubliez pas le créateur qui a mis les animaux sur terre afin que les humains puissent les chasser et se nourrir.
D'ici qu'il soit conseillé aux humains de ne manger plus que des coupe-faim pour vivre sainement y'a qu'un pas et les nombreux maux qui en découleront obligeront alors à agrandir les hopitaux psychiatriques existant,ce qui rejoint les craintes médicales du jour parue dans l'Express Neuchatelois.Mais si de plus en plus de gens seront psychologiquement atteints d'après certains prévisionnistes ce sera grâce à des conseils donnés par des télé-évangélistes et télé-pseudo-médecins qui oublient trop souvent qu'entre les théories et la pratique existe un monde qui ne vit pas dans le surréalisme de l'arche de Noé ,mais bien en courant chaque jour pour faire vivre une famille avec des gosses qui eux aiment aller au Mac'Do et tant mieux car un monde comme le vôtre et jeune en plus ,dieu qu'il doit être ennuyeux

Écrit par : lovsmeralda | 16/04/2012

Le question de l'alimentation carnée me préoccupe depuis longtemps et elle crée
des conflits au sein de ma famille.
Personnellement, je ne suis pas très attirée par la viande.
Les enfants n'aimaient pas manger de la viande parce qu'elle demande à être mâchée plus longuement que d'autres aliments et parce que " ce n'est pas gentil de tuer des animaux".
L'argument-massue paternel : l'homme est omnivore et il la la dentition pour manger de tout. De plus, il serait prouvé que le cerveau de nos ancêtres s'est développé dans les temps reculés grâce à l'ingestion de viande cuite.
Ces arguments sont de nature à déstabiliser des velléités végétariennes ...
Actuellement, j'en suis au point où je pense que nous pouvons considérablement réduire notre consommation, sans renoncer complètement aux protéines animales.
En effet, je n'arrive pas à admettre que de manger des compléments alimentaires ( vitamine B12) soit vraiment très "naturel".
Récemment, j'ai regardé une émission intitulée "Adieu au steak" sur arte. Désolée, j'y ai appris une autre mauvaise nouvelle : le lait et tous ses produits dérivés sont également super-inécologiques, car le bovins sont juste des monstres, même si on ne les mangeait pas !
J'en arrive à un point où j'ai envie de poser les plaques et aller au McDo pour la deuxième fois de ma vie....

Écrit par : Calendula | 16/04/2012

Ne plus manger de la viande; c'est comme renoncer à la voiture; cela doit rester surtout des choix personnels. Il y en a raz le bol de ces idéologues qui renoncent à un truc pour divers raisons souvent farfelues et qui veulent l'imposer systématiquement aux autres certain de détenir une vérité absolue.

Pour la consommation viande ( comme pour le reste ) commençons déjà par diminuer le gaspillage par les invendus ou la viande achetée et jetées par le consommateurs qui en a trop acheté. Ce sera déjà un progrès en matière d'environnement. Bien plus que les " fait pas si fait pas ça " à longueur de journée.

D.J

Écrit par : D.J | 17/04/2012

Et ras-le-bol de ceux qui ne savent pas lire : je n'impose rien, je décris ma réflexion sur le sujet. N'importe quoi D.J, un peu de concentration vous ferais le plus grand des biens...

Écrit par : Grégoire Barbey | 17/04/2012

@ Grégoire,

Désolé; c'est pas vous personnellement que j'accusais ( bien que ça y ressemblait je l'admet ) de vouloir imposer le végétarisme aux autres. Mais quand vous dites que cela doit être un choix éthique et politique; moi je dit que cela doit être surtout choix personnel avant tout. Car trop de personnes veulent justement imposer leur choix personnels à tout le monde. Si vous ne faites pas partie de ces personnes tant mieux. Mais rien que d'évoquer " un choix politique ", C'est déjà un pas dans la direction de vouloir imposer le végétarisme aux autres.

Mon commentaires visait certain qui veulent par exemple imposer des jours sans viandes dans les cantines scolaires, des journées sans voitures le dimanche, des journées sans natel, sans TV etc...

D.J

Écrit par : D.J | 17/04/2012

"J'en arrive à un point où j'ai envie de poser les plaques et aller au McDo pour la deuxième fois de ma vie...."

Moi aussi Calendula, et je n'y ai jamais mis les pieds!

Grégoire, c'est l'abus qui est néfaste pour la santé! Un filet une fois par semaine est nécessaire pour votre santé, et surtout manger du poisson. J'ai proscrit le poulet ayant appris qu'ils vont remettre sur le tapis les farines animales! Sachez que vous n'avez droit qu'à quatre oeufs par semaine. Il y va de votre santé!

Je repasse cet appel qui me tient à coeur. C'est qu'en Suisse - pour l'image sans doute, on est prompt à enfler les appels aux dons pour l'étranger, et on ne fait rien pour nos jeunes à l'instar de Grégoire, qui ont besoin d'aide surtout quand ils ont affaire à une injustice flagrante de la bureaucratie....

"ayant un revenu deux fois inférieur au seuil de la pauvreté en Suisse (établi à 2200CHF mensuel, selon les chiffres de 2005), je me verrais contraint d’abandonner et de payer moi-même les honoraires de mon avocat, ce qui est tout simplement impossible dans ma situation, puisque les frais s’élèvent environ à 3’000CHF."

Grégoire, seriez-vous d'accord d'ouvrir un compte et de me donner le nom de votre avocat?

L'usurpateur de Patoucha a récidivé chez hommelibre d'où il a été banni pour la énième fois vu le Dynamic IP à relever et à confondre au mien. Merci! Je quitte.

Bonne soirée

Écrit par : Patoucha | 17/04/2012

Faux, Patoucha, archi-faux, des centaines de millions d'hindous sont végétariens depuis 4'500 ans, en Israël, il y a également plus de 15% de la population qui a exclu la viande de leur diète.

Mais se nourrir sans viande nécessite de pratiquer un régime subtil, ne pas compenser avec des produits laitiers ou des glucides.

Un bon conseil pour Grégoire, suivre attentivement les recettes indiennes, cela veut dire pour commencer, utiliser du curcuma (plante aux vertus carminatives incomparables) à chaque repas, ensuite nous avons des aliments contenant l'ensemble des protéines essentielles et en concentration très supérieure aux produits carnés, comme la spiruline, cette micro-algue venant du début de la chaine de vie sur terre avec plus de 3,8 milliards d'année, ce végétal contient l'ensemble des protéines et vitamine B12 et en concentration 100 fois plus élevée, si Grégoire souhaite plus d'infos, qu'il m'envoie un mail, car ce n'est pas si simple, en Suisse de devenir végétarien, cela peut comporter des dangers !

Écrit par : Corto | 18/04/2012

Sinon, comme produit le plus basique qu'on peut facilement trouver et qui peut remplacer aisément la viande, c'est les lentilles, elles contiennent bien plus de fer et c'est bien plus nourrissant. Il existe plein de produit qui remplaçent la viande, il faut juste les connaîtres. Le végétarisme est un régime sain et plutôt sûr, à condition de faire attention à bien se nourrir.
Et pour le commentaire au dessus, il paraît que l'avocat est assez riche en vitamine B12 également.

Une non-végétarienne

Écrit par : Sarah | 19/04/2012

Sinon, comme produit le plus basique qu'on peut facilement trouver et qui peut remplacer aisément la viande, c'est les lentilles, elles contiennent bien plus de fer et c'est bien plus nourrissant. Il existe plein de produit qui remplaçent la viande, il faut juste les connaîtres. Le végétarisme est un régime sain et plutôt sûr, à condition de faire attention à bien se nourrir.
Et pour le commentaire au dessus, il paraît que l'avocat est assez riche en vitamine B12 également.

Une non-végétarienne

Écrit par : Sarah | 19/04/2012

Sinon, comme produit le plus basique qu'on peut facilement trouver et qui peut remplacer aisément la viande, c'est les lentilles, elles contiennent bien plus de fer et c'est bien plus nourrissant. Il existe plein de produit qui remplaçent la viande, il faut juste les connaîtres. Le végétarisme est un régime sain et plutôt sûr, à condition de faire attention à bien se nourrir.
Et pour le commentaire au dessus, il paraît que l'avocat est assez riche en vitamine B12 également.

Une non-végétarienne

Écrit par : Sarah | 19/04/2012

Sinon, comme produit le plus basique qu'on peut facilement trouver et qui peut remplacer aisément la viande, c'est les lentilles, elles contiennent bien plus de fer et c'est bien plus nourrissant. Il existe plein de produit qui remplaçent la viande, il faut juste les connaîtres. Le végétarisme est un régime sain et plutôt sûr, à condition de faire attention à bien se nourrir.
Et pour le commentaire au dessus, il paraît que l'avocat est assez riche en vitamine B12 également.

Une non-végétarienne

Écrit par : Sarah | 19/04/2012

Oups désolée pour les messages repetés mon ordi rame facilement :/

Écrit par : Sarah | 19/04/2012

Oups ! désolée pour les messages répétés mon ordi bug et j'ai appuyé plusieurs fois sur "envoyer"

Écrit par : Sarah | 19/04/2012

Sarah, concernant le fer, les lentilles crues et fraiches contiennent du fer, mais ce minéral supporte très mal la cuisson, en fait le fer "cuit" est oxydé et peu assimilable.

Concernant la vitamine B12, cette vitamine n'existe pratiquement pas dans le monde végétal, on la trouve principalement dans le foi de veau, mais justement 1 gramme de spiruline correspond à apport quotidien recommandé, c'est une "bombe" en B12, en fer, en pro-vitamine A, ainsi qu'en autres vitamines, en minéraux, en glucides très lents, en lipides de très haute valeur nutritionnelle et en protéines essentielles, les protéines ou acides aminés essentiels sont ceux que corps n'arrive pas à synthétiser, elle doivent impérativement provenir d'un apport "extérieur", la spiruline contient toutes les protéines essentielles et en concentration élevée.

l'Un des avantage unique de ce végétal, c'est son taux d'assimilation, à 100%, tout le contenu des cellules est très rapidement assimilé par l'organisme, car les membranes cellulaires de miracle de la nature, ne sont pas composée de phospholipide, mais de polysaccarides, ce qui les rends 1000 fois plus fragiles que les autres végétaux.

Cela vient du fait que l'eau composant les océans d'il y a 3,8 milliards d'années était beaucoup plus riche en carbonates divers, ce qui donnait à ce milieu un PH de 11, très alcalin. La apiruline a survécu à tout ces milliards d'années, grâce aux importantes réserves d'eau saumâtres souterraines.

Cependant, malgré le fait que 5 grammes de spiruline met à l'abri de carences, notamment grâce aux vitamines B12, les régimes végétariens ne sont pas très simples. mais il est sûr que la spiruline permet aux végétarien de n'avoir aucune carence propre à ce régime.

Écrit par : Corto | 19/04/2012

Concernant le titre du sujet et malgré le spectacle que nous imposent tans le monde politique que le monde "éthique", je n'irai pas profondément dans mes critiques, suivez mon regard, mais les deux sont indissociables, contrairement à la réalité !

Alors les traités comme "ou, ou" est malheureusement compatible à la consommation effrénée que certains modèles nous imposent et la surconsommation de produits carnés en est l'un des indices.

Si nous nous alimentions avec de la spiruline pour remplacer les viandes, nous serions en surproduction d'oxygène et les problèmes d'émissions de co2, de méthanes et de nitrates serait en dessous de la cotte d'alerte, malgré la consommation d'hydrocarbures !!!!

A méditer !!!

Écrit par : Corto | 19/04/2012

(sans parler de la consommation d'eau dans la production de produit carnés) !!

Écrit par : Corto | 19/04/2012

Merci à Corto pour les informations au sujet de la spiruline.
Au fond, cette algue n'est pas vraiment un complément alimentaire, c'est un aliment à part entière, qui gagne à être mieux connue.

Écrit par : Calendula | 19/04/2012

Calendula, le terme "complément alimentaire" a été inventé afin de tromper les consommateurs avec des substances chimiques ou synthétiques !

95% des vitamines, pour ne citer qu'elles, sont d'origine synthétiques et parfois très dangereuses et surtout inefficaces dans quasi la totalité des cas !

La nature, elle ne "produit" que des aliments, certains sont très concentrés en principes actifs, mais jamais dans les concentrations permettant de les qualifier de "compléments alimentaires", la nature n'est pas une usine de concentration en substances sélectionnées, certes des plantes peuvent contenir des principes actifs en bonne concentrations, mais alors il ne s'agit pas "d'aliments" mais de principes actifs !

Dans tout ce que l'on peut qualifier "d'alimentaire", il y a toujours un équilibre en ce qui concerne les protides, les glucides, les lipides et les vitamines, mais aucun aliment naturel, hormis pour la vitamine C et quelques exceptions, peut vous apporter vos apports journaliers avec 1 ou 2 grammes de son contenu !

En fin c'est un long débat, mais n'oubliez jamais que la cynique volonté des industriels de vouloir tromper les consommateurs, joue avant tout sur des manipulation du langage !!!

Écrit par : Corto | 20/04/2012

excusez ;

"95% des vitamines, pour ne citer qu'elles,"

95% des vitamines, pour ne citer qu'elles, "vendues sous forme de complément alimentaire" .... etc.

Écrit par : Corto | 20/04/2012

@Corto ,le new âge Spiruline connu sa première vague en 70 déjà,beaucoup de femmes en ont pris pour bronzer avec pour résultat des gastrites liées aux flatulences

Écrit par : lovsmeralda | 20/04/2012

Des dizaines milliers de petits enfants sauvés grâce à ce nutriment dans tout le tiers monde, quant aux estomacs sur-saturés avec des nourritures infectes, c'est certain, qu'ils réagissent lorsqu'ils ingèrent de pareils bombes en micro-aliments !

Magali Messmet, ex-championne suisse de triathlon, consommait jusqu'à 20 grammes de spiruline par jour, des milliers de sportifs peuvent également témoigner des incroyables bienfaits de cet aliment.
Maintenant si lovsmeralda a l'intestin pourrit par les paresses et autres intoxications chroniques, ça relève de la pathologie !

Écrit par : Corto | 20/04/2012

Les premières commercialisations de spiruline sont apparues début 1980 et ce produit connut ses premiers succès début 1990, en Californie, elle est présente dans tous les restaurants, mêmes "classiques", elle y est également administrées dans tous les hôpitaux, y compris les hôpitaux de l'état, avec des résultats plus qu'encouragent !

La spiruline hormis le fait qu'elle contienne énormément de nutriments rares, comme le fer assimilable, la vitamine B12 (naturelle) et la totalité des acides aminés essentiels, comme je l'ai dit plus haut, elle a c'est énorme avantage d'être incomparablement plus assimilable que la totalité des autres aliments connus sur terre. Comme je l'ai dit et personne ne semble s'intéresser vraiment à la nutrition sur ce blog et encore moins aux régimes végétariens.

Il faut savoir que la spiruline et le seul aliment à contenir l'ancêtre de la chlorophylle, une substance appelée "phycocyanine" !

La chlorophylle, étant, vu d'un certain point de vue et au niveau végétal, ce que l'hémoglobine est au niveau animal, la phycocyanine, bien qu'antérieur à l'arrivée sur terre de la chlorophylle, possède étrangement plus de similarité avec l'hémoglobine qu'avec la chlorophylle, notamment concernant les "mécanismes" d'assimilation du fer ! Pourquoi ?

Il y a 3,8 milliards d'année, alors qu'il n'y avant aucune forme de vie sur terre, il faut savoir également que l'atmosphère de notre planète était très pauvre en oxygène, mais quand je très pauvre, cela veut dire très très pauvres, à peine 3 pour mille de ce que l'atmosphère en contient maintenant. De ce fait la vie devait se métaboliser grâce à des processus extrêmement riche en fer, même à un niveau d'organismes monocellulaires, comme l'est plus ou mois la spiruline. Il faut également préciser que le milieu aqueux constituant les "océans" de "l'époque" était saturés en minéraux, y inclus en fer.

Donc, la spiruline et autres phycocyanacées, les seules forme de vie alors présentent, avaient un métabolisme très différents sur pleins de points de vues que les formes de vies apparues ultérieurement et toutes disparues de la surface de la planète, hormis la spiruline.

Les métabolisme avec lesquels la spiruline s'est développée et adaptée à son milieu, il y a 3,8 milliards d'années sont extrêmement instructifs sur les mécanismes fondamentaux de la vie sur notre planète et de la photosynthèse, la spiruline est de très loin, l'unique forme de vie encore présente sur terre datant de l'Archéen, la période la plus reculée dans le règne du vivant, géologiquement parlant.

Ces formes ou cette forme de vie extrêmement "primitive" au niveau biologique est en fait antérieur au règne procaryote et renferme des secrets infinis et des phytosociologies et phytotype très "imaginatifs" quant à leur phénotype évolutives, notamment au vu du caractère très inhospitalier de notre planète à cette période dépourvue d'oxygène. De fait ce sont les phycicyanacées qui ont amené et fabriqué l'oxygène, qui elle a permit, le développement des autres formes de vie, notamment le règne végétal primitif qui est apparu plus d'un d'année après l'arrivée de la spiruline et de ses "semblables".

Et nous allons faire un petit voyage dans ce monde oublié, ce monde vivant et à l'aube de ce qui devint le monde actuel et de l'évolution nous ayant permit d'en témoigner, t'en par les seules traces ce passé aux limites du temps et par le truchement des constats basés sur l'étude géologique de la planète et en parallèle avec le seul témoin encore vivant de cet unique miracle vivant quasi intemporel.

Un petit voyage, car l'historique de cette minuscule algue gigantesque par son périple au travers d'une si longue vie sur terre, en effet, les fossiles découverts par les géologues dans des roches vielles de près de 4 milliards d'années ont confirmés la genèse de la vie par le biais de ces organismes surprenants, nous le verrons.

Essayons de faire une image de notre planète à ce moment ayant permit à la terre de se distinguer des autres planètes, cela grâce à cette révolution qui fait de la vie, comme nous la connaissons, un élément exceptionnel et révolutionnaire dans cet univers, semble t-il assez avare en ce qui concerne cette denrée rare.

Premier constat, il y a 3,8 milliards d'années, la planète terre était recouverte à 95% par des zones aquatiques "saumâtres", à cette époque les quantités de liquides visibles sur terre étaient 3 fois plus importantes que ce que nous pouvons observer aujourd'hui, en effet, depuis le début de l'ère Permien, plus 70% des réserves d'eau sur terre ne sont plus apparentes mais souterraines, les eaux que nous pouvons observer aujourd'hui, ne représentent que 20% de la totalité des eaux présentent sur la planète, 80% des quantités d'eau sont souterraines, vous aurez certes du mal à le concevoir, mais c'est de manière évidente la réalité en ce qui concerne la répartition des eaux sur terre "en 2012", nous n'avons accès sans creuser, qu'à 20% des eaux présente sur notre planète !

Détails encore plus sidérant ; ces eaux contenues dans "notre" sou-sol, contient au minimum 3 fois plus de vie que ce que nous pouvons observer à la surface de la planète ! Cela veut dire, que la vie visible dans les océans et sur terre est 3 fois inférieure en volume et en poids que celle contenue dans ces eaux emprisonnées dans les sols depuis des milliards d'années !

Les affirmations exposées dans cet exposé fait sur la vie "terrestre" sont toute extraites de publications scientifiques admises et reconnues par l'ensemble de la communauté scientifique mondiale !!!

Etonnant, non ? (à suivre)

Écrit par : Corto | 21/04/2012

L'intérêt pour la spiruline est doublement instructif, il permet de comprendre les origines de la vie et donc les bases des mécanismes ayant permit à cette vie de se développer dans des conditions extrêmes, de comprendre également les principes physico-chimiques liés à la photosynthèse et des mettre en parallèle avec la nutrition chez l'humain.

Toute forme de vie est constituée de cellules ou d'une cellule, le corps humain est lui-même constitué d'une multitude de cellules remplissant des tâches complémentaires et suivent des paternes de comportement extrêmement complexes, des processus génératifs, dégénératifs, accompagnant la vie d'un humain de sa naissance à sa mort, cela en suivant des comportements inscrits dans ce qu'il y a d'encore plus mystérieux, la génotype individuelle. Cependant, le comportement semble influencer le processus de chacune des cellules d'un corps aussi complexe de l'être humain. Pour remonter dans la compréhension de la division cellulaire dés les premiers moments de la conception, jusqu'aux dégénérescences programmées, le métabolisme cellulaire répète des milliards de cycles et cela sur des centaines de milliards de cellules contenues dans un seul être uniforme.

L'un des mécanisme indispensable à cette métamorphoses continuelle est conditionné par la nutrition de chacune de ces cellule. Chacune des cellule du corps et tout au long de leurs courtes vie, se nourrit et évacue des déchets, cela minute par minute sans relâche, tandis que d'autres formes de vies, elles ne sont constituées que d'une seule cellule, sans pour autant être moins complexe, du moins si l'on compare leur complexité à un niveau de leur patrimoine génétique.

700 millions d'années avant l'arrivée de la vie sur notre planète, la température moyenne à la surface de notre planète atteignait 1'200 degrés, il n'y avait que des gaz d'oxydes de CO2, d'azote et de vapeurs diverses. Donc il était impossible de trouver la moindre forme de vie, puis il y a eu la collision avec Tea, un astre ayant causé un cataclysme dont il est impossible d'estimer les dégâts mais qui contrairement à la logique, permit la température de baisser et de créer un astre, la lune ! Sans cet "accident" il n'y aurait vraisemblablement jamais eu de vie sur terre, il semblerait que ce choc ait pu être à l'origine de phénomènes électriques et chimiques ayant provoquer la fabrication de chaines élémentaires connues aujourd'hui sous le nom, "acides animés" ou protides, ou encore "protéines" !

Sommes-nous pour autant entrés dans le monde du vivant ? certes non, mais ces petites molécules synthétisées par des phénomènes encore peux connus, furent la première brique posée sur les bases du monument.

Écrit par : Corto | 22/04/2012

Vu le manque d'intérêt pour cette balade dans le berceau de la vie, je vous laisse vers un chemin inverse si coutumier à la culture bancaire !

Écrit par : Corto | 08/05/2012

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