Gregoire Barbey

30/04/2012

Sur le Pouvoir en politique

 

Selon Stephen R. Covey, il y a trois sortes de pouvoir, dont les implications divergent :

 

  • Le pouvoir coercitif, qui se base sur la peur qu'inculque celui qui tient les rênes. Cette forme de pouvoir n'est clairement pas adaptée sur une longue durée, et s'effrite avec le temps, si celui ou ceux qui s'en servent n'ont plus d'aspérités à exploiter pour insuffler des sentiments négatifs afin de garder leurs privilèges. Les dérives de ce pouvoir sont nombreuses, et l'utilisation de la force est courante pour garder le contrôle.

  • Le pouvoir utilitaire, qui se forge dans les rapports entre celui qui l'exerce et ceux qui subissent son influence. Il s'exerce tant que le détenteur du pouvoir a la capacité d'offrir à ses « suiveurs » des bénéfices, qu'ils soient matériels ou immatériels. Ce pouvoir se maintient selon la possibilité qu'a son détenteur à renouveler la dépendance.

  • Le pouvoir légitime, qui est la forme la plus « naturelle » et spontanée du pouvoir. Ce pouvoir ne s'exerce pas sous une quelconque contrainte mais dans le rapport qu'entretiennent les deux partis, une relation basée sur la confiance et le respect des uns et des autres. Le pouvoir se voit donc légitimé par la capacité qu'a son détenteur à offrir aux autres des valeurs humaines, qui lui octroieront une confiance non-négligeable, un bénéfice nettement supérieur au recours de la force ou de l'utilitarisme. Pour citer un célèbre « leader » qui a su tirer le meilleur de cette source de pouvoir est le très regretté Gandhi.

 

À partir de ce schéma, que je trouve très intéressant, il serait constructif de réfléchir quel est le pouvoir le plus utilisé par nos représentants, afin de déterminer lequel profite le plus à son utilisateur ou au Peuple. En politique, le pouvoir légitime est pour ainsi dire absent. Tout fonctionne soit dans des rapports de force (comme certains partis qui aiment à distiller la peur dans l'esprit des électeurs) soit dans un rapport utilitariste, où chacun y trouve son compte d'un point de vue matériel ou immatériel mais n'offrant que peu de perspectives à long terme pour une relation de confiance mutuelle.

Pourtant, ne serait-il pas profitable et au Peuple et à nos élus de baser la légitimité de leur pouvoir sur le respect de valeurs essentielles, des principes fondamentaux ?

La question se pose !

 

Un développement suivra.

 

Grégoire Barbey

 

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28/04/2012

Propos sur la haine

 

L'ignorance est un terreau fertile pour que se développe la haine. La détestation, le refus de l'autre, de s'ouvrir au monde, est un symptôme évident d'un mal-être identitaire, émotionnel et bien évidemment avant tout personnel, donc strictement individuel. Haïr autrui, c'est toujours une manière détournée de ne point se haïr soi-même, de ne point s'avouer le regard dépréciatif que nous posons à notre endroit. C'est une stratégie de faiblesse, qui n'a aucune conséquence positive, ni pour soi, ni pour les autres.

La haine, c'est l'hiver du cœur, la nuit de l'esprit, la peine de l'âme. Nous ne pouvons décemment détester quiconque si nous nous aimons nous-mêmes. Il faut être indulgent envers nous, et ne pas reporter notre colère sur les autres, qui n'y sont pour rien. Sartre disait que « l'Enfer, c'est les autres ». À bien y songer, cette phrase peut être à la fois vraie et à la fois fausse. Elle n'est qu'une question de point de vue. Néanmoins, le plus vraisemblable est qu'en réalité, l'Enfer, c'est nous-mêmes. Nous avons tendance, soit par paresse, soit par conditionnement social, à nous enfermer dans des schémas structurels et organisationnels qui mettent en péril notre esprit critique. Parce que nous ne voyons plus les faits pour ce qu'ils sont mais par ce qu'ils représentent selon notre paradigme et le prisme par lequel nous les observons, nous ne pouvons plus penser par nous-mêmes, et donc n'avons plus accès à la réflexion. Nous basons nos réactions sur des affects, c'est-à-dire des émotions. Les préjugés sont ainsi, ils précèdent toujours la pensée, et bien souvent malheureusement, celle-ci ne surgit même pas. La haine est la conséquence d'une mauvaise digestion, soit physique, soit psychique. Elle déchire, détruit, malmène, menace, trahit, transforme et corrompt tout ce qu'elle touche. Elle crée les divergences, les attise, les exacerbe. Faire jaillir la haine dans des cœurs abîmés ne demande aucun savoir-faire particulier, ni nécessairement une grande intelligence. Il suffit de mettre le mécanisme en marche, et la réaction attendue ne se fera pas attendre. Les individus réagissent différemment, et sont différents. Toutefois, certaines choses ne doivent pas être prises à la légère. Lorsque l'on s'en prend à la Citadelle intérieure d'un être humain, son comportement sera indubitablement tourné vers la défense, et toute personne menacée n'est généralement plus maître de ses actes, ni de ses réactions. Il suffit d'aborder les bonnes thématiques et le sentiment de haine à l'égard d'une communauté pourra être manipulé à souhait, dans les masses, et ce sans dépenser une énergie faramineuse.

Tout se situe dans la dextérité employée pour arriver à cette échéance, à savoir induire la haine au sein des individus. C'est un jeu dangereux, qui peut se retourner contre celui ou ceux qui en usent et en abusent. En période de crise systémique, cette attitude est répandue, et la sensibilité de chacun est nettement mise à rude épreuve, favorisant ainsi le développement de la haine. Victor Hugo disait : « Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons ». C'est une évidence, et le résultat serait à la hauteur de l'espérance, à n'en pas douter. C'est l'ignorance qui stimule les pulsions primaires, comme la colère, la détestation, le repli, la manipulation et tous ces comportements délétères. La haine n'est en aucune façon une réponse satisfaisante à la haine. Pour contrer des esprits enragés, haïssant, il faut être au contraire tout ce qu'il y a de plus aimant. Ceux qui cèdent à la haine pensent généralement qu'ils ne sont pas compris, et c'est ce qui leur fait ressentir un sentiment aussi négatif. Il faut alors démontrer à ces gens qu'ils ne sont ni seuls, ni incompris, et que d'autres partagent leurs souffrances.

En cette période de crise, où nous voyons les haines s'attiser les unes parmi les autres, il est impératif, sinon salvateur de rappeler ces enseignements essentiels. N'ayons pas peur de dénoncer ce qu'il y a de plus sombre dans le cœur de nos semblables, de cette manière, nous les protégerons, et par la même occasion, nous nous protégerons.

 

Grégoire Barbey

27/04/2012

La CCIG, Merck Serono et le comité directeur du PLR : l'inceste indélicat

 

Avec la récente polémique sur la fermeture du site genevois de Merck Serono, de nouveaux éléments défrayent la chronique. Aujourd'hui, François Naef a démissionné de son poste de Président de la Chambre de commerce, d'industrie et des services (CCIG), puisqu'il est également l'actuel patron de la firme pharmaceutique.

Toutefois, trois noms sont à notés au sein de la direction de la CCIG.

Philippe Meyer, membre de la direction.

Jacques Jeannerat, député au Grand Conseil, également membre de la direction.

Nathalie Hardyn, adjointe de direction.

Ces trois personnes font partie du Comité directeur du Parti Libéral-Radical genevois (PLR/GE).

Il faut dès à présent se poser plusieurs questions. Tout d'abord, que savaient-ils, en étroite collaboration avec le désormais ancien Président de la CCIG François Naef, de la situation de Merck Serono ? Rappelons quand même que la CCIG soutient la candidature de « l'homme de l'action responsable », à savoir le Maire et membre du Conseil administratif de la ville de Genève Pierre Maudet (PLR).

Celui-ci s'était publiquement présenté comme n'étant « l'homme d'aucun lobby ». Dès lors, comment croire à la crédibilité de ses propos ? Pour ma part, je remets clairement en question la véracité de ses dires. En pleine campagne électorale, une telle catastrophe ne doit pas être prise à la légère, et je suis persuadé que le Peuple saura prendre la bonne décision lorsqu'il s'agira de voter le 17 juin prochain pour le ou la futur-e Conseiller-ère d'État. Un homme si proche des plus gros lobbys de notre République et Canton de Genève peut-il vraiment prétendre être totalement étranger à leurs pratiques et leur influence ? Un peu de décence, Monsieur Maudet, nous ne pouvons croire que vous n'avez strictement aucun rapport avec votre propre parti !

L'heure des comptes viendra. Et le Peuple, souverain, décidera s'il vous fait confiance ou non. Pour ma part, je ne voterai pas pour vous, quand bien même vous pourriez avoir l'envergure du poste que vous briguez. Il vous faudra plus que des mots pour convaincre.

 

Grégoire Barbey

 

Sources :

http://www.ccig.ch/CCIG/Structure/Direction/tabid/105/language/fr-FR/Default.aspx

http://www.plr-ge.ch/l-equipe/

21:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : plr, merck serono, pierre maudet, candidature, conseil d'État, ccig |  Facebook | | | |

François Hollande, le mauvais calcul électoraliste

 

francois-hollande-en-une-de-liberation-24-avril-2012-10686234jexqe_1861.jpgFrançois Hollande a décidé de tomber les masques et cherche désormais à récupérer des voix dans l'électorat frontiste de Marine Le Pen. Il a annoncé vouloir réduire l'immigration économique, rappelant d'ailleurs qu'il avait été favorable à l'initiative contre le port de la burqa. Cette attitude, purement électoraliste, pourrait davantage le desservir lors du verdict des urnes que lui faire obtenir quelques suffrages supplémentaires. Il s'agit vraisemblablement d'une erreur stratégique, à l'heure où son adversaire et prédécesseur Nicolas Sarkozy se fait l'apôtre des thèses extrémistes soutenues par certains pontes du Front National, François Hollande aurait eu un grand coup à jouer en se contentant de draguer l'électorat modéré du Président sortant, ne modifiant que très peu son image pour son propre camp politique, à savoir la gauche. Ici, il tente un grand écart pour le moins risqué. Non seulement, il prend le pari de se désolidariser de ses électeurs, mais de surcroît, il le fait pour un résultat qui ne sera sûrement pas significatif lors du dépouillement final. Le 6 mai, ce ne sera peut-être pas celui qui se présentait comme un futur président « normal » qui sera intronisé. Non, cette décision pourrait lui coûter un revirement décisif lors des dépôts des bulletins de vote.

Comment pourra-t-il assumer politiquement ce choix et cette tentative inconsidérée de récupérer des voix à l'autre extrême de l'échiquier ? Il s'est dit soucieux de s'occuper de celles et ceux qui « souffrent » en France. Ne pense-t-il pas qu'attiser les haines, c'est renforcer le climat délétère qui règne dans l'hexagone et dont le résultat du Front National en est l'expression patente ?

François Hollande, s'il pense être normal, le sera sûrement moins aux yeux de son électorat qui lira ou écoutera ses propos avec une oreille critique. C'est Mitterrand qui doit se retourner dans sa tombe. Et Jospin de s'écrier « pays de merde » !

 

Grégoire Barbey

De la spiritualité comme cohésion sociale

 

De nos jours, les confessions religieuses, en Occident, vont vers un déclin certain. C'est un fait probablement incontestable. Les raisons sont nombreuses, et les conséquences tout autant. Il est évident que notre société, aujourd'hui, se cherche de nouveaux principes fondamentaux sur lesquels s'appuyer pour garder sa force et sa légitimité. Que nous le voulions ou non – et j'ai longtemps souhaité renier cette réalité –, nous fonctionnons et coexistons selon une constellation de croyances diverses qui forment un tout, qui nous relie ou nous sépare. Ce tout est essentiel pour la formation de notre identité, qui souvent s'apparente ou se juxtapose à notre culture. D'où les crises identitaires et culturelles qui frappent nos semblables en période de fluctuations systémiques. Le tissu social est infiniment fin, et la moindre déchirure peut l'abîmer durablement. Pour vivre en harmonie avec les autres, l'être humain doit acquérir certaines connaissances, qui se présentent sous la forme de codes plus ou moins complexes. Les comportements humains, en société, sont généralement induits par la formation de ces enseignements codifiés, implicites ou explicites. Les lois juridiques en sont un excellent exemple. Ce que Rousseau, dans son Contrat Social, mettait en valeur dans tout système législatif qui se respecte, c'est l'importance des mœurs et des coutumes. Ce sont ces dernières qui donnent aux individus le sentiment de responsabilité au sein d'une communauté, et les font dès lors se soumettre, pour le bien commun, à un ensemble de règles, bien souvent intériorisées dès la plus tendre enfance à travers des jeux ou l'éducation. Les croyances en des principes fondamentaux sont donc ce qui fortifient l'adhésion aux lois, et qui forgent l'identité. Il est particulièrement instructif d'étudier les règles et coutumes de sociétés et de cultures sensiblement différentes. Il apparaît comme une évidence que celles-ci, si elles ne rendent pas nécessairement plus libres, permettent une cohésion sociale et le respect de chacun, avec bien sûr des exceptions. Mais fondamentalement, force est de constater que cela fonctionne admirablement bien, proportionnellement au nombre d'êtres humains coexistants sur notre planète. Les dérives sont régulières, certes. Néanmoins, sans ces délimitations précises, les comportements et la cohabitation entre plusieurs individus pourront être davantage conflictuels, si chacun applique aux autres son système de croyances et ses normes personnelles.

Dans l'ensemble, nous vivons donc d'après l'expression de rites et de signes distinctifs, qui s'expriment au travers de nos attitudes, solitaires ou sociales, et qui rendent nos rapports soit plus aisés, soit plus difficiles. Nous remarquerons sans peine que nos coutumes, nos traditions et nos valeurs sont intrinsèques à notre identité. De fait, les rejets liés à ces caractéristiques sont communs et ne rentrent pas dans l'ordre de l'exception. L'identité, en plus de mettre en mouvement les comportements d'un individu, crée une armure, donc une sécurité. Toute atteinte à cette cuirasse induit habituellement une réaction hostile, a priori. Nous sommes, il est essentiel de le reconnaître et de l'avoir à l'esprit, des êtres impulsifs. Toujours, même avec un exercice assidu, nos émotions prennent le pas sur la réflexion. Cela peut ne durer qu'un bref instant, mais c'est indubitablement une constante. Les préjugés en sont l'expression patente. De façon générale, nous aurons tendance à d'abord rejeter l'inconnu, pour conserver les fondations qui nous sécurisent. La personnalité, comme d'ailleurs l'exprimait si majestueusement Goethe, est une Citadelle, à laquelle nous sommes foncièrement liés. L'ouverture aux autres, usuellement nommée « l'ouverture d'esprit », est une caractéristique qui s'exerce et n'est pas spontanément acquise. D'où la propension qui règne au sein de nos semblables à discriminer, non nécessairement de façon malintentionnée, ce qu'ils ne comprennent pas. Nous sommes toutes et tous ainsi, moi le premier. Ce qui nous fait réfléchir et agir en conséquence sont nos valeurs et nos croyances. Comme nous sommes toutes et tous différents, ces fondements n'échapperont pas à la règle de la divergence. L'opposition entre des êtres humains est inévitable. Ce n'est pas négatif en soi, mais il faut faire en sorte qu'un conflit soit constructif et n'ait pas d'impacts péjoratifs sur les individus, dans la mesure du possible. Le désaccord est fécond. Il nous construit, nous affirme et nous réalise.

Ce qu'il faut, dès lors, pour protéger notre Citadelle intérieure sans nuire à celle d'autrui, est d'avoir à l'esprit que nous seuls en sommes les gardiens. Plus nous avons conscience de et confiance en notre capacité à la défendre, et plus nous pouvons nous ouvrir aux autres sans risquer une « invasion externe ».

C'est pour cette raison que j'aborde ici la thématique de la spiritualité, non dans un sens religieux, mais comme un principe qui nous guide, une réflexion, une valeur pouvant nous faire adhérer à tout un ensemble de comportements. Notre société évolue, et fluctue. Actuellement, le plus grand défi est à mon sens, en tout cas d'un point de vue philosophique et ontologique, pour les êtres humains, de palier au manque créé par le déclin des croyances religieuses. Il est nécessaire de fonder des valeurs primordiales qui nous unissent et nous font nous sentir en accord avec nous-mêmes tout en respectant les autres. Le tissu sociétal est tissé selon ce schéma. La cohérence doit être un état de fait, et une implication concrète.

Nous devons participer, à notre échelle et selon nos capacités, à la cohésion sociale. Il est impératif de garder à l'esprit qu'aucune société ne peut perdurer sans un accord tacite, un « contrat social », qui permette à chaque individu de se concrétiser et de s'épanouir.

Ce sont là des valeurs pour lesquelles le politique doit œuvrer, et la spiritualité est une réflexion à aborder en tant qu'être humain.

Je me proposerai donc de réfléchir sur ces questions.

 

Grégoire Barbey

09:47 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, principes, valeurs, fondements, goethe, rousseau, contrat social, réflexion |  Facebook | | | |

26/04/2012

Pierre-François Unger : frontaliers, dégagez ; étrangers, restez !

 

En février dernier, lorsque Bernard Gruson, directeur des hôpitaux universitaires genevois (HUG), annonçait opter pour la « préférence cantonale », Pierre-François Unger, Président du Conseil d'État de la République et Canton de Genève prenait position favorablement à cette décision, certifiant que « ce n'est que du bon sens. On nous fait un mauvais procès. ».

Cette semaine, avec l'annonce de Merck Serono au sujet du licenciement et du transfert de 1250 employés, Pierre-François Unger s'est offusqué de cette mesure, considérant qu'il s'agit d'un « tsunami » pour Genève. Interrogé sur le plateau de la RTS, le Conseiller d'État a dit, à propos des employés qui sont d'ailleurs massivement issus de l'étranger (dont sûrement de nombreux frontaliers) : « ceux-là, nous devons les garder dans l'arc lémanique ».

Je me questionne donc sur la cohérence de sa position, puisqu'il n'hésite pas à protéger les compétences d'une industrie pharmaceutique, quand bien même celles-ci ne proviennent pas du canton, et à conspuer les frontaliers dans le milieu hospitalier.

« Frontaliers, dégagez ; étrangers, restez ! » aurait-il pu dire crûment, ainsi nous aurions compris quel est son véritable intérêt.

 

Grégoire Barbey

 

Sources :

http://www.lepoint.fr/monde/geneve-decrete-la-preference-...

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/3946832-fermet...

25/04/2012

Adieu !

 

Les aléas du destin surprennent. Un sourire, quelques mots échangés, et puis le néant, la vie qui s'en va, les silences éternels, un requiem pesant ; nous sommes si fragiles, comme des brindilles que le vent a vite fait de balayer. Qu'elle est belle la vie ! Mais elle peut être courte ou cruelle, aussi.

Elle nous enseigne bien souvent à ne pas nous attacher, prendre du recul sur ce qu'elle nous fait ressentir. Ne pas nous laisser emporter par la certitude d'être éternels, lorsque nous sommes mortels et périssables. Il nous faut vivre sans détour, vivre sans remords, vivre avec passion, avec amour. Les querelles humaines peuvent paraître bien peu de chose lorsque tranche l'existence, retirant ça et là des êtres qui ne s'y attendent pas. Eux ne le sauront jamais, seuls ceux qui restent pleureront les disparus. La mort est là, infatigable, pour nous rappeler à l'ordre. Elle veille, silencieusement, sournoisement. Et elle ne se fait pas prier. Elle fauche, puis s'en va. Jusqu'à quand ?

Aujourd'hui, c'est une personnalité qui quitte la scène genevoise. Peu importe les griefs, les désaccords ou les rapports de force, rendons hommage à l'homme, et à son combat.

Alors adieu à toi, qui laissera un grand vide au sein des tiens. Que le repos te soit doux, pour nous, il va falloir continuer, et ce, quand bien même tu nous rappelles que rien ne dure jamais.

 

Grégoire Barbey

17:45 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hommage |  Facebook | | | |

24/04/2012

Quelle mouche a piqué les socialistes ?

En bref.

Aujourd'hui, nous pouvons lire les propos de la conseillère administrative Sandrine Salerno en ville de Genève qui « ne se dit pas inquiète pour les collaborateurs en col blanc, qui peuvent facilement retrouver un emploi », concernant Merck Serono. Quant à Romain de Sainte-Marie, nouveau Président du Parti Socialiste genevois, il écrit : « La disparition de l'entreprise Merck Serono ne doit pas être confondue avec la délocalisation de Novartis à Prangins, qui était un site rentable. Merck Serono fait, elle, face à un enjeu de renouvellement et d'innovation industriels. »

Une tragédie pour de nombreuses employées et de nombreux employés qui voient le chômage pointer à leur porte. Mais quelle mouche a bien pu piquer les socialistes ?


Grégoire Barbey

 

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Thierry Cerutti et sa rhétorique scabreuse

 

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Thierry Cerutti, ancien Conseiller administratif et Maire de la commune de Vernier, député au Grand Conseil, sous les couleurs du MCG, a semble-t-il quelques leçons de courtoisie et de bienséance en retard. Pour un homme de sa trempe, qui se revendique comme étant la personnalité dont les genevois ont besoin, lire ses diatribes scabreuses sur les réseaux sociaux fait peine à voir.

Son humour et sa rhétorique ne sont malheureusement pas très évolués, et lorsqu'il s'en prend à mon âge, je n'en suis que plus amusé.

« vilain garçon ! référence à ta maman lorsqu'elle t'a surpris récemment avec ta main dans ton slip devant un magasine pour adulte. »

Ces propos sont-ils dignes d'un député ?

Pour ma part, j'en doute. Mais comme aime à le dire le Président de son parti, Genève est une République bananière.

Monsieur Cerutti, les genevoises et les genevois méritent mieux que vous.

 

Grégoire Barbey

23/04/2012

N'est pas PLR qui veut : Pierre Maudet et le copinage

 

Un article de la Tribune de Genève en ligne nous informe aujourd'hui, lundi 23 avril 2012, que le candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain pour le Conseil d'État fait preuve d'une intégrité à géométrie variable. Lui qui, il n'y a pas si longtemps, prétendait n'être « l'homme d'aucun lobby », n'a pas l'air de conspuer le copinage. Il tente également de dissocier son image de candidat et celle de son appartenance partisane. Malin comme il est, celui n'ignore pas que les casseroles de son parti risquent de lui coûter la place qu'il brigue. Pierre Maudet a tout intérêt à vouloir gommer aux yeux du public qu'il appartient au PLR. N'oublions pas qu'il s'agit ni plus ni moins de sa carrière ! Sans la politique, le prototype du « bon citoyen » se retrouverait au chômage. Alors, Monsieur Maudet et son proche entourage veillent au grain. À nous, citoyens, d'y trouver l'ivraie...

Gardons les yeux ouverts, car la tradition des radicaux en politique, c'est de jouer avec les mensonges et la trahison. Notre bon et brillant Maudet n'échappe guère à la règle, pour son propre malheur...

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ville-condamnee-v...

 

16:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre maudet, plr, copinage, intégrité, déontologie |  Facebook | | | |