Gregoire Barbey

19/10/2012

Eric Bertinat: le candidat du négatif

Chronique, 19.10.12, 11h21

 

Le candidat pour l’élection partielle à l’exécutif de la Ville de Genève Eric Bertinat (UDC) est le représentant du pessimisme et du négatif. Ses prises de position régulières se font toujours dans l’opposition : ainsi du plan « Performance » demandé aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) par le Conseil d’Etat. Ou encore l’ouverture de deux nouveaux abris de la Protection civile (PCi) en Ville de Genève pour y accueillir des requérants d’asile. Ces derniers sont des immigrés et dérangent donc la pureté du paysage genevois duquel Bertinat se sent si proche.

 

Au-delà de ses refus constants de toute évolution pour l’ensemble des citoyennes et des citoyens genevois, Eric Bertinat se plaint également du travail à effectuer au sein du Grand Conseil. Le dimanche 14 octobre dernier, lors de la communication des résultats pour la votation de la nouvelle Constitution (acceptée), le candidat UDC a publié sur son profil Facebook la catastrophe que représentait le labeur législatif que demandera la mise en application du nouveau texte fondamental. Le Grand Conseil a selon lui plus important à faire.

 

« Le travail d'Eric Bertinat à la députation consiste à adapter les lois actuelles pour les rendre conforme à la nouvelle Constitution. Qu’importe s’il juge ce texte mauvais. »

 

C’est ainsi que désire se profiler Bertinat, lui qui n’hésite pas à se revendiquer comme étant le candidat du Peuple, habitude d’ailleurs propre à son parti. Il oublie peut-être la mission de son mandat législatif au Parlement cantonal : représenter les citoyens. Or, ces derniers ont accepté une Constitution. Son travail à la députation consiste dès lors à adapter les lois actuelles pour les rendre conforme à la nouvelle charte. Qu’importe s’il juge ce texte mauvais (ce qui est évidemment le cas, il n’est jamais favorable à rien).

 

En-dehors de ses sempiternelles oppositions, ses rares propositions font sourire : armer la police municipale, ce qui est contraire à la Constitution. Et l’utilité d’une telle réforme n’étant de loin pas prouvée, ce n’est pas ainsi que la sécurité en Ville de Genève, dont il se plaint quotidiennement, s’améliorera d’une quelconque façon.

 

Aux citoyennes et citoyens d’effectuer leur choix le 4 novembre prochain pour remplacer le siège vacant au Conseil administratif de la Ville de Genève. Mais pour qu’une véritable collégialité soit possible au sein d’un gouvernement à majorité de gauche (4 sur 5), il faut une attitude différente de l’éternelle et creuse opposition à tout changement. Genève a peut-être besoin de réformes, mais la Cité de Calvin n’a clairement pas besoin d’un pessimisme qui la fasse plonger encore plus profondément dans les ténèbres.

 

Grégoire Barbey

11:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | | | |

Commentaires

"Ich bin der Geist, der stets verneint".

Je suis l'esprit qui toujours dit non.

Mephisto - Faust I - Goethe

Écrit par : Pascal Décaillet | 19/10/2012

C'est facile de dire OUI avec l'argent des autres.

Écrit par : norbert maendly | 19/10/2012

Qui sont ces autres ?

Écrit par : Grégoire Barbey | 19/10/2012

Ben dis-donc!

En voila une diatribe contre Bertinat... Z'avez pas honte?

Comment allez-vous pouvcoir discuter avec votre pote Décaillet, lui qui est tout moite à l'idée d'une "droite réinventée" qui réunirait les éléphants frustrés du PLR aux gros bras du MCG et et de l'UDC (on se demande bien ce qu'ils ont réinventé). Citer Faust... C'est admirable. Mais peut-être ferait-il mieux de se rappeler des derniers mots de son auteur Goethe "Mehr Licht". Il en aurait bien besoin.

En plus, Bertinat n'est pas le seul, et de loin, à dire non à tout. On peut lui joindre tous les dinosaures de la gauche de la gauche: Grobet, Vanek, Mouhanna...

Écrit par : Déblogueur | 19/10/2012

Les autres sont ceux qui ne font pas de politique et qui se lèvent tous les matins pour faire tourner cette république de gauchos caviar, radis combinards, pseudos chrétiens intéressés, libéraux suffisants, écolos dogmatiques et communistes nostalgiques. Bref tous les gens normaux qui ne font pas de politique.

Écrit par : norbert maendly | 19/10/2012

Nobert Maendly: vous ne faites donc pas partie de ces gens normaux, si je comprends bien ?

Écrit par : Grégoire Barbey | 21/10/2012

"ses rares propositions font sourire : armer la police municipale, ce qui est contraire à la Constitution. Et l’utilité d’une telle réforme n’étant de loin pas prouvée, ce n’est pas ainsi que la sécurité en Ville de Genève, dont il se plaint quotidiennement, s’améliorera d’une quelconque façon."

Si d'aventure cet extrémiste de Bertinat obtenait de faire armer des policiers municipaux, non seulement je ne sortirai plus jamais seule le soir, mais je sortirai également armée. Tazer, tonfa ou matraque, peut importe. Même un Angel Guardian si nécessaire.

Je n'ai aucune confiance en cette police-milice municipale trop empressée à verbaliser mémé-son-chien-médaille-périmée, toto-son-vélo-sans-lumière.

Mais si cette même police-milice-municipale et ses agents qui n'ont pour la plupart pas ce qu'il faut là où il le faut - entendez le courage d'agir et la capacité d'analyse rapide, efficace et juste - devait soudain avoir le droit de porter et d'utiliser une arme, alors en tant que citoyenne responsable, je peux invoquer l'état de nécessité.

Et moi aussi je peux porter ce que la nécessité m'autorise à utiliser, sans que cela puisse constituer une préméditation.

Écrit par : denise | 23/10/2012

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