Gregoire Barbey

24/05/2013

Enfants: vos papiers, s'il vous plaît!

Chronique, 23.05.13

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Oskar Freyinsger. Le nouveau conseiller d'Etat valaisan (en charge de la formation
et de la sécurité) invite les citoyens à dénoncer les enfants sans papier.


Ainsi donc Oskar Freysinger en appelle à la dénonciation des enfants sans papier. A la fois en charge de la formation et de la sécurité au gouvernement valaisan, il veut priver des enfants qui vivent en Suisse (même s’ils sont hors-la-loi) de l’instruction publique tout en prenant le risque qu’ils deviennent par la suite des délinquants. Il n’y a pas besoin d’être une lumière pour faire la corrélation entre précarité et criminalité. Les deux vont souvent – mais pas toujours – de pair. Il convient d’éclaircir la situation: les enfants, aussi dangereux puissent être leurs parents, ne sont jamais responsables d’être arrivés en Suisse. Ils ne sont pas non plus coupables des éventuelles erreurs de leurs géniteurs.
 

 

L’instruction devrait être un droit incompressible, qu’importe l’origine ou la conformité avec la loi. Une nation, quelle qu’elle soit, a un devoir envers la génération qui succédera à la précédente. Ne serait-ce que parce que c’est elle qui sera amenée, naturellement, à prendre des décisions qui orienteront la société. Il faut respecter les lois lorsque cela est nécessaire. Mais il incombe de ne pas nier certains besoins fondamentaux. Et tout être humain a besoin d’une instruction de qualité. En Suisse, nous avons la chance d’avoir des formations de très haut niveau. De nombreux dirigeants d’entreprise – j’en ai rencontré certains dans le cadre de mon travail – considèrent notre pays non pas uniquement attractif pour sa fiscalité mais aussi et surtout pour l’excellente qualité de l’enseignement.
 

 

Il ne s’agit pas, comme c’est possible de lire sur les réseaux sociaux, d’«accueillir toute la misère du monde». C’est simplement une question de bon sens, et de respect aussi. Où que nous soyons, il n’est pas normal de laisser des enfants sur le bord de la route. Il convient de leur octroyer au moins l’accès à une instruction correcte. Une société qui n’est pas capable d’agir avec solidarité envers la génération future mérite-t-elle de perdurer? Ne devrions-nous pas plutôt tout mettre en œuvre pour apporter à chacune et à chacun une éducation suffisamment décente afin que toutes et tous puissent devenir autonome? En matière de coûts, je pense volontiers que la scolarité obligatoire est moins onéreuse pour la collectivité qu’un individu vivant dans la criminalité durant de nombreuses années.

 

 

C’est néanmoins encore une fois une question de priorité: que souhaitons-nous vraiment? Penser qu’en termes d’idéologie juridique, c’est-à-dire qu’il faut interdire l’accès à l’instruction à des enfants sous prétexte qu’ils n’ont pas de papier? Ils ne sont – et je le répète une fois de plus – en aucun cas responsables des choix de leurs parents. Plutôt que de les condamner à la précarité, il serait bienvenu de s’interroger sur les conséquences d’une inaction de l’Etat en pareille situation.

 

 

Ou peut-être voulons-nous continuer à creuser les inégalités, en mettant de côté des individus qui n’ont objectivement rien demandé et qui ont été mis sur le fait accompli. Libéral par conviction, je ne suis pas de ceux qui veulent un Etat providentiel. Mais dans certains cas précis, la collectivité doit pouvoir subvenir aux besoins fondamentaux d’êtres humains dont la faiblesse est avérée. Les enfants n’ont pas le pouvoir de refuser de venir s’établir clandestinement en Suisse. Ils ont par contre la possibilité, avec une instruction correcte, de faire des choix. Et peut-être, qui sait, de mener une vie tout à fait respectable. On ne peut tout simplement pas condamner quelqu’un n’ayant commis aucun délit. C’est une question de bon sens, tout simplement.

 

Grégoire Barbey

10:27 Publié dans Air du temps, Politique | Lien permanent | Commentaires (52) |  Facebook | | | |

Commentaires

J'avais jusqu'à présent une opinion mitigée sur OF, car malgré ses outrances, certaines des choses qu'il affirme me semblent frappées du bon sens. Mais cet appel ouvert des enseignants à la délation me semble parfaitement abject, tout juste digne d'un de ces régimes communistes qu'il se plaît à conspuer. Ce n'est à mon sens pas une question d'inégalité, ni de droit à l'éducation: c'est une question d'éthique.

Écrit par : Mikhail | 24/05/2013

Il n'aura pas fallu longtemps pour que le naturel revienne au galop.
Les valaisans vont savoir pour qui ils ont votés. Bien évidemment, il n'est pas à douter que certains lui trouveront encore là une bonne idée, mais son attitude est abjecte.
Dénoncer les enfants et le demander ouvertement, de la part d'un enseignant, c'est le pire du pire.
Valaisan, ayez honte de votre conseiller d'état, cette attitude là est indigne!

Écrit par : Lefredo | 24/05/2013

Non seulement le texte est frappé au coin du bon sens, mais la photo est très bien choisie!

Écrit par : Pascal Bernheim | 24/05/2013

Les nazis demandaient aussi de dénoncer la présence des enfants juifs dans les écoles. Leur parents étaient bien sûr considérés comme illégaux.

Pour finir son drapeau n'était pas seulement chez-lui pour le "décor".

Écrit par : Dan | 24/05/2013

Merci Pascal! Le choix de la photo est primordial...

Écrit par : Grégoire Barbey | 24/05/2013

Bravo pour ce texte, jeune Grégoire devenu Grand. Il est en effet des limites à ne pas franchir pour qui croit en la fraternité humaine, base nécessaire de notre vivre ensemble.

Écrit par : Philippe Souaille | 24/05/2013

Chers amis genevois soyez sans crainte la Matze est levée et si vous désirez suivre les propos tenus sur OF surnommé AOC = Avoir Oskar au Cul ou "le singe rieur" alors consultez les blogs :

http://alphabasic.wordpress.com/ de Romain Gabioud

et celui de Maître Stéphane Riand

http://1dex.ch/2013/05/23/mano-negra-2/

Écrit par : Les rives du bisse | 24/05/2013

Oskar, te souviens-tu des années 40 ? Non, tu n'étais pas né. Alors essaie un peu de te renseigner car ta démarche est celle de la honte.

Écrit par : Lambert | 24/05/2013

Ce texte de 1959 devrais suffire:
"L'enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d'une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d'égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société" (Déclaration des Droits de l’Enfant, ONU, 1959)."

Écrit par : Georges | 24/05/2013

Nous savons qui est Oskar Freysinger.Sous ses faux airs d'intellectuel de haut vol se cache un populiste. Il a le don d'enflammer son auditoire tout acquis à ses discours. Il sait jouer les cordes sensibles pour ramollir les esprits des citoyens et des journalistes. Il considère les êtres comme des instruments qu'il manipule avec jouissance. Un vrai marionnettiste et les maquignons du PDC ne s'y trompèrent pas. Il leur sauva le 3ème siège!

Écrit par : Noëlle Ribordy | 24/05/2013

Oskar n'a pas tort. Ce serait complètement incohérent d'encourager l’illégalité en disant aux enseignants de ne pas dénoncer les élèves sans papier.
Toutefois, il manque à son discours une proposition d'une solution légale à la problématique des enfants sans papier.

Écrit par : Jérôme | 24/05/2013

Oui, j'ai honte d'être valaisanne... et à plus d'un titre.
Les propos d'OF m'indignent et, de plus, j'apprends cette douloureuse nouvelle par la TSR,le Matin ou par différents blogs. Je n'ai rien vu sur le NF, journal qui pourtant nous a bassinés, pendant des mois, avec moult détails sur la vie extraordinaire d'OF; on a appris dans le NF des événements très importants :( petit café bu un certain dimanche matin avec un rédacteur en chef, magnifique création de Quesada etc etc. Sur la délaration de Freysinger appelant à la délation des enfants sans papier :RIEN! Quant aux autres médias valaisans, c'est aussi "silence radio", à moins que je ne me trompe... Suis-je peut-être incapable de chercher la nouvelle à la bonne page ou d'écouter les infos à la bonne heure ???
Si tel est le cas, envoyez-moi les liens où les médias valaisans annoncent
la "belle idée" de leur nouveau conseiller d'état.
Sinon, expliquez-moi pourquoi cette OMERTA...

Écrit par : Evelyne | 24/05/2013

L'idée d'Oskar va rendre un sacré service au Valais car tous les sans-papiers vont se tirer dans les autres cantons, les valaisans seront débarrassés des clandestins. Bravo !

Écrit par : Jean Rigole | 24/05/2013

Vous parlez des enfants qui seraient livrés à eux-même dans la rue, mais en cas de découverte de personnes sans papiers, il y a des procédures pour régler ces cas. Comme le renvoi par exemple. Ce n'est pas aux enfants à assumer les erreurs des parents, mais ce n'est pas à notre société non plus. S'ils viennent illégalement en Suisse, ils doivent quitter le pays. Et ils partiront avec leurs enfants. Nous avons une législation sur l'immigration, qui n'est malheureusement pas appliquée justement. Si elle était appliquée avec justesse et rapidité, bien des cas n'existeraient même pas... De nos jours, l'immigration est nettement plus économique que politique. Ce ne sont pas des gens qui fuient des pays en guerre mais qui cherche un revenu et des prestations sociales qui arrivent en Suisse. Ils abusent de notre système, de nos prestations sociales etc. Et cela au frais de notre porte-monnaie. C'en est assez. Et si son système nous permet le renvoi de ces familles illégalement entrées chez nous, et régulariser l'immigration, je la trouve bien. Des parents prennent des risques, et il y a toujours des conséquences. Qu'ils les assument simplement......

Écrit par : Régis Perrin | 24/05/2013

@ Evelyne

«Oui, j'ai honte d'être valaisanne...»

Non, il ne faut pas avoir honte d'être valaisan(ne). C'est un très beau canton peuplé des gens accueillants et dépositaires d'une bien jolie culture. C'est vrai que (malheureusement) beaucoup des personnes ont voté pour ce type, car d'une part, partout il y a des imbéciles et d'autre, beaucoup l'ont fait en toute bonne foi.

Écrit par : Dan | 24/05/2013

qu'en disent les enseignants chargés de classes avec 5-10% de clandestins
devant gérer des effectifs & niveaux fluctuants, incontrôlables mais tirant l'ensemble vers le bas?

qu'en disent les parents d'élèves de ces classes?

sinon il y a ici des interventions faire-valoir qui me saoûlent

telles celles du français Souaille dont l'habitude est la critique anti-Suisse à gogo, pour qui la Suisse est un symbiote de l'UE:

"on peut clairement qualifier la Suisse de symbiote de l’Union européenne, les bilatérales ayant renforcé le phénomène"

qui vient dès qu'il le peut (à force de fermer son blog, le mec se sent seul- lui faut des potes) de ses plates flatteries caresser dans le sans du poil les auteurs de blogs lui semblant de notoriété suffisante pour son égo

En fait, ce franchouillard Souaille est jaloux de l'égo d'un OF dont le charisme le titille un max

Écrit par : Pierre à feu | 24/05/2013

Bravo Grégoire, il fallait le dire !

Écrit par : Vincent | 24/05/2013

Régis Perrin, vous avez raison de le rappeler ici: "S'ils viennent illégalement en Suisse, ils doivent quitter le pays. Et ils partiront avec leurs enfants. Nous avons une législation sur l'immigration, qui n'est malheureusement pas appliquée justement"

d'une part. d'autre part, rappelons au français Souaille qui donne gratos ici sa leçon quotidienne de "fraternité"

que juste de l'autre côté des frontières genevoises, les français leur police & Cie laissent sans broncher
les enfants & bébés être utilisés pour rapporter plus à mendier

laissent les mères assises à terre avec bb ou gamins au froid et dans la pluie
"on peut rien y faire! leur dire de partir, c'est tout ce qu'on a le droit de faire. comme elles reviennent dès qu'on tourne les talons, on fait rien!"

de l'humanisme, de la fraternité! à la française.
rien que des mots, à la Souaille

Écrit par : Pierre à feu | 24/05/2013

Oskar, le pédophobe valaisan soigne son look de beauf de cantine para pas scolaire

Écrit par : briand | 24/05/2013

à stigmatiser Oskar Freissinger à chacune de ses provocs & sur ses signes ostentatoires, il n'y a que lui qui y gagnera

ce qui est inquiétant, c'est quand un politique intelligent et talentueux comme il l'est, en arrive à de tels coups de pied dans la fourmilière

ce qui fait peur, c'est le vide sidéral du monde politique et financier à côté de l'importance que se donne la gauche en face, tous fournisseurs d'alibi à de tels provocateurs

je préfère constater et les violences d'OF et l'imbécillité généralisée de nos politiques. mais on peut aussi continuer à fermer les yeux: tout le monde il est beau ou doit l'être etc

Écrit par : Pierre à feu | 24/05/2013

@briand, diaboliser OF est à portée de clichés

semble que Genève ait pire qu'un OF à grande gueule! on a cet avocat italien naturalisé et son parti, ses faussetés politiques ses affaires et sa femme musulmane d'Afrique du nord

Écrit par : Pierre à feu | 24/05/2013

@Pierre à fiel:
peut-être que Maitre Pogggia une fois accédé à la magistrature , vous aurez l'insigne honneur d'être épinglé au mur des Cons.

Écrit par : briand | 24/05/2013

Oskar Freysinger vient de mettre le doigt où ça fait mal en plaçant l'Etat de droit devant ses contradictions.

Je pense qu'il est parfaitement conscient que le corps enseignant ne suivra pas ses recommandations. Mais il a bien fait de jeter le pavé dans la mare afin de rouvrir un débat muselé par les tenants d'arguments de droit nébuleux voire fallacieux.

Logiquement et concrètement: les populations définies comme clandestines ne sont pas que de simples personnes en situation «irrégulière». Comme le seraient par exemple des résidents annoncés, «traçables» et en indélicatesse avec le Code Civil ou le Code des Obligations. Selon la définition, un clandestin n'est autre qu'un intrus qui s'est introduit quelque part où il n'avait pas le droit, ou l'interdiction d'aller. Dans la situation inconfortable où il s'est aventuré, l'intrus débusqué n'a donc que la perspective d'être mis à la disposition de la justice qui traitera son cas selon les règles de droit en vigueur du lieu où il se trouve. De plus, l'intrus peut avoir pris des risques insensés et non couverts, s'il s'est introduit dans un endroit particulièrement dangereux.

Dans le cas des enfants qui accompagnent les clandestins où les intrus, on peut les considérer comme des victimes dans la mesure où ils n'ont pas d'autre choix que de suivre les adultes qui les emmènent.

Sous cet angle, ces enfants - s'ils sont identifiés - doivent être placés sous protection. Il m'apparaît clair qu'il doivent être scolarisés et annoncés aux services de protection de l'enfance ou de la jeunesse. Mais... il est aussi évident que leurs parents doivent être «débusqués» et remis à l'appréciation de la justice.

Ce n'est peut-être pas au corps enseignant de dénoncer les parents qu'ils connaissent. Mais dès lors que ces situations sont scolairement régularisées et que les parents risquent des sanctions si leurs enfants manquent quelques jours de classe, il est ubuesque de voir l'administration fermer les yeux sur la situation illégale des parents.
C'est le rôle de la police des étrangers de faire son travail d'enquête afin de faire respecter l'Etat de droit.

Défendre des positions de fait comme certains, en s'appuyant sur une disposition constitutionnelle où ces cas de figure n'étaient pas d'actualité ou même pas hypothétiques est tout-de-même un peu léger.

Écrit par : petard | 25/05/2013

Oskar Freysinger vient de mettre le doigt où ça fait mal en plaçant l'Etat de droit devant ses contradictions.

Je pense qu'il est parfaitement conscient que le corps enseignant ne suivra pas ses recommandations. Mais il a bien fait de jeter le pavé dans la mare afin de rouvrir un débat muselé par les tenants d'arguments de droit nébuleux voire fallacieux.

Logiquement et concrètement: les populations définies comme clandestines ne sont pas que de simples personnes en situation «irrégulière». Comme le seraient par exemple des résidents annoncés, «traçables» et en indélicatesse avec le Code Civil ou le Code des Obligations. Selon la définition, un clandestin n'est autre qu'un intrus qui s'est introduit quelque part où il n'avait pas le droit, ou l'interdiction d'aller. Dans la situation inconfortable où il s'est aventuré, l'intrus débusqué n'a donc que la perspective d'être mis à la disposition de la justice qui traitera son cas selon les règles de droit en vigueur du lieu où il se trouve. De plus, l'intrus peut avoir pris des risques insensés et non couverts, s'il s'est introduit dans un endroit particulièrement dangereux.

Dans le cas des enfants qui accompagnent les clandestins où les intrus, on peut les considérer comme des victimes dans la mesure où ils n'ont pas d'autre choix que de suivre les adultes qui les emmènent.

Sous cet angle, ces enfants - s'ils sont identifiés - doivent être placés sous protection. Il m'apparaît clair qu'il doivent être scolarisés et annoncés aux services de protection de l'enfance ou de la jeunesse. Mais... il est aussi évident que leurs parents doivent être «débusqués» et remis à l'appréciation de la justice.

Ce n'est peut-être pas au corps enseignant de dénoncer les parents qu'ils connaissent. Mais dès lors que ces situations sont scolairement régularisées et que les parents risquent des sanctions si leurs enfants manquent quelques jours de classe, il est ubuesque de voir l'administration fermer les yeux sur la situation illégale des parents.
C'est le rôle de la police des étrangers de faire son travail d'enquête afin de faire respecter l'Etat de droit.

Défendre des positions de fait comme certains, en s'appuyant sur une disposition constitutionnelle où ces cas de figure n'étaient pas d'actualité ou même pas hypothétiques est tout-de-même un peu léger.

Écrit par : petard | 25/05/2013

@Pierre à Fiel mille excuses, Oskar rétropédale ce matin dans le Matin brumeux plus que brunâtre ,vous serez épinglé sur le mur des con-textes.

Écrit par : briand | 25/05/2013

en fait, la gloire de dieu ni plus ni moins, le triomphe de tout ce qui était ombre, transcendé en lumière .. !

Écrit par : Candy Cathy | 25/05/2013

De toute façon se sont les enfants qui trinquent… avez-vou vu temps présent sur ce sujet ?
Ces jeunes sans-papiers sont condamnés, après leur scolarité obligatoire menée en Suisse, à tomber dans la clandestinité ou à retourner dans leur pays d’origine, qu’en général ils ne connaissent pas. S’ils sont découverts c’est BERN qui décide de donner l’autorisation de rester ou pas et pas l’UDC. si il y a dénonciation c’est la tête d’entrepreneurs et patrons qui risque de tomber car ils emploient et sous paient des êtres humains au NOIR …
Mais bien sur c’est mieux de ne pas dénoncer l’hypocrisie et l’injustice que doivent affronter ces jeunes après avoir vécu plusieurs années en Suisse.
Les laisser aller à l’école avec rien à la fin ou alors leurs donner une chance d’être régularisé et avoir un avenir ??
C’est quoi la meilleur solution ?

Écrit par : Nicky | 25/05/2013

De toute façon se sont les enfants qui trinquent… avez-vous vu temps présent sur ce sujet ?
Ces jeunes sans-papiers sont condamnés, après leur scolarité obligatoire menée en Suisse, à tomber dans la clandestinité ou à retourner dans leur pays d’origine, qu’en général ils ne connaissent pas. S’ils sont découverts c’est BERN qui décide de donner l’autorisation de rester ou pas et pas l’UDC. si il y a dénonciation c’est la tête d’entrepreneurs et patrons qui risque de tomber car ils emploient et sous paient des êtres humains au NOIR …
Mais bien sur c’est mieux de ne pas dénoncer l’hypocrisie et l’injustice que doivent affronter ces jeunes après avoir vécu plusieurs années en Suisse.
Les laisser aller à l’école avec rien à la fin ou alors leurs donner une chance d’être régularisé et avoir un avenir ??
C’est quoi la meilleur solution ?

Écrit par : Nicky | 25/05/2013

Au dela du sort souvent tragique des immigrants et particulièrement de leurs enfants, encore que j'aie de la peine à imaginer le sens des responsabilités de parents qui entraînent avec eux leurs enfants dans les risques que comportent toute aventure migratoire illégale, le problème juridique posé par la scolarisation "illégale" de ces enfants ce n'est pas leur scolarisation en tant que telle mais bien la pratique de détournement des lois érigée en système qu'essaient délibérément d'imposer les milieux défendant sans nuance la migration.

D'abord on dit ces enfants n'ont pas le droit d'être là, certe, mais soyons humains. Offrons leur les droits auxquels tout enfant devrait avoir droit. Ce qui est juste en soi.

Mais ensuite, ces mêmes milieux disent, quelques années après, vous voyez maintenant ils sont intégrés, ce n'est plus humains de les faire repartir. Leurs parents et eux-mêmes doivent avoir le droit de rester ici. Ce qui est juste aussi.

Mais au final, cette pratique et cette manière de voir les choses, ne revient à rien d'autres que de permettre aux migrants de venir et s'installer en toute illégalité, cela devient un système mis sur pied pour permettre une immmigration "de fait" en dehors de toute légalité. C'est cela qui ne va pas.

Les immigrants ne me posent en soi aucun problème, ils ne sont pas responsables et leur quête d'un monde meilleur est légitime.

Mais ce que je n'accepte pas, ce sont ces pratiques éminemment hypocrites et roublardes des milieux de la bonne conscience, souvent roses verts, qui sous couvert de légitimité morale supérieure (qui reste d'ailleurs à démontrer) croient que l'on peut faire ce que l'on veut avec les lois dans une démocratie comme la nôtre.

Les propos de Mr Barbey sont d'ailleurs explicites à ce sujet lorsqu'il dit, "qu’importe l’origine ou la conformité avec la loi" ou pire " Il faut respecter les lois lorsque cela est nécessaire" ah bon ? parce que dans une démocratie comme la nôtre il ne serait parfois pas NECESSAIRE de respecter les lois...? Vos propos sont effrayants...

les bonnes consciences de tous les bons commentaires que l'on lit ici devraient tout de même se rappeler que lorsqu'un groupe, quel qu'il soit, commence à prétendre que les lois ne sont pas là pour être respectées et que l'on peut délébérèment les contourner lorsqu'elles ne conviennent pas à nos objectifs politiques, sont déjà en train de faire les premiers pas de la DICTATURE, qui elle n'a jamais commencé autrement que par la violation des lois.

Les immigrés et les enfants scolarisés, ce n'est pas le problème, sans cette volonté de la gauche et des milieux qui vivent professionnellement de l'immigration d'imposer ce système d'immigration de fait, sans doute qu'il y aurait bien moins de citoyens en Suisse pour s'y opposer, que les relations seraient beaucoup plus pacifiques et ces enfants d'immigrés grandiraient en paix sans être stigmatisés.

Ainsi ceux qui désignent les "méchants" sont eux-mêmes clairement responsables de cette détestable situation car ce sont eux-mêmes qui la provoquent et en mettent en place les conditions.

Écrit par : quidam | 25/05/2013

Pourquoi ne pas lire sur Facebook le communiqué de l’intéressé lui-même ?


Illégalité dans l’Etat de Droit

Communiqué

Suite à certaines affirmations dans les médias, je tiens à spécifier clairement ma position concernant les personnes résidant illégalement sur le territoire Suisse :

Il n’a pas existé, n’existe pas et n’existera jamais de directive du DFS valaisan interdisant aux enfants de sans-papiers d’être scolarisés ou demandant aux enseignants ou aux directions d’école de dénoncer les personnes résidant illégalement sur le territoire Suisse. Le mandat des enseignants et d’enseigner et non pas de récolter les données privées de leurs élèves en se muant en investigateurs et délateurs.

Le problème de l’illégalité juridique reste cependant posé. Si l’état de Droit veut vraiment garantir le droit des enfants d’illégaux, il doit veiller à leur donner un statut juridique précis. Dans le cas de l’asile, il peut décréter une admission provisoire, un cas de rigueur, le statut de réfugié ou le renvoi. D’être situés dans un cadre juridique reconnu permet à ces enfants d’être protégés en cas d’abus, de maladie ou d’accident grave.

Que l’Etat n’ait pas accès aux données récoltées par certains organismes de l’Etat (AVS, assurances sociales etc.) concernant des personnes en situation d’irrégularité est difficilement compréhensible, car cela l’amène (et avec lui les contribuables) à payer des contributions sociales pour des personnes dont il feint d’un autre côté d’ignorer l’existence.

L’Etat doit faire respecter la loi sur tout son territoire et clarifier le statut de ceux qui y résident, car l’incertitude dans laquelle vivent les personnes en situation illégale et leur crainte constante d’être découvertes représente une tension psychologique constante qui les ronge de l’intérieur. Vouloir les maintenir dans l’illégalité en niant leur existence est indigne d’un Etat de Droit et ne représente pas une preuve d’humanité.

Oskar Freysinger
Conseiller d’Etat et conseiller national

Écrit par : Victor Winteregg | 25/05/2013

Je trouve lâche et mesquin la dénonciation des enfants sans papier."Ce que vous faites au plus petit d'entre nous, c'est à moi que vous le faites".
Cette idée qui a pu germer dans l'esprit d'un dirigeant va à l'encontre de la Déclaration des droits de l'Enfant.

Quant à la chasse des personnes sans papier, faisons confiance à Oskar Freysinger, chef de la Police, il mettra tout en oeuvre pour faire respecter la loi.

Et la loi est inflexible. Il est donc inutile de rajouter dans son communiqué "leur crainte constante d'être découvertes représente une tension psychologique constante qui les ronge de l'intérieur". (il y a deux fois le mot "constante"). Pour pratiquer la psychologie, (ce n'est pas ce que nous demandons à un chef d'Etat) il faut un minimum de connaissances comme pour élaborer un texte.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 25/05/2013

Je trouve lâche et mesquin la dénonciation des enfants sans papier."Ce que vous faites au plus petit d'entre nous, c'est à moi que vous le faites".
Cette idée qui a pu germer dans l'esprit d'un dirigeant va à l'encontre de la Déclaration des droits de l'Enfant.

Quant à la chasse des personnes sans papier, faisons confiance à Oskar Freysinger, chef de la Police, il mettra tout en oeuvre pour faire respecter la loi.

Et la loi est inflexible. Il est donc inutile de rajouter dans son communiqué "leur crainte constante d'être découvertes représente une tension psychologique constante qui les ronge de l'intérieur". (il y a deux fois le mot "constante"). Pour pratiquer la psychologie, (ce n'est pas ce que nous demandons à un chef d'Etat) il faut un minimum de connaissances comme pour élaborer un texte.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 25/05/2013

Bande de naïfs vous n'avez toujours pas compris que les enfants sont instrumentalisés pour que les parents puissent rester en Suisse. Mon fils qui a le malheur d'avoir des parents qui sont établis de manière régulière en Suisse n'a cessé d'avoir des problèmes à l'école à avec des enfants de clandestins et quand nous nous sommes plaint à son enseignant il nous a répondu que si dénoncions à la police les actes commis par les enfants de clandestins leur parents risquaient d'être expulsés. C'est ça le respect des lois en suisses enseigné à l'école ?

Écrit par : norbertmaendly | 26/05/2013

L'exemple vient d'en haut. Comme Oskar Freysinger sur la photo ci-dessus déployant son bras à l'horizontal, deux jeunes citoyens parmi les 615 nouveaux à Viège ont prêté serment en faisant le salut nazi devant lui.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 15/06/2013

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Écrit par : george | 18/06/2013

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Écrit par : annette | 18/06/2013

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Écrit par : george | 18/06/2013

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Écrit par : george | 18/06/2013

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Écrit par : annette | 18/06/2013

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Écrit par : george | 18/06/2013

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Écrit par : annette | 18/06/2013

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Écrit par : annette | 18/06/2013

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Écrit par : marie | 18/06/2013

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Écrit par : marie | 18/06/2013

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Écrit par : marie | 18/06/2013

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Écrit par : george | 18/06/2013

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Écrit par : cyrien | 18/06/2013

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Écrit par : cyrien | 18/06/2013

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Écrit par : marie | 18/06/2013

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Écrit par : marie | 18/06/2013

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Écrit par : annette | 19/06/2013

Les commentaires sont fermés.