Gregoire Barbey

09/09/2013

Sébastien Kaech: la passion de Genève

Interview, 09.09.13

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Sébastien Kaech. Le vice-président du PDC Versoix est candidat au Grand Conseil.
Il espère réussir à motiver les jeunes à voter pour lui. Et à s'engager politiquement.

 

Sébastien Kaech est vice-président du PDC Versoix et secrétaire général de la Clinique des Grangettes. Candidat au Grand Conseil sur la liste du PDC, il mène une campagne tambour battant dans tout le canton. A 32 ans, il espère pouvoir rallier à lui, tant les votes des jeunes, qui ne s’impliquent pas suffisamment en politique selon lui, que ceux qui souhaitent soutenir un nouveau candidat. Véritable passionné de Genève, il est le créateur de la page Facebook «Genève/Geneva» qui compte aujourd’hui plus de 26'000 fans. La Tribune de Genève lui avait d’ailleurs consacré un portrait lorsque les 25'000 «j’aime» avaient été atteints. A l’occasion des élections cantonales du 6 octobre, Sébastien Kaech a accepté d’en dire un peu plus sur lui. Entretien.

 

Vous êtes au PDC depuis 3 ans. Pourquoi avoir choisi ce parti plutôt qu’un autre?

Je n’avais pas de famille politique prédisposée. J’ai donc comparé les différents partis représentés à Genève pour voir lequel me correspondait le plus. Si je partage la notion de redistribution des richesses avec les socialistes et celle d’économie forte avec les libéraux-radicaux, ces deux formations me paraissaient trop figées par rapport à mes propres positions. Les démocrate-chrétiens défendent justement ces deux aspects qui me sont chers tout en étant plus consensuels. C’est pour ça qu’en 2010 j’ai adhéré à la section du PDC Versoix. Par la suite, j’ai collaboré à la campagne municipale du PDC Ville de Genève avec son président, qui était à l’époque Alain de Kalbermatten. C’est à ce moment que j’ai eu l’occasion d’apprécier la politique de terrain et de réaliser que le PDC était bien le parti qui me correspondait.

 

Qu’est-ce qui vous amène à vous présenter à ces élections?

Il y a plusieurs raisons. Je désire, tout d’abord, être un acteur pour le bien des citoyens de Genève. Apporter en quelque sorte ma pierre à l’édifice. Et je trouve particulièrement important qu’il y ait des jeunes qui s’engagent en politique. Il y en a actuellement trop peu et c’est véritablement un déficit conséquent pour la collectivité. Les jeunes représentent l’avenir et ce sont eux qui dirigeront demain la société. Mais aussi, être une force de proposition et combattre les clivages gauche-droite qui, actuellement, bloquent le développement de notre canton. C’est essentiellement pour tout cela que je m’implique personnellement.

 

Quand vous dites «pour le bien des citoyens de Genève», ne pensez-vous pas que tous les candidats répondraient la même chose? Qu’est-ce qui fait que vous, Sébastien Kaech, vous vous présentez pour le Parlement cantonal?

Je suis passionné par Genève et j’aime écouter les gens. Je suis une personne de terrain. C’est ce côté humain qui me plait et m’a toujours plu dans la politique. Mais au-delà de cela, je sens un certain nombre de tensions parmi les Genevois. Ceux-ci me semblent déçus de la politique menée actuellement et du manque de parler vrai. Ce qui peut alors me différencier, c’est cette proximité que j’ai vis-à-vis des citoyens et ce besoin de répondre clairement à leurs attentes. Je ne veux pas que Genève devienne un lieu où seuls les hauts revenus comptent pour la collectivité et où la classe moyenne est marginalisée. Tous les citoyens doivent pouvoir vivre confortablement et terminer le mois sans devoir se serrer la ceinture.

 

Qu’est-ce qui vous différencie des autres candidats, à votre avis?

Honnêtement, je ne connais pas tous les profils des candidats. Mais, si je devais utiliser trois adjectifs, je dirais: fédérateur, vrai et travailleur. Mais quoi qu’il arrive – que je sois élu ou non –, je prends énormément de plaisir à mener ma campagne. C’est l’occasion pour moi de faire des rencontres passionnantes, que je ne ferais pas en temps normal. J’en garderai un excellent souvenir.

 

Mais tout ça, c’est de la communication… Qui êtes-vous, au fond? Il y a bien une raison qui vous pousse à vouloir vous engager politiquement!

Parler de mon parcours n'est pas l'exercice le plus aisé pour moi mais cela a contribué à être qui je suis aujourd'hui. Pour être franc, je me suis toujours battu pour m’en sortir. A 15 ans, j’ai quitté le domicile de mes parents. A partir de là, j’ai réalisé qu’il me fallait devenir autonome. J’ai donc commencé à travailler dans la restauration. Et j’ai effectué aussi divers autres petits jobs. Je me suis débrouillé tout seul et j’ai économisé pour effectuer une formation de gestionnaire de commerce dans une école privée. Une fois mon papier en poche, j’ai été engagé dans un cabinet d’avocats comme secrétaire. Je désirais ardemment montrer qu’un jeune dénué d’un cursus traditionnel pouvait s’en sortir et percer.

 

Donc la politique, ce n’est pas par hasard?

Non, bien évidemment. La volonté tient – à mon avis – un rôle important dans l’évolution de chacun, mais c’est aussi une nécessité en politique. C’est cette force qui me pousse à m’engager afin d’être au plus  proche des besoins des gens.

 

Et si vous deviez vous décrire brièvement d’un point de vue politique, que diriez-vous?

Je suis, pour ainsi dire, un vrai centriste. Je partage les valeurs traditionnelles d’une économie forte et d’une juste redistribution. Selon moi, le centre est l’avenir dans la mesure où les clivages gauche-droite perdent leur sens. Mais pour ce faire, il doit aujourd’hui, et j’en suis certain, être plus combattant et novateur dans ses positions.

 

Interview: Grégoire Barbey

 

Vous êtes candidat et n’avez encore jamais été élu au Grand Conseil? Si vous désirez également être interviewé, vous pouvez me contacter sur ma page Facebook en cliquant ici, ou me joindre par courriel à l’adresse gregoire.barbey@gmail.com.

 

11:30 Publié dans Elections du 6 octobre, Journalisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

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