Gregoire Barbey

12/12/2013

Facebook et les nouveaux conseillers d'Etat

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Conseil d'Etat. La quasi-totalité du collège est présent sur Facebook. Seul le MCG Mauro
Poggia demeure absent. La nouvelle législature va modifier les habitudes de communication.


Les réseaux sociaux ont été très exploités lors de l'élection au Conseil d’Etat. La plupart des candidats y ont mené une campagne active (hormis François Longchamp et Mauro Poggia) lors du second tour. Les résultats tombés, on s’imaginait volontiers les nouveaux élus prendre de la distance avec Facebook. Ce n’est pourtant pas le cas, à l’image de Luc Barthassat et Serge Dal Busco, tous deux PDC, qui ont conservé les mêmes habitudes. Les deux nouveaux ministres démocrates-chrétiens continuent à communiquer ponctuellement sur la plateforme virtuelle. D’autres ont changé leur rapport au réseau social. C’est le cas d’Antonio Hodgers qui continue de poster des publications avec une certaine distance rédactionnelle. Là où l’on a connu l’ancien conseiller national vert se répandre volontiers en longs débats, son habit de conseiller d’Etat semble lui commander retenue et neutralité.

 

La page de la socialiste Anne Emery-Torracinta reste quant à elle relativement peu active. Sa campagne virtuelle n’a d’ailleurs pas été l’une des plus marquantes, bien qu’elle ait au moins fait acte de présence, contrairement à son collègue Mauro Poggia qui lui s’est essayé à Twitter sans grande conviction. Demeurent Pierre Maudet et François Longchamp. Le premier se montre relativement actif, publiant sur sa page dédiée des publications en lien avec ses actions politiques. Il utilise également son propre site internet pour véhiculer de rares prises de position. Le second, maintenant président du Conseil d’Etat, a confié à ses amis avoir créé un compte que pour ne pas voir quelqu’un d’autre subtiliser son identité. Son profil est donc totalement inactif, à part quelques petites apparitions expresses agrémentées d’un commentaire concis.

 

Quand bien même certains élus ont réévalué leur rapport aux réseaux sociaux, la présence de la quasi-totalité du collège (à l’exception du MCG Mauro Poggia) est une première. La précédente législature était moins généreuse en matière d’activité virtuelle: Michèle Künzler et Pierre Maudet ont été longtemps les seuls à posséder un compte Facebook. Jusqu’à la campagne, où Isabel Rochat et François Longchamp s’y sont mis eux aussi. Du coup, il sera d’autant plus intéressant de regarder l’évolution des habitudes des ministres sur leur compte respectif. Vont-ils communiquer différemment, quitter le réseau durant la législature, ou adopter une ligne directrice dans leur façon d’interagir sur le web? Nul ne peut encore le dire. Mais il est certain qu’il s’agit-là d’une nouvelle façon de voir et d’approcher le pouvoir. Sa présence personnelle sur le net est une étape importante et significative des changements induits par l’omniprésence d’internet dans nos vies. A suivre!

 

Grégoire Barbey

22:58 Publié dans Genève, Politique, Post-élection du 10 novembre, Suisse | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | | | |

Commentaires

Je profite de votre billet pour remercier les Conseillers d'Etat qui sont joignables par mail. C'était impossible avec M. Unger. Il fallait se plier à un formalisme excessif qui rallongeait d'autant le traitement des objets.

Écrit par : Pierre Jenni | 13/12/2013

Bonjour,
Je suis très sceptique sur tous ces soi-disant réseaux sociaux, en fait une création mercantile d’américains aux connaissances réelles limitées, le plus souvent incultes, mais en fait servant indirectement à la surveillance des faits et gestes des citoyens du monde.
Après plus de quarante années passées avec cette technologie informatique qui nous apporte cependant beaucoup d’avantages, je vois plutôt un grand danger dans ces « réseaux sociaux », dont les dérives bien connues n’ont pas besoin d’être rappelées ici. Je m’étonnerai toujours de la certaine naïveté des gens qui ne voient que du positif dans ce dispositif volontaire nous permettant de nous cerner de toutes parts !
D’autre part, soyons clair : la plupart du temps, ces « politiques » font tenir leurs comptes (Facebook, Twitter etc.) par des tiers affidés et leurs prises de position ne reflètent pas nécessairement leur vraie pensée. Il ne s’agit que de leurres et surtout d’apparaître comme « moderne », alors qu’ils ne sont tout au plus que des aventuriers ne sachant où ils vont.
Bienheureux ceux qui s’y fient de bonne foi jusqu'au jour de la grande déception.
Je ne suis pas dupe toutefois, car en écrivant ce commentaire sur un blog de la Tribune de Genève, je participe aussi un peu en fait du phénomène que je décrie !

Écrit par : simonius | 14/12/2013

Un d'eux allait soutenir leur idéologie, voilà ce qu'il s'y passe ;

http://www.youtube.com/watch?v=6GdwQOMqPqQ

Documentaire filmé à Gaza

Écrit par : Corto | 15/12/2013

Corto. T'es vraiment une brute épaisse. Mais tu manquerais si t'étais pas là.
Le lien que tu nous donnes, je me suis fait un devoir de le regarder jusqu'au bout et heureusement qu'il ne dure pas trop...
Mais nous assistons malheureusement à une portion marginale et artisanale, si j'ose dire, de violence envers les animaux. Je recommande son corolaire à échelle industrielle. Earthlings. 95min, à vous de faire l'effort jusqu'au bout.www.youtube.com/watch?v=qsQhQTyOKMI

Écrit par : Pierre Jenni | 15/12/2013

C'est le nez plongé dans les dossiers urgents (et c'est pas ce qui manque) que je veux les voir les conseillers d'état, pas sur leur compte fessebouk ou autres... On bouffe deja assez de blabla comme ca, des actes et des résultats, c'est ca qu'on leur demande!

Écrit par : Pierre Roche | 16/12/2013

Disons, que quand on se dit "écolo" et soutenir des régimes qui traitent également des humains comme ils le font avec des veaux payés par l'union européenne, il y a à réfléchir !

Écrit par : Corto | 16/12/2013

N'oublions pas que plus de 800 opposants au hamas ont été massacrés à la machette et à la kalachnikov les mains attachées dans le dos et que l'on voit qu'ils traitent les animaux en leur crevant les yeux comme dans me documentaire, on a dû certainement se tromper en votant pour de tels personnages !

Écrit par : Corto | 16/12/2013

Arnaque à Gaza: pendant qu’Israël sauve la vie de Gazaouis, les pro-palestiniens organisent une vaste escroquerie…


Où comment abuser les crédules et organiser une escroquerie et se faire de l’argent sur le dos de ceux qu’ils prétendent soutenir et aux dépens comme d’habitude d’Israël qui vient de sauver des dizaines de milliers de vies d’habitants de la bande de Gaza.


L’association dite humanitaire « Miles of Smiles », qui a déjà mené une mission à Gaza en 2012, en propose une nouvelle du 2 au 10 janvier 2014.

Le tourisme Humanitaire vers Gaza très à la mode va bientôt détrôner celui des pyramides et des sphinx d’Egypte.

Voici ce qui est demandé à chaque candidat intéressé par ce voyage « pseudo humanitaire » (vu sur le site CAPJPO-EuroPalestine )

Chaque participant doit :

Envoyer une photocopie de son passeport

• Verser un minimum de 3000 dollars (2200 euros) sous forme de don qui sera versé à la population de Gaza

• Verser 450 euros (600 dollars) aux coordinateurs du convoi afin de couvrir les frais de logement, nourriture et transport.

• Se payer son propre billet d’avion ( prix moyen 550 euros )

• Soit un total 3200 €, une belle arnaque.

C’est une combine qui flirte avec la légalité. Et qui abuse de la bonté des crédules.

Le problème, c’est que l’organisateur de cette collecte, n’a rien d’une œuvre de charité, mais agit comme une une SARL à but lucratif.

Son objectif est de revendre les dons qu’elle récupère en prétextant qu’il s’agit « d’une grande collecte pour les miséreux palestiniens ». Et en abusant ainsi de la naïveté des donateurs qui croient participer à une opération de solidarité.

De nombreux pays ( USA, Canada, Danemark, Allemagne, Hollande, Australie…) ont révélé les liens financiers entre le terrorisme et les associations pro-palestiniennes européennes. Celles-ci contribuent au financement du terrorisme et participe à la collecte des fonds pour les familles des terroristes suicides du Hamas.

Pire on s’aperçoit également que les contribuables européens financent par leurs gouvernements et à leur insu des ONG pro-palestiniennes douteuses voire terroristes. .

Les autorités allemandes, néerlandaises et danoises ont déjà été amenées à prendre des mesures contre les associations pro palestiniennes dans leur pays, pour avoir financé des proches du Hamas. Cela s’inscrit dans le prolongement de l’inclusion par l’Union européenne du Hamas dans sa liste des organisations terroristes.

Qu’attend Le gouvernement français pour créer une commission d’enquête afin d’étudier les liens financiers entre ces prétendues ONG et les organisations terroristes palestiniennes?


Israël envoie à la centrale électrique de Gaza du fuel payé par le Qatar, des tonnes de biens, du matériel d’urgence et autorise des exportations de fraises, fleurs et épices.


Si la seule centrale électrique de Gaza qui produit 30 % de l’électricité utilisée par les Gazaouis, le reste venant surtout d’Israël et pour une petite part d’Egypte, ne fonctionnait plus depuis le 1er novembre, c’est que le Hamas ne pouvait payer les taxes éxigées sur les livraisons de fuel par l’Autorité palestinienne…Face aux inondations causées à Gaza par le mauvais temps qui sévit actuellement dans la région le Qatar a offert du fuel qui permettra à cette centrale de redémarrer. Israël a transféré aussitôt ce fuel, ainsi que des tonnes de biens divers, dont du matériel d’urgence pour la Croix Rouge, par le passage de Kerem Shalom. Et autorisé depuis Gaza l’exportation de fraises, fleurs et épices pour les marchés européens.

Les Gazaouis privés de 30% de leurs besoins en électricité par l’Autorité palestinienne, Israël en fournit quelque 70 %

La seule centrale électrique de la Bande de Gaza ne pouvait plus produire d’électricité depuis le 1er novembre dernier. Non pas pour cause de « blocus », Israël laissant y entrer des tonnes de bien divers, dont du fuel utilisé par cette centrale. Mais parce que l’Autorité palestinienne exigeait du Hamas, au pouvoir à Gaza, qu’il paie des taxes très élevées sur les livraisons de fuel.

Cette centrale produit 30 % de l’électricité nécessaire aux Gazaouis, Israël en fournissant près de 70 % et l’Egypte le reste. Une réalité peu connue et pourtant importante qui dément les affirmations sans fondement prétendant que l’Etat hébreu étranglerait ce territoire d’où il s’est entièrement retiré en 2005, le Hamas ayant été porté au pouvoir par le vote de ses habitants, puis l’ayant confisqué. Car il n’y a pas eu d’élections depuis lors, pas plus que dans les Territoires gérés par l’Autorité palestinienne, d’ailleurs.

A titre d’exemple, en février dernier des ingénieurs de la Compagnie d’Électricité israélienne, protégés par des soldats de Tsahal qui assuraient leur sécurité, ont effectué des travaux de rénovation et d’amélioration sur les lignes électriques souterraines fournissant le nord de la Bande de Gaza en électricité, soit 15.5 Megawatts et environ 10 % de ce qu’Israël fournit quotidiennement aux Gazaouis

La centrale fonctionne avec du fuel qu’Israël fait entrer dans la Bande de Gaza, fuel payé par l’Autorité palestinienne qui reçoit des millions en subventions notamment occidentales. Or, celle-ci exige du Hamas un paiement de taxes prohibitif ne pouvant être acquitté. D’où la fermeture de cette centrale le 1er novembre dernier. Or, compte tenu des inondations, de l’évacuation de quelque cinq mille Gazaouis de chez eux, des dégâts causés dans la Bande de Gaza par les intempéries de ces jours derniers le Qatar a offert du fuel pour que la centrale puisse redémarrer. Fuel acheminé par Israël par le passage Kerem Shalom dont les heures d’ouverture ont été prolongées pour ce faire- un million 2 de litres ayant transité le 15 décembreaprès les 450.000 litres ayant permis de redémarrer la première turbine -. Heures d’ouverture prolongées et ouverture du passage Kerem Shalom exceptionnelle le13 décembre ayant permis de faire entrer également cent-dix tonnes de gaz de cuisine. Une autre livraison dedeux cents tonnes se faisant le 15 décembre, des biens divers, dont du matériel d’urgence pour la Croix-Rouge , des pompes pour évacuer l’eau sont entrés par Kerem Shalom.

Le Qatar doit également envoyer un navire transportant du fuel qui sera débarqué au port israélien d’Ashdod, puis acheminé par Israël ce qui est fait régulièrement par des organisations internationales reconnues qui veulent envoyer divers biens dans la Bande de Gaza. Organisation courante des transferts de biens qui démontre, si besoin était, la nature purement politicienne et diffamatoire d’opérations mises sur pied par divers anti-israéliens virulents extérieurs, à l’instar des organisateurs des « Flottilles », qui, loin de rechercher des solutions, font tout pour enflammer la situation, portant tort à ceux qu’ils prétendent aider.

L’agence de presse palestinienne Maan News note également que « huit camions chargés de fraises, de fleurs et d’épices vont quitter la Bande de Gaza pour transporter ces marchandises sans des pays européens » .Du ciment et des graviers permettant de construire dans le cadre de projets internationaux pourront également entrer dans la Bande de Gaza. Des restrictions avaient été imposées récemment après la découverte de tunnels construits par des Gazaouis, pénétrant en Israël, à des fins terroristes…

Quant à la fermeture par l’Egypte de bon nombre de tunnels de contrebande avec la Bande de Gaza, si elle a stoppé l’entrée de produits comme du gaz de cuisine, qui n’était d’ailleurs pas de bonne qualité, elle a eu pour conséquence très bénéfique de stopper l’entrée d’armement dans la Bande de Gaza…

La morale de cette histoire est évidente…

Écrit par : Corto | 17/12/2013

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