Gregoire Barbey

16/07/2014

Le grand défi d'un site indépendant: Politeia.ch

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Aujourd'hui, je suis particulièrement heureux. Politeia.ch continue d'avancer (certes pas très vite par manque de temps et de moyens) grâce notamment à la qualité du travail de ses contributeurs. Lesquels méritent amplement un grand remerciement de ma part. Pas évident, c'est sûr, de se faire une place crédible dans un marché saturé. C'est un travail quotidien, à côté de mon emploi fixe à 100%, qui nécessite plusieurs heures et de l'énergie. Ainsi que de la passion, évidemment!

 

La passion de donner aux autres la possibilité de lire des informations et des analyses qu'ils ne liront pas forcément ailleurs. La passion de donner la parole à des opinions différentes voire carrément contraires. Cela a un coût, et j'essaie de m'en acquitter humblement. Il faut de la patience, de l'acharnement, de l'ambition. Il importe aussi de poser sa marque, de créer l'envie, de susciter l'intérêt, de permettre le débat. Pourquoi quelqu'un écrirait sur Politeia s'il peut donner son texte à un journal concurrent, au bénéfice de dizaines de milliers de lecteurs? C'est ce défi-là que ce site doit relever, un défi de taille dans un marché déterminé par des différences linguistiques et par des intérêts locaux divergents.

 

Ce sont ces obstacles qui rendent le développement de Politeia encore plus passionnant. C'est une aventure unique, fabuleuse. Il n’est pas possible de concurrencer l’information brute («hard news») pour une plateforme telle que Politeia. C’est sur d’autres aspects qu’il me faut rendre ce site attrayant et unique. Et ce n’est pas une mince affaire, bien au contraire! Pour l’heure, le site possède déjà une centaine d’articles. Des textes qu’on ne lirait probablement pas ailleurs, ou alors éventuellement sur des blogs. Ce sont des écrits de qualité, sélectionnés et publiés dans le but d’offrir aux lecteurs des perspectives sur des sujets précis. La politique, c’est aussi partager son avis, les votations ont des enjeux, et les acteurs concernés ont le droit à la parole. A côté, il y a des journalistes qui contribuent aussi à donner des informations aux lecteurs. D’autres viendront sans doute rapidement, puisqu’ils ont la possibilité d’y publier des sujets que leur rédaction n’a pas souhaité, tout en disposant d’un anonymat garanti pour ne pas les mettre en porte-à-faux avec leur employeur.

 

Quel bonheur que de voir les articles de Politeia circuler sur les réseaux sociaux, permettant des débats parfois vifs, toujours intéressants. C’est fantastique et c’est aussi grâce à celles et ceux qui prennent le temps d’en lire le contenu. Merci à toutes ces personnes. Plusieurs projets sont en cours de développement pour améliorer le site, sa visibilité et son positionnement, ainsi que sa production de contenu. La patience est de mise, pour des raisons d’emploi du temps professionnel. Mais le cœur et l’esprit y sont, la passion aussi. J’y consacre du temps tous les jours, depuis trois mois déjà, et je ne cesserai pas de le faire. Car maintenant, qu’on le veuille ou non, Politeia est déjà dans beaucoup de têtes. Et ça, c’est fantastique!

 

Grégoire Barbey

14:45 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Commentaires

Bravo pour ce site que j'apprécie et que je parcours régulièrement. Continuez ainsi ça en vaut la peine. Les sites politisés sont souvent de nature partisane et idéologique. Politeia au contraire est ouvert au dialogue et au consensus, vertu helvétique par excellence.

Écrit par : Félix WEBER | 16/07/2014

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