Gregoire Barbey

12/01/2017

L'arrêt maladie, un sujet (presque) tabou

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L'arrêt maladie, c'est un sujet difficile à aborder, presque tabou. Surtout lorsque la cause du mal ne saute pas immédiatement aux yeux et que la convalescence dure. Ceux qui s'absentent longtemps seraient forcément des profiteurs, ou des feignants. Il y a rarement un entre-deux dans l'opinion des gens à ce sujet. Alors, nombreux sont ceux qui vivent pareille situation et se taisent, de peur d'être catalogués, conspués, vilipendés, méprisés, refoulés.

Dans notre société productiviste, il est difficile d'être mis à pied. Puisque chacun doit produire, d'une manière ou d'une autre, ceux qui ne peuvent plus le faire momentanément sont poussés à la marge. La situation est encore plus délicate lorsqu'un licenciement intervient durant cette période. L'estime de soi est rarement à son apogée à ce moment précis, et ça n'améliore évidemment pas l'état général. C'est un engrenage difficile, qui impose d'utiliser toute son énergie pour faire face, et garder la tête haute.

La maladie n'est pas toujours visible. Souvent, il s'agit d'une affection psychologique. Les facteurs sont divers et variés, mais les symptômes sont presque toujours les mêmes. Les premiers concernés ne sont d'ailleurs pas toujours les premiers avertis. Dépression, burn out, des maladies reconnues et pourtant bien difficile à expliquer. Parce ceux qui en sont atteints ne s'en rendent pas forcément compte immédiatement. L'épuisement est en général mis sur le compte d'un manque de sommeil. La baisse de moral est perçue quant à elle comme un état passager. Rien de bien grave en somme. Jusqu'au jour où. Jusqu'à cet instant où tout se brise, y compris la volonté. Où le corps dit stop, avec une rare violence. Lorsque, même addict au travail, la concentration s'estompe, les angoisses prennent le dessus, les jambes tremblent.

Une véritable descente aux enfers. On se dit que tout va bien, qu'il faut dormir un peu plus, manger plus sainement, se ménager davantage. On s'accroche, on refuse de céder. On met encore plus de cœur à l'ouvrage, histoire de ne pas regarder les choses en face. On dort de moins en moins, on s'oublie. Puis l'on se retrouve aux urgences une fois. Deux fois. Les attaques de panique se multiplient. Parce que l'épuisement, lui, ne vous oublie pas. Au contraire. Il s'installe, et le corps tente de l'exprimer à la conscience. Les mises en garde se manifestent, d'abord timidement, puis avec de plus en plus de force. A ce moment-là, il est déjà trop tard. On s'aperçoit que l'on est déjà sur ses rotules sans l'avoir réalisé plus tôt. Et comme l'on est toujours plus intelligent après, on culpabilise. Il y avait des signaux. Des alertes. Pourquoi ne pas y avoir prêter attention?

Alors, la chute est amorcée, inévitable. Il faut admettre ses faiblesses, ce qui est sans doute le plus difficile, parce que le déni est un compagnon rassurant, confortable. On en est encore à se dire que ça va passer. Le temps passe effectivement mais les symptômes demeurent, s'intensifient. On accepte le congé d'une semaine délivré par son médecin. On se promet que le retour sera rapide. On ne pense toujours qu'au travail, qu'à la reprise. Mais l'épuisement est là, bien ancré. Et soudain, on se relâche, on prend conscience. Panique. Qu'en dira-t-on? Quelles seront les conséquences? Il est pourtant trop tard pour y penser.

Je crois que le plus dur, c'est de le reconnaître, d'accepter qu'on en est arrivé là, et qu'il faut du temps pour s'en sortir. A ses proches, on ne montre que le sourire. En public, on s'efforce d'avoir bonne mine. Mais comme c'est compliqué, on se renferme, on se cache dans sa grotte, tel un animal blessé. On a honte. On s'en veut. On finit par perdre la parole, parce qu'il semble impossible d'expliquer ce que l'on ressent, ce que le corps exprime de façon si particulière. Les insomnies, les journées à ne faire que dormir, les pensées noires, l'envie de partir loin, ou de partir tout court. S'installe alors la dépréciation de soi, l'impression d'avoir perdu ses compétences, sa vitalité, ses ambitions. Là encore, l'idée de reprendre rapidement demeure.

Vient la véritable cassure. Ce moment où l'on se retrouve nu face à soi-même et qu'il n'est plus possible de faire autrement que d'admettre. S'ensuit alors une longue période d'absence. On est plus tout à fait la même personne. On végète, on titube. On aimerait pouvoir mettre tout ça de côté et repartir comme si de rien n'était. Le sommeil prend le pas et on finit par s'y jeter à cœur perdu. Disparition. Les amis vous appellent, restent sans nouvelle. Pourquoi le leur dire? La honte n'a pas disparu pour autant. Il faut s'autoriser du repos, pouvoir récupérer un minimum d'énergie. Parce qu'il faut ensuite se reconstruire, se soigner. Et cela exige un engagement de tous les instants. Il y a des hauts et des bas. On se sent parfois sur la pente ascendante, et l'on s'en réjouit. Puis revient la dégringolade. On a le sentiment de devoir tout recommencer. On s'en veut davantage encore, pour autant que cela soit possible.

Epuisé, vaincu, j'ai fini par accepter de me donner le temps. Encore aujourd'hui, c'est difficile. Il y a des jours où l'on ne fait qu'exclusivement dormir. D'autres où, au contraire, on se dit que ça va mieux, qu'on est sur la bonne voie. Il faut persévérer, ne jamais abandonner. Même lorsque des événements externes viennent compliquer la démarche de la guérison. En ce qui me concerne, j'ai été licencié durant mon arrêt maladie. L'estime de soi en prend un coup. On retombe, et il faut repartir de plus belle, pour ne pas avoir à tout recommencer.

Je n'ai jamais baissé les bras. Mon métier me manque, car c'est ma passion, ma raison d'être. Je n'ai jamais perdu de vue mon objectif. Et même dans cette situation, je reste combatif. Il y a cinq mois, mon ex-employeur a décidé de contester mon arrêt maladie, après m'avoir licencié par téléphone (il m'a fallu insister pour obtenir un entretien afin d'en parler de vive voix). Il a choisi de le faire unilatéralement, en cessant les versements des salaires, sans passer par l'expertise d'un médecin-conseil, bien qu'il me l'ait promis et que j'ai été assez naïf pour le croire pendant plusieurs mois. J'avais appris quelques semaines avant, en voulant faire les démarches auprès de l'assurance maladie afin, si nécessaire, de prendre une couverture individuelle, que ladite assurance ne couvrait plus l'entreprise, faute de paiement des primes.

Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir le soutien de l'Etat, qui me permet de payer loyer et assurance maladie, mais les arriérés s'accumulent. Et les angoisses grandissent. Aucune conciliation n'a été possible, malheureusement. Alors certaines factures s'empilent, et je ne puis ouvrir le courrier sans avoir la peur au ventre. Il me faut lutter pour obtenir gain de cause, même si c'est difficile. Lutter pour survivre, pour faire respecter mes droits. Et lutter pour à nouveau reprendre le travail que j'aime tant.

Si j'écris tout ça, c'est qu'il m'a fallu du temps pour comprendre. Pour admettre. Pour reconnaître qu'il n'y a pas de honte à être malade. Et pourtant, honteux je l'ai été. Je m'en suis caché. Il a fallu ces événements malheureux pour prendre conscience. Si cela vous arrive, ne faites pas la même erreur que moi. Qu'importe ce que peuvent en dire les gens, il n'y a que ceux qui sont confrontés à cela qui savent vraiment ce qu'il en est. Il m'en a coûté beaucoup d'écrire ces lignes, mais je l'ai fait avec une seule certitude: il n'y a pas de honte à être humain, c'est-à-dire faillible. Au contraire, ce n'est qu'en l'admettant que l'on peut s'améliorer. Et si j'ai bien appris quelque chose de tout cela, c'est qu'on peut toujours mieux se connaître, mieux se comprendre. Le chemin est peut-être encore long, mais au moins n'aurais-je plus à m'en cacher.

Imparfait je suis, oui, et alors?

Grégoire Barbey

14:09 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | | | |

Commentaires

Merci Grégoire, vos lignes sont écrites avec une telle simplicité et sincérité qu'on ne peut que vous en féliciter. Je vous souhaite un excellent rétablissement. Parfois il faut se donner du temps, c'est ce qui nous manque, à tous, le plus. Le temps de se prendre en considération.
Djemâa

Écrit par : djemâa | 12/01/2017

Bonsoir Monsieur,

Votre texte me renvoie à mon image dans le miroir.

Petit employé, j'ai été licencié par téléphone par le nouveau boss .fr d'une l'entreprise .ch et j'ai subi une dégringolade rapide et sans merci dans la maladie.

On ne remonte pas facilement en selle après en être tombé à +60 ans.

Heureusement, une entreprise de sécurité de l'avenue du M* a trouvé ma candidature et ma motivation suffisantes pour m'offrir un job, un revenu et une dignité.

Courage, Monsieur, prenez ce temps qui vous est imposé pour vous dorloter et vous "cocooner" ; rien n'est trop bon lorsqu'il s'agit de soi et de son bien-être émotionnel.

Kalen K.

Écrit par : Kalen K. | 12/01/2017

On devrait de plus en plus se demander pas seulement quoi faire quand on est malade, en aval, mais pourquoi on est malade, en amont.

Exiger des médecins cette démarche et les maladies graves dites dégénératives devraient être traitées également de façon psychanalytique afin d'aller rechercher de possibles traumatismes psychologiques, affectifs, peurs, etc., remontant jusqu'à la petite enfance.
Traitement psychosomatique qui devrait aujourd'hui aller de soi sans ignorer quant à la psychanalyse que ce n'est pas le montant des factures le plus élevé qui apporte la guérison ou délivrance sorte de "sortie d'Egypte psychique", de tels traumatismes.
La psychanalyse correspond, si on veut le dire ainsi, à une intervention chirurgicale psychique en même temps qu'une exaltante découverte de vie.
Pour prendre une image, on peut donner une purge de cheval à une personne habitée par un ténia et sortir nombreux anneaux mais tant qu'on ne parvient pas à atteindre la tête du ténia, telle l'hydre de Lerne, les anneaux se reforment
anneaux se reformant... métastases concernant les cancers.
On observe que de nombreuses personnes ayant fait une véritable cure psychanalytique se tournent ensuite vers le yoga.
Il existe une forme de yoga consistant à pratiquer la concentration intériorisée une ou deux minutes sur chacun de nos centres nerveux.
Mais par prévention, pour un bon équilibre source de santé pourquoi attendre d'être ou d'avoir été malade?
Pourquoi pas cet exercice psychophysique dès l'école?
Bon rétablissement et, à 01:55... bonne nuit sous les étoiles en attendant... la neige si Dieu veut.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/01/2017

Monsieur Barbey, ou plutôt Grégoire, merci et bravo pour ce témoignage important qui risque bien d'être le moment qui vous permettra de rebondir comme lorsqu'on touche enfin le fond de la piscine pour pousser du pied et remonter à la surface.
Personne ne pourra vous enlever vos qualités rédactionnelles et votre enthousiasme à exercer votre métier. Les plus fins viendront vous chercher car les plumes ne courent pas les rues.
Et votre expérience vous permettra d'aller à l'essentiel plus rapidement. Je me réjouis de vous lire à l'avenir, loin des flaflas et froufrous.

Écrit par : Pierre Jenni | 13/01/2017

Bonsoir Grégoire,

Votre témoignage est à la fois courageux et émouvant.

Il est courageux, car dans ce monde individualiste dans lequel nous baignons, il n'est pas évident de se mettre ainsi à nu, de laisser tomber sa pudeur pour exposer sa situation comme vous le faites, mais avec tout le talent qu'on vous connaît.

En ce début d'année, je vous adresse mes meilleurs vœux pour un prompt rétablissement et vous souhaite de rebondir très vite. Je me réjouis de vous lire dans un prochain billet !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 13/01/2017

Bonsoir à vous. Arrêt maladie, un sujet tabou - cela ne devrait pas.

"il m'a fallu du temps".
Oui et il en faut, pour apprendre à vivre avec les cicatrices de blessures infligées par des tiers, quand ces derniers ont agit en toute impunité.
5 mois c'est très court, angoisse et les factures sont autant de pression pour s'obliger à vite sortir la situation, par n'importe quel job alimentaire - pensez à être égoïste, à vous donner ce dont vous avez besoin.

En matière de réaction et quant à la honte -en voilà un corps étranger, mais retournez-la en miroir à cet ex-employeur. Vous êtes la victime d'un cadre-employeur sans éthique venu en Suisse pour le fric - c'est à lui d'avoir honte

Vous êtes le 2me journaliste à faire état des suites de son licenciement sur blog.tdg. Expériences de coups reçus, injustes, à ne pas porter seul, à partager. Pour ma part, jamais connu autant d'auteurs de délits & corruption qu'à Genève; plusieurs licenciements abusifs sans recours possible (pas touche à avocats, ni à executives corporate level). J'ai eu affaire à des cadres étrangers aux incompétences.. remarquables, dont ce fr incapable d'utiliser un ordi, dirigeant d'une business unit chez HPE.
Mon obligation d'assurer les factures, m'obligeait à tout accepter en la fermant. on repousse toute défense, on enfouit les dégâts: pas le choix avec des semaines de 55h - un parent autonome ne fait pas vivre une famille toute une vie rien que par l'enseignement de qq cours d'allemand par semaine, même si nous les genevois devons depuis des années grassement contribuer aux retraites des fonctionnaires du DIP.

Mais il est d'autant important d'avoir le temps de l'arrêt maladie, que ces abus de pouvoir par cadres-employeur peuvent conduire à burn-out, et que ce choc peut provoquer un AVC.

Ce canton pullule d'esprits serviles, de chacals prêts à vivre du bénéf des actes les plus délinquants, des plus toxiques pour tous

ces gens viennent ici pour le pognon rien que le pognon et sont prêts à marcher dans la m. pour le garder - et ces sangsues nous disent ouvertement que nous ne sommes que des imbéciles

éthique de ces cadres-employeurs et de leurs salariés.
Face à un tel mal si largement répandu en genevois, on ne peut plus rien. A part survivre en slow-économie - ce qui n'est pas possible longtemps à Genève, à se la coincer de job alimentaire en job de m. ce qui ne tient que le temps d'une petite jeunesse, les quinquas n'ayant pas même accès au luxe du salaire suffisant d'1 job alimentaire


Défoulez-vous, continuez d'écrire ou dessinez ce que cette situation vous fait vivre et ressentir
Vous êtes tombé sur un énième petits-chefs-frontaliers ou résident étranger, qui a probablement joui de son pouvoir: faire en Suisse ce qui lui serait interdit en France, ajouté au plaisir de mettre l'un de ces suisses et leur fric à terre, se gargariser d'avoir mis un suisse dans une situation de pauvreté et d'humiliation, rien que par son ordre de licenciement sec.paf.1 tél.

On devrait en faire des bandes dessinées de nos histoires avec ces connards frontaliers dans notre pays, et vu mon âge j'en ai 15 ans à dessiner. Dans cette histoire, le comportement abject d'une employée et de son français de boss ont conduit au suicide d'une résidente suisse.
C'est l'histoire d'une célibataire finnoise dans une nouvelle banque privée, en guerre de compète avec sa jumelle -mère de famille, sa jumelle se la coulait douce. Pourtant la finnoise hyper payée n'avait pas grand chose à faire dans cette nouvelle banque privée internationale: s'occuper de don boss français et son groupe d'informaticiens, responsable de service pour la Suisse. La finnoise trouvait son job génial: logée aux Pâquis, le coursier lui servait de chauffeur pour venir au travail; aller tous les matins à la pêche aux "dis-moi que je le vaux bien" auprès des nouveaux employés frontaliers qui devaient répondre en la trouvant hyper cool, à l'écouter s'auto-congratuler. Dans son job d'assistante de petit chef français au scope de responsabilité limité à la "région" suisse: la finnoise devait exécuter l'ordre de virer le recruteur en 15 min, en rire que son petit boss me refile le job du recruteur (en sus du reste), trouver cool que son boss recrute 1 parc entier de faux frontaliers à peine informaticiens & vraiment sans diplôme-expérience réelle, trouver cool que son boss rejette toutes candidatures d'informaticiens suisses calés, ingés système etc, mais suisses et chômeurs, même ceux que je sélectionnais pour mon département, l'IT international. D'ailleurs la finnoise trouva hyper cool que son boss fasse venir des chinois sans papiers, les fasse bosser non déclarés des 10 mois & plus & rebelote, à en rire quand leurs factures me tombaient dans les mains. Elle n'arrêta pas de se trouver super cool la finnoise, à se moquer et à descendre en choeur avec ses frontaliers, une informaticienne suisse victime de harcèlement des français, à dénigrer cette victime qui me fit part de ces graves harcèlements au point que la finnoise, voyant que j'aidais et apportais soutien à la victime, s'en inquiéta auprès de son boss... dans un sens que j'allais découvrir trop tard. Cette victime des harcèlements, informaticienne hyper calée, était aussi celle qui restait pendant les fêtes, à boucler les trimestres, qui réparait et finissait les jobs des frontaliers, incapables d'y arriver; mais pour la finnoise et ses français elle était un objet de jeu, leur tête de turc. Prise d'angoisses, incapable de dormir, elle pensait, non sans tord mais ils avaient besoin d'elle, qu'elle pouvait être virée en 15 min. La finnoise, qui avait une opinion sur tout - ce que tous devaient savoir, était essentiellement occupée à entretenir sa dose de succès quotidien, la poupe et la croupe en séduction au cours de tournées de commérages dans les open spaces. Ambiance de vols de matériel de bureau & de cartons de boîtes de capsules-café, magouilles absences-présences truquées de ses faux-frontaliers aux adresses bidons modifiées tous les 2-3 mois, que refusait de gérer la finnoise dont s'était le job, en me jetant "on s'en fout" d'un sourire denté à raz. Ambiance où recrutements de français venus de Navarre & départs précipités se croisaient, son job était -également- de s'occuper de la victime de harcèlement dans son groupe. Mais le pire se profilait. Le petit-chef français de la finnoise me fit refiler la gestion d'un nouveau truc tout frais programmé - la compile des données clients du monde entier - à moi le bb, notre groupe, l'IT international, venant de conclure la migration des filiales du monde entier. Bon 1 job de plus pour moi, ce dont se foutait royalement la finnoise. Qui devait remplir d'autres responsabilités, le jour où cette victime se brisa les os d'une main, la finnoise se ficha de son état. J'ai forcé la victime à aller se faire soigner, résultat: arrêt maladie immédiat. La finnoise froide, fis mine de rien savoir. Mon aide à la victime, qui voulu taper de l'autre main, à remplir ses formulaires on-line. Mais la finnoise, dont c'était le job, au lieu d'appliquer l'arrêt maladie de la victime ce vendredi-là, pris sa demande de congé au sérieux. Le lundi suivant, j'apprenais que la victime s'était suicidée. Peu de temps après, le petit-cadre fr demandait à mon boss de me faire signer la fin de mon contrat, ce que mon boss me demanda "tu comprends, on fait venir un type de Monaco, en détaché". Mère célibataire, je refusais de signer, étais licenciée en 30 minutes, sous le sourire béat de la finnoise: tout va bien.

"Mon métier me manque, car c'est ma passion". J'espère que le destin ne vous refusera pas ce bonheur. Me reste à vous souhaiter de retrouver 1 job dans votre domaine, au plus vite, déjà pour réparer cette injustice.

Pouvoir être recruté dans une profession pour laquelle on est diplômé, formé et expérimenté, ne devrait pas être un luxe. Quand accéder à 1 job pour lequel on est formé diplômé et expérimenté est un luxe car les postes vont en priorité à des étrangers peu expérimentés voire qualifiés dans un autre domaine, quand un jeune diplômé n'accède qu'à des stages non ou peu rémunérés car les places sont réservées aux rejetons des frontaliers en poste, quand les cadres-recruteurs discriminent ouvertement un suisse sur sa nationalité au bénéfice du dossier moins bon d'un français "pour l'harmonie de ses équipes",
c'est que les autorités de la République de Genève ont failli et détruit le marché du travail de ce canton.
C'est le cas pour nous les suisses dans le valdo-genevois.

Votations, naturalisation facilitée. Nous avons laissé trop d'immigrants s'installer en Suisse. A Genève ils nous ont chassé de nos jobs où nous sommes plus que minoritaires en nous faisant licencier sans motif, de nos appartements en refusant de nous recruter, et au final de nos cantons;
A Genève, ces gens m'ont rendue étrangère dans mon pays, ça qui doit être pareil ailleurs pour d'autres suisses - d'ailleurs on est très peu ici à souligner l'anti-constitutionnalité par laquelle Berne a refusé d'appliquer le résultat de nos votations de février 2014. Mais si le journalisme est votre passion, êtes-vous encore politiquement journalistique ?. Bon week-e

Écrit par : divergente | 13/01/2017

Un arrêt maladie n'est pas un choix que l'on fait mais une décision médicale subie par le patient qui ne peut pas l'influencer afin de raccourcir ou augmenter la durée. La responsabilité est celle du médecin et pas celle du patient

Écrit par : Steve Roecck | 17/01/2017

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