Gregoire Barbey

11/05/2013

L'avenir du PDC à Genève est déjà en marche

 

Chronique, 11.05.13


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Sébastien Kaech. Le vice-président du PDC-Versoix a créé une page Facebook dédiée
à son amour de Genève. Elle a déjà atteint 27.000 personnes la suivant.


Les candidats du PDC au Grand Conseil à Genève sont 49. Parmi eux, seule une poignée sera amenée à siéger à la députation. Une dizaine, au maximum. Peut-être moins. Mais probablement pas plus. Il y aura donc une quarantaine de déçus. Qui seront-ils? Il est impossible de le dire aujourd’hui. Ce qui est néanmoins déjà constatable, c’est les quelques noms qui se détachent dans cette liste, et qui prêtent à espérer un renouveau. Ils ne sont pas les plus connus du grand public. Ce ne sont pas ceux qui sont invités aux cocktails des petits amis. Pourtant, ils sont visibles, à leur façon, et dans un périmètre non-négligeable. Ils s’investissent avec passion, se donnent les moyens de faire entendre leurs voix discordantes, celles-là même qui dérangent la présidence du parti, de Béatrice Hirsch à Pierre-François Unger, pour n’en citer que deux.

 

Cette présidence est l’incarnation d’une caste au sein du PDC: celle des notables, des vieilles familles genevoises ayant donné beaucoup pour ce parti. Rien d’horrible là-dedans, bien évidemment. Si ce n’est que cette aile conservatrice sent gentiment le vent tourner. Elle le sent que trop bien, et ces petits candidats très connus à l’interne du parti pour leurs positions souvent progressistes et novatrices ne sont pas sans poser un réel problème. Ils pourraient devenir dangereux. Ils sont l’avenir, et la vieille aile du PDC le sait que trop bien. C’est indéniable: tout parti, quel qu’il soit, évolue au fil des époques. Aujourd’hui, les démocrate-chrétiens, que ce soit à Genève ou ailleurs en Suisse, sont face à des changements cruciaux. Ils doivent repenser leurs positions. Se remettre en question. Sont-ils encore en phase avec leur électorat historique?

 

C’est justement ces quelques candidats qui se posent ces questions légitimes. Ils le font avec conviction, persuadés qu’ils doivent apporter des réponses aux citoyennes et citoyens qui votent pour eux. Et ils dérangent une élite qui pense avoir tout calculé depuis longtemps, et dont la remise en question, même partielle, condamnerait à la disparition définitive. Qu’en est-il alors? Les possibilités ne sont pas nombreuses. Les candidats du renouveau doivent être marginalisés. Ils seront inévitablement biffés, mis de côté, dénoncés, trahis. Et ils le savent pertinemment. Certains s’en inquiètent. D’autres feront avec.

 

Parmi ces nombreuses personnalités à même de changer la donne au sein du PDC, j’aimerais en citer quelques-uns qui ne me laissent pas indifférents dans leur approche politique: il y a Alia Mangeat, Sébastien Kaech, Jean-Charles Lathion, Alain de Kalbermatten, Sascha Gorokhoff (qui n’est malheureusement pas candidat à la députation), Luc Barthassat, et beaucoup d’autres encore. Ils sont toujours motivés, présents lorsqu’il s’agit de battre le pavé, d’expliquer aux autres les différents enjeux à venir. Ils sont partout, le sourire aux lèvres, l’enthousiasme et la conviction marqués sur le visage. C’est ces personnalités, dont les moins connues le deviendront au cours des prochains mois, qui méritent d’être interrogées sur l’avenir du parti. Et qu’importe les pressions à l’interne, les tentatives de sape, les stratégies pour faire taire les voix qui s’échappent du carcan présidentiel. Il n’y a qu’un seul conseil à prodiguer: apprenez à les connaître, ils le méritent! Rendez-vous au 6 octobre.

 

Grégoire Barbey

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07/05/2013

Chant du cygne pour un maire amer

 

Chronique, 07.05.13

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 Iles de la Rade. Le bar est géré par le Fonds d’aide internationale au développement (FAID).
Mais il pourrait bien devoir fermer boutique suite au succès du recours de la Ville de Genève.

 

La Tribune de Genève annonçait hier sur son site internet le succès du recours de la Ville de Genève contre les Iles de la Rade, une installation éphémère où il était possible de venir pendant l’été consommer quelques rafraichissements et se remplir la panse. Grâce à Rémy Pagani (actuel maire de la Ville de Genève et instigateur de cette opposition), les Iles de la Rade ne pourront probablement plus obtenir d’autorisation pour s’établir sur leur lieu de prédilection. La raison? Rémy Pagani, dans sa grande bonté, veut «restituer l’espace et les vues aux promeneurs» et «réduire l’encombrement de la rade». Il serait essentiel de lui faire remarquer que le Jardin anglais, là où sont normalement installées les Iles de la Rade, n’est pas le lieu le plus adapté pour se délecter de la vue sur le Léman.

 

Sans compter qu’en faisant disparaître ce lieu de réjouissance éphémère, cela prive bien des citoyens (et autres touristes) d’un endroit accessible à tous les portemonnaies, qui soit à la fois agréable et convivial, et adapté à la saison de l’été. A chaque jour ensoleillé, les Iles se remplissaient à vue d’œil. Il va sans dire qu’elles répondaient à une demande des citoyens. Les en priver, c’est nier un besoin légitime: celui d’avoir des lieux agréables et originaux où se reposer, se libérer l’esprit et passer du temps loin des turpitudes du quotidien. Parce qu’à Genève, il n’est pas exagéré de dire que les lieux où sortir se réduisent comme peau de chagrin.

 

Cette propension à vouloir limiter l’attractivité festive du canton semble être un long travail de sape. Il suffit de prendre le train les vendredis et samedis soirs pour réaliser que des centaines de jeunes quittent Genève pour aller s’amuser ailleurs. Notamment à Lausanne. Mais l’inverse n’est pas vrai: ils ne sont pas bien nombreux à venir à Genève le week-end…

 

Rémy Pagani n’en est pas à son premier coup. Récemment encore, il se ventait dans le Matin Dimanche (28.04.13) – et sur une double page –, de multiplier les recours contre les constructions en Ville de Genève. Selon lui, il s’agit de prendre des décisions dans l’intérêt des citoyens. Il serait bien inspiré de comprendre qu’en moyenne à Genève, il faut entre 8 et 18 ans pour mener à bien un projet immobilier. Comment ne pas s’étonner ensuite de la hausse des prix, et de la contraction des logements vacants dans de telles conditions? Il faut bien amortir les coûts d’une façon ou d’une autre. Et plus le projet met de temps à se concrétiser, plus les loyers (ou les prix à l’achat) augmenteront significativement. C’est un basic…

 

Mais qu’à cela ne tienne, si Rémy Pagani nie la réalité, c’est son droit le plus strict. Il faudrait simplement lui rappeler quelques fondamentaux. Vouloir faire le bien des autres sans qu’ils n’aient rien demandé peut parfois avoir du bon. Sauf que le plus souvent, ces décisions n’améliorent en rien la qualité de vie du plus grand nombre. Bien au contraire. Alors, cher Monsieur Pagani, merci de penser aux badauds qui vagabondent sur les quais durant tout l’été. Mais la prochaine fois, demandez-leur s’ils apprécient un lieu sympathique sur le lac qu’ils aiment tant regarder pour étancher la soif qui les saisit après de longues ballades. Vous verrez, vous pourriez être étonné.

 

Grégoire Barbey

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06/05/2013

Eloge du respect en politique

 

Chronique, 06.05.13

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MCG. La nouvelle affiche de campagne pour l'échéance
des élections cantonales le 6 octobre prochain.

 

Les interactions sont nombreuses en politique. C’est un domaine où les idées sont propres à chacun. Certains en partagent quelques-unes, voire la majorité, d’autres en sont à l’exact opposé. Il n’empêche que derrière le discours et l’idéologie, il y a des êtres humains. Et c’est justement ça qu’il ne faut jamais oublier. Même dans l’émulsion des grandes confrontations. Dans les croisements de fer, où chacun veut avoir le dessus sur son adversaire. Il s’agit de garder à l’esprit qu’en-dehors des grands axes qui nous tiennent à cœur – pour certains, l’important est la place de la femme dans la société, pour d’autres, c’est la valeur des traditions, etc. –, il y a de nombreux sujets où nous sommes en accord avec la quasi-majorité de nos semblables.

 

Il suffit pour démontrer cette réalité de comparer les résultats de son smartvote. Mettons que vous soyez profondément de gauche et que le simple fait d’évoquer l’UDC vous colle de l’urticaire. Eh bien, regardez le pourcentage de réponses similaires d’un membre de ce parti que vous n’aimez guère. Même si vos points communs sont inférieurs à 50%, ils existent. Et démontrent qu’il y a toujours des sujets qui nous unissent. On a tendance à le nier, ou à l’ignorer, parce qu’il semble plus correct de se persuader qu’on ne partage rien du tout avec quelqu’un pour mieux le détester. Et pourtant…

 

Le respect, en politique comme ailleurs, est fondamental. Il s’agit de toujours être à l’écoute des autres. De se porter volontaire pour aller à la rencontre de ces personnes qui pensent différemment de nous. Il y a toujours des raisons, même si elles nous échappent a priori. Et c’est justement ça tout l’intérêt: sortir des sentiers battus. S’ouvrir à des horizons nouveaux. Les autres ne sont pas l’enfer, comme l’a jadis écrit Jean-Paul Sartre. Ils sont un tous l’expression d’un univers individuel, riche et puissant, grand et diversifié, qui peut toujours nous apporter quelque chose. Je suis intimement convaincu qu’on a toujours quelque chose à apprendre de nos semblables. Quand bien même tout semble nous séparer. Il faut simplement savoir mettre de côté ce qui nous divise pour mieux cerner ce qui nous rapproche.

 

Ce n’est pas de l’angélisme, mais un simple constat. Et je remarque trop souvent que le respect n’est pas mis en pratique, d’une façon ou d’une autre. Dernièrement, j’ai été particulièrement choqué par l’affiche de campagne du MCG, sur laquelle figure: «Les ennemis des Genevois. Frontaliers, assez!». C’est particulièrement grotesque et inapproprié. Ce ne sont pas les frontaliers qui sont les ennemis des Genevois. A la rigueur, ce sont des décisions politiques qui ont des répercussions (encore que, ça reste à prouver) négatives sur l’emploi à Genève. Mais jeter en pâture des milliers d’individus qui n’ont, pour la plupart, que le désir de nourrir leur famille de façon décente et dans des conditions salariales acceptables, c’est un excès que je ne puis accepter. C’est opposer les citoyens entre eux. Au-delà des frontières qu’ils traversent quotidiennement pour venir travailler à Genève, ces gens ont des sentiments, des émotions, des projets et des idées. Ils ont chacun une richesse dont on ignore la portée mais qui existe. Et c’est nier cette particularité que de les mettre dans la case «ennemis».

 

Encore une fois, ce n’est rien d’autre qu’un coup marketing. Ce n’est pas bien compliqué de comprendre les motivations des frontaliers qui viennent travailler en Suisse. Nous ferions exactement pareil si nous étions à leur place. La question qui s’impose, c’est comment limiter cet effet (s’il est vraiment négatif). Ce n’est pas de montrer du doigt. A quoi bon? Espérer qu’un jour un Genevois cède à l’émotion et tue un frontalier? C’est le but? Je ne peux pas considérer comme acceptable de jouer avec les sentiments des citoyens. Parce qu’au fond, ces gens sont comme nous. Et méritent le respect. C’est important de ne pas céder aux sirènes de la haine et d’être ouvert aux autres. Je le répéterai toujours, quitte à être rébarbatif, politiquement correct ou simplement ennuyant. Parce qu’il s’agit là d’une valeur qu’il convient de partager universellement, quelle que soit notre idéologie, notre religion ou même notre culture. Un point c’est tout.

 

Grégoire Barbey

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14/03/2013

La Cour de Justice joint les deux recours contre l'IN146

15h24. La Cour de Justice (Genève) a décidé de joindre les deux recours déposés contre l'IN146 (contre la hausse des tarifs TPG). Les auteurs sont respectivement Daniel Zaugg et le Parti Pirate. De nombreuses personnalités s'étaient prononcées contre la décision de recourir, la jugeant scandaleuse et anti-démocratique. Pour l'heure, il n'est pas possible de savoir si la procédure aboutira.

Développement suivra probablement.

Grégoire Barbey

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16/02/2013

Face à la répression et l'absence de liberté: la fuite

 

La politique liberticide à Genève causera l’inévitable fuite des jeunes cerveaux vers des horizons plus festifs et surtout moins restrictifs. L’avenir à la fois politique et économique d’une région réside dans la qualité de sa jeunesse. Mais la récente décision du Service du commerce (refuser à 28 bars la permission d’ouvrir jusqu’à deux heures du matin) ne fait que confirmer une réalité immanente à la mentalité genevoise: une incompréhensible fermeture d’esprit envers tout ce qui peut exprimer une quelconque forme de joie et de festivité. Le calvinisme règne en maître. Le dimanche, les stores sont fermés, les citoyens ne sortent pas ou peu. Tout le contraire des Espagnols, par exemple. Punir l’ensemble des acteurs de la vie nocturne à Genève revient à condamner le canton à une population toujours plus vieillissante, les jeunes s’évadant à Lausanne. Ville d’ailleurs éminemment réputée et attractive pour ce qui est des festivités nocturnes.

 

Toute obstruction à la liberté des êtres humains entraine nécessairement des conséquences sociétales, qu’elles soient rapidement identifiées ou longtemps ignorées. Certains feignent de les constater par lâcheté. La frustration n’apporte jamais des résultats positifs pour toutes et tous. Il n’est pourtant pas question ici de nier la légitime réaction des citoyens qui se plaignent du bruit. Mais ces déconvenues ne sont pas le fait de toutes celles et ceux qui sortent et vont dans des bars. En vérité, toute restriction est une solution inadaptée à la situation, et démontre le manque de réflexion des pouvoirs publics censés garantir le respect des libertés.

 

«La politique sociale à Genève n’est toujours pas sortie du schéma de la répression face à tout désagrément.»

 

La démagogie de ces vieux de la vieille, qui eux aussi furent jeunes à leur époque et qui ont d’ailleurs connu les années fastes de la vie nocturne genevoise il y a trente ans, impliquera malheureusement des conséquences évidentes sur la fuite des jeunes cerveaux. Parce qu’il n’est pas démontré qu’un jeune s’expatriant hors de Genève revienne ensuite s’y installer pour travailler après ses études. Quitter la Cité de Calvin pour un autre canton, c’est découvrir une richesse méconnue dans la possibilité de jouir de sa liberté. Toute proportion gardée.

 

S’il faut relativiser cette décision, elle permet malgré tout d'émettre deux constats: la politique sociale à Genève n’est toujours pas sortie du schéma de la répression face à tout désagrément; et il n’y a visiblement aucun ministre pour venir remettre un peu d’ordre dans cette gabegie qui dure depuis trop longtemps déjà. Punir tout le monde, c’est prendre le risque de perdre ceux qui se sentent injustement spoliés de leur liberté de vivre. Et de profiter de leur temps libre. Doivent-ils se sentir heureux dans une ville où il n’est pas possible de s’amuser lors de ses jours de congé? A chacun de répondre selon sa conscience. Remarquons tout de même le manque profond de réflexion de cette décision, qui causera inévitablement une érosion de la satisfaction des jeunes à Genève. Érosion qui, il faut le souligner, a commencé il y a déjà quelques années. Peut-être serait-il bon de rappeler aux technocrates et autres adeptes de la justice punitive qu’ils ont été jeunes aussi un jour.

 

Grégoire Barbey

21:59 Publié dans Air du temps, Genève, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | | | |

07/03/2012

Au pays de Genève, les clowns seront Rois

 

Les sujets de Genève semblent s'être lancés dans un concours pour le moins tendancieux. Mêlant originalité et culot, les candidats au titre de bouffon du Roi sont descendus dans l'Arène !

Aux dernières nouvelles, l'actuel meneur, Éric Stauffer, a cédé sa place à un participant qui s'est officiellement déclaré par une pirouette surprenante, bien que quelque peu brutale et discutable : Éric Dougoud a entarté Micheline Calmy-Rey, ex-conseillère fédérale, dans le cadre du Festival du film et forum international des droits humains (FIFDH) face à de nombreuses caméras journalistiques.

Toutes ces clowneries sont rocambolesques, mais apparemment, celles-ci ne font pas l'unanimité ni au sein de la République et Canton de Genève, ni dans le reste de la confédération helvétique.

Pour Berne, les genevois sont une catastrophe.

Néanmoins cela ne freine aucunement la détermination et l'ardeur de nos candidats à l'élection du bouffon du Roi, et celui-ci sera désigné après une dure bataille, où saltimbanques et rigolos auront exhibé tout ce dont ils sont capables, pour rejoindre une place lorgnée par de nombreux participants.

Les paris sont ouverts, reste à savoir qui aura l'audace de placer la barre plus haute qu'elle ne l'est déjà !

Que continuent les jeux du Peuple et que le meilleur l'emporte !

 

Grégoire Barbey

 

Une image pour illustrer ce que vivent les conseillers nationaux genevois à Berne depuis quelques temps

 

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02/03/2012

L'infernale spirale du Pouvoir

Enfin ! Pierre Maudet a répondu aux sirènes de l'échec. Il est le seul radical susceptible de prendre un siège aux Libéraux... Mais pas en 2012 !

C'est son goût du Pouvoir nourri par une ambition légitime qui a facilité sa décision, sans doute après avoir consulté ses mentors, GOG et le Régent de Martigny.

Et ce calcul est imparable : l'élection d'un socialiste le 17 juin lui sera pardonnée. Il a eu le courage de défendre sa famille ! Probablement qu'elle lui en aurait voulu s'il n'avait pas pris cette initiative. Mais Maudet restera à son poste de Maire de la Ville de Genève, en tout cas pour l'instant.

Et ainsi, le Super Gouverneur pourra se délester de l'OCE sur un socialiste...

Grégoire Barbey

(L'idée de cet article était initialement parue sur un autre blog, du fait de sa supression, je le publie ici, en accord avec l'auteur.)

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27/02/2012

Vox populi ad Stauffer eternam : les déboires d'un incapable

 

Il serait peut-être temps de remettre les pendules à l'heure. Investiguant quelque peu sur l'animal Stauffer, je suis tombé sur une vidéo pour le moins explicite. Monsieur le président du Mouvement Citoyen Genevois profère notamment des insultes à l'encontre de quelques habitants devant la salle Municipale d'Onex. C'est intéressant, avec la récente altercation de Monsieur Stauffer et Monsieur Weiss au Grand Conseil, d'illustrer que ce comportement n'est pas un cas isolé, et qu'il pourrait même être considéré comme faisant partie inhérente de la personnalité de notre député MCG.

Qu'un représentant politique se permette de lâcher à l'encontre d'un citoyen des insultes comme « trou du cul » est inacceptable.

Il faut démontrer clairement aux électeurs et électrices le véritable visage de ce personnage, son exubérance et son mépris des valeurs qu'il dit vouloir défendre. Loin de moi l'idée de jouer les moralistes, mais en tant que citoyen, je ne puis tolérer qu'un tel individu prenne des responsabilités qui auront une influence directe sur ma vie avec une attitude aussi malhonnête et irrespectueuse.

Notez qu'à peine le conseiller d'État Mark Muller a annoncé sa démission, Éric Stauffer s'est porté candidat pour le ministère de la Sécurité. Il s'est pourtant exposé d'une manière peu favorable à son image jeudi dernier. N'a-t-il aucune conscience ?

Ses belles promesses et sa fierté ne le porteront pas au pouvoir. Il doit être remis à sa place, ses clowneries ont suffisamment durées !

D'après mes sources, je sais que certains partis de droite ne voteront jamais en sa faveur. Néanmoins, il continuera à briguer des places importantes dans l'administration politique de notre République et Canton de Genève, ainsi que plus généralement en Suisse.

Pouvons-nous, nous citoyens et citoyennes, accepter qu'un monsieur incapable de gérer ses émotions et ses pulsions puisse avoir en mains des postes clefs? J'ose espérer que non.

Lui qui parlait de République bananière jeudi au Grand Conseil peut à présent se présenter comme le président des gaffes et du manque d'égard porté à la population.

Monsieur Stauffer, je vous prie de vous verser un verre d'eau bien froide sur la tête, et de vous réveiller. Nous ne sommes pas en Russie, ici les gens doivent se respecter, et se comporter de manière à ne pas porter atteinte à l'intégrité (psychique et physique) de leurs semblables.

Il serait peut-être temps de suivre l'exemple de votre collègue Mark Muller et vous diriger vers la porte de sortie définitivement, afin de laisser gérer la politique à des personnes compétentes et intègres.

Vous promettiez le nettoyage des rues de Genève en 40 jours. Montrez le chemin à suivre, faites le premier pas !

Le Peuple vous en sera reconnaissant.

 

Grégoire Barbey

 

http://www.youtube.com/watch?v=quqcreU9HGc&feature=re...

 

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26/02/2012

Stauffer doit démissionner pour le bien du Grand Conseil et de la République

 

24 février 2012, le président du MCG Éric Stauffer s'illustre une fois de plus par son attitude indigne d'un député au sein du Grand Conseil. Que Pierre Weiss se soit mal comporté en l'accusant à tort, c'est un fait, et je ne défendrai pas son geste que je trouve tout-à-fait inadéquat. Nonobstant cette provocation gratuite, l'attitude d'Éric Stauffer est inadmissible et dénote clairement le vrai visage de l'intimé. La réaction du député est symptomatique. Le PLR Pierre Weiss lance des accusations à son encontre, et Stauffer tape du poing sur la table tout en se levant brusquement. Peu de temps après, il se saisit de son verre et en vide le contenu sur Weiss, ce qui crée instantanément une réaction hostile des membres du Grand Conseil. Non-content de son action totalement inadaptée en ces lieux, le président du MCG invite ses acolytes à le rejoindre et se dirige avec véhémence dans la direction de son adversaire, passant ses mains derrière le dos, comme pour se retenir d'une pulsion violente.

Cette description de la scène (visible sur le lien présent à la fin de cet article) permet de constater le populisme archaïque dont fait usage Éric Stauffer. Plutôt qu'essuyer avec intelligence et retenue les critiques de Pierre Weiss pour ensuite y répondre de manière civilisée, il préfère se livrer à l'expression de ses pulsions animales, découvrant sa vraie nature, celle d'un rustre incapable de se contenir ! Parce qu'il n'obtient pas ce qu'il veut, à savoir renvoyer le projet de loi du CEVA en commission, il perd les pédales. N'y a-t-il pas des problèmes plus importants que la construction de cette ligne ferroviaire ? Qui, effectivement, pourraient donner envie de se lâcher tel un taureau enragé ?

Ce comportement est à l'image de son parti, qui joue sur la peur des gens, acclamant des mesures xénophobes, comme ce récent soutien à la préférence nationale pour les travailleurs des HUG.

Pire, un communiqué de presse s'en est suivi, prenant la défense inconditionnelle du président MCG. Dans une interview donnée à la TSR, Stauffer confie qu'il n'agirait pas autrement si cela devait se reproduire. Quid d'un tel député ? Lui qui a demandé la démission de plusieurs élus dans divers secteurs, n'est-ce pas finalement quelque peu culotté de sa part ?

Et ce n'est pas tout. Sur son profil Facebook, il publie le lien de l'article parut dans Le Matin, comme par satisfaction. Je lui ai adressé un commentaire, respectueux, dans lequel je lui faisais part de mon désaccord sur son attitude, et ai également appuyé sur mon désir de le voir démissionner.

Monsieur Stauffer, en grand républicain qu'il est, amoureux des valeurs de la démocratie, a supprimé mon intervention et m'a par la même occasion bloqué l'accès à son profil.

Pour un homme qui se dit proche des citoyen-ne-s genevois-es, cette anecdote met à mal son image.

Qui sait, si je le croise, peut-être me versera-t-il le contenu de son verre sur la tête ?

En tout cas, cet énergumène n'a rien à faire au Grand Conseil, et il doit être destitué de ses fonctions.

En tant que Citoyen, je requiers sa démission.

 

Grégoire Barbey

 

http://www.youtube.com/watch?v=X_33KRtYZr8&context=C3...

 

Une image créée par un ami, la Politobox, l'alternative pour jeter les politicien-ne-s qui oublient les intérêts du Peuple !

 

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22:18 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : stauffer, politique, mcg, weiss, plr, scandale, inacceptable, censeur, rustre |  Facebook | | | |

25/02/2012

De l'utilité de la révocabilité des élu-e-s pour combattre la corruption institutionnalisée des lobbys multinationaux

 

En ces temps politiques conflictuels, il est impératif de s'interroger sur la viabilité, les qualités et surtout les défauts de notre système démocratique.

Les récents événements qui ont déferlé la chronique ne sont pas anodins, et ne doivent en aucune façon être pris à la légère. Les élus de la Ville de Genève, du moins une certaine proportion d'entre eux, semblent avoir oublié les valeurs fondamentales que sont le respect, l'honnêteté, la transparence, la dévotion et l'abstraction de leurs intérêts au profit du plus grand nombre.

Comment rester silencieux face à de tels comportements ? La mode actuelle est apparemment, eu égard aux discours de quelques politiciens, de nier l'importance d'une politique éthique, je dirais même d'une « poléthique ». Philippe Glatz, ancien président du Parti Démocratique Chrétien, s'est illustré sur mon blog par un commentaire tout-à-fait symptomatique de cette nouvelle tendance.

Je défendais dans un article, publié il y a quelques temps, la nécessité pour notre démocratie et le respect du Peuple de connaître le montant de la transaction effectuée par Mark Muller avec le barman, victime de la violence du conseiller d'État le 31 décembre.

D'après Glatz, donc, vouloir invoquer les valeurs morales aurait « quelque chose de très inquiétant pour ces mêmes démocraties ». Plus loin, il continue : « Vous vous rendrez peut-être compte que, sous prétexte de "morale", lorsque vous remettez en question les fondements de notre droit qui accorde à chacun la possibilité d'un arrangement à l'amiable avec la partie adverse, en fait, vous remettez en cause bien plus que l'attitude exemplaire que vous souhaitez, mais les bases de notre démocratie. (...) Sous aucun prétexte nous n'avons à contester cette liberté reconnue par le droit, à moins que de vouloir instaurer une forme de dictature, dans une société inégalitaire qui n'offrirait plus aucune garantie, dans le cadre d'une application aléatoire du droit selon que l'on soit un élu ou un simple citoyen. »

Monsieur Glatz prêche pour sa paroisse, cela va de soi. Néanmoins, cette tentative de manipuler ma réflexion sur l'importance d'une « poléthique » est révélatrice. Dès lors qu'un-e citoyen-ne ou un-e élu-e désire apporter des changements dans le système pour y permettre davantage d'honnêteté et de transparence, les mêmes arguments sont rabâchés continuellement, comme s'il fallait comprendre que le respect des valeurs constitutionnelles était un danger pour notre démocratie, justement basée sur cette fameuse Constitution. Cette position est intrinsèque à la pensée élitiste qui veut éloigner le Peuple des véritables décisions.

Selon la définition du Vocabulaire technique et critique de la philosophie (Éditions puf, 1996), la démocratie est un « État politique dans lequel la souveraineté appartient à la totalité des citoyens, sans distinction de naissance, de fortune ou de capacité ».

Notons bien que nous pouvons interpréter que la non-distinction de naissance implique qu'un étranger peut également prendre part à la politique et faire usage du droit de vote. Je ne désire pas rentrer dans ce débat, toutefois j'y accorde une grande importance également.

Là où j'aimerais en venir, en parlant des dernières affaires qui ont éclaboussé le monde politique genevois, c'est l'impossibilité du Peuple à révoquer ses élu-e-s.

La révocabilité devrait être une part essentielle des outils démocratiques. Il ne faut pas confondre la révocation avec « l'impeachment ». Ce dernier permet au pouvoir législatif de destituer un représentant du gouvernement, alors que la révocation, comme ce fut le cas à Athènes, donne ce pouvoir au Peuple. Cette mesure doit bien évidemment être rigoureusement institutionnalisée et constitutionnellement délimitée. La révocation pourrait être une option épisodique. Un représentant serait ainsi amené à rendre des comptes, par exemple, une fois par année, et la décision reviendrait au Peuple de lui octroyer le privilège de continuer son mandat ou d'y mettre fin immédiatement.

Les oppositions ne manquent pas, et la difficulté à intégrer cette procédure n'en est pas moins non-négligeable.

Cependant, il est à noter les avantages qu'offrirait une telle option. Notre système démocratique est imparfait, c'est une évidence qu'il serait malvenu de nier, et la transparence des député-e-s, élu-e-s, représentant-e-s et consorts fait cruellement défaut. L'institutionnalisation de la révocation impliquerait instantanément cette valeur que nos édiles combattent tant.

Je m'entretenais pas plus tard qu'aujourd'hui avec une connaissance, qui est conseiller national. Cette personne m'a confié des anecdotes d'une alarmante actualité. L'omniprésence des lobbys au sein de notre gouvernement est quelque chose d'inacceptable et de profondément anti-démocratique. Je précise que mes mots sont pesés. Certaines entreprises proposent aux député-e-s des sièges dans des conseils d'administration ou de consultation, moyennant rémunération. Cette méthode, que je considère être une grave corruption et un charlatanisme malsain, n'est pas une exception. Non, c'est même la règle. Ces grands groupes de pression, qui représentent les intérêts de multinationales diverses et variées, comme l'industrie pharmaceutique, nucléaire, agroalimentaire, les assurances maladie, les armes, les banques, et ainsi de suite font usage de techniques flirtant bien souvent avec l'inégalité.

J'ai eu vent que la Tribune de Genève avait souhaité publier des articles dénonçant les méthodes peu orthodoxes de ces groupuscules et s'était vue menacée par l'un d'entre eux d'un retrait momentané de leurs publicités. Cela représenterait une perte de plusieurs centaines de milliers de francs en quelques mois. Avec une telle pression, le silence est une impérieuse nécessité. Les intérêts financiers sous-jacents sont monumentaux. Que la Suisse tolère de pareilles manœuvres d'intimidation est non seulement un scandale, mais également une grave atteinte à l'intégrité des élu-e-s politiques.

En de telles circonstances, la révocabilité se justifie d'elle-même, afin de pouvoir juger de l'honnêteté et de l'implication des édiles dans leurs tâches.

Les représentant-e-s du Peuple sont à son service, et doivent œuvrer dans son intérêt, non vendre leur âme au Diable.

J'ai bien conscience que je jette un pavé dans un océan trouble et pollué, et qu'il ne risque pas de faire de nombreuses vagues. Pourtant, il m'apparaît être de mon devoir, et de celui de chacun-e de mes concitoyen-ne-s de s'impliquer pour dénoncer ces abus, et faire en sorte de laisser aux générations futures un monde où la corruption n'est pas une affaire d'État.

Tant pis si je dois m'attaquer à la gauche comme à la droite pour mettre en lumière ces méthodes honteuses qui donnent la possibilité à des « réseaux mafieux » de s'approprier le pouvoir.

La révocabilité des hauts fonctionnaires de notre gouvernement est une idée qui doit faire, et je le sais, fera son chemin dans l'esprit du Peuple.

 

Grégoire Barbey