Gregoire Barbey

06/06/2012

Des débats antidémocratiques à la RTS et la TdG

 

Coup de gueule, 06.06.12 15h45

 

Hier soir, mardi 05 juin 2012, a eu lieu le grand débat entre les candidat-e-s qui briguent la place vacante au Conseil d'État dans le cadre d'une émission organisée par la RTS. Les quatre candidats principaux, Anne Emery-Torracinta (PS), Pierre Maudet (PLR), Éric Stauffer (MCG) et Laurent Seydoux (PVL) étaient placés au centre du plateau, face à face. Les trois « petits candidats », à savoir Alexis Roussel (Parti Pirate), Manuel Acevedo (PME-jobs.ch) et le Prophète n'étaient, quant à eux, pas les bienvenus au sein de l'Arène. Ils ont été tenus à l'écart, dans les gradins réservés au public, au second rang.

 

Ce choix délibéré des organisateurs traduit, selon moi, une problématique récurrente dans des débats qui se veulent pourtant démocratiques. En effet, de quel droit peut-on décemment juger de la réelle valeur d'un-e candidat-e selon des critères objectifs ? S'il fallait n'entendre que les plus aptes à réunir, mathématiquement parlant, le quorum pour être élu, Anne Emery-Torracinta aurait été la seule à parler. Concrètement, donc, cette sélection-exclusion s'est faite dans l'impunité la plus totale et en l'absence de raisons valables. La déontologie journalistique incomberait pourtant à la RTS de ne pas faire de favoritisme ou pire, de discrimination à l'égard de quiconque.

 

Alors, certes, d'un point de vue organisationnel, ne pas faire parler sept personnes est probablement plus simple. Mais la démocratie et les règles qu'elle suppose n'ont pas à pâtir d'une volonté de simplification outrageuse. Manuel Acevedo et Alexis Roussel, qui ont pris la parole durant tout juste deux minutes chacun, avaient pourtant de nombreuses choses à dire, et pas des plus impertinentes. Preuve en est que leurs interventions suscitent toujours des réactions de la part des candidats. Certains, comme Pierre Maudet, ont même voulu reprendre à leur sauce des thématiques qu'ils étaient les seuls à défendre. Rendons à César ce qui appartient à César, de grâce !

 

Non, ce n'était pas juste. Et encore moins justifiable. Pour avoir prêté l'oreille aux revendications de ces « petits  candidats », je ne puis tolérer qu'ils soient ainsi mis à l'écart. Contrairement aux autres, les favoris, ils n'enveloppent pas leurs discours d'attaques personnelles. Ils sont là, et c'est tout à leur honneur dans une République qui n'a plus de manières, pour ouvrir le débat. Ils offrent des perspectives et des pistes de réflexion. Qu'ils puissent ou non être objectivement élus ne doit en aucun cas primer sur leur droit à la parole. Nous vivons, dois-je le rappeler, en démocratie. La seule personne, parmi les journalistes et les médias genevois, qui respecte cette équité est Pascal Décaillet. Il n'y a qu'à travers son émission spéciale sur Léman Bleu que nous avons pu entendre correctement Manuel Acevedo et Alexis Roussel.

 

La Tribune de Genève, de son côté, leur a réservé le même traitement, sinon pire, que la RTS. Autant dire qu'actuellement, il ne fait pas bon de n'être pas connu des médias si l'on a quelque chose à dire. Quand bien même cela mérite d'être entendu. C'est sûr, certains préfèrent entendre les lapalissades d'un Stauffer ou d'un Maudet, perdant le précieux temps des citoyennes et des citoyens à s'invectiver publiquement pour régler leurs contentieux, comme des enfants dans un bac à sable. Il s'agit bien de cela, et c'est triste d'en être arrivé là. Permettez-moi de le dire, hier soir ce ne sont pas ces deux énergumènes qui auraient dû se retrouver au centre du plateau, mais bien Manuel Acevedo et Alexis Roussel, ainsi que le Prophète, malgré sa difficulté à s'exprimer face aux caméras. Au moins eux nous apportent un peu de fraîcheur et des questions sincères. Je les en remercie personnellement.

 

Grégoire Barbey

01/06/2012

Pierre Ruetschi, un éditorial assumé

 

Chronique, 01.06.12 12h32

 

En ce vendredi premier juin, le rédacteur en chef de la Tribune de Genève, Pierre Ruetschi, s'est fendu d'un éditorial vitriolant. Après l'avoir lu consciencieusement, puis m'être plongé dans la fosse sceptique des commentaires en réaction à l'article, sans oublier de me pincer le nez pour ne point étouffer face à tant de bêtise, de mauvaise foi et d'incohérence, je ne puis qu'adhérer aux propos du journaliste. Si quelques uns, de probables électeurs du Sieur Stauffer, crient à l'orientation de Monsieur Ruetschi, c'est qu'ils en oublient l'essence même de la pratique éditorialiste, laquelle demande et une certaine approche de la langue française, et des idées à faire transparaître, tout en assumant de prendre position. C'est exactement ce qui a été fait ici, il n'y a donc aucune tentative de manipulation infamante, comme tentent vainement de le rappeler les primates décérébrés qui polluent quotidiennement les articles de presse de la Tribune de Genève. Pour celles et ceux qui s'interrogent, mes mots sont sciemment pesés.

 

Avec toute la subtilité nécessaire à cet exercice périlleux et pourtant si passionnant, Ruetschi nous livre son opinion quant aux deux candidats favoris, Anne Emery-Torracinta et Pierre Maudet. Oui, les deux seraient, en cas d'élection, de bons magistrats, idées politiques mises à part. Cet aveu ne constitue en rien une orientation quelconque. C'est un constat que la plupart des citoyennes et citoyens avertis pourront formuler eux-mêmes. C'était le mien avant de lire cet article, et ça le restera. Chacun est libre de penser par lui-même. À part, peut-être, les suiveurs d'un certain candidat. Bref. Oui, il y a peut-être actuellement une véritable coalition qui s'oppose à Éric Stauffer. Mais pourquoi diable s'en indigner ? Qui casse paie, dit l'adage. Ou encore, le mensonge prend l'ascenseur, tandis que la vérité, elle, prend l'escalier. Cependant, tout finit, un jour, par se savoir. Dans le microcosme politique, ces révélations n'en sont pas. Je puis l'affirmer, à part quelques ahuris, tout le monde était plus ou moins au courant de ces détails, sans pour autant être en mesure de le prouver d'une quelconque manière.

 

Il n'est pas question ici de voir le tribun MCG comme un martyr. Il peut se consoler d'avoir tenu sept ans avant de voir certaines vérités éclater au grand jour. C'est mérité. En effet, et je rejoins entièrement Monsieur Ruetschi, cet homme n'est clairement pas fait pour diriger, même partiellement, les affaires d'un État. Il n'en a, évidemment, pas les compétences. Cela s'entend et il le porte sur lui. Ses électrices et électeurs qui veulent « mettre un coup dans la fourmilière » genevoise seront déçus de voir qu'une fois élu, le populiste en herbe deviendrait soudainement silencieux, comme à Onex. Comprendre ici : il fera en sorte de conserver son poste pour obtenir la rente offerte aux anciens magistrats. Vous en doutez ? J'en suis intimement convaincu. D'ailleurs, un homme (ou une femme) d'État réunit certaines qualités. Notamment le contrôle. Que ferait Stauffer dans un collège gouvernemental s'il n'arrive pas à calmer ses nerfs ? Je ne ferai pas de référence aux innombrables récents événements qui démontrent son incapacité à gérer ses émotions. Quelle belle perspective pour un Canton comme Genève d'avoir à sa tête une personnalité fulminante, prête à imploser à chaque contrariété. Que fera-t-il si cela devait arriver ? Peut-être, comme il l'a fait jusqu'à présent, prendra-t-il les armes oratoires pour demander sa propre démission ?

 

Oui, c'est un excellent politicien. Il sait parler à une tranche de la population malheureusement ignorée ou méconnue de la plupart de nos édiles politiques. J'en conviens parfaitement. Mais l'exercice d'un exécutif ne se résume pas à donner des réponses simplificatrices à des questions hautement complexes. Stauffer n'a jamais établit de véritable réflexion. Ce n'est pas demain qu'il changera. Il n'en a que faire, même. Donc, pour les plus téméraires qui voudraient encore croire en lui, ayez le courage d'affronter la réalité. Et n'affublez pas celles et ceux qui font leur travail, comme Pierre Ruetschi, de toute votre haine mal assumée.

 

Grégoire Barbey

12:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : politique, ruetschi, journalisme, stauffer, éditorial, chronique |  Facebook | | | |

Initiative sur les accords internationaux : je voterai OUI

 

Chronique, 01.06.12 08h06

 

La campagne fait rage. Les votations fédérales du 17 juin se rapprochent à grands pas. Les affiches sont placardées partout, nul coin de rue n'est épargné par cette effervescence politique. Le Peuple est une fois de plus invité à exercer son souverainisme par les urnes. Et, comme toujours en pareille période, les débats contradictoires ne manquent point. Au citoyen averti, il ne lui échappera pas la possibilité déconcertante d'entendre tout et son contraire. Pour ne pas dire, parfois, tout et rien. Surtout rien. L'initiative la plus controversée est sans aucun doute celle soumise par l'ASIN, fief de l'UDC. L'idée, dont les conséquences sont complexes, est pourtant simple à saisir. Il est question d'octroyer au Peuple le droit de se prononcer à l'égard des accords internationaux, car en l'état, seuls 246 individus ont la légitimité de décider pour l'ensemble de la Confédération.

 

Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est l'incroyable campagne de désinformation dans le camp des opposants. ÉconomieSuisse nous annonce déjà une catastrophe économique sans précédent si cette initiative était favorablement accueillie par le Souverain. Même à gauche, les craintes sont palpables, et nombreux sont celles et ceux qui invitent à refuser massivement cette proposition. Ont-ils peur du Peuple au point d'en venir à des argumentations insoutenables ? L'affirmation selon laquelle notre démocratie pâtirait de cette réforme de par son aspect délicat me paraît tout-à-fait biaisée. J'ai lu des choses invraisemblables. Contentons-nous, disent certains, de nos droits actuels, ce sont les meilleurs au monde. Quelle ambition ! Soyons humbles, refusons-nous l'opportunité d'avoir notre mot à dire concernant la politique étrangère. Peu importe les conséquences. Nous sommes vernis, à nous de savoir le constater.

 

Eh puis quoi encore ? Non, nous ne devons pas nous contenter de ce que nous avons en matière de droits démocratiques. Une société évolue, et nous sommes bien placés pour le savoir. Sept siècles de fédéralisme devraient nous en convaincre. Oui, nous avons de la chance. Alors, montrons l'exemple, continuons sur cette lancée. Certes, l'initiative émane d'un parti qui souhaiterait, à travers cette réforme, instrumentaliser le Peuple pour refuser une ouverture sur l'Europe. Mais quand bien même, ont-ils raison d'être persuadés que les citoyennes et citoyens iront dans leur sens ? Je n'en suis pas convaincu. Et une démocratie sans aucune confiance accordée aux électrices et électeurs n'est que ruine institutionnelle. Genève est bien placée pour le savoir. Notre calvinisme met à mal la confiance que le Peuple accorde aux instances politiques. À tort ou à raison, je ne saurais juger cela. Il est cependant évident que mentir à celles et ceux qui exercent leurs devoirs civiques ne passe jamais inaperçu bien longtemps. C'est la garantie de perdre le respect de la population, pour autant qu'il y en ait encore.

 

Je ne cautionne pas cette campagne, qui démontre à mon sens les pires aspects de notre politique. Affirmer que trop de démocratie pourrait lui être fatal m'apparaît, à moi simple citoyen, relever d'une manipulation éhontée. Ne mélangeons pas les luttes de pouvoir aux choix qui doivent être soumis à la décision populaire, sous peine d'obtenir un cocktail explosif. C'est, au mieux, le risque de voir le Souverain prendre une décision à l'encontre de son intérêt, et au pire, offrir aux populistes de tout poil l'occasion de crier au scandale et au complot politique. Pour ma part, j'ai longuement réfléchi à cette question et suis parvenu à une conclusion définitive. Le 17 juin prochain, j'exercerai, bien évidemment, mon devoir civique. Et je voterai OUI à cette initiative. Non par gaieté de cœur, puisqu'elle émane d'un parti dont je condamne la plupart des positions. Mais je ne cautionne pas non plus les mensonges. Je reste profondément démocrate, en mon âme et conscience, et agirai en accord avec mes principes. Pour les autres, je leur recommande de réfléchir à leur tour, et de prendre la décision qui s'impose à eux comme étant la meilleure. Non parce qu'une affiche propagandiste les aura convaincu. Osons penser par nous-mêmes.

 

Grégoire Barbey

 

 

10:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, débat, accords internationaux, asin, udc, campagne |  Facebook | | | |

25/05/2012

L'envers du justicier Poggia : des principes Mauro à géométrie variable

 

Chronique, 25.05.12 8h45

 

Mauro Poggia, conseiller national MCG et avocat au barreau de Genève, semble avoir la morale qui fluctue au gré de ses envies. En effet, dans la Tribune de Genève de ce jour, ses méthodes peuvent à juste titre être remises en question. Le célèbre politicien qui a construit sa renommée à travers son combat contre les assurances maladies a-t-il des choses à cacher ? C'est la question que peut légitimement se poser les lectrices et lecteurs du quotidien genevois. Si Poggia peut plaider ne pas connaître suffisamment bien la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR), peut-il raisonnablement nier devoir s'informer, en tant qu'avocat, des lois qui régissent nos comportements ? Cet argument, de « bonne foi », me semble léger. Pour ne pas dire honteusement mensonger. De surcroît, la déontologie qui va de pair avec le métier qu'il exerce ne devrait-elle pas remettre en question la légitimité de son implication dans cette affaire familiale ? Je ne suis pas persuadé, mais je puis me tromper, que d'un point de vue émotionnel, la défense d'un proche soit la garantie d'un travail exemplaire en la matière.

 

Quelle fable inventera donc le conseiller national MCG pour se disculper de tous les doutes qui s'imposent dans cette sombre affaire ? À force de vouloir se donner une image de défenseur des opprimés, Monsieur Poggia en a oublié les bonnes manières. Et, avec cela, le respect de l'éthique et des lois. Pour un avocat, c'est fort de café.

 

Mise à jour : À la lumière de ces faits, j'ai redécouvert, grâce à un lecteur perspicace, les propos de Mauro Poggia, tenus sur mon propre blog. Le citer est donc de circonstance : « Pour ce qui est de mon programme, je propose, contrairement à certains, non des commentaires sur les actions d'autrui, mais des actes concrets, comme je le fais depuis 30 ans, en qualité d'avocat, au service, le plus souvent, des plus démunis. Ceux-là mêmes qui nourrissent les belles phrases sans lendemain d'une certaine classe politique bienpensante, à laquelle je me garderai bien de vous assimiler précipitamment. » Plus loin : « Je suis peut-être un idéaliste, mais l'on ne fait rien sans idéal. Je ne suis pas venu en politique pour me faire connaître ou pour faire carrière, mais bien parce que j'ai vu, en côtoyant les difficultés de mes clients, que les choses doivent changer. Je continuerai tant que je pourrai croire à ce que je fais, même si, malheureusement, la politique, plus encore que les autres secteurs de notre société, est tenue par des personnes pour qui il s'agit du seul moyen de réussir enfin quelque part. » Il a le sens de l'humour, ou alors ce n'est qu'un fieffé menteur. Au lecteur averti d'en juger. Vous pouvez retrouver ces commentaires sur cet article.

 

Grégoire Barbey

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Débat ouvert : faut-il plafonner les dépenses électorales des partis ?

 

Débat, 24.05.12 16h58

 

En Suisse, nous avons une loi fédérale sur la concurrence déloyale. Je m'interroge depuis quelque temps sur cette notion, et me demande si nous ne pourrions pas imaginer d'étendre ce concept aux dépenses effectuées par les partis lors de leurs différentes campagnes. En effet, un parti qui peut débourser plusieurs millions de francs pour une même campagne (Cf. L'UDC et le PLR lors des précédentes élections à l'Assemblée fédérale, environ 7 millions de francs chacun, contre 2,4 millions pour les Verts) sera à même d'élargir la portée et l'influence de son message, ce qui, évidemment, ne manquera pas d'augmenter son électorat. Bien sûr, il faudrait démontrer ceci avec des études approfondies, mais je ne doute pas que le bon sens donnera raison à ma suspicion.

 

Il m'apparaît essentiel de légiférer à ce sujet, et plafonner sur un montant maximal autorisé lors d'une campagne. Après m'être entretenu avec des personnes ayant des connaissances en la matière, je suis parvenu à ces chiffres, qui sont sujets à débat, cela va de soi.

  • Campagne au Conseil d'État : 50'000 CHF par candidat

  • Campagne pour les élections au Grand Conseil : 100'000 CHF pour la liste

  • Votations cantonales : 30'000 CHF

Ces montants sont des exemples et ne constituent en rien une affirmation définitive. Ils peuvent cependant permettre d'ouvrir le débat sur la question et ainsi offrir une piste de réflexion quant à la pertinence de cette proposition et à sa réalisation possible.

 

Ce qu'il faut admettre, c'est qu'en l'état actuel de notre système démocratique, les partis ne concourent pas à égalité des chances. Bien que je sois favorable à diverses formes de libéralisation, celle des dépenses financières lors de campagnes électorales ne m'inspirent guère, sinon un sentiment de non-respect des valeurs que portent une démocratie. Respecter le souverainisme du Peuple, c'est lui octroyer le libre-choix. Or, lorsqu'un parti peut financer des centaines d'affiches, de clips électoraux, de messages à travers divers médias (comme par exemple dans des lieux publics, à Genève nous pourrions mentionner les écrans qui diffusent, moyennant quelques deniers, de courtes séquences vidéos dans les Transports Publics Genevois) a, comme la logique le suggère, plus d'impact sur la réflexion d'un individu lambda. Occuper le terrain, c'est une nécessité qui a très bien été intégrée par nos femmes et hommes politiques. Cela s'appelle, plus crûment, de la propagande.

 

En théorie, libéraliser les dépenses peut sembler logique, voire naturel. Actuellement, c'est le cas. Pourtant, la libre-concurrence du marché, qui est la doctrine en vigueur, ne peut s'assimiler avec la politique. Ce n'est pas la même chose de vendre des produits et de transmettre des idées. Nous, citoyennes et citoyens, avons comme devoir de faire un choix. Celui-ci n'est en rien anodin, et peut être influencé par des facteurs externes. C'est pourquoi, à travers cet article, je plaide pour un plafonnement des partis, ceci afin de permettre une juste répartition des chances aux diverses factions politiques qui fondent, ensemble, la représentation du tissu idéologique de notre société. Un parti qui peut dépenser dix fois plus qu'un autre lors d'une élection verra, mathématiquement, sa représentativité augmenter, ou du moins son influence et son mode de transmission au sein des ménages. Il fera parler de lui, ce qui est le principe de toute bonne propagande.

 

Il s'agit là, ne nous détrompons pas, d'une démarche à la fois éthique et pragmatique. Parce qu'à l'heure où les médias font partie intégrante de la vie quotidienne de millions d'êtres humains, nous ne pouvons minimiser leur impact sur la pensée. Et à ce propos, il faut créer un médiateur qui puisse régir la répartition des dépenses, en l'occurrence en les plafonnant et, logiquement, en imposant une transparence totale des financements reçus par les divers partis, pour qu'il y ait une juste égalité des chances entre les diverses factions politiques. Les partis majoritaires verront l'urticaire leur pousser sur les bras à la lecture de ces mots, mais si ceux-ci méritent légitimement la place qui est à l'heure actuelle la leur, ils ne doivent pas craindre une réforme à ce sujet. Dans le cas contraire, c'est qu'ils fondent beaucoup d'espoir sur l'impact de leurs campagnes, et qu'ils reconnaissent implicitement la portée psychologique de ces dernières. Ce qui revient à légitimer cette proposition de plafonner les dépenses.

 

Bien sûr, tout ce qui précède est un pavé jeté dans la mare : je me propose d'ouvrir un débat, non d'imposer une idée. J'aime la confrontation des points de vue, et je suis persuadé qu'il y a beaucoup à apprendre concernant la position que prendront les divers acteurs de la vie politique quant à cette proposition. Toujours dans la même veine, nous pourrions également réfléchir à la pertinence d'un financement des campagnes par l'État, dans un souci de parfaite équité. Mais ça, à n'en pas douter, sera autant sinon plus controversé encore que l'initiative de plafonner les dépenses. À vos claviers, et débattons donc !

 

Grégoire Barbey

08:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : débat, finances, dépenses, transparence, partis, argent, campagne électorale, montants, financement |  Facebook | | | |

24/05/2012

Initiative de l'ASIN : trop de démocratie ne tue pas la démocratie

Interrogation, 24.05.12 15h38

 

Je suis partagé quant à l'initiative de l'ASIN. Il me semble délicat de dire que trop de démocratie tue la démocratie. Ce slogan m'apparaît honteux. En somme, trop de pouvoir au Peuple, tuerait le pouvoir du Peuple ? Ce sophisme n'est pas recevable. La véritable peur derrière cette votation, c'est d'offrir à des partis conservateurs tels que l'UDC la possibilité de faire dire non à la population des initiatives qui favoriseraient notre adhésion à l'Union Européenne ou en tout cas permettraient davantage de négociations. Mais de là à prétendre des énormités pareilles, il ne faut pas exagérer.
J'ai lu des arguments qui m'ont fait peur, affirmant que nos droits démocratiques sont les plus développés au monde et qu'il faut s'en contenter. Je ne suis pas favorable à cette votation car je ne veux pas donner des armes à l'extrême droite pour renfermer notre pays sur lui-même, néanmoins je ne puis souscrire à cette rhétorique. Ce n'est pas parce que nous sommes privilégiés par rapport à d'autres nations dans le monde que nous devons nous contenter de notre système.
C'est aberrant et inexact. Je me battrai toujours pour renforcer l'assise du Peuple dans son exercice démocratique, car je préfère la décision de la multitude plutôt que celle d'un petit nombre.

 

Grégoire Barbey

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La politique vue par un jeune (1)

 

Chronique, 23.05.12 16h56

 

Ce matin, j'ai eu l'occasion de m'exprimer sur les ondes de One FM en compagnie d'Adrien Faure, co-président de la Jeunesse Socialiste genevoise. Le sujet abordé était « la politique vue par les jeunes ». Malheureusement, nous n'avons guère pu nous épancher véritablement sur la question. Je me propose donc de développer mon point de vue. Il va sans dire que je maîtrise mieux l'écrit que l'oral ! Mais je ne me décourage pas pour autant : je suis un battant. Cet article inaugure une série de réflexions qui permettront d'étayer au mieux, je l'espère, ma perception du domaine politique.

 

Redonner confiance aux citoyens

 

Actuellement, le microcosme politique genevois prend acte d'une réalité pourtant présente depuis fort longtemps : bon nombre de citoyens perdent confiance dans la politique. Pour autant qu'ils l'aient eue un jour. Il y a divers facteurs entraînant ce désintéressement progressif de la chose publique. Je ne tenterai pas d'en faire une énumération exhaustive. Les raisons sont multiples. Nous pouvons néanmoins relever un clivage entre les politiciens et la population : les premiers ont de la peine à s'extraire de la bulle dans laquelle ils naviguent quotidiennement en s'engageant corps et âme, tandis que les seconds ont toujours moins de temps et d'énergie pour éplucher méthodiquement toutes actualités qui ont trait à la politique. Ce constat est aisé à réaliser. Pourtant, la plupart des acteurs politiques semblent mimer l'autruche, plongeant leur tête profondément dans le sol, en refusant de voir qu'ils n'ont plus le même impact sur leur électorat. Récemment, cette notion de « perte de confiance » a souvent été relevée, interrogeant sur l'attitude à prendre pour inverser cette tendance.

 

Il n'y a pas de solution miracle, et encore moins de réponse toute faite. Évidemment, il faut faire preuve d'ouverture d'esprit, s'instruire, écouter les doléances des citoyens, s'informer sur les divers ressentis, prêter l'oreille à chaque instant pour en apprendre davantage et s'armer de patience afin de découvrir où sont cachés les nœuds qui paralysent l'action politique. Ce qui me frappe, c'est ce fossé qui sépare citoyens et politiciens. Certes, il y a ceux qui s'engagent concrètement et les autres. Mais il ne devrait pas y avoir une « classe politique ». Si tel est le cas, c'est qu'à mon sens, le serpent se mord la queue. En effet, si nous voyons celles et ceux exerçant la politique comme des individus à part, différents des citoyens lambda, c'est qu'ils et elles ne font pas bien leur travail. Ceci n'est pas une critique acerbe, mais une question de bon sens. Pour se sentir en confiance, il faut que certains prérequis soient réunis. Notamment la sensation d'avoir face à soi des interlocuteurs honnêtes et sincères, ce qui, semble-t-il, fait défaut à Genève. Je prends comme référentiel le fait que personne n'est stupide, et qu'aborder des sujets délicats avec rigueur et méthode ne posera pas de véritable problème à la compréhension de celles et ceux qui s'intéressent vraiment aux sujets traités. Cependant, le paradigme n'est pas le même en politique. Il m'a déjà été dit de faire simple, de me contenter de la forme, et de rester en surface. Je ne suis pas d'accord, bien au contraire. Je m'oppose fermement à cette vision discriminatoire des citoyennes et des citoyens.

 

Bien évidemment, ce débat peut s'éterniser. Quant à savoir s'il faut simplifier à outrance ses discours ou non, nous ne serons jamais d'accord. Pour ma part, je pense qu'il s'agit là d'un point crucial : ne pas prendre les autres pour des abrutis. Je considère qu'une bonne communication prend tous les éléments en compte et ne cachent pas des faits. C'est un principe, il faut respecter autrui, qu'ils soient ou non des électeurs potentiels. Chacun a sa propre perception du monde qui l'entoure et l'interprète à sa façon. Ne pas accepter cela, c'est nier l'individualité à laquelle nous avons droit toutes et tous. J'aime à penser que les divergences sont fécondes. Il ne faut pas pour autant minimiser l'importance de fédérer au mieux, afin de répondre aux attentes du plus grand nombre.

 

Bref, je crois qu'un autre aspect fondamental qui manque en politique, c'est ce côté « humain ». Je réalise à quel point c'est difficile de le faire ressortir, moi-même, lors d'interventions radiophoniques ou télévisées. Pourtant, je ne doute pas que nous y sommes toutes et tous sensibles, et qu'il est essentiel de ne point devenir des automates insensibles qui paraissent totalement déconnectés du quotidien de la population. Il est d'ailleurs palpable que celles et ceux arborant ce petit plus ont davantage de succès d'un point de vue électoral. Il ne faut pas sous-estimer les apparences. Et à trop les cultiver, nous nous méprenons et créons finalement rien d'autre que des épouvantails. À l'opposé du but recherché, en somme. C'est exactement la sensation qui m'a traversé lorsque j'ai lu l'opuscule d'un certain candidat à l'élection complémentaire au Conseil d'État, lorsqu'il traitait du courage et de la sincérité. L'idée ne manque pas de justesse, mais la forme – et le fond – sont absents. Le lecteur lambda, comme moi, n'est rien d'autre qu'une donnée qu'il faut convaincre. D'une écriture administrative. Je critique cet ouvrage car c'est le dernier que j'ai eu entre les mains, mais c'est également valable pour les autres. Il ne suffit pas d'inscrire des valeurs sur un bout de papier pour convaincre. Il faut les faire ressentir. Que notre aura rayonne de celles-ci. Sinon, ce n'est que du vent, et les gens ne sont pas dupes.

 

La confiance n'est pas gratuite. Elle n'est pas non plus spontanée. Elle se gagne, au travers d'une lutte acharnée. Ce n'est pas un dû. À mon sens, obtenir la confiance de ses semblables est l'œuvre de toute une vie, car le moindre écart nous sera facturé avec sévérité. Faire de la politique, ce n'est pas seulement caresser son image personnelle et se sentir important. Pour beaucoup, malheureusement, cela apparaît être la seule motivation palpable dans leur engagement. Il faut s'investir, et se battre. Accepter de recevoir des torrents de boue, et garder la tête haute. C'est, effectivement, une constante lutte de pouvoir. Mais ça ne doit pas être la finalité. Uniquement le chemin !

 

Enfin, pour conclure, s'il me fallait synthétiser ma vision d'une politique qui mérite la confiance des citoyennes et des citoyens, je me contenterais de ces quatre mots : authenticité, honnêteté, valeurs, transparence. Le reste n'est que fioriture. Alors, quand est-ce que nous commençons ?

 

Grégoire Barbey

 

 

08:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : chronique, politique, authenticité, confiance, jeune, vision, réflexion, sincérité, valeurs |  Facebook | | | |

21/05/2012

Une campagne lobbyiste

 

Analyse, 21.05.12 13h22

 

Si Pierre Maudet n'est l'homme d'aucun lobby, comme il le prétendait au lancement de sa campagne, il en a néanmoins l'attitude. En effet, son slogan a investi toutes les plate-formes imaginables. Des affiches à la vidéo diffusée par les télévisions se situant dans les véhicules et autres trams TPG, rien n'est laissé au hasard. Un vrai lobbyisme, ni plus ni moins. Le prix de cette mascarade ? En tout cas 300'000 francs, d'après mes sources. Et ce n'est pas encore terminé, puisqu'il reste quatre semaines avant la fin des votations. Heureusement qu'il y a derrière « l'homme de l'action responsable », un parti au porte-monnaie pour le moins rempli. Si Monsieur Maudet veut dissocier son image du PLR, il lui faudrait commencer par renoncer au financement de sa campagne par son propre parti.

 

Mais nous savons bien que cela est impossible. Pierre Maudet est donc bien l'homme du PLR, n'en déplaise à son Comité de campagne qui fait des pieds et des mains pour éviter l'amalgame.

 

Grégoire Barbey

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13:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : plr, pierre maudet, campagne, politique |  Facebook | | | |

19/05/2012

Le 17 juin, opportunité d'un vote anti-PLR

 

Analyse, 19.05.12 16h00

 

Le 17 juin prochain, lors de l'élection pour le poste vacant au Conseil d'État, il s'agira non seulement d'un vote important, car il faut remplacer un magistrat au sein de notre gouvernement cantonal, mais aussi d'un message adressé aux instances politiques par le Peuple au travers des urnes. Il sera donc primordial de faire le meilleur choix pour Genève, tout en gardant à l'esprit les récents événements qui ont défrayé la chronique.

 

Notamment les frasques du Parti Libéral-Radical, qui a multiplié sur les terres genevoises d'innombrables erreurs qui ont eu des résultats catastrophiques pour l'ensemble de la population. Ce parti, première force politique de notre Canton, doit aujourd'hui payer l'addition, certes salée, de ces derniers mois. Entre Mark Muller, qui a perdu de par son attitude inqualifiable son poste au DCTI, et François Longchamp qui s'est empressé de mettre la main sur le département de son collègue afin, probablement, d'y faire le ménage, le constat est plutôt lugubre.

 

Tout comme nos voisins français, qui ont le 6 mai dernier fait le choix de ne pas réélire le Président sortant Nicolas Sarkozy, il va falloir donner le ton au PLR, dont l'arrogance n'a eu de cesse de s'illustrer bien tristement par des choix et des comportements indignes d'un parti de sa trempe. Rappelons qu'ils ont déjà perdu leur troisième siège au sein du Conseil national lors des votations du mois de novembre passé. Non content de cet échec cuisant, les membres du PLR ont continué la débandade. Trop, c'est trop. Et le Peuple n'est pas dupe. Dès lors, le 17 juin, il s'agira d'un vote anti-PLR, qui s'illustrera par la nomination, probable, de la candidate Anne Emery-Torracinta, favorite de cette élection. Mais ce n'est pas tout.

 

En aucun cas François Longchamp ne doit conserver le poste du DCTI, ce n'est pas acceptable. Il est, plus que jamais, l'heure des comptes. À force d'entasser des cadavres dans ses placards, le PLR a perdu sa légitimité au sein de notre gouvernement, ainsi que sa crédibilité. Je ne doute pas que le moment venu, l'arrogance et les déboires de ceux qui le composent seront justement taxés par la décision du Peuple souverain. Et tant mieux, car ça ne peut plus durer.

 

Grégoire Barbey

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16:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : plr, votation, 17 juin, conseil d'état, mark muller, françois longchamp, peuple |  Facebook | | | |

17/05/2012

Désillusion politique

 

Constat, 17.05.12 15h04

 

La politique. Ça fait trois mois seulement que j'y ai plongé les pieds. J'ai rencontré de nombreuses personnes depuis, en si peu de temps. Ces personnalités qui sont toujours présentes dans les médias locaux, qui font parler d'elles même involontairement. Celles qui représentent notre Canton, et également notre pays, mais plus important encore, nos valeurs. J'ai échangé bien des réflexions avec certaines d'entre elles. En quelques mois, j'ai vu et entendu des choses que je n'imaginais même pas, ou peut-être préférerais-je m'en préserver. Oui, je suis curieux et ai toujours les oreilles grandes ouvertes. Néanmoins, il y a des détails que j'aurais préféré ignorer...

 

Je ne désire pas prendre la position du Juge, et de dicter ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Cependant, je ne puis qu'avouer la profonde désillusion qui s'est emparée de moi en découvrant ce microcosme politique, où les sourires sont traîtres et les paroles toujours s'envolent. Davantage en période électorale. Ceux qui se dévouent réellement à la chose publique (res publica) sont rares. L'abnégation n'est pas une vertu excessivement répandue. Bien au contraire. J'ai le sentiment qu'il y a plus d'orgueil, d'ego et de soif de pouvoir que d'intérêt réel pour la communauté derrière l'engagement de quelques-uns. Difficile de garder une vision positive de notre politique.

 

Je lis et écoute avec attention tout ce qui a trait à notre Cité, du moins j'essaie. Les programmes, par exemple, sont instructifs. Des beaux discours, et surtout des promesses. Souvent intenables, voire totalement fantaisistes. Pour citer un politicien connu parmi d'autres : « les voix n'ont pas d'odeur ». Effectivement, je le constate avec amertume. Plus de carriérisme que de volontarisme. La gloire, les médias, les privilèges, c'est bien évidemment alléchant. Qui résisterait sans peine ? À défaut d'avoir des idées, une véritable vision d'avenir, ils ont le goût des bonnes choses. La politique de nos voisins français, régulièrement condamnée par nos concitoyen, n'est pas pire que la nôtre. Les mêmes stratégies, trahisons, conspirations, attaques et autres corruptions peuvent y être aisément comparées. Il faut faire attention où l'on met ses pieds lorsqu'on gravit les marches de la politique, les peaux de banane délibérément déposées ne manquent pas.

 

Oui, je suis désabusé. De voir qu'il faille renier bon nombre de ses valeurs pour accéder à la fonction publique. D'entendre des horreurs sans que personne ne s'en émeuve. D'écouter l'autosatisfaction de ces représentants qui devraient pourtant regarder leur bilan avec plus de recul et d'introspection. De constater que tous les moyens sont bons tant qu'ils permettent d'atteindre le but ultime : l'élection. Je ne dépeindra pas une toile joyeuse de cette triste scène. Ce ne serait pas légitime. Je ne veux pas mentir, ou me jeter de la poudre aux yeux. Ce que je constate, c'est que ceux qui hurlent au respect des institutions sont ces mêmes qui les trahissent le plus souvent. De l'hypocrisie, et rien d'autre. Des mots qui s'élèvent puis se perdent. Je parle habituellement d'éthique dans la politique. Et ça dérange, je l'ai bien compris. Parce que ça remettrait en question l'attitude de beaucoup de politiciens. Mais aussi des médias, qui jouent un rôle prépondérant dans la transmission des informations sur le sujet.

 

Avoir des valeurs et des principes, et s'y tenir, c'est sûrement ce qu'il y a de plus utopique dans notre bonne vieille République et Canton de Genève. Mais moi, je ne me tairai pas. Je ne rentrerai pas dans ce jeu mesquin. Je préfère encore n'être jamais élu en ayant dit la vérité, ma vérité, que de l'être en ayant balayé tout ce qui m'a construit, c'est-à-dire des idées et des désirs. Ceux qui me font envie de bâtir une politique nouvelle. Toutefois, certains me rappelleront, comme ils aiment à le faire, que je suis trop jeune pour comprendre. Eh bien, qu'ils comprennent à ma place. Moi, je ne veux pas de ça.

 

Grégoire Barbey

15:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : politique, désillusion, valeurs, idées, principes |  Facebook | | | |