Gregoire Barbey

24/04/2012

Quelle mouche a piqué les socialistes ?

En bref.

Aujourd'hui, nous pouvons lire les propos de la conseillère administrative Sandrine Salerno en ville de Genève qui « ne se dit pas inquiète pour les collaborateurs en col blanc, qui peuvent facilement retrouver un emploi », concernant Merck Serono. Quant à Romain de Sainte-Marie, nouveau Président du Parti Socialiste genevois, il écrit : « La disparition de l'entreprise Merck Serono ne doit pas être confondue avec la délocalisation de Novartis à Prangins, qui était un site rentable. Merck Serono fait, elle, face à un enjeu de renouvellement et d'innovation industriels. »

Une tragédie pour de nombreuses employées et de nombreux employés qui voient le chômage pointer à leur porte. Mais quelle mouche a bien pu piquer les socialistes ?


Grégoire Barbey

 

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Thierry Cerutti et sa rhétorique scabreuse

 

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Thierry Cerutti, ancien Conseiller administratif et Maire de la commune de Vernier, député au Grand Conseil, sous les couleurs du MCG, a semble-t-il quelques leçons de courtoisie et de bienséance en retard. Pour un homme de sa trempe, qui se revendique comme étant la personnalité dont les genevois ont besoin, lire ses diatribes scabreuses sur les réseaux sociaux fait peine à voir.

Son humour et sa rhétorique ne sont malheureusement pas très évolués, et lorsqu'il s'en prend à mon âge, je n'en suis que plus amusé.

« vilain garçon ! référence à ta maman lorsqu'elle t'a surpris récemment avec ta main dans ton slip devant un magasine pour adulte. »

Ces propos sont-ils dignes d'un député ?

Pour ma part, j'en doute. Mais comme aime à le dire le Président de son parti, Genève est une République bananière.

Monsieur Cerutti, les genevoises et les genevois méritent mieux que vous.

 

Grégoire Barbey

23/04/2012

N'est pas PLR qui veut : Pierre Maudet et le copinage

 

Un article de la Tribune de Genève en ligne nous informe aujourd'hui, lundi 23 avril 2012, que le candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain pour le Conseil d'État fait preuve d'une intégrité à géométrie variable. Lui qui, il n'y a pas si longtemps, prétendait n'être « l'homme d'aucun lobby », n'a pas l'air de conspuer le copinage. Il tente également de dissocier son image de candidat et celle de son appartenance partisane. Malin comme il est, celui n'ignore pas que les casseroles de son parti risquent de lui coûter la place qu'il brigue. Pierre Maudet a tout intérêt à vouloir gommer aux yeux du public qu'il appartient au PLR. N'oublions pas qu'il s'agit ni plus ni moins de sa carrière ! Sans la politique, le prototype du « bon citoyen » se retrouverait au chômage. Alors, Monsieur Maudet et son proche entourage veillent au grain. À nous, citoyens, d'y trouver l'ivraie...

Gardons les yeux ouverts, car la tradition des radicaux en politique, c'est de jouer avec les mensonges et la trahison. Notre bon et brillant Maudet n'échappe guère à la règle, pour son propre malheur...

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ville-condamnee-v...

 

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Marine Le Pen, un résultat représentatif du malaise identitaire et culturel français

 

Les résultats des votations pour le premier tour de la présidentielle française ont, semble-t-il, étonné certains médias, qui ne s'attendaient pas à voir sortir Marine Le Pen avec un score aussi élevé (entre 18 et 20% des suffrages). Pour ma part, je ne suis aucunement surpris de ce chiffre. Il suffit de regarder les sujets traités par les médias audiovisuels pour s'apercevoir du malaise qui règne en France. Une crise identitaire et culturelle ? Avec des articles quotidiens sur l'Islam radical qui envahirait le pays des Droits de l'Homme, les « intellectuels » régulièrement appelés au front pour décrire les risques qu'encourt la France face à l'immigration, l'instrumentalisation de certains drames, ce n'est ni inquiétant ni surprenant que des électeurs votent pour celle qui se revendique comme étant la voix des français de souche. Ce qui devrait néanmoins inquiéter, c'est la propension qu'ont les médias français à jouer la carte de l'hypocrisie. Ils sont majoritairement responsables de la représentation que se font les françaises et les français des problèmes structurels et institutionnels de leur pays. Les médias sont, comme l'a très bien fait remarquer Noam Chomsky, un excellent outil de propagande, et les politiques l'ont bien évidemment compris et en usent sans vergogne.

Si aujourd'hui, la Présidente du Front National peut rassembler un cinquième des électeurs français autour d'un programme d'exclusion, il s'agit d'une conséquence directe de l'image transmise par les médias. Pour inverser cette tendance qui, tant que perdurera ce climat au sein de la presse et des organes d'information, ne cessera de croître et s'affirmer, il est essentiel d'interroger la responsabilité des médias dans le résultat de ces votations et plus précisément réfléchir sur leur rôle en tant que médiateur entre l'information et les citoyens.

Marine Le Pen a su surfer sur cette vague et en ressort plus forte. Elle sera, à l'avenir, une sérieuse concurrente pour les partis « modérés ». Ce qu'il faut, pour lutter contre l'extrémisme, c'est de mettre un terme à l'ignorance. Les réponses faciles, en Suisse comme ailleurs, ont toujours eu le vent en poupe. Mais dès que tombent leurs épouvantails, la mascarade cesse. Il faut redonner confiance aux électeurs, aux citoyens, et leur donner de véritables réponses, sans les prendre pour plus bêtes qu'ils ne le sont, et en leur témoignant également une confiance dans leur libre-arbitre et leur réflexion.

 

Grégoire Barbey

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21/04/2012

Hommage à la Dame de Fer

Hier soir, je me suis rendu au cinéma pour visionner la Dame de Fer, une adaptation mettant en scène Madame Thatcher, incarnée par la célèbre actrice Meryl Streep, dont la réputation n'est plus à faire. Certaines critiques ont reproché à ce film de ne pas être suffisamment dur à l'égard de la politique mise en place par l'ancienne Premier Ministre de la Grande-Bretagne. Pour ma part, cela ne m'a nullement dérangé. Il n'était pas question ici de juger les choix de celle qui fut surnommée la Dame de Fer, mais de donner un bref aperçu du combat qui fut le sien. Bien sûr, d'un point de vue strictement idéologique, je suis foncièrement opposé au conservatisme dont elle fut l'apôtre. Néanmoins, l'objectif, à mon sens, n'était pas de dépeindre une Madame Thatcher monstrueuse. Il s'agissait plutôt de lui rendre hommage. Pourquoi, me direz-vous ? Eh bien, tout simplement parce qu'elle fut la première femme à se battre en Angleterre pour se faire respecter en politique. Dans un pays outrageusement conservateur et patriarcal, quand bien même elle défendit des idées qui ne nous plaisent pas, nous devons lui laisser cette incroyable détermination, et cette audace particulièrement méprisée en son temps, qui lui permit de prendre les rennes d'un parti dont nul n'aurait imaginé une femme à sa tête, et plus encore, un pays tout entier.

À bien des égards, nous pourrions tergiverser sur la politique et les décisions qu'elle mit en place. Cela va de soi. Mais accordons lui le respect qu'elle mérite. Son combat, en tant que femme, fut impressionnant.

Grégoire Barbey

09:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : thatcher, dame de fer, politique, conservatisme, femme |  Facebook | | | |

20/04/2012

L'Entente survivra-t-elle après 2013 ?

 

Récemment, les passions se sont déchainées, et les diverses casseroles qui ont mis à mal le PLR ces derniers mois ont des répercussions à l'échelle cantonale.
Je me pose donc, légitimement, une question : l'Entente survivra-t-elle après 2013 ?
Du côté du PDC comme du PLR, les avis sont mitigés. Certains seraient favorables à la dissolution de l'alliance traditionnelle entre les deux partis. D'autres, irréductibles convaincus de sa viabilité et de son maintien comme force politique nécessaire, ne veulent pas admettre qu'ils ont entre les mains l'agonie d'une Entente qui s'essouffle depuis bien longtemps. Porteront-ils ce cadavre avec la même vigueur lorsque sonnera l'heure des comptes ?

Grégoire Barbey

 

11:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : question, pdc, plr, entente, alliance, dissolution, avenir, politique |  Facebook | | | |

Grand Conseil : qu'elle est belle notre démocratie !

 

Étant particulièrement intéressé et concerné par la chose publique, j'assiste aux séances du Grand Conseil et du Conseil Municipal dès que l'occasion se présente. Depuis la tribune réservée au public, je suis aux premières loges pour voir ce qui s'y trame. Mon préféré est indubitablement le Grand Conseil. Entre le MCG qui monopolise la parole pour faire voter des motions qui font sourire tous les rangs de la gauche et de la droite modérée, un Président en la personne de Pierre Losio qui peine à garder une unité et un respect dans les rangs des députés, et des personnes qui semblent s'être trompées de lieu, il y a toujours quelque chose de solennel, un sentiment puissant émanant de cette salle qui voit réunir près d'une centaine de personnalités dévouées à la société. Surtout lorsqu'un député du MCG ou de l'UDC prend la parole : le brouhaha semble être automatique. Le spectateur, conscient de son devoir de bon citoyen, a bien souvent de la difficulté à entendre ce qui se dit, tant les discussions sont intenses, concernant les sujets à traiter. En général, les résultats des votations à l'égard des motions proposées par les partis d'extrême droite sont sensiblement les mêmes. Plus de deux tiers de l'assemblée s'y oppose systématiquement, quand bien même le projet peut sembler pertinent voire, plus rarement cependant, intelligemment proposé, évitant les habituelles tergiversations réactionnaires de ces partis symptomatiques.

Il est également fort intéressant de garder un œil quant au nombre de députés présents. Le chiffre fluctue au cours d'une même séance, lorsque certains s'expriment, d'autres préfèrent se rendre à la cafétéria, peut-être parce que les écouter leur donne soif. Il y en a qui sont connectés sur Facebook et suivent en temps réel les publications concernant la réunion en cours, participant parfois même aux discussions ! Et quelques individus profitent de ce temps « libre » pour vaquer à leurs occupations, notamment consulter la presse du jour, ou échanger quelques vacuités sur leur quotidien avec leurs amis et alliés.

Qu'elle est belle, notre démocratie !

Hier, à la mémoire d'un ex-député radical ayant récemment quitté notre monde, était rappelé l'un de ses propos : tout bon citoyen devrait au moins une fois dans sa vie siéger pour une législature. Comme je le comprends !

 

Grégoire Barbey

09:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : grand conseil, démocratie, genève, député, mcg, udc, gauche, droite modérée |  Facebook | | | |

19/04/2012

La Suisse est un pays d'arriérés

 

En Suisse, nous votons contre les minarets, l'augmentation des semaines de vacances, le prix unique du livre, nous permettons la répression de certains droits fondamentaux et constitutionnels, nous voulons interdire l'apprentissage de la sexualité aux enfants, renégocier les accords de Schengen, expulser les criminels étrangers, opter pour la préférence nationale, stigmatiser les frontaliers sans qui notre économie serait au plus mal, et à côté de cela, nous nous voulons être des citoyens du Monde.

Alors je le dis, oui, la Suisse est un pays d'arriérés.

 

Grégoire Barbey

09:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : suisse, votation, arriérés, monde |  Facebook | | | |

18/04/2012

La Constituante projette de prolonger la durée du mandat des conseillers d'État

 

J'ai découvert aujourd'hui qu'il était question de prolonger d'une année le mandat des conseillers d'État dans le projet de la Constituante. (art. 104)

Ce qui leur octroiera cinq ans au lieu de quatre pour siéger parmi le conseil des Sept. Dès lors, le débat que j'ai initié il y a déjà quelques temps, suite aux casseroles de l'affaire Muller (début d'année 2012), concernant la révocabilité des élus, se justifie de façon plus concrète encore. Désormais, nous devons nous poser les bonnes questions. Ayant discouru sur le sujet avec Pascal Décaillet, qui affirmait que le fait de ne pas être réélu était déjà une forme de révocabilité, je suis d'autant plus convaincu de la nécessité d'en découdre, et de porter cette thématique sur la place publique. Si nos conseillers d'État bénéficient de cinq années où ils peuvent agir selon leur bon vouloir (toute relative qu'est cette formulation, soyons précis) avant d'être « jugés » par la volonté populaire. Or, il apparaît évident qu'un élu a le temps de faire des dégâts dans sa gestion de son département avec une demi-décennie à sa disposition. Que faire s'il s'avère incompétent et crée la gabegie au sein du Collège ?

Pouvoir révoquer nos élus doit constituer un droit civique, ainsi qu'un devoir – celui de nous informer sur le travail de nos représentants. Le simple fait de ne pas être réélu pour avoir fauté ne suffit pas, et constitue une suprématie du mandat à l'encontre du bien-être du Peuple. Je ne serai pas trop rousseauiste, mais même le Peuple peut se tromper et élire quelqu'un qui n'a pas, malheureusement et probablement pas faute de bonne volonté, la capacité de tenir les rennes de son exécutif.

Avant de lancer une initiative allant dans ce sens, ouvrons le débat ! Et c'est justement ce que je me propose de faire.

 

Grégoire Barbey

 

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17/04/2012

L'enfermement sclérosé de cerveaux incongrus

Coup de gueule.

À ces messieurs-dames qui prêchent la nationalité, s'égosillant à l'encontre des étrangers dès qu'ils le peuvent, oublient qu'en Suisse, nous sommes issus de nombreux mélanges, et que ces grands esprits qui nous représentent et fondent nos valeurs communes n'étaient bien souvent pas nés sur le sol helvétique, je leur témoigne tout mon dégoût. Eh oui ! Je l'avoue, je ne suis pas un enfant de l'immigration, mais je reconnais l'importance de ces échanges culturels, qui, à n'en pas douter, nous grandissent et nous mûrissent. Je ne laisserai jamais personne calomnier la nécessité d'une société multiculturelle sans mot dire. Je ne puis que maudire ces scélérats qui croient offrir des solutions en formulant des amalgames douteux pour se faire élire.

Ce soir, je m'attriste d'apprendre que la Constituante a évincé de ses textes la possibilité que les étrangers obtiennent davantage de droits civiques. Je ne puis adhérer à cette exclusion injustifiable. J'ai appris à aimer les êtres humains, peu importe la couleur de leur peau ou les coutumes dont ils ont hérité à la naissance - que personne ne choisit jamais. Je le répète, j'aime la diversification des traditions et des coutumes, et le partage des connaissances. Je déteste cependant tout ce qui a trait à l'enfermement sclérosé de cerveaux incongrus.

Grégoire Barbey

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