Gregoire Barbey

17/04/2012

Le végétarisme, un choix éthique et politique

 

Le végétarisme, de nos jours, est de mieux en mieux accepté à l'échelle mondiale. De nombreux pays occidentaux se sont adaptés à ce régime diététique qui se répand de plus en plus, en intégrant dans la plupart des supermarchés et restaurants des produits permettant un choix plus vaste répondant davantage à la demande constante de denrées végétariennes. Bien évidemment, des améliorations demeurent nécessaires pour parfaire le bien-être de celles et ceux qui ont choisi ce régime, sans parler des végétaliens, moins présents mais tout aussi importants.

 

Pour ma part, j'ai fait ce choix il y a plus d'une année, à la suite d'une longue et intense réflexion sur la question. Je me suis documenté, tant par la lecture que par des documentaires visuels, et ce que j'ai découvert m'a conforté vers la décision que je voulais prendre – devenir végétarien. Ce choix ne fut finalement pas aussi difficile, du moins pas autant que je le pensais à première vue. N'étant plus ignorant quant à la réalité de l'élevage industriel, et de tout ce qui a trait de près ou de loin aux rapports entretenus entre les êtres humains et les animaux, souvent inégaux et violents du fait de l'utilisation de ces derniers par la main de l'Homme à des buts mercantiles et ludiques, je ne pouvais plus qu'être dégoûté par la nourriture carnée.

Apprenant par exemple que chaque année, plus de 60 milliards d'animaux étaient tués uniquement pour la consommation alimentaire, et que ce chiffre allait croissant, le vertige m'a bien évidemment saisi, et la nausée s'est emparée de mon estomac. Toute une série d'interrogation s'en est suivie, logiquement. Je me suis demandé à plusieurs reprises quelle était ma responsabilité en tant que consommateur averti et consentant, parvenant à la conclusion que j'étais directement responsable de ma nourriture lorsque le choix de ne pas consommer de viande m'était tout-à-fait accessible. Dès lors, ma décision fut prise, et appliquée.

 

Plus tard, continuant de m'intéresser au sujet, et approfondissant mes connaissances en la matière, j'ai appris que l'élevage industriel est responsable annuellement de 18% de l'émission de gaz à effets de serre, hautement toxique pour l'environnement, soit 40% de plus que le domaine des transports, et ce, à l'échelle mondiale ! Je me suis alors également interrogé sur nos mouvements écologiques, qui ne font pas souvent référence à ces statistiques, et qui pourtant les concernent puisqu'ils/elles militent pour une Terre plus saine et davantage respectée par nos semblables. Par contre, ces mêmes mouvements (ou partis) ne lésinent jamais face à la problématique des automobiles, ne cessant pas les attaques à l'encontre du domaine des transports. Pourquoi diable n'ai-je encore jamais vu en Suisse un parti écologiste mentionner lors d'une campagne sa volonté de réduire l'industrie de l'alimentation carnée ? Peut-être me suis-je mal renseigné, je puis donc me tromper. Cependant, ces derniers mois, y étant plus sensible, je n'ai recensé aucun parti y faisant référence. C'est dommage, d'autant qu'il me paraît nettement plus aisé de changer son alimentation, avec de la bonne volonté, que de transformer ses habitudes de déplacement, de surcroît lorsque l'on habite loin de son lieu de travail. Est-ce de l'hypocrisie de la part de celles et ceux qui se réclament de l'écologie, ou une totale désinformation à l'égard de cette réalité industrielle et humaine ? Je pense, à titre personnel, davantage à la seconde option, plus proche de la vérité, tant il est vrai que sont sciemment évincées toute allusion aux conditions d'élevage, de gavage, d'abattage et de conséquences sur l'environnement de la part des entreprises directement concernées par les ventes des produits issus de l'exploitation animale. Pire encore, aborder le sujet en société est tabou ! J'avais lu, il y a de cela quelques mois, l'interview d'un médecin français reconnu, qui faisait part de sa riche expérience dans le domaine. Il concluait que ses patients ont toujours été réticents à changer leurs habitudes alimentaires, même en cas de nécessité pour leur santé ! Un comble. Mais cela peut s'expliquer avec une approche sociologique.

 

9782879297095.jpgJonathan Safran Foer, grand écrivain américain, dans son ouvrage Faut-il manger les animaux s'intéresse à cette question, et tente d'y apporter quelques éléments de réponse que j'ai trouvé très pertinents. Les habitudes alimentaires sont effectivement culturellement induites et érigées en coutumes dans le cadre familial. Ainsi, il met en exergue la corrélation entre la nourriture et l'identité. Cette approche est hautement intéressante et me paraît très à propos. Cela signifie que les habitudes alimentaires sont fondées sur un système concomitant de croyances et de coutumes. C'est donc difficile d'y toucher, sans s'en prendre directement à l'identité même de la personne, ce qui en général met rapidement fin au débat.

 

Pourtant, malgré l'apparente complexité de cette problématique, il est essentiel d'apporter ce débat sur la place publique. Non pour vendre un prosélytisme idéologique, mais pour mettre le doigt sur des problèmes auxquels nous devons/devrons faire face dans les décennies à venir, sachant d'autant plus que la consommation de certains pays émergents ne fait que de croître, il est primordial de s'y intéresser et de réfléchir à des solutions pragmatiques. Si l'argument éthique ne tient pas pour tout le monde, la réalité de l'impact environnemental de l'élevage industriel et de tout ce qui a trait à l'exploitation animale, n'est pas négligeable, et doit donc impérativement être pris en considération.

Si l'on songe à tous ces écologistes qui rappellent corps et âme qu'il faut acheter des fruits et légumes locaux pour minimiser la pollution provenant des carburants des transports aériens, il serait judicieux d'en faire autant concernant l'alimentation carnée, bien plus nocive à l'égard de l'environnement, que le transport des denrées végétales.

C'est pour ces raisons que je fonde et considère mon régime alimentaire comme relevant d'un choix à la fois éthique et politique. Une fois de plus, je suis tenté de réutiliser un néologisme que j'avais déjà employé par le passé : je veux œuvrer pour une politique éthique, une « poléthique » !

 

Grégoire Barbey

16/04/2012

À Mauro Poggia

 

Cher Monsieur Poggia,

 

Je découvre avec stupeur et effroi que vous êtes fait du même bois que votre idole et maître Éric Stauffer. Quoi que votre verbe fut plus acéré et mieux ressenti, vos méthodes sont sensiblement les mêmes, et ne dérogent point à la règle d'exclusion que votre parti a si souvent érigé en leitmotiv électoral. Il apparaît comme une évidence que vous n'acceptez pas les critiques acerbes à votre encontre, or en homme politique et médiatique, vous devriez plutôt savoir qu'elles sont communes et n'y pouvez rien, sinon les accepter et avoir l'humilité de les prendre en compte, quand bien même elles s'avéreraient infondées. Comme votre Seigneur, vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour nettoyer les taches qui viendraient salir votre blog. Admireriez-vous votre image au point de n'en tolérer aucune atteinte ?

 

Je ne suis guère étonné – plutôt conforté dans mes positions – de voir qu'il n'y a rien qui puisse filtrer sur votre blog et celui de vos comparses sans une méticuleuse observation. Ah ! Je vous tiens, pris sur le fait ! Vous vous réclamez du Peuple, mais cela n'est que du vent, une musique sans profondeur pour charmer les serpents. Vous ne tolérez aucunement que ce Peuple dont vous vous faites le soi-disant porte-parole défie vos discours et médise à votre endroit. Dès lors, vous préférez succomber à la facilité, et censurez les propos qui ne vous caressent pas dans le sens du poil. Est-ce ainsi que vous agiriez si vous étiez élu pour un mandat à l'exécutif ?

Que le Peuple craigne de vous voir vous profiler à l'horizon, vous et votre bande d'arrogants personnages, me paraît être le garant que nos concitoyens et concitoyennes ont encore suffisamment de lucidité pour ne point sombrer dans les amalgames ridicules qui vous servent de marketing pour augmenter votre électorat.

 

C'est toujours plus aisé de cacher la poussière sous le tapis que de la nettoyer. C'est pour cela qu'existe votre parti : pour ne point cacher l'horreur susceptible de traverser certains esprits en période de crise. Et je le dis, heureusement qu'il existe, ainsi nous pouvons prendre la température de la population et savoir à quel point elle se sent trahie par ses représentant-e-s. Mais de grâce, soyez plus digne de votre statut de racoleur des foules, cher Monsieur Poggia. Je vous lis toujours avec attention – comme je lis d'ailleurs toutes celles et ceux qui font de la politique sur la plate-forme de la Tribune de Genève – et prends parfois la peine de vous témoigner mes appréciations quant à vos diatribes. Celles-ci sont toujours polies et agréablement rédigées, vous en conviendrez, je l'espère. Néanmoins, étrangement, elles n'apparaissent point sur votre blog. Je vous imagine Ô combien grimaçant à la lecture de mes commentaires, qui vous posent visiblement des questions auxquelles vous préférez ne pas répondre.

 

Ainsi, j'use de mes droits démocratiques et publie cette petite lettre pour ouvrir un dialogue qui peine, lorsque vous êtes derrière les manettes, à faire sa place. Vous me pardonnerez bien évidemment ce culot qui me pousse à vous alpaguer au-delà de vos terres, que vous gardez vaillamment pour qu'aucune salissure ne puisse témoigner d'un quelconque relâchement de votre part. J'aime à penser que vous prendrez la peine de répondre à mes interrogations, qui même si elles ne vous plaisent point, sont légitimes et méritent une attention similaire aux agréables commentaires envoyés par vos militants, toujours flatteurs et délicats à votre égard. Alors, par-delà la censure et la présence médiatique, qu'avez-vous à proposer pour nous, citoyens et citoyennes de la République et Canton de Genève, cher Monsieur Poggia ?

 

Grégoire Barbey

09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : mauro poggia, blog, politique, lettre, censure, genève, citoyens, république, démocratie |  Facebook | | | |

13/04/2012

Pour plus de sécurité : moins de discrimination !

Et si la formule pour changer les problèmes de sécurité était simplement :

« Pour plus de sécurité : moins de discrimination ! »

Ne serait-ce pas Ô combien plus heureux de réguler les problèmes liés à la criminalité en s'attaquant sérieusement aux véritables sources qui font naître les individus cédant aux appels du brigandage et autres délits répressibles ? Moins de blablas inutiles et plus d'actions utiles, c'est probablement le meilleur moyen d'enrayer une problématique depuis longtemps perçue comme la résultante d'une immigration trop importante. Et si la discrimination était mère de nos maux ?

Grégoire Barbey

13:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sécurité, politique, slogan |  Facebook | | | |

11/04/2012

Votez Stauffer pour un retour en 1933 !

 

Le dernier billet d'Éric Stauffer est pour le moins convaincant. Je lui proposerai donc un slogan : « votez Stauffer pour un retour en 1933 ». Je regarde les images qu'il a publiées pour sa campagne électorale en vue de l'élection partielle du 17 juin prochain et me pose une question : vivons-nous bien, lui et moi, à la même époque ?

Tout d'abord, constatons la pauvreté des montages. Rien à dire, c'est moche. Aucun goût, ni subtilité. Pire, l'amalgame. Monsieur Stauffer stigmatise les étrangers à travers la photo d'un homme tenant un panneau sur lequel est inscrit : « Salamovitch S. Multirécidiviste, vol avec agression sur une personne âgée ! ». Il est évident qu'un bon suisse ne saurait se salir les mains dans la criminalité, contre laquelle le tribun du MCG a entamé sa croisade. Mais Stauffer n'est-il pas lui-même étranger ? Il contribue également à former dans notre République et Canton de Genève un climat pour le moins délétère. Nous devrions nous aussi le stigmatiser.

Nous n'avons pas besoin d'un retour en arrière vers des périodes de l'Histoire que toutes et tous préféreraient oublier.

Ces manipulations politiques pour instaurer la peur de l'autre au sein de la population genevoise sont un scandale et ne devraient en aucun cas être tolérées sans s'y opposer vivement !

Monsieur Stauffer, nous ne sommes pas aveugles. Nous ne nous laisserons pas submerger par des peurs que vous contribuez à exacerber. La politique n'est pas une affaire de simplification à outrance pour se faire élire et fédérer autour d'une peur commune. Il ne faut pas empirer la situation, mais l'améliorer.

Vous n'avez pas la trempe d'un homme capable de changer le Conseil d'État, et encore moins l'analyse nécessaire pour vous occuper de problèmes sociétaux aussi importants que la criminalité et la justice.

Restez bien sagement dans votre commune d'Onex, monsieur Stauffer. Nous nous passerons aisément de vous et de vos railleries à l'encontre des frontaliers et des étrangers. Je comprends mieux pourquoi Amaudruz vous a apporté son soutien. À vomir, vous dis-je...

 

Grégoire Barbey

10/04/2012

Jean-Luc Mélenchon et le nationalisme de gauche

Front-de-gauche-Jean-Luc-Melenchon-2012.jpg

Le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle française pour le quinquennat 2012-2017, Jean-Luc Mélenchon, est récemment devenu le « troisième homme », à savoir d'après les sondages, la personnalité qui arrivera en troisième position, derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy, lors du premier tour.

Fort de ses dernières prestations, Mélenchon s'est emporté dans des discours profondément nationalistes, dont la teneur n'a rien à envier au plus acerbe des impérialismes français. Quid de cette méthode ? Est-elle purement électoraliste, ou le candidat du Front de Gauche vénère-t-il vraiment sa patrie avec une telle fougue ? En tout cas, aussi anticapitaliste soit-il, ses propos flirtent sur une vague relativement proche de celle de sa rivale du Front National, Marine Le Pen. L'une glorifie la Patrie et la Race, l'autre l'Universalisme et la Puissance de la France. Dans les deux cas, la stratégie est simple : rallier la fierté nationale aux urnes. Les travailleurs ne sont malheureusement pas, comme semble le penser Mélenchon, unis sous la bannière d'une patrie. Au contraire, la classe ouvrière est internationale, et ne saurait s'arrêter à une définition nationaliste et patriotique. Qu'ils soient chinois, suisses, français, japonais, anglais, américains, africains, brésiliens, les travailleurs connaissent la même fatalité : l'exploitation à outrance. Dans des proportions souvent différentes, convenons-en. Toutefois, la problématique reste sensiblement la même. Ainsi le discours de Jean-Luc Mélenchon crée donc une rupture avec la condition réelle des travailleurs, nonobstant d'ailleurs la célèbre invitation de Marx : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Ainsi va du nationalisme de gauche. Les adeptes du Front de Gauche ne semblent pourtant pas s'offusquer d'entonner l'Internationale pour ensuite s'époumoner sur la Marseillaise.

Flatter le chauvinisme français n'est pas digne de la trempe de ce candidat, et la révolution dont il se revendique ne peut aucunement se satisfaire d'une préférence nationale. Le cancer de la politique française a depuis longtemps été diagnostiqué : l'impérialisme.

Alors Mélenchon peut bien vendre et travestir son antiaméricanisme, il ne nous leurra pas davantage. En grand orateur, il aurait dû se méfier de ne pas sombrer dans la facilité électorale. Était-ce seulement pour faire la guerre à son ennemie jurée, Marine Le Pen ?

N'oublions pas l'avertissement de Nietzsche : « Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même ».

Nous verrons comment évoluera son discours lors de la dernière ligne droite avant les résultats du premier tour.

Gardons-nous d'adhérer avec naïveté à des thèses nationalistes.

 

Grégoire Barbey

 

Sources : meeting du Capitole

29/03/2012

Dans les cordes, 28.03.12 : Maudet l'ectoplasme, signé Charles Poncet

 

En ce mercredi 28 mars 2012, Charles Poncet était l'invité de l'émission Leman Bleu « Dans les cordes ».

Pour lui, le PLR, c'est comme la fable de La Fontaine : « je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vive les rats », dit la chauve-souris.

Voilà son opinion du candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain, qui, rappelons-le, représente les couleurs du parti de monsieur Poncet :

« Pierre Maudet est un politicien ectoplasmique, c'est-à-dire qu'il n'a d'idéologie que de se faire élire. »

« Il me fait penser à cette boutade d'Edgar Faure : ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent qui change. »

Là, l'avocat libéral enfonce définitivement le clou pour terminer le cercueil de son collègue radical. Propre en ordre, Poncet rappelle sans détour à Maudet son changement de cap par rapport à l'UDC, ce même parti sur lequel il « a vomi » tout son fiel, pour reprendre la formulation chère à Céline Amaudruz.

Notons, entre parenthèses, que l'invité de Décaillet lâche à son intention des propos que le blogueur de la Tribune de Genève devrait se remémorer : « tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute ».

À la question : « pour qui allez-vous voter ? », Poncet répond : « je préfère avoir une femme de gauche, droite dans ses bottes, (...) je préfère avoir des gens qui ont des idées arrêtées, qui sont fermes, qui sont solides, avec qui on peut discuter, que soit un rigolo, monsieur Stauffer me le pardonnera, soit un ectoplasme et monsieur Maudet ne me le pardonnera pas. Alors je voterai pour Anne Emery-Torracinta. »

Saluons ici l'honnêteté de Charles Poncet, qui a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Ce courage n'est malheureusement pas la qualité de son parti.

Gageons qu'avec cela, notre bon Maire de la Ville de Genève pourra mettre de l'eau dans son vin, et qu'à l'heure où j'écris ces quelques lignes, son sourire narquois et complaisant a dû se teinter de jaune...

 

Grégoire Barbey

08:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : charles poncet, avocat, plr, ps, anne emery-torracinta, pierre maudet |  Facebook | | | |

28/03/2012

Le déclin du PLR est irrémédiablement programmé, songeons à l'avenir

 

Le 27 mars 2012, le Président du Parti Libéral-Radical Alain-Dominique Mauris s'est fendu d'un communiqué de presse en réaction à l'alliance consentie entre l'UDC et le MCG.

Ce même parti qui réclame sur un ton Grand Seigneur le siège qu'il a perdu, et qui vante à tort et à travers la nécessité absolue de l'Entente, n'hésite pas à employer les plus viles stratégies électoralistes pour parvenir à ses fins, à savoir un « soutien à la majorité de droite au Conseil d’État ». Comprenez ici : afin que le PLR garde son hégémonie cantonale.

C'est donc, une fois de plus, des tentatives d'alliance infructueuses qui poussent le PLR à s'exposer publiquement et dévoiler ses stratagèmes. Genève ne compte pas. Le seul désir de ce parti en déclin est de pouvoir aligner son jeune champion, Pierre Maudet, pour conserver tant bien que mal un règne qui s'essouffle et peine à se renouveler.

À nouveau, de la même manière qu'après l'annonce de la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux à l'élection partielle du 17 juin, les vieux dinosaures libéraux-radicaux nous illustrent leur médiocrité par un communiqué cinglant d'incompétence et de traîtrise dont eux seuls ont le secret.

Il ne faut pas se méprendre, la tactique est claire, et si Maudet échoue à son élection, le PLR accusera tous ceux qui ne l'auront pas soutenu d'être responsables de son échec.

Espérons que le PDC, un parti qui mérite une considération beaucoup plus positive que son allié de l'Entente, ne restera pas les bras croisés pendant que certains poignardent le dos de ses membres, à seules fins électorales.

Je le dis, l'Entente entre le PDC et le PLR doit maintenant cesser. Il faut reconsidérer les forces en place et transférer la gouvernance vers une véritable politique centriste. Le PDC pourra, avec patience, considérer l'intérêt d'une alliance future avec les Vert'Libéraux (PVL), qui ne sera pas possible avant que l'Entente dans sa programmation actuelle, si souvent bafouée, n'ait été dissoute.

Œuvrons pour Genève, pour le Peuple, non pas pour des intérêts obscurs qui ne flattent que quelques particuliers.

L'avenir de la politique et de la Suisse est dans la rétro-innovation des comportements qui ont fait la grandeur et la stabilité (toute relative évidemment) de notre pays confédéré.

Rétro-innovation : récupérons ce qui fit la cohésion politique de notre pays, au détriment des récentes formes qu'ont prises certains de nos partis traditionalistes. L'électorat à tout prix n'est pas viable dans une structure politique fédéraliste.
Dans un contexte semblable à la démocratie française, c'est évidemment une stratégie qui, quand bien même elle est discutable, favorise nettement celles et ceux qui y ont recours. Toutefois, il ne faut pas confondre deux situations politico-structurelles différentes sur tous les points, ou presque.
La convergence de nos similitudes est presque inexistante. Ne nous leurrons pas. Agissons pour la politique de notre pays.

À bon entendeur.

 

Grégoire Barbey

20:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : plr, pierre maudet, alain-dominique mauris, communiqué de presse, déclin, entente, pdc, pvl |  Facebook | | | |

Le mariage de l'UDC et du MCG, caricature de La Fontaine

Le mariage de l'UDC et du MCG*

Avant hier,
Éric Stauffer
Lissait ses vices,
Se mirant et s’admirant,
Tel Narcisse,
Dans l’eau flatteuse d’un étang.

Dans le reflet du miroir,
Dame Amaudruz allait chantant
En agitant sa pauvre poire
Nonchalamment.

Cupidon passait céans
Ayant fort mauvaise mine.
Poussé par une humeur chagrine,
(Une vilaine rage de dents!)
Il voulut que sa flèche aille
Transpercer à la fois le cœur
De la dame aux mille détails
Et de notre mignon vengeur.

Aussitôt à la folie ils s’aiment
Et veulent devenir amants
Réalisant dans l’instant même
Qu’ils ont chacun leur élément.

C’est bien connu le populiste
A peur des évangélistes !
Pourtant, tout de courage,
Il tourne la page,
Pour honorer sa belle élue.
Las! Ses efforts sont superflus,
Et sans avoir pu consommer,
Le poids de tous ses vices,
A tôt fait de l’entraîner
Dans les Abysses.

Dame Amaudrz, qui ne prononce
Jamais un mot de trop,
En silence le remonte
À la surface, où Éric, dans ses sabots,
Boit sa honte mais ne renonce:
Il faudra bien qu’il la monte!

C’est bien aussi dans les idées
De la belle admirée,
Qui sur la verge d’un bond se hisse;
Notre bougre veut faire l’amant
Mais sur le bleu ses assauts glissent
Infiniment;
Bientôt notre pauvre présidente
Vient à manquer d’esprit. Elle suffoque,
L’heure de la retraite sonne;
Foin d’amours loufoques!
D’un coup de rein elle rejoint
Son univers ethnique,
Laissant sur le bord son poupin
Avec sa trique!

Voici pourquoi fut aussi triste
Le mariage de l'UDC et du MCG
Tout cela à cause d’un malaimé
Qui avait peur du dentiste.

Librement adapté de la célèbre fable « le mariage de la carpe et du lapin », de Jean de La Fontaine

Grégoire Barbey

15:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Éric stauffer, céline amaudruz, mcg, udc, mariage, alliance |  Facebook | | | |

26/03/2012

Élection partielle : la brute, le truand, l'inattendu, l'insoupçonnée et Monsieur l'Arbitre !

 

Cette élection partielle est pour le moins haute en couleur.

Il y a la brute (Éric Stauffer), le truand (Pierre Maudet), l'inattendu (Laurent Seydoux) et l'insoupçonnée (Anne Emery-Torracinta).

Cela promet une confrontation pleine de rebondissements et d'impensables tours de passe-passe dont seuls nos représentants politiques ont le secret. À Genève, la lutte sera ardue, et personne ne se fera de cadeau. N'oublions pas Monsieur l'Arbitre, le moins neutre des journalistes mais le plus indépendant des politiciens, j'ai nommé Pascal Décaillet. Lui qui, contrarié par la désignation d'Anne Emery-Torracinta, a déjà vomi tout son fiel au travers d'un article peu représentatif du métier journalistique, n'aura de cesse de commenter cette partielle !

Comme le Candide de Voltaire, peut-être Pascal découvrira que tout n'est pas bien dans le meilleur des mondes. Souhaitons-lui de s'en rendre compte rapidement. En attendant, celui-ci se plaît à se travestir en Pangloss, professeur de métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie.

Évidemment, nous en aurons pour notre argent, nous pauvres fidèles, celui que nous dépensons quotidiennement en de lourdes taxes prélevées sur nos propres achats.

Peu importe le résultat de cette élection, le citoyen lambda finira cul et chemise !

 

Grégoire Barbey

« Cachez-moi cette misère que je ne saurais voir ! »

 

À Genève, il ne faut pas avoir l'air d'un miséreux. Le Peuple et les édiles politiques n'aiment pas cela. Dans une ville internationale, où d'importantes personnalités viennent des quatre coins du monde, il serait indécent d'y trouver des pauvres ou des clandestins. Ainsi, il vaut mieux donner le change. Stigmatiser les étrangers, les roms, les frontaliers et les « assistés ».

Remarquons que ce sont toujours celles et ceux qui ont réussi socialement qui tiennent des discours extrêmes sur l'assistanat et les populations marginalisées. Il ne doit pas y avoir de personnes au crochet de l'État, tel est leur credo. C'est évident, tout le monde peut travailler...

C'est ce manque d'humanité qui caractérise la Cité de Calvin. Se montrer insensible est devenu une culture propre à Genève. Les gros titres de nos médias locaux en témoignent. Bien sûr, étaler sa richesse est plus « fashion » que de fouiller les poubelles. Pourtant, ils sont nombreux à devoir le faire, et personne ne s'en indigne, ni n'agit.

Nos concitoyen-ne-s ont élevé en verset biblique cet impératif :
« Cachez-moi cette misère que je ne saurais voir ! »

Triste constat, dans une ville où sont réunis les plus grands trusts de par le monde.

Le traditionalisme occidental dans toute sa splendeur.

Eh bien, sachez que je le vomis.

 

Grégoire Barbey

10:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : indécent, pauvreté, misère, trusts, finance |  Facebook | | | |