Gregoire Barbey

25/03/2012

L'erreur stratégique de la droite

De mon point de vue, le PLR fait une erreur stratégique. Plutôt que de vouloir l'hégémonie lors de cette élection partielle, ses membres devraient songer à l'avenir. Cette élection est une occasion rêvée pour que les partis de droite puissent se compter parmi et se souder. Chacun d'entre eux devraient présenter un candidat, réaliser une campagne enthousiaste et enfin proposer en 2013, lors des réélections pour le Conseil d'État, une liste avec quatre ou cinq personnalités fortes et reconnues après avoir procédé à des alliances négociées et surtout réfléchies. Aujourd'hui, le Parti Libéral-Radical ne représente plus 43%, et l'arrogance avec laquelle il conçoit la collaboration n'est plus viable ni souhaitable dans une démocratie « horizontalisée ». Il est grand temps de reconsidérer la situation de la droite politique genevoise.

 

Grégoire Barbey

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22/03/2012

De gauche ET de droite

 

La politique genevoise, en l'état actuel, promulgue davantage des confrontations clivées que des solutions multiples. Il y a cet éternel combat, que mènent certains partis de droite, de s'allier non pas pour offrir une amélioration qualitative et quantitative aux citoyens, mais uniquement pour s'opposer à la gauche. Et vice versa, bien évidemment.

C'est cette attitude stérile qui conduit notre République à faire la une de journaux satyriques alémaniques de mauvais goût. Les Genferei sont un exemple criant de ce climat délétère dans lequel évolue notre population.

Les débats d'idée ne sont plus à l'ordre du jour. Non, il est plus calviniste de se tirer dans les pattes sans même penser à s'écouter mutuellement que de se témoigner un véritable respect. C'est « fashion ». C'est dans l'air du Temps. Toutefois, cela n'amène rien de positif.

Il faut, je le crois sincèrement, cesser ces vieilles querelles, et se mettre à table, toutes et tous, pour trouver des convergences, là où certains ne voient que des différences !

Lorsqu'une motion passe, il serait judicieux de ne pas se bloquer dans la contestation idéologique.

Les solutions, les vraies, ne comportent aucun clivage. Au contraire, elles doivent annihiler le dogmatisme que peuvent alimenter les plus belles idéologies.

Je désire m'engager pour une politique fédéraliste, une politique de gauche et de droite, une politique qui réunit les êtres humains autour d'une même table, d'un projet commun. Je veux bâtir.

Le fédéralisme suisse n'est pas né dans l'affrontement perpétuel. Il a offert aux différents acteurs de la scène politique une opportunité de se retrouver toutes et tous, ensemble, pour construire.

Nul doute qu'il faut parfois savoir dire « non ». S'opposer est une sainte réaction, je le pense.

Mais, de grâce, un peu de nuance ! Ni la droite, ni la gauche n'ont l'apanage de la justesse.

Il ne faut pas se détester. Donnons-nous la main, offrons à nos semblables des idées qui percutent, qui rassurent et qui fonctionnent. Cessons d'alimenter, d'un côté comme de l'autre, les peurs les plus primitives.

Mettons un terme à l'électoralisme marketing. Ayons à cœur de nous soutenir, même dans l'adversité ou le désaccord.

Le manichéisme est révolu. Rien n'est blanc ou noir. Il existe autant de nuance de gris qu'il y a d'êtres humains. Il ne tient qu'à nous d'en faire un tableau artistique.

La constellation des idées qui bâtit notre République ne doit pas être oubliée à des profits électoraux. Hommes et femmes du Peuple, écoutez-le !

Alors, pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore compris, je ne suis pas « ni de gauche, ni de droite », au contraire : je suis de gauche ET de droite.

Et ainsi des projets naîtront.

Déconstruire sans jamais oublier d'ouvrir les deux mains pour mieux rebâtir...

 

Grégoire Barbey

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21/03/2012

L'action responsable : la liste du PLR avant l'heure ?

Le dépôt des listes pour la campagne en vue de l'élection partielle du 17 juin est ouvert depuis le 19 mars. La première liste : l'action responsable. Ce slogan est celui de Pierre Maudet. Or celui-ci n'a pas encore été officiellement désigné par son parti, puisque l'assemblée générale a lieu ce soir, mercredi 21 mars. Le candidat du PLR serait-il à ce point sûr de lui ? À vérifier.

Et nous verrons également le nombre de slogans lobbyistes qui viendront s'ajouter à ces listes électorales.

Grégoire Barbey

19:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : maudet, plr, liste, campagne, élection partielle du 17 juin |  Facebook | | | |

20/03/2012

La politique des p'tits copains

 

L'élection partielle du 17 juin prochain pour le siège laissé vacant par le démissionnaire Mark Muller (PLR) nous fera au moins voir la politique genevoise sous son plus simple appareil ; et qu'il ne fait pas bon à voir !

Ils sont nombreux, les p'tits copains, à négocier des accords inter-partis pour s'assurer la conquête d'une place lors d'élections futures. Ils sortent même le grand jeu, et réclament manu militari des accords écrits pour en soutenir un, d'autres, des garanties pour un apparentement, bref, la totale.

Ce sont toujours les mêmes énergumènes, complaisants dans leur auto-satisfaction, qui jouent au poker menteur avec la population. L'électoralisme et la spirale du pouvoir plutôt que l'honnêteté envers le citoyen lambda, nous ne sommes plus surpris. À tel point qu'aujourd'hui, les relations incestueuses entre certains politiciens se font à la vue de toutes et tous. Qui donc osera remettre en doute leur comportement ? Qu'importe, d'autres p'tits copains les défendront. Genève reste, malgré sa place prépondérante au niveau international, un petit village où tous les grands pontes se connaissent, se côtoient et s'apprécient, pour autant que des intérêts soient en jeu.

De vrais Borgia, qui face au Peuple se donnent en spectacle, prêt à tirer l'épée du fourreau pour affronter l'un des leurs, et dans les coulisses déversent du poison dans les verres qu'ils serviront à boire à leurs électeurs. Mais ils oublient que dans la Grande et Valeureuse Genève, tout finit par se savoir, et que taire de telles informations n'est pas à la portée de tout le monde.

Pas grave, nous boirons un bon vin le samedi matin au Marché de Rive pour réfléchir à une stratégie nouvelle, qui permettra de berner les consciences naïves qui peuvent griffer quelques noms sur leur bulletin de vote. De toute façon, au pays de Calvin, toutes les solutions peuvent être trouvées, pour autant qu'un accord se fasse dans l'intérêt des acteurs politiques.

Quelques sourires, des poignées de main, et le tour est joué. Le jour d'après tombera un communiqué de presse haut en rebondissement, pour officialiser un accord dont le Peuple sera bien évidemment écarté, puisqu'il n'existe que lorsqu'il faut faire adouber les motions et les personnalités de ces messieurs-dames de la politique.

La politique genevoise vaut son pesant de cacahuètes en matière de spectacle. Chaque année, la R'vue nous en fait un, d'ailleurs, pour illustrer la piètre représentation qui nous est offerte trois cent soixante-cinq jours par an.

Bref, sur ce, il me faut conclure, je dois retourner à mes occupations politiques, et le Bourg-de-Four m'appelle pour y retrouver un adversaire avec lequel je trinquerai au salut des forces maçonniques qui nous offrent la décence du Pouvoir.
Ne soyez pas trop surpris, même moi j'y prends goût, à la politique des p'tits copains...

 

Grégoire Barbey

11:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, copinage, copains, accords, incestueuse, relation, inter-parti, mensonge, borgia |  Facebook | | | |

19/03/2012

La jeunesse politique

Cinquantième note, déjà !

La jeunesse fait peu à peu sa place en politique, c'est un fait. Je trouve cela même réjouissant. Cependant, il me faut hasarder une réflexion en la matière. Je m'interroge sur la pertinence des « sections jeunes », qui se sont imposées dans presque tous les partis.

Je remets ici en cause la légitimité d'opposer deux « classes », à savoir la jeunesse, et les plus vieux, comme s'il fallait impérativement dissocier ces différentes catégories d'âge. N'est-ce pas, au fond, donner un os à ronger à ces jeunes impudents qui veulent prendre part à l'activité des grands ?

Pour ma part, j'aime à croire que toutes les générations se doivent d'avancer main dans la main, et d'arriver à des accords librement consentis afin d'offrir aux jeunes un avenir décent. Il est ainsi l'heure d'inverser une tendance, la vieille croyance de la verticalité des idées, cette métaphore platonicienne qui perdure depuis longtemps, où les idées descendent et pénètrent les esprits humains. Dans les faits, cela justifie la tradition de l'hérédité, à savoir que les Anciens incarnent la Sagesse que doit nécessairement s'approprier la jeunesse pour prétendre accéder au stade supérieur, celui du pouvoir décisionnel et idéologique. Pourtant Corneille disait si bien que « la valeur n'attend pas le nombre des années », dès lors il est primordial de remettre en cause cette méthode.

Loin de moi l'idée de vouloir supprimer toutes les jeunesses partisanes, ou en imposer l'illégitimité. Mon objectif est plutôt d'émettre une réserve quant à cette propension, certes révélatrice d'un désir de notre jeune génération à vouloir entrer dans la compétition politique, et de relativiser le rôle que nous – car je fais partie de celle-ci – pourrions avoir concrètement au sein des partis principaux eux-mêmes.

Il faudrait donc songer à composer avec la jeunesse, dès maintenant, pour offrir une véritable table d'écoute à des voix qui peuvent tout autant être entendues que les autres.

 

Grégoire Barbey


00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réflexion, jeunesse politique, interrogation |  Facebook | | | |

17/03/2012

Le PDC a-t-il peur de présenter un candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain ?

 

Nous entendons beaucoup parler des Socialistes, des Libéraux-Radicaux, du Mouvement Citoyen Genevois et récemment des Vert'Libéraux concernant l'élection partielle pour un siège au Conseil d'État qui se jouera le 17 juin prochain. Mais il est un parti, pourtant très connu, qui n'a actuellement aucune présence médiatique, ou si peu qu'il serait indécent d'en tenir compte. Un parti qui, relevons-le, avait dépensé en énergie et en argent pour la campagne d'un certain prétendant au poste de Maire lors des dernières élections pour le Conseil Administratif de la Ville de Genève.

Oui, je fais allusion au Parti Démocrate Chrétien. Aucun candidat ne s'est annoncé à la candidature. Rappelons que l'assemblée générale PDC est programmée pour le 29 mars prochain. Il y aurait néanmoins fort à parier qu'ils ont des noms à proposer.

Qu'en conclure ? Que les membres du PDC se refusent à rentrer dans l'arène pour laisser toutes ses chances à Pierre Maudet, qui sera probablement désigné par son parti pour partir à la (re)conquête du Conseil d'État ?

Ou qu'ils ne se sentent pas en mesure d'aligner un prétendant sérieux pour le poste à pourvoir ?

Pour ma part, j'opterai pour la première option, la seconde étant proprement hypocrite et irréaliste, eu égard aux différentes personnalités qui font partie du PDC. Alors pourquoi diable offriraient-ils au PLR leur abstentionnisme électoral ?

Peut-être afin de protéger l'Entente, qui n'est pas au mieux de sa forme actuellement. Mais il faudrait alors qu'ils songent à devenir réalistes. Cette fameuse Entente ne justifie aucunement l'immobilisme du PDC, d'autant plus que le PLR est responsable de cette débâcle en l'occurrence, puisque le siège maintenant vide était en leur possession il y a encore peu. Leur céder le passage pour qu'ils récupèrent ce qu'ils ont (bêtement) perdu, c'est quand même un comble !

Il est également possible que Maudet lui-même ait passé un accord avec les huiles du PDC. Ce ne serait pas la première fois, ni d'ailleurs la dernière, qu'il ait recours à de tels stratagèmes pour s'assurer la victoire. Mais bon sang, le PDC courbera-t-il l'échine à chaque fois qu'un de leurs alliés brigue un poste important ? Espérons que non, surtout si cela profite à ceux qui ont potentiellement offert à la gauche une opportunité de se complaire d'une majorité de siège au Conseil d'État.

Telle une jeune pousse qui veut faire ses premiers bourgeons, mais dont un arbre imposant, de par l'ombre qu'il répand alentours, l'empêche d'accéder aux rayons du soleil, le PDC semble aujourd'hui incapable de se mettre en avant lorsqu'il faut faire concurrence au PLR, qui lui ne s'est jamais donné la peine de freiner ses ardeurs électorales.

Ont-ils peur de s'opposer aux Libéraux-Radicaux, même pour une simple campagne ?

Cela semble déraisonnable, toutefois leur attitude le laisse à penser. D'autant plus qu'il serait judicieux de jouer la carte du Centre pour réunir et certains électeurs de la gauche modérée, des indécis et de la droite déçue des frasques incessantes des traditionalistes du PLR. De surcroît si l'on tient compte de la candidature d'Éric Stauffer, qui pourrait bien séduire quelques voix dont l'indignation n'est pas prise en compte par la droite à l'heure actuelle.

Cependant, rien n'est encore joué. Le PDC a encore une dizaine de jours pour réfléchir à cette interrogation, et les listes seront rendues d'ici un mois, de quoi leur permettre d'y songer sérieusement.

Gageons qu'avec un peu de lucidité et d'égard pour leur électorat, les démocrates chrétiens sauront prendre une décision intelligente pour la pérennité de leur parti. Et qu'ils ne laisseront pas aux vieux aigris qui d'ailleurs se tapent parmi le loisir de se tailler seuls la part du lion...

 

Grégoire Barbey

 

18:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pdc, mcg, plr, ps, élection partielle, conseil d'État, débâcle, électorat, opportunisme |  Facebook | | | |

16/03/2012

Le Parti Libéral-Radical prépare sa défaite programmée

 

Les loups du Parti Libéral-Radical sortent les crocs suite à la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux.

Dans un communiqué de presse, ces derniers se plaignent de cette décision. Libéralisme ? Apparemment pas. Contraindre leurs adversaires politiques semble être chose commune pour les praticiens libéraux-radicaux. Toutefois, la seule réalité de ces diatribes, entre autre celle de Murat Julian Alder, vice-président du PLR, est préjudiciable pour Pierre Maudet : elles témoignent d'une peur, celle de l'échec, l'effroi d'un appel vain, d'un siège froid, d'un Conseil d'État à majorité de gauche. Alors sous couvert d'unifier une droite qui ne pourra jamais l'être en de telles conditions, les libéraux-radicaux lancent des arguments inefficients. Peut-être, espérons-le, réaliseront-ils avant la défaite programmée de leur favori, que le Parti des Vert'Libéraux a fait ce choix non pas pour désunir la droite (ce qu'avait déjà réussi à faire le PLR bien avant ces derniers) mais pour apporter un vent d'air frais à une politique traditionaliste qui, force est de le constater, s'essouffle de plus en plus. Gageons que Maudet a déjà préparé sa parade, et fera porter le chapeau à ses adversaires en les accusant de lui avoir volé son électorat. Le Pontife ne montera pas encore sur son trône, bien que les chuchotements du Pouvoir se fassent insistants.

 

Grégoire Barbey

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15/03/2012

L'infernale spirale du Pouvoir, suite

 

Sur le vif.

La spirale du pouvoir semble compromise. Celui qui avait répondu avec outrecuidance à son appel doucereux se voit maintenant contraint de considérer un nouveau paramètre, l'entrée en lice d'un candidat inattendu. Sûr de lui, n'en doutons pas, il continuera de croire dur comme fer à son ascension dans les hautes sphères. Usera-t-il de stratégies délicates comme il a su le faire par le passé ? Le Maire de la Ville de Genève, qui attaquait grassement Sami Kanaan lorsqu'il cumulait les mandats, n'a pas souhaité remettre ses fonctions durant sa campagne électorale pour siéger comme un seul homme parmi les Septs. Le nouvel arrivant, plébiscité hier soir par son parti à trente-six voix sur quarante, lui, n'a pas fait la même erreur, et a remis sa casquette de Président à son subalterne pour toute la durée de cette course au pouvoir. Entre pragmatisme, intégrité et sincérité, contre arrivisme, narcissisme et malhonnêteté, lequel des deux candidats montrera au Peuple une véritable alternative à cette politique conflictuelle ?

En tous les cas, la candidature socialiste s'en trouve encore plus aise, et c'est tant mieux, car l'autoproclamé prodige Radical n'accédera pas tout de suite, fruit de son fanatisme du pouvoir, au poste qu'il convoite. Mais l'avenir seul répondra à nos interrogations.

La spirale du pouvoir, aussi infernale soit-elle, perdurera longtemps.

 

Grégoire Barbey

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13/03/2012

Face à la répression des droits fondamentaux : désobéissance civile !

 

L'article 22 de la Constitution suisse garantit le droit de se réunir comme étant une liberté fondamentale, ce que confirme l'article 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, qui garantit également le droit à la réunion et à l'association pacifiques. Toutefois, Genève a déjà compromis l'application de ces lois en interdisant légalement le droit de se réunir au-delà de trois personnes sans autorisation des autorités compétentes. Le 11 mars a été acceptée une réforme du droit de manifester, qui n'est désormais plus légalement garantit : il faut une autorisation officielle avant de pouvoir se réunir et protester. De surcroît, il doit y avoir un ou plusieurs organisateurs qui pourront être tenus responsables en cas de complications. Ces derniers peuvent être amendés jusqu'à hauteur de 100'000 CHF et être interdits de manifestation durant cinq ans.

Je ne vais pas remettre en cause le choix du Peuple, bien qu'il soit selon moi symptomatique d'un ras-le-bol et d'une peur paranoïaque face à l'insécurité, que de nombreux partis de droite prennent plaisir à alimenter et à exacerber à Genève.

J'attends avec une impatience non-dissimulée la décision du Tribunal Fédéral au recours effectué par la gauche pour que soit récusée cette nouvelle Loi, que nous sommes beaucoup à considérer comme étant liberticide.

Au cas où les instances juridiques fédérales ne jugent pas à propos de récuser l'initiative acceptée dimanche dernier, j'en appelle à toutes les citoyennes et tous les citoyens, ainsi qu'aux syndicats, associations et autres, à opter pour l'unique option qui restera pour manifester son mécontentement face à cette répression antidémocratique et anticonstitutionnelle : la désobéissance civile.

Rappelons la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen de 1793 qui disait que « [lorsque] le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Il est essentiel de ne pas courber l'échine, car cela serait l'invitation aux amateurs de la destruction des acquis sociaux et fondamentaux de continuer leur petite mascarade sous couvert d'un argument sécuritaire.

Je tiens à rappeler qu'il n'y a, a posteriori, que trois manifestations en dix ans qui méritaient une loi aussi stricte et répressive. Celles-ci justifient effectivement des mesures drastiques, mais aucunement disproportionnées. Or, la présente Loi considère que toute manifestation est à risque et condamne donc ses instigateurs à un musellement impensable. Plutôt que d'agir avec intelligence, ceux qui sont à la racine de cette initiative ont préféré transférer le travail des autorités compétentes à la responsabilité individuelle, afin d'en faciliter l'application, au dépend de droits constitutionnels et internationaux.

Il ne faut pas se leurrer, Genève traverse une crise structurelle (ou systémique, c'est selon les sensibilités), et les lois qui iront en ce sens continueront de naître. C'est toujours en situation de crise que les droits sont restreints un maximum.

Ainsi, désobéir pacifiquement, illustrer son refus d'être enfermé et de voir des associations et des syndicats incapables de manifester pour faire connaître leurs revendications sociales est un devoir.

Aucune violence ne doit être la conséquence directe de ces insurrections civiles, c'est un point impératif qu'il est fondamental de respecter pour témoigner du bien-fondé de ces protestations populaires.

Oui, il est l'heure de se soulever avant d'être menottés sur nos sièges et relégués au rang de simple spectateur.

La désobéissance civile est une option pacifique à considérer en l'état actuel des choses.

 

Grégoire Barbey

12/03/2012

Propos homophobes de Stauffer relevés dans son article à l'encontre de Tornare : inadmissible !

 

Éric Stauffer s'illustre une nouvelle fois de par sa vulgarité et son manque cruel de respect pour ses pairs. En effet, dans un article publié récemment, nommé « Le seul manuel du PS rentre en lice », le président du MCG tient des propos sous forme de sous-entendus qui sont clairement homophobes, à l'encontre de Manuel Tornare, dont l'homosexualité est connue.

« Le seul manuel que le PS compte encore dans ses rangs sort donc du bois, pas de Boulogne, l'autre, celui de la forêt enchantée des belles promesses que ce parti affectionne, celui de la langue de bois. »

Comme c'est navrant de faire allusion aux bois de Boulogne, lieu réputé pour sa majorité de transsexuels et d'homosexuels, en parlant du candidat à l'élection partielle du Parti Socialiste. Cette attitude, propre à monsieur Stauffer, démontre une fois de plus à quel point ce personnage est indigne d'une place au conseil d'État, qui plus est à la sécurité.

« Il ne reste donc bien aux PS qu'un seul manuel, pas rouge certes, rose peut-être, BoBo certainement. »

Sous la plume staufferienne, les lieux communs vont bon train. Quelle tristesse d'avoir recours à des attaques aussi basses pour un prétendant à un poste gratiné et essentiel pour le bon fonctionnement de notre démocratie. La sexualité de monsieur Tornare ne doit en aucun cas faire l'objet de cible pour rabaisser sa candidature et ses capacités à siéger à la place laissée vacante par le démissionnaire Mark Muller.

Cet article est une atteinte que je qualifierai de grave envers l'intégrité d'une personne qui, peu importe ce qu'elle a pu faire de mal durant ses mandats politiques, mérite le minimum de respect qui fonde les valeurs de notre société.

Je demande donc à ce que soit sanctionné le blog du président du Mouvement Citoyen Genevois en conséquence et juste proportion de son non-respect de la charte de la Tribune de Genève, que ce monsieur a dû lire et accepter, au moins tacitement, lors de son inscription.

Je n'aime guère qu'un homme de sa trempe use de tactiques aussi désolantes et lâches. Un poste au conseil d'État se mérite, les faits d'arme ne sont pas la seule qualité requise, il faut être humble et respectueux, parmi tant d'autres vertus nécessaires pour siéger décemment au sein des Sept.

Le Peuple ne pardonnera pas, je l'espère face aux urnes, les comportements déviants – violence physique et verbale – d'Éric Stauffer lors des votations du 17 juin prochain.

Ayons à cœur d'élire des représentants dont les actes ne trahissent pas un manque de civilité et de maîtrise de soi. Il s'agit de notre démocratie.

 

Grégoire Barbey