Gregoire Barbey

12/03/2012

Supprimons le droit de vote, les casseurs ont accès aux urnes !

 

NON, nous ne voterons pas pour protéger nos acquis sociaux. NON, nous ne voterons pas pour travailler moins ! NON, nous ne voterons pas pour que nos libraires puissent survivre dans un marché où la concurrence ne suit aucune éthique ! OUI, nous mettrons nos gosses à l'école le mercredi matin, parce qu'il semblerait que cela ne nous a pas suffisamment instruit pour voter correctement et comprendre comment défendre nos intérêts !

 

Eu égard aux récents résultats des votations cantonales genevoises et fédérales, le mouvement Occupy Geneva a lancé une proposition que je désire partager ici : un référendum pour supprimer le droit de vote !

Si nous extrapolons la rhétorique de notre futur Procureur Général Olivier Jornot, le Peuple n'est pas à même de s'autonomiser. Les casseurs, qu'il prétend combattre, peuvent utiliser les urnes. Comment ne pas s'en indigner ? Supprimons le droite de vote ! C'est terminé, la célèbre théorie de Jean-Jacques Rousseau sur la « vox populi vox dei » n'est plus en mesure de garantir le réel intérêt du Peuple. La propagande a remplacé les coups de matraque (selon Chomsky) et envahit les rues à la place des citoyens opprimés par leurs représentants.

Il ne faut pas se leurrer, que le Peuple ait en son pouvoir le droit de vote est la véritable source de l'insécurité ! Imaginez, des lois votées par des casseurs, quelle impensable gabegie !

Soyons lucides et attaquons-là où le problème est enraciné. Le bon Peuple ne veut visiblement pas de ses droits démocratiques, ne nous gênons pas pour les leur supprimer définitivement ! C'est quand même un comble de donner à des incapables un droit aussi précieux, aussi puissant.

Combien de nos ancêtres sont morts pour avoir rêvé la démocratie ? Combien de nos enfants crèveront la bouche ouverte pour l'avoir vécue ? Il est l'heure d'y mettre un terme !

La démocratie est un poison, Monsieur Jornot a raison. Liquidons ces dangereux énergumènes qui ne sont bons qu'à casser dans les manifestations. Ni droit de protestation, ni droit d'action, voilà le rêve secret de notre droite ultra-sécuritaire.

Allons, chers concitoyens et chères concitoyennes, toutes et tous unis pour voter OUI à la suppression du droite de vote !

 

Grégoire Barbey

00:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : loi, manifestation, olivier jornot, droit de vote, acquis sociaux, démocratie |  Facebook | | | |

09/03/2012

L'avortement, une nécessité d'utilité publique

 

Suite à de nombreuses requêtes, je vais me prononcer sur l'avortement.

J'y suis évidemment favorable et estime qu'il devrait être accessible à toutes les femmes, ce qui implique donc la gratuité de l'intervention, remboursée intégralement par l'assurance, ou dans un cas spécifique, aux frais de l'État, donc indirectement du contribuable, si la demanderesse ne possède pas d'assurance, pour des raisons X ou Y. Il y a deux raisons principales qui me font me positionner ainsi en faveur de cette pratique et de son accessibilité.

 

Les femmes sont les seules détentrices du choix de conserver ou non l'enfant à venir.

Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les femmes qui sont concernées directement par la question de l'enfantement. Je considère dès lors qu'il s'agit d'un choix d'ordre privé, qui doit résulter uniquement de la réflexion faite par la personne concernée, à savoir la femme enceinte. Cet impératif est catégorique, pas même le père ne doit influencer la décision que prendra la mère. Dans notre société, où la propriété individuelle fait partie intégrante de nos rites et nos échanges, le corps de la femme lui revient de droit, elle est donc de ce fait la seule à pouvoir décider de l'avenir de l'embryon qu'elle porte en son sein. Toute intimidation ou manipulation visant à influencer le choix d'une femme sur ce sujet est à proscrire légalement.

 

L'avortement doit être considéré comme relevant d'une option d'utilité publique.

J'entends par là que dans divers cas de figure, une mère en devenir qui ne désire pas garder son enfant et préfère opter pour la possibilité de l'avortement pour des raisons précises (qu'elle seule est en mesure d'en juger la pertinence) doit être en mesure d'y avoir droit. Un enfant non-désiré ne doit en aucun cas voir le jour, tant son avenir serait incertain au possible. Bien sûr, cet argument sera réfuté par certaines personnes qui clameront n'avoir pas été désirés et s'en être pourtant bien sorti. C'est certes un fait, mais également un risque. Les parents qui conservent l'enfant par obligation légale (dans un pays où l'avortement n'est pas autorisé ou non-remboursé) peuvent adopter à son encontre des comportements tout-à-fait délictueux par frustration ou instabilité psychique.

Qu'une mère toxico dépendante décide d'avorter doit être perçu comme relevant de l'utilité publique, par exemple. Il faut comprendre qu'un enfant non-désiré ou évoluant dans un milieu hostile a une certaine probabilité de réitérer les sévices qu'il aura vécu, et ainsi causer d'autres dommages collatéraux à la société. J'ai conscience que mon argumentaire en choquera plus d'un-e, mais il me paraît sincère. Refuser l'avortement pour quelque motif que cela soit, c'est prendre un pari risqué, sinon pour le bien-être de l'enfant et son entourage dans une moindre mesure.

Je précise néanmoins que l'enfant paraisse ou non en bonne santé est un critère que seule la femme enceinte est en mesure d'évaluer comme pertinent ou pas pour sa décision Une fois encore, ce choix lui appartient.

 

Conclusion

Il y aurait bien sûr d'autres paramètres à prendre en compte, mais foncièrement ma position s'explique par les deux points précédemment explicités. Pour ma part, je considère que le droit à l'avortement gratuit et inconditionnel est une nécessité pour les femmes et également pour la société. D'autant plus qu'aujourd'hui, les avortements médicamenteux sont une option viable et peu coûteuse, tant sur le plan financier que physique (puisqu'il n'y a pas d'intervention chirurgicale) et ne présente donc pas de risque de stérilisation pour les femmes. Il faut cependant agir avant les six premières semaines de l'embryon pour que cela fonctionne.

Il est donc de prime importance de lutter pour que soit reconnu ce droit, le plus vite possible !

 

Grégoire Barbey

 

17:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : avortement, réflexion, politique, assurance, gratuité, remboursement, choix, femmes, droits |  Facebook | | | |

06/03/2012

Omerta institutionnalisée à l'encontre des cas de maltraitances et abus parentaux

 

Un fait de société alarmant n'est absolument pas pris en compte, ni par les médias, ni par les institutions légales : la maltraitance psychique et physique des enfants, souvent dans le cadre parental. Les services de protection de l'enfance se donnent corps et âme pour étouffer les affaires dérangeantes, délivrant des évaluations qui dépassent clairement leurs compétences. Les assistants sociaux sont habilités à produire des « évaluations sociales » mais outrepassent régulièrement cette restriction et réalisent ce qui relève davantage d'expertises psychiatriques (qui est une pratique illégale sans les autorisations nécessaires).

Ils reposent leurs décisions sur des théories excessivement controversées, comme par exemple le Syndrome d'Aliénation Parentale, plus communément nommé « SAP », inventé par le tristement célèbre Richard Gardner, qui a défendu avec une verve peu commune la cause des pédophiles tout au long de sa vie, avant de se suicider à l'âge de septante-deux ans. Vous trouverez de plus amples informations sur ce personnage en fin d'article.

Cette pathologie serait omniprésente et concernerait 95% des cas de dénonciation de la part d'enfants. En somme, tout enfant dénonçant l'un ou l'autre de ses parents serait sous le joug de l'autre, et n'aurait donc aucune légitimité à s'exprimer. Je vous laisse imaginer les retombées qu'implique une telle théorie en matière d'écoute des services sociaux.

D'autres inventions similaires sont à noter, comme la Théorie des Faux Souvenirs, elle aussi créée par un pro-pédophile notoire, Ralph Underwager, qui avait été accusé d'actes pédophiles sur sa propre fille.

Je tiens à préciser que ces pathologies seront officiellement intégrées dans le DSM 5, à paraître courant 2012...

Les services de protection de l'enfance sont également investis par des lobbys « paternels » qui défendent la cause des « bons pères ». Il existe d'ailleurs des associations, comme « S.O.S. Papa » qui font régulièrement pression dans des affaires de maltraitance ou d'abus pour que la garde de l'enfant soit remise au père. À ne pas confondre avec les affaires de divorce, où l'enfant est semble-t-il plus facilement confié aux femmes.

Bien sûr, lorsqu'il y a une démarche juridique entamée par une victime, la plainte est rapidement classée pour des raisons nébuleuses.

J'ai en ma possession d'innombrables documents mettant en cause les services de protection de l'enfance, sur diverses affaires scandaleuses.

Je vais transmettre à la presse une partie de ceux-ci, et publierai dans les prochains jours une synthèse des faits qui dénotent clairement un dysfonctionnement de la part de ces institutions.

 

J'invite toutes celles et ceux ayant eu des problèmes avec ces services à me contacter afin de prendre rendez-vous et d'en discuter. Je suis joignable sur mon mail : gregoire_barbey@hotmail.ch ou sur mon téléphone portable au 079 524 07 92. Cette annonce est des plus sérieuses et me permettra de consolider tous les éléments déjà réunis afin de médiatiser ces affaires bâclées et redonner aux victimes passées, présentes et futures un minimum de reconnaissance et d'espoir en la vie ainsi qu'en la Justice suisse.

Vous pouvez également lire l'une de mes contributions personnelles sur ce sujet ici.

Parlez-en autour de vous et n'hésitez pas à prendre contact avec moi afin de briser l'omerta installée depuis trop longtemps déjà.

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://www.enfancebrisee.fr/theories-pro-pedo.htm

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : maltraitances, justice, enfants, parents, lobbys, sos papa, omerta, protection, institutions, pédophilie |  Facebook | | | |

05/03/2012

La politique est à réinventer

 

Nous vivons une époque transitoire.

De nombreuses traditions perdent de leur superbe et sont remises en question perpétuellement. Nos idéaux issus de la génération précédente commencent gentiment à s'essouffler, sinon périr entièrement. Les pratiques du siècle dernier se heurtent à des obstacles difficilement franchissables tant la réalité de notre monde est différente aujourd'hui. Le conservatisme s'accroche désespérément à des valeurs désuètes, prétextant que ce sont les seules qui valent la peine d'être idolâtrées.

L'évolution exponentielle des technologies de communication dépasse les capacités d'adaptation d'une certaine portion de la population, nostalgique d'une ère qui a déjà cessé d'être. Les paradigmes d'innombrables institutions prennent la poussière depuis déjà longtemps. L'enseignement est en contradiction avec son temps ; les moyens de communication, qui ont un impact majeur sur le comportement des enfants, faussent l’arithmétique qui servait d'axiome au domaine de l'éducation scolaire. La nouvelle génération est confrontée à l'incroyable prolifération de l'information. Entre les téléphones portables qui permettent de surfer sur le web, les ordinateurs qui apportent chaque fois de nouvelles fonctions technologiques, les publicités omniprésentes, la télévision qui se propage dans les ménages à une vitesse fulgurante, il est évident que la situation ne peut être comparée à celle d'il y a vingt, trente, quarante voire cinquante ans !

Cependant, la pensée progressiste n'assimile pas non plus l'ensemble des enjeux actuels et à venir.

Certaines thématiques sont ignorées.

L'internet s'est démocratisé, et régit la vie de milliards d'êtres humains. Sa plus grande force, qui d'ailleurs déstabilise les représentants du siècle passé, est son incroyable capacité de transmission de la pensée à large échelle. De nos jours, il faut composer avec cette variable, qui impose de penser le monde tout autrement.

La démocratie, en Suisse, sera amenée à prendre en considération des facteurs sociologiques nouveaux. La connaissance est plus que jamais à la portée du plus grand nombre (avec toujours la réserve d'une minorité qui n'y a malheureusement pas accès) et peut avoir des conséquences inattendues sur le développement du courant idéologique majoritaire. Le web est à prendre comme un outil formidable de propagation, qui, bien utilisé, peut offrir des changements positifs et nécessaires.

La toile impose une nouvelle attitude, celle de la mise en commun des idées, ce qui implique évidemment des compromis pour laisser libre cours à l'ensemble des acteurs-pensants.

La politique doit désormais composer avec cette réalité. Internet pourrait être un lieu où les clivages sont mis de côté au profit de la circulation des pensées, ce qui favoriserait le partage et le consensus.

Il est impossible d'être totalement imperméable au monde d'aujourd'hui, il faut donc que chacun intègre les véritables défis, quelles que soient leurs appartenances idéologiques, qui attendent notre génération.

Rimbaud disait que « l'amour est à réinventer ». Je me permets de le paraphraser en ces termes : la politique est à réinventer. L'interconnexion des individus de notre société offre des possibilités jusqu'ici inespérées.

 

L'adaptation du monde politique au monde virtuel sera probablement un des enjeux majeurs de ce début de XXIe siècle, et celles et ceux qui ne profitent pas de cette opportunité seront rapidement marginalisé(e)s, sinon éliminé(e)s définitivement du circuit politique. C'est dès maintenant qu'il faut repenser toutes nos certitudes, quitte à devoir faire des concessions.

Toutefois, il ne serait pas judicieux de trop attendre, car tout va si vite... les choix doivent être faits rapidement. Tout se joue en ce moment-même. À nous de faire les bons choix.

 

Grégoire Barbey

13:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, internet, idéologie, réinventer, réformer, enseignement, évolution |  Facebook | | | |

03/03/2012

Maudet, l'homme qui n'était d'aucun lobby, au sein d'un parti lobbyiste !

Pierre Maudet, lors de sa conférence de presse du vendredi 2 mars 2012 relayé sur le site de la Tribune de Genève, a annoncé sa candidature à l'élection partielle pour briguer un siège au Conseil d'État et remplacer ainsi la place laissée vacante suite au départ de Mark Muller.

« Je ne suis l'homme d'aucun lobby » a-t-il assuré. Si tel est le cas, que fait-il des membres de son propre parti, qu'il représentera bien évidemment si ce mandat lui est accordé ?

Je me propose d'énumérer quelques noms parmi les plus connus, cela constitue donc une liste non-exhaustive :

 

  • Jacques Jannerat, député du Parti Libéral-Radical, Directeur de la Chambre du Commerce et de l'Industrie.

  • Nicolas Aune, Secrétaire Général de l'Union Industrielle genevoise, membre du Parti Libéral-Radical.

  • Blaise Matthey, ancien député Libéral, Directeur de la Fédération des Entreprises Romandes.

  • Gabriel Barillier, député du Parti Libéral-Radical, ancien Secrétaire Général de la Fédération des Métiers du Bâtiment.

 

Alors si Monsieur le Maire est persuadé lui-même de n'être l'homme d'aucun lobby, peut-être devrait-il changer de famille politique, ou faire le ménage devant la porte de son parti ?

Accordons-lui tout de même le bénéfice du doute, par éthique plus que par conviction, et voyons ce qu'il dira face à cette réalité.

Pour ma part, je n'ai pas peur d'affirmer que le Parti Libéral-Radical constitue un lobby en lui-même, tant ses relations avec des syndicats patronaux, entreprises immobilières et tant d'autres sont étroites sinon incestueuses.

Il est évident que je ne donnerai pas mon vote à Maudet. Mon pronostic va pour l'élection d'un(e) membre du Parti Socialiste, à moins qu'un autre candidat se déclare. Un Vert Libéral pourrait avoir ses chances, en l'occurrence.

Nous verrons si le Parti Libéral-Radical soutient son jeune poulain la semaine prochaine. Si tel est le cas, espérons qu'il répondra à cette interrogation.

 

Grégoire Barbey

 

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Montage effectué par Marcel Chombier