07/05/2012

Remerciements et bilan pour mon centième article

 

Bilan : centième article, 07.05.12 08h20

 

Me voici déjà arrivé au chiffre honorable de cent articles. J'ai ouvert ce blog début janvier 2012, et ai commencé à m'investir réellement dans l'élaboration d'un contenu concret au mois de février. Déjà quatre mois, donc, que je publie régulièrement des billets, traitant de sujets divers et variés.

Honnêtement, en créant ce blog, je n'avais aucune ambition spécifique, sinon de pouvoir toucher un lectorat plus local et échanger avec mes concitoyennes et concitoyens sur des sujets qui me tiennent à cœur. Aujourd'hui, c'est bien évidemment toujours le cas, mais je me réjouis de l'intérêt que connaît mon blog et mes écrits. Ce qui, à n'en pas douter, me force à réfléchir davantage au contenu que je désire partager, à mieux préparer mes réflexions et à toujours faire en sorte de proposer des textes de qualité.

 

Ce qui m'importe, ce n'est pas tant de faire l'unanimité au sein de mes lectrices et lecteurs que d'ouvrir la voie au questionnement sur une problématique précise. Je suis comme tout un chacun : ignorant. Néanmoins, je tente de peaufiner mes connaissances sur le monde qui m'entoure, pour avoir un regard le plus critique et le plus juste possible. Mes opinions sont appelées à se préciser, à fluctuer voire à changer. C'est très précisément cet aspect-là qui me plaît, lorsque j'écris. Le fait d'écrire appose un témoignage durable, auquel je pourrai me référer pour saisir l'évolution de mon parcours et de mon cheminement intellectuel.

 

J'ai conscience de déranger certaines personnes, qui, à n'en pas douter, aimeraient beaucoup me museler pour éviter que je mette le doigt sur des nœuds délicats. Ce qui me vaut, régulièrement, des prises de contact. Je m'en réjouis, car c'est la preuve indubitable que mes interrogations sont sensées et peuvent apporter des réflexions constructives. Il est effectivement probable, comme me l'a fait remarquer un interlocuteur il y a quelques jours, que je sois désabusé. Mon rôle n'est pas de déposer des paillettes sur un décor sombre. Au contraire ! Je préfère nettement éclairer les zones d'ombre que de les cacher davantage. En politique, surtout. Mais dans ma vie quotidienne, aussi. Il m'apparaît impératif d'avoir une ligne éthique, des principes et des valeurs auxquelles se rattacher.

 

Je ne sais pas quel sera, à l'avenir, l'impact de mes modestes contributions sur la scène politique, toutefois je tâcherai de conserver les mêmes fondamentaux qui me guident depuis toujours. Je conserverai le même cap, non pour les autres, mais pour moi.

 

Remerciements

 

Je tiens à remercier toutes mes lectrices et lecteurs, que ce soient des habitué-e-s ou non. C'est pour moi un honneur d'être digne d'intérêt. Pour témoigner ma gratitude, j'ai décidé d'améliorer l'impact visuel de mes publications, en utilisant au mieux les outils qui sont à ma disposition pour créer une visibilité plus agréable et attractive. Je ferai en sorte, à l'avenir, de transformer cet aspect de mon blog, pour faciliter sa lisibilité.

 

Je vous remercie toutes et tous pour votre fidélité et la reconnaissance que vous me témoignez, inconsciemment peut-être, mais cela ne m'échappe pas ! L'aventure continue donc de plus belle, et j'espère être à la hauteur de vos attentes.

 

Grégoire Barbey

 

 

08:52 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 100 articles, réflexion, détails, avenir, suite, bilan |  Facebook | | | |

03/05/2012

La campagne pour le Conseil d'État, pourquoi ne pas y mettre le fond plutôt que la forme ?

 

À quelques jours de la date butoir pour le dépôt des listes (lundi) concernant l'élection partielle du 17 juin prochain pour le Conseil d'État, force est de constater la pauvreté de la campagne en matière de solutions concrètes. À l'heure actuelle, nous, citoyennes et citoyens, n'avons eu l'occasion d'assister à aucun débat de fond sur les problématiques structurelles et institutionnelles qui divisent et affaiblissent notre République et Canton de Genève. Il n'y a eu, pour l'instant, que quelques petites propositions, sans grande envergure, comme s'il fallait en rester sur la forme pour ne pas se mouiller, pour ne pas risquer de surprendre les électeurs et de facto perdre leurs voix. Effectivement, il s'agit d'une élection majoritaire, où seul-e un-e candidat-e sera élu-e. Pourquoi ne pas parler plus franchement, pourquoi ne pas aborder les thématiques qui fâchent, et apporter des éléments de réponse ? Pourquoi ne pas proposer de construire, de réfléchir, et de se concerter sur la crise structurelle qui touche notre bonne vieille Genève ?

Oui, les programmes sont importants, ils permettent de se confronter aux idées des candidats, tâter la politique qui est la leur. Mais qu'attend le Peuple ? Les gens, aujourd'hui, semblent irrités. Lassés, tout simplement. Notre canton traverse une mauvaise passe, il nous faut l'admettre. Même pour ces représentants qui se placent parfois trop haut par rapport aux leurs, à ceux envers qui ils ont prêté serment. Il ne s'agit pas seulement de faire de la politique pour être élu. Il faut s'évertuer à trouver des compromis, à rechercher d'éventuels remèdes à des maux qui peuvent paraître incurables.

Moi, je souhaiterais des débats qui ouvrent la voie à des réflexions de fond. Elle est bien belle la communication médiatique, celle qui permet de donner une bonne impression à son électorat. Elle ne suffit pas, néanmoins. Il faut l'agrémenter, la saupoudrer de ce dont Genève a cruellement besoin : des idées. Il n'y a pas de solutions miracles, et celles ou ceux qui le prêchent ne doivent en aucun cas être écoutés. Certaines formations politiques posent des questions, et induisent volontairement (ou non) l'orientation des réponses qui leur seront données. J'ai vu des candidat(e)s arriver avec des propositions toutes faites, dès les premiers jours qui ont suivi la démission de Mark Muller. Est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien ce qu'il nous faut ? Des solutions pré-mâchées, pardonnez mon cynisme, mais je n'y crois pas. Pas plus à celles d'un certain parti contestataire qu'à celles d'une gauche unie. Ni même celles d'un centre droit morcelé.

Nous pourrions ne pas y réfléchir, évincer le questionnement, nous dire que de toute façon, les urnes donneront leur verdict. Moi, je ne veux pas me contenter de ce peu, de ce trop peu que l'on nous sert à déjeuner. Il y a déjà un constat à faire, et il est urgent de le souligner : la propension à l'extrémisme des réactions de nos concitoyennes et concitoyens en cette période de troubles appelle à la prudence. À l'introspection. Ne devrions-nous pas comprendre comment tant de gens, de différentes sensibilités, issus de milieux socio-culturels diversifiés, seraient prêts à donner leur voix à une politique ultra-sécuritaire qui n'a de programme que celui d'appliquer strictement la loi, sans aucune vision d'avenir ? Comment faire pour réorienter les débats, les questionnements, les désirs de ce Peuple genevois qui penche vers un ras-le-bol généralisé ?

Peut-être suis-je désabusé. Sûrement, en fait. Mais je m'inquiète, je m'inquiète de la pauvreté des réponses. Nous devons élire un nouveau membre de notre gouvernement, pas un inconnu. Quelles seront ses compétences, quel sera son profil ? Et ses idées ? Nous bassinera-t-il ad nauseam avec les mêmes idéologies de part et d'autre, ou apportera-t-il des innovations en terme de gouvernance ?

 

Toutefois, il nous faut garder à l'esprit que cette élection partielle n'est qu'une étape intermédiaire, qui doit préparer celle, générale, de 2013. À ce moment-là, c'est une politique forte qu'il faudra mettre en place, je veux dire, une politique unie. Tant pour la gauche que pour le centre droit. Laissons les extrêmes se regrouper, ils n'en seront que mieux identifiables, et mettons de notre côté notre énergie à former une union des droites progressistes, pour parer à la montée de la contestation et du refus des institutions que nous connaissons et qui font notre puissance et notre réussite. Avec une gauche et une droite progressiste fortes, des compromis, comme ceux qui ont jalonné l'histoire politique de notre pays, pourront voir le jour. Ainsi peut-être sortirons-nous de ces Genferein, qui loin de redorer notre image, témoignent de la dislocation de la politique genevoise. Certes, il faudra probablement serrer les dents. N'est-ce pas le propre d'une société ? Il faut savoir faire des choix appropriés. Le reste, ce sont que des détails.

 

Grégoire Barbey

16:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, élections, conseil d'état, réflexion, avenir, solutions, questionnement |  Facebook | | | |

20/04/2012

L'Entente survivra-t-elle après 2013 ?

 

Récemment, les passions se sont déchainées, et les diverses casseroles qui ont mis à mal le PLR ces derniers mois ont des répercussions à l'échelle cantonale.
Je me pose donc, légitimement, une question : l'Entente survivra-t-elle après 2013 ?
Du côté du PDC comme du PLR, les avis sont mitigés. Certains seraient favorables à la dissolution de l'alliance traditionnelle entre les deux partis. D'autres, irréductibles convaincus de sa viabilité et de son maintien comme force politique nécessaire, ne veulent pas admettre qu'ils ont entre les mains l'agonie d'une Entente qui s'essouffle depuis bien longtemps. Porteront-ils ce cadavre avec la même vigueur lorsque sonnera l'heure des comptes ?

Grégoire Barbey

 

11:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : question, pdc, plr, entente, alliance, dissolution, avenir, politique |  Facebook | | | |