18/04/2012

La Constituante projette de prolonger la durée du mandat des conseillers d'État

 

J'ai découvert aujourd'hui qu'il était question de prolonger d'une année le mandat des conseillers d'État dans le projet de la Constituante. (art. 104)

Ce qui leur octroiera cinq ans au lieu de quatre pour siéger parmi le conseil des Sept. Dès lors, le débat que j'ai initié il y a déjà quelques temps, suite aux casseroles de l'affaire Muller (début d'année 2012), concernant la révocabilité des élus, se justifie de façon plus concrète encore. Désormais, nous devons nous poser les bonnes questions. Ayant discouru sur le sujet avec Pascal Décaillet, qui affirmait que le fait de ne pas être réélu était déjà une forme de révocabilité, je suis d'autant plus convaincu de la nécessité d'en découdre, et de porter cette thématique sur la place publique. Si nos conseillers d'État bénéficient de cinq années où ils peuvent agir selon leur bon vouloir (toute relative qu'est cette formulation, soyons précis) avant d'être « jugés » par la volonté populaire. Or, il apparaît évident qu'un élu a le temps de faire des dégâts dans sa gestion de son département avec une demi-décennie à sa disposition. Que faire s'il s'avère incompétent et crée la gabegie au sein du Collège ?

Pouvoir révoquer nos élus doit constituer un droit civique, ainsi qu'un devoir – celui de nous informer sur le travail de nos représentants. Le simple fait de ne pas être réélu pour avoir fauté ne suffit pas, et constitue une suprématie du mandat à l'encontre du bien-être du Peuple. Je ne serai pas trop rousseauiste, mais même le Peuple peut se tromper et élire quelqu'un qui n'a pas, malheureusement et probablement pas faute de bonne volonté, la capacité de tenir les rennes de son exécutif.

Avant de lancer une initiative allant dans ce sens, ouvrons le débat ! Et c'est justement ce que je me propose de faire.

 

Grégoire Barbey

 

15:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : conseil d'État, constituante, projet, loi, révocation, révocabilité, politique, réflexion |  Facebook | | | |

17/04/2012

L'enfermement sclérosé de cerveaux incongrus

Coup de gueule.

À ces messieurs-dames qui prêchent la nationalité, s'égosillant à l'encontre des étrangers dès qu'ils le peuvent, oublient qu'en Suisse, nous sommes issus de nombreux mélanges, et que ces grands esprits qui nous représentent et fondent nos valeurs communes n'étaient bien souvent pas nés sur le sol helvétique, je leur témoigne tout mon dégoût. Eh oui ! Je l'avoue, je ne suis pas un enfant de l'immigration, mais je reconnais l'importance de ces échanges culturels, qui, à n'en pas douter, nous grandissent et nous mûrissent. Je ne laisserai jamais personne calomnier la nécessité d'une société multiculturelle sans mot dire. Je ne puis que maudire ces scélérats qui croient offrir des solutions en formulant des amalgames douteux pour se faire élire.

Ce soir, je m'attriste d'apprendre que la Constituante a évincé de ses textes la possibilité que les étrangers obtiennent davantage de droits civiques. Je ne puis adhérer à cette exclusion injustifiable. J'ai appris à aimer les êtres humains, peu importe la couleur de leur peau ou les coutumes dont ils ont hérité à la naissance - que personne ne choisit jamais. Je le répète, j'aime la diversification des traditions et des coutumes, et le partage des connaissances. Je déteste cependant tout ce qui a trait à l'enfermement sclérosé de cerveaux incongrus.

Grégoire Barbey

22:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coup de gueule, exclusion, xénophobie, constituante |  Facebook | | | |