25/07/2012

La Tribune de Genève et la « presque information »

 

Chronique, 25.07.12 23h37

 

Grâce à la Tribune de Genève, j'affine mes connaissances, et acquiers une subtilité dont j'ignorais, jusqu'alors, à peu près tout. Notamment qu'il est possible de « passer près du suicide ». En effet, je savais, avant cette découverte intellectuelle, qu'il est envisageable de frôler la mort, ou de faire une tentative de suicide. Mais le « quasi-suicide », alors là, vraiment, je suis épaté. Concept qui va révolutionner le genre, sans doute. D'ailleurs, j'imagine déjà une rubrique, dans la version papier de la Tribune de Genève, des « presque informations », dans laquelle nous aurions droit à des articles qui nous décrivent des situations totalement incongrues, comme par exemple un chien qui a manqué de se faire écraser. En plus, c'est local...

 

... Et ça fait vendre. Parce que la réalité, derrière ces torchons, est économique. Il faut augmenter le lectorat, pour un journal qui peine de plus en plus à convaincre ses habitués. Alors, après tout, l'idée même de « non-suicide mais presque », elle, ne coûte rien, et peut éventuellement attirer quelques amateurs de papier-toilette à bas prix. Avec ça, il faut la touche « people ». Le côté jet set, cher à Genève et son calvinisme d'un autre âge. Enfin, tout est là, un cocktail qui va détonner, et surtout étonner de part son goût amer. Il ne faut pas espérer le digérer, ni même en saisir toute la nuance. Cela outrepasse nos capacités intellectuelles limitées, nous, pauvres lecteurs qui n'avons pour nous ni la culture ni la science de la rédaction de ce petit quotidien bleu... Bref, s'il y a bien une chose qu'ils n'ont pas loupé, ces derniers temps à la Tribune, c'est le ridicule. Mais c'est bientôt terminé. Ou presque.

 

Grégoire Barbey

23:56 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tribune de genève, ridicule, wc, torchon, coup de gueule |  Facebook | | | |

17/04/2012

L'enfermement sclérosé de cerveaux incongrus

Coup de gueule.

À ces messieurs-dames qui prêchent la nationalité, s'égosillant à l'encontre des étrangers dès qu'ils le peuvent, oublient qu'en Suisse, nous sommes issus de nombreux mélanges, et que ces grands esprits qui nous représentent et fondent nos valeurs communes n'étaient bien souvent pas nés sur le sol helvétique, je leur témoigne tout mon dégoût. Eh oui ! Je l'avoue, je ne suis pas un enfant de l'immigration, mais je reconnais l'importance de ces échanges culturels, qui, à n'en pas douter, nous grandissent et nous mûrissent. Je ne laisserai jamais personne calomnier la nécessité d'une société multiculturelle sans mot dire. Je ne puis que maudire ces scélérats qui croient offrir des solutions en formulant des amalgames douteux pour se faire élire.

Ce soir, je m'attriste d'apprendre que la Constituante a évincé de ses textes la possibilité que les étrangers obtiennent davantage de droits civiques. Je ne puis adhérer à cette exclusion injustifiable. J'ai appris à aimer les êtres humains, peu importe la couleur de leur peau ou les coutumes dont ils ont hérité à la naissance - que personne ne choisit jamais. Je le répète, j'aime la diversification des traditions et des coutumes, et le partage des connaissances. Je déteste cependant tout ce qui a trait à l'enfermement sclérosé de cerveaux incongrus.

Grégoire Barbey

22:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coup de gueule, exclusion, xénophobie, constituante |  Facebook | | | |