12/08/2012

À mes lectrices et mes lecteurs

 

Information, 12.08.12 17h12

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Je tiens à vous informer que mon blog risque de ne pas être mis à jour les cinq prochaines semaines, car j'entreprends consécutivement deux stages au sein de rédactions (à l'AGEFI puis chez Vigousse), ce qui impactera de façon significative mon temps libre, les bureaux de ces journaux se situant à Lausanne. Et, selon toute vraisemblance, il se pourrait que je sois amené à devoir cessé mon activité sur cette plate-forme définitivement.

 

Il va sans dire qu'au cas où les événements évoluent dans cette direction, je vous avertirai sans délai. Permettez-moi de toutes et tous vous remercier pour votre assiduité, et l'intérêt que vous m'avez témoigné tout au long de ces derniers mois où je me suis évertué, tant bien que mal, à vous proposer des articles de qualité, quand bien même cette appréciation reste intimement subjective. Je continuerai, cela va sans dire, à écrire, mais n'aborderai peut-être plus les mêmes sujets...

 

Encore une fois, je vous fais part de mon immense gratitude, car le succès que mon blog a connu (une dizaine de millier de visiteurs mensuellement!) est essentiellement dû à un lectorat fidèle et régulier. Je suis infiniment flatté d'avoir suscité un tel engouement, et espère ne pas devoir, dans la mesure du possible, fermer boutique, tant j'aime cet échange, même silencieux, que nous avons, vous et moi.

 

Néanmoins, je suis toujours disponible si vous désirez prendre contact avec moi, soit par e-mail : gregoire.barbey@gmail.com, soit via mon profil Facebook ou ma page Twitter, tous deux régulièrement mis à jour.

 

Avec mes sincères remerciements,

 

Grégoire Barbey

17:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : absence, information |  Facebook | | | |

24/02/2012

EXCLUSIF : Maître Bonnant rejoindra-t-il les Indigné-e-s ?

Après avoir essuyé les attaques littéraires de l'éminent avocat genevois, dont la réputation n'est plus à faire, le mouvement contestataire « Ocuppy Geneva » s'est entretenu avec l'intimé dans son luxueux bureau, proche de la route de Champel. Trois émissaires se sont donc laissés happer dans la gueule du loup !

« Je vous attendais plus nombreux » confia le maître des lieux. « Je pensais que vous viendriez à quarante-deux, armés de sprays pour vous venger du vieux con. Je m'étais préparé à cette éventualité. »

Visiblement, l'ancien ne semblait pas dormir l'esprit tranquille. Le trio, bien éduqué et poli, l'a rassuré qu'il n'avait jamais été question d'une telle manœuvre – bien que l'idée fut séduisante.

Contenant son aversion pour les vêtements bas de gamme et fripés, Maître Bonnant s'est ensuite emporté par son verbe acéré et entraîné, gesticulant en tous sens, fixant tour à tour le regard de ses invités. Il énonça ses reproches au mouvement des Indigné-e-s genevois : l'absence de hiérarchie, de porte-parole, de structure et l'opacité des revendications. Selon lui, l'homme qui détruit doit avoir également les mains du bâtisseur. Il n'a pas mentionné l'offense esthétique que ces personnes lui procuraient.

Peut-être parce qu'il avait lui-même conscience que ses vieux jours ne sont pas ce qu'il y a de plus artistiquement agréable à contempler.

Cela étant, un long et poétique monologue s'en est suivit. Le plaideur s'est plaint des différences entre sa personnalité et celle de ses filles, ce à quoi un jeune indigné lui a rétorqué, en citant Confucius : « n'oublie pas que ton fils n'est pas ton fils, mais le fils de son temps ».

À la stupéfaction lisible sur son faciès, il a réalisé que la jeunesse n'était pas si stupide et inculte qu'il ne le pensait. Bien sûr, comme un Roi sur son trône, le Peuple est la dernière de ses préoccupations. Il est contre la distribution des richesses, leur a-t-il dit, parce qu'il gagne de très hauts revenus. Néanmoins, il paie ses dettes. À commencer par celles du fisc, bien sûr ! Il a également assuré qu'il avait beaucoup d'amour pour son prochain (moins pour sa prochaine, il faut le souligner) au point de ne pouvoir laisser personne sur le bord de la route... pour autant qu'il croise la sienne ! Cela fait chaud au cœur de l'apprendre, car les multinationales et autres entreprises qui font appel à ses services d'avocat n'ont pas cette vocation sociale.

Bref, lorsque l'hôte céda la parole à ses convives, ils purent s'exprimer quelque peu, et ce avec l'improbable privilège de ne pas avoir d'honoraires à payer en fin de séance. Que de bonté pour ce prototype de la bourgeoisie d'un siècle passé !

Les Indigné-e-s, comme toujours très stratégiques, ont proposé à leur adversaire idéologique une petite visite au sein d'une assemblée générale pour qu'il puisse se rendre compte de la « réalité du terrain ».

Celui-ci a accepté, mais n'a cependant pas mentionné les coûts qu'occasionnerait un tel déplacement, ni la date. Il faut dire que malgré l'âge, Maître Bonnant a ses petites habitudes bourgeoises, le contrarier dans ses attentes serait, à n'en pas douter, une mauvaise manière de le faire adhérer à leur cause.

Après avoir, gratuitement une fois de plus, rédigé un autographe sur un ouvrage d'Adam Smith, la « théorie des sentiments moraux » que l'un des Indigné-e-s avait apporté, il dut mettre fin à l'entretien. Près de deux heures se sont écoulées, le tout à l’œil !

Fort de son assurance, le trio a souhaité faire une photo en la compagnie de leur ancêtre commun, l'homo aristocratus, qui, il y a de cela quelques siècles, représentait une espèce répandue au sein de l'humanité.

Maître Bonnant, toujours heureux de pouvoir rendre service, a accepté. Il désirait simplement que cela se fasse dans son bureau onéreux afin de compromettre davantage ses adversaires. N'est-ce pas de bonne guerre ?

Les Indigné-e-s ont ensuite quitté les lieux, après les remerciements et salutations d'usage.

Une seule question persiste : Marc Bonnant rejoindra-t-il le mouvement ?

Grégoire Barbey

 

Bonnant.jpg

 

00:23 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : bonnant, avocat, indignés, politique, invraisemblable, information |  Facebook | | | |