07/06/2012

Les médias genevois, organe de propagande politique ?

 

Chronique, 07.06.12 10h24

 

L'élection partielle pour le Conseil d'État de la République et Canton de Genève est très instructive, pour plusieurs raisons. Il y a, dans cette course électorale, un facteur qui ne peut passer inaperçu plus longtemps : l'inceste entre le rôle du politique et du journaliste. En effet, ça n'aura échappé à personne, plusieurs journaux ont décidé de soutenir, au moins officieusement, un candidat précis. À cela, ma première objection sera d'ordre déontologique. Les médias ont une mission, et pas des moindres. Ils représentent le contre-pouvoir, et ne devrait en aucun cas s'allier avec quiconque dans la sphère politique. Au risque de sombrer dans un schéma politico-médiatique comme celui de nos voisins français qui, à n'en pas douter, ne plairait guère aux citoyennes et citoyens suisses qui n'ont déjà plus confiance en la fonction politique. Pourtant, nous nous rapprochons de cette fatalité à grands pas. C'est ce qui me pousse à rédiger ces lignes qui apparaîtront peut-être vitriolées à l'encontre de deux professions que je respecte et j'admire. Qu'importe.

 

Le troisième pouvoir est incarné par la communication. Le journalisme est un métier difficile, car celui qui l'exerce doit se méfier de lui-même, mais également de l'interprétation qui pourra être faite de son travail. Actuellement, celles et ceux qui assument cette tâche semblent, à l'égard du monde politique, l'avoir oublié. Et ce n'est pas faute d'avoir tenté de leur offrir le bénéfice du doute ! Quand un journal comme l'Hebdo décide ouvertement de soutenir le candidat du pouvoir en place, à savoir Pierre Maudet, je ne puis m'empêcher de soupirer. Certes, c'est un média privé. Et alors ? La déontologie est-elle soumise à une hiérarchie entre le domaine public et privé ? Non, je ne le crois pas. Anne Emery-Torracinta, lorsqu'elle a également été interviewée par un journaliste de l'Hebdo, a souhaité savoir si celui-ci avait suffisamment de matière pour rédiger six pages, comme cela avait été précédemment fait pour le candidat PLR. À cela, il a rétorqué que le journal avait officiellement décidé de soutenir Maudet et qu'elle n'aurait donc pas droit au même traitement.

 

Une telle démarche, noble ou non, ce n'est après tout qu'une question de point de vue, m'apparaît dangereuse et pis encore, malsaine. Finalement, à quoi cela sert d'exercer un métier dans l'information si c'est pour être à la solde d'un pouvoir ? Je ne vois aucune raison valable de s'en prévaloir. Et d'en être satisfait. De nombreuses études, toutes plus intéressantes les unes que les autres, ont été menées à l'égard des médias. Notamment, pour ne parler que de lui, l'éminent professeur Noam Chomsky, qui a publié un ouvrage que je recommande à tous mes lecteurs : « La fabrication du consentement ». Une analyse qui pourra sembler de prime abord indigeste, mais qui est tout simplement nécessaire pour comprendre les enjeux et le fonctionnement de l'information. Le candidat Pirate, Alexis Roussel, tente d'ailleurs d'apporter au sein du débat public la question qui, dans une ère nouvelle où règne la communication, s'impose : comment maîtriser notre avancée dans le monde de l'information et de l'internet ? Dommage qu'il ne soit pas pris au sérieux par les messieurs-dames qui organisent les débats dans divers médias que je ne citerai pas.

 

Il y a encore Bourdieu, qui a rédigé un petit ouvrage sur la télévision, mettant en exergue les différents intérêts qui s'affrontent dans le domaine, le tout sous la loupe d'une analyse sociologique. Bref, il ne manque pas d'auteurs de qualité pour s'informer de cet univers. Et pour en comprendre les nombreux aspects qui s'entrechoquent. Il suffit d'avoir l'envie et la curiosité de s'intéresser à cela. Il faut impérativement saisir l'importance de tenir les médias à l'écart des politiciens. Sinon ces derniers finissent par en user au gré de leurs besoins électoraux, et la machine ne fonctionne plus. Dès lors, nous nous retrouvons avec des articles de piètre qualité, souvent orientés. Mais il ne faut pas le dire. Sous peine d'être perçu comme un vil paranoïaque qui voit des complots partout. Ce n'est pas vrai. Il ne s'agit pas d'imaginer des théories rocambolesques. Non, seulement de percevoir les blocages, là où ils sont.

 

Enfin, il ne faut pas trop s'exaspérer face à cette tendance qui se démocratise gentiment dans divers rédactions. C'était couru d'avance. L'évidence même. Il serait peut-être temps de concevoir, pour informer les citoyennes et les citoyens, une parade. Par exemple en proposant la création d'un organe fédéral de communication, une chaîne de télévision nationale ne traitant que de politique, comme l'a très justement suggéré William K. Rappard. Bien évidemment, sans aucune partialité, pour que le jeu en vaille la chandelle. Offrir une information de qualité, qui puisse mettre à jour l'ensemble des enjeux de telle ou telle élection/votation. En bref, de jouer le rôle de médiateur entre les intérêts politiques et ceux des électeurs et des électrices. Ce que devrait déjà faire nos médias actuels. Encore une fois, il faut avoir confiance en la capacité de certains à ne pas se laisser corrompre. Ce qui n'est pas une chose aisée dans le système actuel. L'information se doit d'être impartiale, à défaut d'être objective. Au moins par déontologie. Mais n'en demandons pas trop.

 

Grégoire Barbey

 

 

14:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, organe, fédéral, proposition, réflexion, médias, journalisme, propagande, plr |  Facebook | | | |

01/06/2012

Pierre Ruetschi, un éditorial assumé

 

Chronique, 01.06.12 12h32

 

En ce vendredi premier juin, le rédacteur en chef de la Tribune de Genève, Pierre Ruetschi, s'est fendu d'un éditorial vitriolant. Après l'avoir lu consciencieusement, puis m'être plongé dans la fosse sceptique des commentaires en réaction à l'article, sans oublier de me pincer le nez pour ne point étouffer face à tant de bêtise, de mauvaise foi et d'incohérence, je ne puis qu'adhérer aux propos du journaliste. Si quelques uns, de probables électeurs du Sieur Stauffer, crient à l'orientation de Monsieur Ruetschi, c'est qu'ils en oublient l'essence même de la pratique éditorialiste, laquelle demande et une certaine approche de la langue française, et des idées à faire transparaître, tout en assumant de prendre position. C'est exactement ce qui a été fait ici, il n'y a donc aucune tentative de manipulation infamante, comme tentent vainement de le rappeler les primates décérébrés qui polluent quotidiennement les articles de presse de la Tribune de Genève. Pour celles et ceux qui s'interrogent, mes mots sont sciemment pesés.

 

Avec toute la subtilité nécessaire à cet exercice périlleux et pourtant si passionnant, Ruetschi nous livre son opinion quant aux deux candidats favoris, Anne Emery-Torracinta et Pierre Maudet. Oui, les deux seraient, en cas d'élection, de bons magistrats, idées politiques mises à part. Cet aveu ne constitue en rien une orientation quelconque. C'est un constat que la plupart des citoyennes et citoyens avertis pourront formuler eux-mêmes. C'était le mien avant de lire cet article, et ça le restera. Chacun est libre de penser par lui-même. À part, peut-être, les suiveurs d'un certain candidat. Bref. Oui, il y a peut-être actuellement une véritable coalition qui s'oppose à Éric Stauffer. Mais pourquoi diable s'en indigner ? Qui casse paie, dit l'adage. Ou encore, le mensonge prend l'ascenseur, tandis que la vérité, elle, prend l'escalier. Cependant, tout finit, un jour, par se savoir. Dans le microcosme politique, ces révélations n'en sont pas. Je puis l'affirmer, à part quelques ahuris, tout le monde était plus ou moins au courant de ces détails, sans pour autant être en mesure de le prouver d'une quelconque manière.

 

Il n'est pas question ici de voir le tribun MCG comme un martyr. Il peut se consoler d'avoir tenu sept ans avant de voir certaines vérités éclater au grand jour. C'est mérité. En effet, et je rejoins entièrement Monsieur Ruetschi, cet homme n'est clairement pas fait pour diriger, même partiellement, les affaires d'un État. Il n'en a, évidemment, pas les compétences. Cela s'entend et il le porte sur lui. Ses électrices et électeurs qui veulent « mettre un coup dans la fourmilière » genevoise seront déçus de voir qu'une fois élu, le populiste en herbe deviendrait soudainement silencieux, comme à Onex. Comprendre ici : il fera en sorte de conserver son poste pour obtenir la rente offerte aux anciens magistrats. Vous en doutez ? J'en suis intimement convaincu. D'ailleurs, un homme (ou une femme) d'État réunit certaines qualités. Notamment le contrôle. Que ferait Stauffer dans un collège gouvernemental s'il n'arrive pas à calmer ses nerfs ? Je ne ferai pas de référence aux innombrables récents événements qui démontrent son incapacité à gérer ses émotions. Quelle belle perspective pour un Canton comme Genève d'avoir à sa tête une personnalité fulminante, prête à imploser à chaque contrariété. Que fera-t-il si cela devait arriver ? Peut-être, comme il l'a fait jusqu'à présent, prendra-t-il les armes oratoires pour demander sa propre démission ?

 

Oui, c'est un excellent politicien. Il sait parler à une tranche de la population malheureusement ignorée ou méconnue de la plupart de nos édiles politiques. J'en conviens parfaitement. Mais l'exercice d'un exécutif ne se résume pas à donner des réponses simplificatrices à des questions hautement complexes. Stauffer n'a jamais établit de véritable réflexion. Ce n'est pas demain qu'il changera. Il n'en a que faire, même. Donc, pour les plus téméraires qui voudraient encore croire en lui, ayez le courage d'affronter la réalité. Et n'affublez pas celles et ceux qui font leur travail, comme Pierre Ruetschi, de toute votre haine mal assumée.

 

Grégoire Barbey

12:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : politique, ruetschi, journalisme, stauffer, éditorial, chronique |  Facebook | | | |

06/04/2012

Mabut et la censure non-justifiée

Je ne me tairai pas plus longtemps.

Certains l'avaient remarqué, l'un de mes articles a disparu peu de temps après sa publication, il y a plusieurs semaines. Il s'agissait d'une lettre ouverte, que je destinais à une Procureure. Quelques heures après l'avoir publié, j'ai reçu un e-mail de la part du Rédacteur en Chef des blogs de la Tribune de Genève, Jean-François Mabut, dans lequel il m'invitait à « dépublier » mon article.

Voici son argument : « Je ne suis pas certain que vos démêlés avec la justice doivent se retrouver dans votre blog, surtout lorsque vous accusez nommément une magistrate qui ne saurait se défendre étant tenue par le secret professionnel. Je vous prie donc de bien vouloir dépublier cette lettre ouverte.
Au plaisir de vous lire sur des sujets d’intérêt public. »

C'est un point de vue intéressant, mais purement arbitraire. Il dit ne pas être certain, or il recourt malgré tout à la censure, ce qui, entre nous, n'est pas la moindre des décisions. Surtout lorsque nous voyons fleurir sur le site des blogs des articles comme ceux d'Éric Stauffer, contenant des propos ou des allusions à caractère homophobe, par exemple. (Voir mon article sur le sujet)

La suite de son argumentation, toujours aussi pauvre : « Il ne s’agit pas de savoir si ça me gêne ou pas. Votre affaire relève manifestement du domaine privé. Or la Tribune héberge en principe des blogs citoyens dont le contenu est d’intérêt général et public.  Vous êtes personnellement impliqué dans cette affaire, vous ne pouvez donc pas décider en toute impartialité si elle est ou non au fait de société. »

Je dénonçais, dans cette lettre ouverte, l'immobilisme de la Justice à l'égard des affaires de maltraitance. Il me semble, et je ne suis d'ailleurs pas le seul à le penser, qu'il s'agit d'un fait de société relativement répandu. Ouvrir le débat sur la question est donc bien d'ordre général et public !

« Ne jouez pas sur les mots. Ce n’est pas de la censure. Votre remarque sur Stauffer vs Maudet montre en tout cas  que vous avez de la peine à distinguer entre ce qui relève du domaine privé et ce qui relève du domaine public. Une élection relève manifestement du domaine public, ce qui n’exonère pas les blogueurs de respecter les règles du débat citoyens et de s’abstenir d’accusation ad hominem. Malheureusement tout le monde ne respecte  pas la courtoisie minimale. Vous qui considérez à raison que l’internet doit revitaliser la vie politique, merci de contribuer à la qualité de la blogosphère de la Tribune de Genève. »

Si ce n'était pas de la censure, Monsieur Mabut aurait bien évidemment agrémenté son argumentaire d'articles de loi, ou à défaut de la charte qu'il m'a fallu accepter pour m'inscrire parmi les contributeurs du site de la Tribune de Genève, pour signifier que mon billet sortait du cadre toléré par le site voire par la Justice. Or il n'en est rien, et c'est dommage.

Un confrère l'a contacté à ce sujet, pour comprendre sa démarche. Mabut n'a, malheureusement, pas donné suite à cette interrogation. De surcroît, depuis ce regrettable incident, je n'ai étrangement plus été cité dans la revue des blogs. Sans aucune prétention de ma part, bien sûr, je relève ceci comme une forme d'ostracisme à mon égard, car peu de temps avant cela, j'étais régulièrement cité (à raison d'au moins une fois par semaine). Je puis bien évidemment me tromper, mais n'ayant jamais cru au hasard, je ne doute pas que cette exclusion relève d'un choix délibéré de la part du Rédacteur en Chef de la section blog du site de la Tribune de Genève.

Il sera dès lors intéressant de voir combien de temps je me devrai d'attendre avant de recevoir un e-mail me demandant de dépublier cet article, également. Peu importe, si cela arrive, je m'exprimerai par d'autres moyens, comme la radio, par exemple. C'est d'intérêt public et général que de comprendre les critères et l'arbitraire des censures effectuées par Monsieur Mabut, eu égard à la proportion importante de visiteurs quotidiens qui écument les pages des blogs de la Tribune de Genève. Gageons que je ne serai plus jamais cité après avoir osé publier ceci. Tant pis, personne n'a suffisamment de pouvoir pour m'empêcher de m'exprimer.

Edit : je précise avoir proposé à Monsieur Mabut de ne point nommer la magistrate en question afin de pouvoir conserver mon article en ligne. Ce qui n'a rien changé à sa décision.

Edit 2 : Monsieur Mabut ne supporte visiblement pas la critique. Pour cette raison, mon article a disparu du référencement des blogs citoyens. Une nouvelle censure à ajouter sur son palmarès...

Grégoire Barbey

04/04/2012

La manchette du Matin : honteux !

 

Aujourd'hui, j'ai lu par malheur la triste manchette du quotidien Le Matin. « Un transsexuel veut devenir Miss Univers. »

En quoi cette information est-elle capitale ? Pourquoi la mettre en valeur à ce point ?

Où débute le journalisme et où finit-il ? Est-ce acceptable de discriminer ainsi une proportion de la population, même « infime » ?

Je ne connais personnellement aucun-e transsexuel-le. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de pointer du doigt le choix, individuel, qui revient à tout un chacun d'être en mesure de changer de sexe. Pourquoi rendre sa décision publique et en faire la Une ? Je ne comprends vraiment pas. J'exècre ce journalisme abrutissant. Il ne s'agit pas d'un métier, dans ce domaine, mais d'une nuisance. C'est une forme d'intolérance et de ségrégation des plus malsaines. Cette attitude est hautement révélatrice de la déontologie de certains médias. Que quelqu'un veuille être Miss Univers, ça nous fait une belle jambe. Et qu'il ou elle ait changé de sexe ne nous regarde en rien. Dans quel but utiliser cette information ? Afin de catégoriser celles et ceux qui font ce choix, sûrement très difficile dans une société où les médias peuvent parfois être aussi cruels et stupides ?

Sincèrement, aiguillez-moi sur une piste de réflexion décente, c'est à n'y rien comprendre. Et ça vend des journaux ?

 

Grégoire Barbey

19:28 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : honte, scandale, journalisme, déontologie |  Facebook | | | |

15/02/2012

Aux faux prophètes du journalisme

 

Qu'ils sont nombreux, les faux prophètes du journalisme ! « Vive la liberté de la presse », scandent-ils à qui veut bien prêter l'oreille à leurs élucubrations. Leurs lapalissades recouvrent des pages entières, que cela soit sur des blogs ou dans des journaux. Ils se prêtent volontiers une image. J'en connais un parmi tant d'autres qui prétend ne pas avoir d'amis, d'être libre et indépendant ! Eh, faut-il le croire ? Au gré du vent, il se laisse porter. Il prend la défense des opprimés, non pas de ceux qui meurent de faim ou qui agonisent dans l'injustice, mais de ceux qui récupèrent la monnaie de leur pièce, après avoir trop longtemps joué avec la confiance du Peuple. Ces mêmes personnages, lugubres, apathiques, qui se précipitent pour vanter leurs mérites et l'effort qu'ils font pour protéger les intérêts des leurs. Oui, mais encore faut-il faire partie de cette caste privilégiée.

Ces discoureurs de l'actualité qui n'ont foi qu'en la liberté érigent des temples à la gloire de ce mot, comme s'il était question d'un symbole sacro-saint. Ne blasphémez pas en leur présence, ils sont à l'affût du moindre mécréant, prêt à bondir sur leur proie tout en psalmodiant pour vous convaincre de rejoindre le cortège funèbre des hypocrites. Pas de Judas dans leurs rangs, ils sont tous à la solde d'un idéal inexprimé et pourtant palpable : l'opportunisme. Si vous osez vous opposer à leur idéologie universaliste, ils proféreront menaces, insultes, métaphores et anathèmes à votre encontre ! Certains, pas les plus futés, iront jusqu'à vous recommander d'ouvrir des cahiers pour y lire toute la propagande qu'ils veulent vous faire avaler, de préférence sans la moindre résistance. Soyez discrets, les murs ont des oreilles, et ces prêtes séculiers n'hésitent pas à se passer le mot.

Fuyez, où vous serez brutalement jeté en pâture aux lions de la cité de Calvin.

Ils n'auront aucun remord à s'essuyer les pieds sur vous, et si vous vous relevez, ils feront de vous un exemple à ne pas suivre.

Ne vous laissez pas tenter par le Diable, votre nom pourrait rapidement faire le tour des agences de presse ! Vous ne devez pas déranger ces contempteurs de la bienpensance, où vous serez sacrifié sur l'autel de la Liberté néolibérale. Ils parent leurs torchons de termes acerbes, usent de rhétoriques fallacieuses, de dialectiques éristiques et vous prouvent que deux et deux font cinq parce qu'ils l'ont voulu. Ils s'autoproclament « voix du peuple », celui-là même qu'ils méprisent en cirant les pompes des édiles engraissées sur le dos du contribuable.

Il faut les garder à l'œil, quitte à devoir les attaquer de front, car ce sont les faux prophètes du journalisme, et ils corrompront tout ce qui va à l'encontre de leurs principes. Tenez-vous le pour dit.

 

Grégoire Barbey