03/08/2012

Sécurité : considérer les contextes familiaux délétères

 

Chronique 02.08.12 20h42

 

Sécurité. Thématique hautement émotionnelle sur les terres de feu Calvin. Tout semble aller de mal en pis, et le nouveau Chef du département de la Sécurité, le bienheureux et ancien Maire de la ville de Genève Pierre Maudet est attendu au tournant, peut-être à juste titre puisqu'il a lui-même ardemment souhaité prendre les rennes d'un département durablement sinistré, et qui fut attribué, ces dernières années, à des personnes qui n'en voulaient pas. Isabel Rochat, Laurent Moutinot, Micheline Spoerri, autant de noms qui, d'après l'opinion publique, ont failli à leur tâche. Alors, la question qui est relayée par tous les médias depuis sa récente élection, celui qui est perçu comme un prodige de la politique arrivera-t-il à changer les choses durant les seize mois, temps imparti pour faire ses preuves, ce qui, convenons-en, est vraiment très peu, et à redorer l'image des forces de l'ordre ? Espérons-le.

 

Bref, la problématique de la sécurité mérite d'être abordée, tout un chacun en conviendra. Mais, trop souvent, elle est utilisée à des fins égoïstes, pour ne pas dire électoralistes. Et sert, au final, d'épouvantail. Parmi les idées saugrenues qui nous furent proposées à maintes reprises, la palme du ridicule et du mauvais goût revient à celle initiée par le tribun du Mouvement Citoyen Genevois. Effectivement, nonobstant l'impossibilité pratique de son programme – à savoir, pour celles et ceux qui l'auraient oublié, déposer des centaines de cages pour y détenir les multirécidivistes afin de les empêcher de nuire à la population genevoise –, il y avait un vide abyssal dans cette proposition, faisant d'ailleurs davantage appel à l'émotionnel qu'au bon sens commun. Ce néant, c'est de considérer la criminalité comme un véritable problème, alors qu'elle n'est, au fond, qu'un symptôme d'un mal plus profond. Une maladie, oserais-je dire, qui ronge notre société : la précarité.

 

Celle-ci arbore différents visages. Il y a la pauvreté, qui pousse des êtres humains à la clandestinité et au crime, car rappelons ce vieil adage, « nécessité fait loi ». Mais, et c'est trop peu débattu, il y a la misère familiale, celle qui ne se voit pas, et qui pourtant détruit des vies chaque année. Combien d'enfants naissent de parents maltraitants, ou démissionnaires ? Je n'ai pas connaissance de statistiques pertinentes à ce sujet. Et pourtant, c'est une réalité latente, qui, bien qu'elle soit souvent ignorée, a des conséquences directes sur la société. Cependant, les us et coutumes actuels poussent encore de nombreuses victimes dans un mutisme total, tant l'idée même de famille est hautement sacrée. La Justice, censée protéger les citoyennes et les citoyens, n'a pas encore, au vingt-et-unième siècle, pris la mesure du rôle qui est le sien dans l'arbitrage des relations parents-enfants.

 

Il ne s'agit pas là de spéculation, ou, pour reprendre des propos plus crus, de « masturbation intellectuelle ». Non, la violence familiale – qui se décline elle-même en agression psychique et/ou physique – est plus répandue que nous ne l'imaginons. À vrai dire, pour les mieux nantis d'entre-nous, comment envisager un problème qu'ils n'ont jamais eu à affronter durant leur vie ? Et pour les autres, le silence est de rigueur, tant il est malvenu, socialement, de s'opposer aux figures parentales. Ce n'est, dit-on, pas moral. Battre ses enfants, par contre, ça n'est pas grave. L'éducation à la dure, les insultes, c'est une façon comme une autre d'inculquer la réalité de la vie à ces bougres qui n'en fichent pas une. Foutaises. Choqués ? Je l'ai malgré tout entendu, et combien de fois ! Ces enfants le méritent, disent-ils. Une petite correction de temps à autre n'a jamais tué personne. Ou presque. Mais ces quelques-uns, qui pensent répandre la bonne parole, certains de leurs imbécillités distillées de-ci, de-là, occultent les blessures qui demeurent une vie entière, comme des griffures sur l'âme, cachées aux yeux des autres, et portées comme un fardeau silencieux, voire honteux. Qu'ai-je fait de mal ? Rien. Et malheureusement, certaines enfances brisées ne se réparent jamais, quand bien même les efforts sont titanesques.

 

Pouvons-nous, aujourd'hui, continuer à faire les sourdes oreilles face à cela ? Oh bien sûr, il existe des institutions dont le but est de prévenir ces dérapages. Mais il y a encore beaucoup à faire, notamment dans le changement des mentalités. Une prise de conscience, réelle, durable, qui veuille bien admettre qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tête de certains de nos concitoyennes et concitoyens. Et qu'une société qui capitalise sur des générations d'enfants désabusés ne peut pas s'attendre à la vie facile. Alors, aussi profane que je le suis dans ce domaine épineux qu'est la sécurité, j'invite celles et ceux qui s'en occupent à réfléchir à ça. Car peut-être, aussi idéaliste que je suis, pourrions-nous soulager quelques peines, et éviter à des âmes tourmentées de terminer leur existence au fond d'une cellule à ressasser le passé. Oui, ceci était l'appel d'un être qui a connu pareil traitement, et ne le souhaite à personne. Songeons que les solutions sécuritaires se situent probablement en amont, et non dans l'expression symptomatique de la criminalité. Merci de m'avoir lu.

 

Grégoire Barbey

 

15:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : famille, justice, réflexion, sécurité, politique, thématique, émotionnel, enfance, maltraitance |  Facebook | | | |

17/07/2012

La peine de mort, une aberration juridique ?

 

Chronique 17.07.12 08h36

 

Dans un article publié sur le site de la Tribune de Genève, nous pouvons y lire qu'un condamné à mort, attardé mental, « s'est vu refuser la clémence par le Comité des grâces de l'État de Géorgie ». Sans rentrer dans les arcanes de cette affaire, que je ne connais pas, cela m'interpelle. La peine de mort, abolie par 140 pays sur 192 (en 2009), reste néanmoins une réalité pour 60% de la population mondiale, car les États qui la pratiquent encore sont les plus peuplés à l'heure actuelle. À savoir l'Inde, la Chine, l'Indonésie et les États-Unis. En Europe, seule la Biélorussie applique encore librement la condamnation à mort. En Suisse, la peine de mort fut abolie pour les délits ordinaires en 1942 et complètement en 1992. La dernière exécution remonte à 1944. Cela fait froid dans le dos. Considérons l'Amérique, un pays dont les traditions sont occidentales.

 

La chronique américaine est régulièrement défrayée par des scandales en raison des peines appliquées par la Justice. Et des conditions d'exécution. Cette nation emploie à l'égard des États concurrents des méthodes pour le moins impérialistes. Mais ceci est un autre débat. Toujours est-il que la politique étrangère des États-Unis tend à vouloir uniformiser le monde selon ses propres valeurs. Alors, pourquoi la notion de Justice y est si rétrograde dans le domaine de la peine de mort ?

 

Celle-ci devrait s'aligner sur des principes objectifs, avec comme but la protection des individus et la réhabilitation des criminels au sein de la société dans la mesure du possible. Sporadiquement, dans des conversations, le débat revient. Faut-il mettre à mort un assassin ? De nombreux tenants de cette solution utilisent des arguments qui peuvent se résumer à l'adage : « œil pour œil, dent pour dent ». Cependant, comme disait Gandhi, « œil pour œil et le monde finira aveugle » ! En effet, un tel critère ne pourrait être employé décemment pour établir des peines qui soient équitables et justes. Tout individu devrait avoir un droit incompressible à la vie. Qu'un État, entité métaphysique derrière laquelle agissent des êtres humains faillibles, s'arroge le droit de décider qui doit ou non mourir ne m'enchante guère.

 

De surcroît, si le fait de tuer autrui est répréhensible, je ne puis accepter, même au nom de la Justice, qu'il soit possible de condamner quiconque à la peine capitale. Le meurtre est souvent irréfléchi (émotionnel, passionnel, etc.), or l'exécution procède d'un rituel auquel participe de nombreux acteurs. Si nous jugeons que le meurtre n'est pas tolérable dans notre société, pour divers motifs, notamment parce qu'il cause un dommage durable à celle-ci, comment envisageons-nous de justifier qu'il puisse y avoir une main humaine qui mette fin aux jours d'un autre Homme, même coupable des pires atrocités ? Je crois, et j'espère ne pas faire erreur, qu'il n'y a aucun cheminement intellectuel rationnel qui permette d'établir des arguments favorables à la mise à mort d'un individu, quelles que soient ses fautes.

 

Si nous pensons, à raison, qu'un meurtre est une atteinte à l'ensemble de la société – parce que la mort de la victime influencera négativement sur le bien-être de ses proches, parce que la place qu'elle occupait est laissée vacante etc. –, offrir à la Justice la possibilité de créer ce mal, unanimement reconnu, est une étrange façon de faire respecter la Loi. Car oui, l'exécution d'un meurtrier aura aussi ses répercussions sur la famille de ce dernier, quand bien même ses actes méritaient une punition. Je ne réfute pas la nécessité d'une Justice qui utilise, quand nécessaire, la solution punitive. Mais je désire qu'elle offre une contrepartie positive au fait d'user de la punition. Par exemple, la peine privative de liberté devrait, théoriquement, permettre au condamné de se réintégrer parmi ses paires dans la société. Ce n'est malheureusement que très rarement le cas de nos jours, et les raisons de cette inefficacité sont probablement multiples. Nous pourrions également en débattre longuement.

 

L'équité reste l'un des principes fondamentaux de la Justice, et tout individu mérite que ses droits, en vertu de cette notion, soient considérés et respectés. Donc, par pur raisonnement logique, nous ne pouvons vraisemblablement occulter tous ces paramètres qui rentrent en ligne de compte lorsqu'il s'agit de décider de la peine à appliquer. Et finalement, nous devrions envisager d'établir le rôle et la complicité des acteurs qui font partie du processus de condamnation à mort, du magistrat qui impose la peine au bourreau qui l'applique. Ceux-ci sont-ils exempts de respecter les mêmes règles parce qu'ils agissent au nom d'un masque idéologique, celui de la Justice impartiale et bonne ? Sincèrement, je ne le pense pas.

 

Grégoire Barbey

 

 

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15:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : justice, meurtre, assassinat, homicide, mort, condamné, peine, privation, liberté, criminel |  Facebook | | | |

06/03/2012

Omerta institutionnalisée à l'encontre des cas de maltraitances et abus parentaux

 

Un fait de société alarmant n'est absolument pas pris en compte, ni par les médias, ni par les institutions légales : la maltraitance psychique et physique des enfants, souvent dans le cadre parental. Les services de protection de l'enfance se donnent corps et âme pour étouffer les affaires dérangeantes, délivrant des évaluations qui dépassent clairement leurs compétences. Les assistants sociaux sont habilités à produire des « évaluations sociales » mais outrepassent régulièrement cette restriction et réalisent ce qui relève davantage d'expertises psychiatriques (qui est une pratique illégale sans les autorisations nécessaires).

Ils reposent leurs décisions sur des théories excessivement controversées, comme par exemple le Syndrome d'Aliénation Parentale, plus communément nommé « SAP », inventé par le tristement célèbre Richard Gardner, qui a défendu avec une verve peu commune la cause des pédophiles tout au long de sa vie, avant de se suicider à l'âge de septante-deux ans. Vous trouverez de plus amples informations sur ce personnage en fin d'article.

Cette pathologie serait omniprésente et concernerait 95% des cas de dénonciation de la part d'enfants. En somme, tout enfant dénonçant l'un ou l'autre de ses parents serait sous le joug de l'autre, et n'aurait donc aucune légitimité à s'exprimer. Je vous laisse imaginer les retombées qu'implique une telle théorie en matière d'écoute des services sociaux.

D'autres inventions similaires sont à noter, comme la Théorie des Faux Souvenirs, elle aussi créée par un pro-pédophile notoire, Ralph Underwager, qui avait été accusé d'actes pédophiles sur sa propre fille.

Je tiens à préciser que ces pathologies seront officiellement intégrées dans le DSM 5, à paraître courant 2012...

Les services de protection de l'enfance sont également investis par des lobbys « paternels » qui défendent la cause des « bons pères ». Il existe d'ailleurs des associations, comme « S.O.S. Papa » qui font régulièrement pression dans des affaires de maltraitance ou d'abus pour que la garde de l'enfant soit remise au père. À ne pas confondre avec les affaires de divorce, où l'enfant est semble-t-il plus facilement confié aux femmes.

Bien sûr, lorsqu'il y a une démarche juridique entamée par une victime, la plainte est rapidement classée pour des raisons nébuleuses.

J'ai en ma possession d'innombrables documents mettant en cause les services de protection de l'enfance, sur diverses affaires scandaleuses.

Je vais transmettre à la presse une partie de ceux-ci, et publierai dans les prochains jours une synthèse des faits qui dénotent clairement un dysfonctionnement de la part de ces institutions.

 

J'invite toutes celles et ceux ayant eu des problèmes avec ces services à me contacter afin de prendre rendez-vous et d'en discuter. Je suis joignable sur mon mail : gregoire_barbey@hotmail.ch ou sur mon téléphone portable au 079 524 07 92. Cette annonce est des plus sérieuses et me permettra de consolider tous les éléments déjà réunis afin de médiatiser ces affaires bâclées et redonner aux victimes passées, présentes et futures un minimum de reconnaissance et d'espoir en la vie ainsi qu'en la Justice suisse.

Vous pouvez également lire l'une de mes contributions personnelles sur ce sujet ici.

Parlez-en autour de vous et n'hésitez pas à prendre contact avec moi afin de briser l'omerta installée depuis trop longtemps déjà.

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://www.enfancebrisee.fr/theories-pro-pedo.htm

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : maltraitances, justice, enfants, parents, lobbys, sos papa, omerta, protection, institutions, pédophilie |  Facebook | | | |