06/03/2012

Omerta institutionnalisée à l'encontre des cas de maltraitances et abus parentaux

 

Un fait de société alarmant n'est absolument pas pris en compte, ni par les médias, ni par les institutions légales : la maltraitance psychique et physique des enfants, souvent dans le cadre parental. Les services de protection de l'enfance se donnent corps et âme pour étouffer les affaires dérangeantes, délivrant des évaluations qui dépassent clairement leurs compétences. Les assistants sociaux sont habilités à produire des « évaluations sociales » mais outrepassent régulièrement cette restriction et réalisent ce qui relève davantage d'expertises psychiatriques (qui est une pratique illégale sans les autorisations nécessaires).

Ils reposent leurs décisions sur des théories excessivement controversées, comme par exemple le Syndrome d'Aliénation Parentale, plus communément nommé « SAP », inventé par le tristement célèbre Richard Gardner, qui a défendu avec une verve peu commune la cause des pédophiles tout au long de sa vie, avant de se suicider à l'âge de septante-deux ans. Vous trouverez de plus amples informations sur ce personnage en fin d'article.

Cette pathologie serait omniprésente et concernerait 95% des cas de dénonciation de la part d'enfants. En somme, tout enfant dénonçant l'un ou l'autre de ses parents serait sous le joug de l'autre, et n'aurait donc aucune légitimité à s'exprimer. Je vous laisse imaginer les retombées qu'implique une telle théorie en matière d'écoute des services sociaux.

D'autres inventions similaires sont à noter, comme la Théorie des Faux Souvenirs, elle aussi créée par un pro-pédophile notoire, Ralph Underwager, qui avait été accusé d'actes pédophiles sur sa propre fille.

Je tiens à préciser que ces pathologies seront officiellement intégrées dans le DSM 5, à paraître courant 2012...

Les services de protection de l'enfance sont également investis par des lobbys « paternels » qui défendent la cause des « bons pères ». Il existe d'ailleurs des associations, comme « S.O.S. Papa » qui font régulièrement pression dans des affaires de maltraitance ou d'abus pour que la garde de l'enfant soit remise au père. À ne pas confondre avec les affaires de divorce, où l'enfant est semble-t-il plus facilement confié aux femmes.

Bien sûr, lorsqu'il y a une démarche juridique entamée par une victime, la plainte est rapidement classée pour des raisons nébuleuses.

J'ai en ma possession d'innombrables documents mettant en cause les services de protection de l'enfance, sur diverses affaires scandaleuses.

Je vais transmettre à la presse une partie de ceux-ci, et publierai dans les prochains jours une synthèse des faits qui dénotent clairement un dysfonctionnement de la part de ces institutions.

 

J'invite toutes celles et ceux ayant eu des problèmes avec ces services à me contacter afin de prendre rendez-vous et d'en discuter. Je suis joignable sur mon mail : gregoire_barbey@hotmail.ch ou sur mon téléphone portable au 079 524 07 92. Cette annonce est des plus sérieuses et me permettra de consolider tous les éléments déjà réunis afin de médiatiser ces affaires bâclées et redonner aux victimes passées, présentes et futures un minimum de reconnaissance et d'espoir en la vie ainsi qu'en la Justice suisse.

Vous pouvez également lire l'une de mes contributions personnelles sur ce sujet ici.

Parlez-en autour de vous et n'hésitez pas à prendre contact avec moi afin de briser l'omerta installée depuis trop longtemps déjà.

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://www.enfancebrisee.fr/theories-pro-pedo.htm

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : maltraitances, justice, enfants, parents, lobbys, sos papa, omerta, protection, institutions, pédophilie |  Facebook | | | |

25/02/2012

De l'utilité de la révocabilité des élu-e-s pour combattre la corruption institutionnalisée des lobbys multinationaux

 

En ces temps politiques conflictuels, il est impératif de s'interroger sur la viabilité, les qualités et surtout les défauts de notre système démocratique.

Les récents événements qui ont déferlé la chronique ne sont pas anodins, et ne doivent en aucune façon être pris à la légère. Les élus de la Ville de Genève, du moins une certaine proportion d'entre eux, semblent avoir oublié les valeurs fondamentales que sont le respect, l'honnêteté, la transparence, la dévotion et l'abstraction de leurs intérêts au profit du plus grand nombre.

Comment rester silencieux face à de tels comportements ? La mode actuelle est apparemment, eu égard aux discours de quelques politiciens, de nier l'importance d'une politique éthique, je dirais même d'une « poléthique ». Philippe Glatz, ancien président du Parti Démocratique Chrétien, s'est illustré sur mon blog par un commentaire tout-à-fait symptomatique de cette nouvelle tendance.

Je défendais dans un article, publié il y a quelques temps, la nécessité pour notre démocratie et le respect du Peuple de connaître le montant de la transaction effectuée par Mark Muller avec le barman, victime de la violence du conseiller d'État le 31 décembre.

D'après Glatz, donc, vouloir invoquer les valeurs morales aurait « quelque chose de très inquiétant pour ces mêmes démocraties ». Plus loin, il continue : « Vous vous rendrez peut-être compte que, sous prétexte de "morale", lorsque vous remettez en question les fondements de notre droit qui accorde à chacun la possibilité d'un arrangement à l'amiable avec la partie adverse, en fait, vous remettez en cause bien plus que l'attitude exemplaire que vous souhaitez, mais les bases de notre démocratie. (...) Sous aucun prétexte nous n'avons à contester cette liberté reconnue par le droit, à moins que de vouloir instaurer une forme de dictature, dans une société inégalitaire qui n'offrirait plus aucune garantie, dans le cadre d'une application aléatoire du droit selon que l'on soit un élu ou un simple citoyen. »

Monsieur Glatz prêche pour sa paroisse, cela va de soi. Néanmoins, cette tentative de manipuler ma réflexion sur l'importance d'une « poléthique » est révélatrice. Dès lors qu'un-e citoyen-ne ou un-e élu-e désire apporter des changements dans le système pour y permettre davantage d'honnêteté et de transparence, les mêmes arguments sont rabâchés continuellement, comme s'il fallait comprendre que le respect des valeurs constitutionnelles était un danger pour notre démocratie, justement basée sur cette fameuse Constitution. Cette position est intrinsèque à la pensée élitiste qui veut éloigner le Peuple des véritables décisions.

Selon la définition du Vocabulaire technique et critique de la philosophie (Éditions puf, 1996), la démocratie est un « État politique dans lequel la souveraineté appartient à la totalité des citoyens, sans distinction de naissance, de fortune ou de capacité ».

Notons bien que nous pouvons interpréter que la non-distinction de naissance implique qu'un étranger peut également prendre part à la politique et faire usage du droit de vote. Je ne désire pas rentrer dans ce débat, toutefois j'y accorde une grande importance également.

Là où j'aimerais en venir, en parlant des dernières affaires qui ont éclaboussé le monde politique genevois, c'est l'impossibilité du Peuple à révoquer ses élu-e-s.

La révocabilité devrait être une part essentielle des outils démocratiques. Il ne faut pas confondre la révocation avec « l'impeachment ». Ce dernier permet au pouvoir législatif de destituer un représentant du gouvernement, alors que la révocation, comme ce fut le cas à Athènes, donne ce pouvoir au Peuple. Cette mesure doit bien évidemment être rigoureusement institutionnalisée et constitutionnellement délimitée. La révocation pourrait être une option épisodique. Un représentant serait ainsi amené à rendre des comptes, par exemple, une fois par année, et la décision reviendrait au Peuple de lui octroyer le privilège de continuer son mandat ou d'y mettre fin immédiatement.

Les oppositions ne manquent pas, et la difficulté à intégrer cette procédure n'en est pas moins non-négligeable.

Cependant, il est à noter les avantages qu'offrirait une telle option. Notre système démocratique est imparfait, c'est une évidence qu'il serait malvenu de nier, et la transparence des député-e-s, élu-e-s, représentant-e-s et consorts fait cruellement défaut. L'institutionnalisation de la révocation impliquerait instantanément cette valeur que nos édiles combattent tant.

Je m'entretenais pas plus tard qu'aujourd'hui avec une connaissance, qui est conseiller national. Cette personne m'a confié des anecdotes d'une alarmante actualité. L'omniprésence des lobbys au sein de notre gouvernement est quelque chose d'inacceptable et de profondément anti-démocratique. Je précise que mes mots sont pesés. Certaines entreprises proposent aux député-e-s des sièges dans des conseils d'administration ou de consultation, moyennant rémunération. Cette méthode, que je considère être une grave corruption et un charlatanisme malsain, n'est pas une exception. Non, c'est même la règle. Ces grands groupes de pression, qui représentent les intérêts de multinationales diverses et variées, comme l'industrie pharmaceutique, nucléaire, agroalimentaire, les assurances maladie, les armes, les banques, et ainsi de suite font usage de techniques flirtant bien souvent avec l'inégalité.

J'ai eu vent que la Tribune de Genève avait souhaité publier des articles dénonçant les méthodes peu orthodoxes de ces groupuscules et s'était vue menacée par l'un d'entre eux d'un retrait momentané de leurs publicités. Cela représenterait une perte de plusieurs centaines de milliers de francs en quelques mois. Avec une telle pression, le silence est une impérieuse nécessité. Les intérêts financiers sous-jacents sont monumentaux. Que la Suisse tolère de pareilles manœuvres d'intimidation est non seulement un scandale, mais également une grave atteinte à l'intégrité des élu-e-s politiques.

En de telles circonstances, la révocabilité se justifie d'elle-même, afin de pouvoir juger de l'honnêteté et de l'implication des édiles dans leurs tâches.

Les représentant-e-s du Peuple sont à son service, et doivent œuvrer dans son intérêt, non vendre leur âme au Diable.

J'ai bien conscience que je jette un pavé dans un océan trouble et pollué, et qu'il ne risque pas de faire de nombreuses vagues. Pourtant, il m'apparaît être de mon devoir, et de celui de chacun-e de mes concitoyen-ne-s de s'impliquer pour dénoncer ces abus, et faire en sorte de laisser aux générations futures un monde où la corruption n'est pas une affaire d'État.

Tant pis si je dois m'attaquer à la gauche comme à la droite pour mettre en lumière ces méthodes honteuses qui donnent la possibilité à des « réseaux mafieux » de s'approprier le pouvoir.

La révocabilité des hauts fonctionnaires de notre gouvernement est une idée qui doit faire, et je le sais, fera son chemin dans l'esprit du Peuple.

 

Grégoire Barbey