mariage

  • Le mariage de l'UDC et du MCG, caricature de La Fontaine

    Le mariage de l'UDC et du MCG*

    Avant hier,
    Éric Stauffer
    Lissait ses vices,
    Se mirant et s’admirant,
    Tel Narcisse,
    Dans l’eau flatteuse d’un étang.

    Dans le reflet du miroir,
    Dame Amaudruz allait chantant
    En agitant sa pauvre poire
    Nonchalamment.

    Cupidon passait céans
    Ayant fort mauvaise mine.
    Poussé par une humeur chagrine,
    (Une vilaine rage de dents!)
    Il voulut que sa flèche aille
    Transpercer à la fois le cœur
    De la dame aux mille détails
    Et de notre mignon vengeur.

    Aussitôt à la folie ils s’aiment
    Et veulent devenir amants
    Réalisant dans l’instant même
    Qu’ils ont chacun leur élément.

    C’est bien connu le populiste
    A peur des évangélistes !
    Pourtant, tout de courage,
    Il tourne la page,
    Pour honorer sa belle élue.
    Las! Ses efforts sont superflus,
    Et sans avoir pu consommer,
    Le poids de tous ses vices,
    A tôt fait de l’entraîner
    Dans les Abysses.

    Dame Amaudrz, qui ne prononce
    Jamais un mot de trop,
    En silence le remonte
    À la surface, où Éric, dans ses sabots,
    Boit sa honte mais ne renonce:
    Il faudra bien qu’il la monte!

    C’est bien aussi dans les idées
    De la belle admirée,
    Qui sur la verge d’un bond se hisse;
    Notre bougre veut faire l’amant
    Mais sur le bleu ses assauts glissent
    Infiniment;
    Bientôt notre pauvre présidente
    Vient à manquer d’esprit. Elle suffoque,
    L’heure de la retraite sonne;
    Foin d’amours loufoques!
    D’un coup de rein elle rejoint
    Son univers ethnique,
    Laissant sur le bord son poupin
    Avec sa trique!

    Voici pourquoi fut aussi triste
    Le mariage de l'UDC et du MCG
    Tout cela à cause d’un malaimé
    Qui avait peur du dentiste.

    Librement adapté de la célèbre fable « le mariage de la carpe et du lapin », de Jean de La Fontaine

    Grégoire Barbey