09/05/2012

Lettre ouverte à Charles Poncet

 

Lettre ouverte, 09.05.12 10h20

 

J'ai écouté avec attention votre débat d'hier soir sur RTS la 1ère en compagnie de Murat Julian Alder. Vous avez, semble-t-il, réitéré les mêmes invectives à l'encontre de Pierre Maudet que lors de votre passage à l'émission « Dans les cordes » sur Leman Bleu avec Pascal Décaillet. Soit, si vous n'avez rien de mieux à dire. Mais tout de même, j'en attendais davantage de la part d'un homme de votre trempe. Bien que je honnisse vos positions politiques, bien souvent opposées à mes valeurs, j'espérais mieux.

 

Lorsque vous dites, avec nonchalance, qu'il faut désormais une politique qui soit bien de droite, contrairement à un centrisme mou, je ne puis qu'esquisser un long et malicieux sourire. Peut-être aimez-vous les batailles d'un autre âge. Peut-être, comme votre honorable collègue Marc Bonnant, appréciez-vous les coutumes anciennes, les discours pompeux et les belles tournures de phrase. Moi aussi. Néanmoins, la politique, ce n'est pas uniquement l'art oratoire, n'est-ce pas ? Si oui, alors nous ne partagerons définitivement pas les mêmes points de vue. Qu'importe.

 

Il semble que vous évitiez soigneusement de vous remémorer ce qui a fait la force et la gloire de notre pays, à savoir sa Confédération. Oui, les grandes décisions, en Suisse, se sont toujours jouées au centre, ne vous en déplaise ! Monsieur Alder aurait dû le rappeler à votre bon souvenir, mais vos manières laissent aussi à désirer, incapable que vous êtes de ne point couper la parole à votre interlocuteur. Certes, vos propos, au-delà du bel emballage littéraire, sont creux. Il vous faut donc occuper le terrain, pour éviter toute remise en question de votre position.

 

Vous voterez socialiste ? Grand bien vous en fasse, cher Monsieur ! Vous aimez les paradoxes, c'est au moins un point que nous partageons. Toutefois, ne vous emportez pas : je suis persuadé que votre attitude est celle d'un homme qui veut encore faire parler de lui. La fusion, avec ses avantages et ses défauts, ne vous plaît pas. Est-ce parce que vous n'arrivez pas à assumer n'être rien d'autre qu'un « ancien libéral » ? Je vous le demande. Que vous attaquiez Pierre Maudet ne me dérange aucunement ; au contraire, je le fais aussi, quand cela est nécessaire. Mais de grâce, un peu de fond dans vos lapalissades ! Je ne crois pas avoir eu vent de vos dernières réussites politiques, peut-être voudriez-vous les énumérer ? Il me semble, aujourd'hui, que vous n'êtes sur la scène politique guère plus qu'un fantôme, et qu'en l'occurrence, l'utilisation du terme « ectoplasme » pourrait tout-à-fait convenir à votre endroit, s'il en est.

 

Les clivages ne m'ont jamais séduit. C'est tout l'inverse, même. Je respecte de facto toutes celles et ceux qui ont le courage de ne pas s'y tenir comme le fait un curé à sa Bible, parce qu'il ne faut pas songer qu'à défendre sa propre personne, ou son camp. Il faut s'ouvrir aux autres, écouter, et bâtir avec eux. Ce n'est pas en s'opposant systématiquement à la gauche, ou inversement, que la Suisse a construit sa politique fédéraliste. C'est en acceptant les compromis. En réfléchissant pour le bien commun, non pour une lutte des classes politiques. Votre appréciation de la situation, à laquelle vous semblez pourtant ne plus appartenir, tant vous êtes dépassé, me paraît inexacte. Je crois, cher Monsieur Poncet, que vous êtes le seul ectoplasme qui soit. Entre Pierre Maudet et vous-même, mon choix serait vite fait. Cessez donc d'errer au sein de votre parti, comme un fantôme en quête d'une renommée nouvelle, et prenez part à la politique actuelle. C'est tout ce que je souhaitais vous dire.

 

Grégoire Barbey

 

 

16/03/2012

Le Parti Libéral-Radical prépare sa défaite programmée

 

Les loups du Parti Libéral-Radical sortent les crocs suite à la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux.

Dans un communiqué de presse, ces derniers se plaignent de cette décision. Libéralisme ? Apparemment pas. Contraindre leurs adversaires politiques semble être chose commune pour les praticiens libéraux-radicaux. Toutefois, la seule réalité de ces diatribes, entre autre celle de Murat Julian Alder, vice-président du PLR, est préjudiciable pour Pierre Maudet : elles témoignent d'une peur, celle de l'échec, l'effroi d'un appel vain, d'un siège froid, d'un Conseil d'État à majorité de gauche. Alors sous couvert d'unifier une droite qui ne pourra jamais l'être en de telles conditions, les libéraux-radicaux lancent des arguments inefficients. Peut-être, espérons-le, réaliseront-ils avant la défaite programmée de leur favori, que le Parti des Vert'Libéraux a fait ce choix non pas pour désunir la droite (ce qu'avait déjà réussi à faire le PLR bien avant ces derniers) mais pour apporter un vent d'air frais à une politique traditionaliste qui, force est de le constater, s'essouffle de plus en plus. Gageons que Maudet a déjà préparé sa parade, et fera porter le chapeau à ses adversaires en les accusant de lui avoir volé son électorat. Le Pontife ne montera pas encore sur son trône, bien que les chuchotements du Pouvoir se fassent insistants.

 

Grégoire Barbey

12:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : murat julian alder, plr, maudet, seydoux, pvl, échec, peur |  Facebook | | | |