11/04/2012

Votez Stauffer pour un retour en 1933 !

 

Le dernier billet d'Éric Stauffer est pour le moins convaincant. Je lui proposerai donc un slogan : « votez Stauffer pour un retour en 1933 ». Je regarde les images qu'il a publiées pour sa campagne électorale en vue de l'élection partielle du 17 juin prochain et me pose une question : vivons-nous bien, lui et moi, à la même époque ?

Tout d'abord, constatons la pauvreté des montages. Rien à dire, c'est moche. Aucun goût, ni subtilité. Pire, l'amalgame. Monsieur Stauffer stigmatise les étrangers à travers la photo d'un homme tenant un panneau sur lequel est inscrit : « Salamovitch S. Multirécidiviste, vol avec agression sur une personne âgée ! ». Il est évident qu'un bon suisse ne saurait se salir les mains dans la criminalité, contre laquelle le tribun du MCG a entamé sa croisade. Mais Stauffer n'est-il pas lui-même étranger ? Il contribue également à former dans notre République et Canton de Genève un climat pour le moins délétère. Nous devrions nous aussi le stigmatiser.

Nous n'avons pas besoin d'un retour en arrière vers des périodes de l'Histoire que toutes et tous préféreraient oublier.

Ces manipulations politiques pour instaurer la peur de l'autre au sein de la population genevoise sont un scandale et ne devraient en aucun cas être tolérées sans s'y opposer vivement !

Monsieur Stauffer, nous ne sommes pas aveugles. Nous ne nous laisserons pas submerger par des peurs que vous contribuez à exacerber. La politique n'est pas une affaire de simplification à outrance pour se faire élire et fédérer autour d'une peur commune. Il ne faut pas empirer la situation, mais l'améliorer.

Vous n'avez pas la trempe d'un homme capable de changer le Conseil d'État, et encore moins l'analyse nécessaire pour vous occuper de problèmes sociétaux aussi importants que la criminalité et la justice.

Restez bien sagement dans votre commune d'Onex, monsieur Stauffer. Nous nous passerons aisément de vous et de vos railleries à l'encontre des frontaliers et des étrangers. Je comprends mieux pourquoi Amaudruz vous a apporté son soutien. À vomir, vous dis-je...

 

Grégoire Barbey

16/03/2012

Le Parti Libéral-Radical prépare sa défaite programmée

 

Les loups du Parti Libéral-Radical sortent les crocs suite à la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux.

Dans un communiqué de presse, ces derniers se plaignent de cette décision. Libéralisme ? Apparemment pas. Contraindre leurs adversaires politiques semble être chose commune pour les praticiens libéraux-radicaux. Toutefois, la seule réalité de ces diatribes, entre autre celle de Murat Julian Alder, vice-président du PLR, est préjudiciable pour Pierre Maudet : elles témoignent d'une peur, celle de l'échec, l'effroi d'un appel vain, d'un siège froid, d'un Conseil d'État à majorité de gauche. Alors sous couvert d'unifier une droite qui ne pourra jamais l'être en de telles conditions, les libéraux-radicaux lancent des arguments inefficients. Peut-être, espérons-le, réaliseront-ils avant la défaite programmée de leur favori, que le Parti des Vert'Libéraux a fait ce choix non pas pour désunir la droite (ce qu'avait déjà réussi à faire le PLR bien avant ces derniers) mais pour apporter un vent d'air frais à une politique traditionaliste qui, force est de le constater, s'essouffle de plus en plus. Gageons que Maudet a déjà préparé sa parade, et fera porter le chapeau à ses adversaires en les accusant de lui avoir volé son électorat. Le Pontife ne montera pas encore sur son trône, bien que les chuchotements du Pouvoir se fassent insistants.

 

Grégoire Barbey

12:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : murat julian alder, plr, maudet, seydoux, pvl, échec, peur |  Facebook | | | |