06/06/2012

Des débats antidémocratiques à la RTS et la TdG

 

Coup de gueule, 06.06.12 15h45

 

Hier soir, mardi 05 juin 2012, a eu lieu le grand débat entre les candidat-e-s qui briguent la place vacante au Conseil d'État dans le cadre d'une émission organisée par la RTS. Les quatre candidats principaux, Anne Emery-Torracinta (PS), Pierre Maudet (PLR), Éric Stauffer (MCG) et Laurent Seydoux (PVL) étaient placés au centre du plateau, face à face. Les trois « petits candidats », à savoir Alexis Roussel (Parti Pirate), Manuel Acevedo (PME-jobs.ch) et le Prophète n'étaient, quant à eux, pas les bienvenus au sein de l'Arène. Ils ont été tenus à l'écart, dans les gradins réservés au public, au second rang.

 

Ce choix délibéré des organisateurs traduit, selon moi, une problématique récurrente dans des débats qui se veulent pourtant démocratiques. En effet, de quel droit peut-on décemment juger de la réelle valeur d'un-e candidat-e selon des critères objectifs ? S'il fallait n'entendre que les plus aptes à réunir, mathématiquement parlant, le quorum pour être élu, Anne Emery-Torracinta aurait été la seule à parler. Concrètement, donc, cette sélection-exclusion s'est faite dans l'impunité la plus totale et en l'absence de raisons valables. La déontologie journalistique incomberait pourtant à la RTS de ne pas faire de favoritisme ou pire, de discrimination à l'égard de quiconque.

 

Alors, certes, d'un point de vue organisationnel, ne pas faire parler sept personnes est probablement plus simple. Mais la démocratie et les règles qu'elle suppose n'ont pas à pâtir d'une volonté de simplification outrageuse. Manuel Acevedo et Alexis Roussel, qui ont pris la parole durant tout juste deux minutes chacun, avaient pourtant de nombreuses choses à dire, et pas des plus impertinentes. Preuve en est que leurs interventions suscitent toujours des réactions de la part des candidats. Certains, comme Pierre Maudet, ont même voulu reprendre à leur sauce des thématiques qu'ils étaient les seuls à défendre. Rendons à César ce qui appartient à César, de grâce !

 

Non, ce n'était pas juste. Et encore moins justifiable. Pour avoir prêté l'oreille aux revendications de ces « petits  candidats », je ne puis tolérer qu'ils soient ainsi mis à l'écart. Contrairement aux autres, les favoris, ils n'enveloppent pas leurs discours d'attaques personnelles. Ils sont là, et c'est tout à leur honneur dans une République qui n'a plus de manières, pour ouvrir le débat. Ils offrent des perspectives et des pistes de réflexion. Qu'ils puissent ou non être objectivement élus ne doit en aucun cas primer sur leur droit à la parole. Nous vivons, dois-je le rappeler, en démocratie. La seule personne, parmi les journalistes et les médias genevois, qui respecte cette équité est Pascal Décaillet. Il n'y a qu'à travers son émission spéciale sur Léman Bleu que nous avons pu entendre correctement Manuel Acevedo et Alexis Roussel.

 

La Tribune de Genève, de son côté, leur a réservé le même traitement, sinon pire, que la RTS. Autant dire qu'actuellement, il ne fait pas bon de n'être pas connu des médias si l'on a quelque chose à dire. Quand bien même cela mérite d'être entendu. C'est sûr, certains préfèrent entendre les lapalissades d'un Stauffer ou d'un Maudet, perdant le précieux temps des citoyennes et des citoyens à s'invectiver publiquement pour régler leurs contentieux, comme des enfants dans un bac à sable. Il s'agit bien de cela, et c'est triste d'en être arrivé là. Permettez-moi de le dire, hier soir ce ne sont pas ces deux énergumènes qui auraient dû se retrouver au centre du plateau, mais bien Manuel Acevedo et Alexis Roussel, ainsi que le Prophète, malgré sa difficulté à s'exprimer face aux caméras. Au moins eux nous apportent un peu de fraîcheur et des questions sincères. Je les en remercie personnellement.

 

Grégoire Barbey

21/05/2012

Une campagne lobbyiste

 

Analyse, 21.05.12 13h22

 

Si Pierre Maudet n'est l'homme d'aucun lobby, comme il le prétendait au lancement de sa campagne, il en a néanmoins l'attitude. En effet, son slogan a investi toutes les plate-formes imaginables. Des affiches à la vidéo diffusée par les télévisions se situant dans les véhicules et autres trams TPG, rien n'est laissé au hasard. Un vrai lobbyisme, ni plus ni moins. Le prix de cette mascarade ? En tout cas 300'000 francs, d'après mes sources. Et ce n'est pas encore terminé, puisqu'il reste quatre semaines avant la fin des votations. Heureusement qu'il y a derrière « l'homme de l'action responsable », un parti au porte-monnaie pour le moins rempli. Si Monsieur Maudet veut dissocier son image du PLR, il lui faudrait commencer par renoncer au financement de sa campagne par son propre parti.

 

Mais nous savons bien que cela est impossible. Pierre Maudet est donc bien l'homme du PLR, n'en déplaise à son Comité de campagne qui fait des pieds et des mains pour éviter l'amalgame.

 

Grégoire Barbey

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12/05/2012

Pierrot le futé

 

Critique, 12.05.12 18h47

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Pierrot a lancé son pavé dans la mare cette semaine en publiant un petit opuscule de 47 pages nommé « Une certaine idée de Genève ». Sur la première et quatrième de couverture, deux dessins de son fils Guillaume Maudet, datés du mois de mai. La présentation est simple, lisible et efficace. Petit point noir néanmoins : les citations, en caractères gras, qui, même si elles aèrent le texte et améliorent donc sa lisibilité, sont vraiment inutiles voire redondantes. À défaut d'avoir de véritables idées, cet ouvrage joue la surenchère. Rajoutons, de surcroît, la stratégie désormais connue du candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain : dissocier sa candidature des couleurs partisanes qu'il porte. Effectivement, sa « certaine idée de Genève » ne contient pas une seule phrase qui permette de lier son auteur, Pierre Maudet, au Parti Libéral-Radical, dont il représente pourtant la force politique en tant que candidat et membre de ce même parti.

 

Dès lors, Pierrot compte gommer l'aspect délicat de sa participation à cette élection en tant que représentant du même parti responsable de la perte de ce siège, en raison de la démission de son collègue Mark Muller (qui apparaît une fois dans son livre, sans qu'il relève néanmoins son appartenance ni sa proximité avec lui-même). Il veut ainsi s'extraire des casseroles qu'accumulent le PLR-GE depuis quelques mois. Depuis sa fusion, en fait. Certes, la stratégie est logique, d'autant plus que Pierrot, la manipulation, ça semble être son jeu favori ! Rappelons, à cet effet, sa tentative électoraliste d'il y a seulement quelques jours de condamner avec force et menace de plainte l'abattage de quelques arbres, avant de découvrir que c'était... son propre département qui en avait donné l'ordre ! Dommage, les écolos amoureux des arbres ne se seront pas faire prendre, cette fois.

 

Bref, j'en reviens à ce qui nous intéresse : son bouquin. Concrètement, y distille-t-il véritablement l'esquisse d'une « certaine idée de Genève » ? Mezzo. Sur près de cinquante pages, Pierrot s'enorgueillit d'un simple constat, nous faisant par exemple remarquer qu'aujourd'hui les individus sont amenés à changer plusieurs fois de profession, ce qui n'était pas le cas il y a trente ans. Chapeau l'artiste ! Mais ça, nous le savions déjà...

 

« Passer de la parole aux actes, voilà ma conception de la politique. » D'accord, nous prenons note. Toutefois, si les actes seront la suite logique des paroles énumérées dans ce livret électoral, les Genevoises et les Genevois (sic) attendront encore longtemps. À part les fonctionnaires qui « aiment leur métier et seront d'accord de fournir cet effort dans l'intérêt public », à savoir endosser des temps de travail augmentés et une retraite repoussée. C'est sûr, ils en meurent d'envie, je les entends déjà se presser à l'Hôtel-de-Ville pour s'agenouiller face à leur nouveau maître, le Maire Pierre Maudet. Congratulations ! Cependant, Pierrot a peut-être oublié une réalité dans le monde du fonctionnariat : no stress. Un État se gère comme une entreprise. Augmenter les heures de travail n'aura aucun effet sur le rendement ou la productivité des employés. Par contre, au niveau de la masse salariale, ça fera un nouveau trou budgétaire. Tout ça pour quoi ? Au final, très peu. Et selon Murat Julian Alder, son porte-parole, par principe d'égalité entre le secteur privé et public. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ? De grâce, un peu de bon sens...

 

« Plutôt que de prendre l'argent que les gens gagnent, taxons les marchandises et les flux. » Il ne se fera pas des amis chez les libéraux, pour le coup ! Éventuellement, nous pourrions aussi lui reprocher son attitude puérile à l'égard de la gauche, qu'il attaque à au moins deux reprises dans son carnet, les affublant des lieux communs les plus répandus au sein de la politique. Sinon, parlons idées ? Je cherche, encore et toujours. Il y a du contenu, mais il n'y a pas de véritables innovations. C'est un pamphlet électoraliste, que je salue néanmoins pour le travail fourni, mais qui n'a d'intérêt que pour convaincre des crédules ou des indécis. Pierrot n'ignore pas que la lecture prolongée amenuise l'esprit critique. Il espère ainsi, par sa prose propagandiste (qui, je devais quand même le relever, manque cruellement de fluidité et de style), faire adhérer celles et ceux qui le liront. Pour cela, les dessins de Guillaume Maudet achèveront le lecteur ou la lectrice dans son hésitation. Une lecture suivie permettra malgré tout à celles et ceux qui se méfient des bonnes intentions comme de la peste de relever l'inconsistance réelle de cet opuscule. Pas une seule fois, Pierre Maudet n'expose clairement les outils qui seront à sa disposition (ou qu'il fera en sorte d'obtenir) pour appliquer les rares idées exposées par ses soins.

 

Il est futé, le Pierrot* !

 

Grégoire Barbey

 

*Le titre de l'article revient de droit à la femme que j'aime et qui me l'a inspiré.

 

 

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09/05/2012

Lettre ouverte à Charles Poncet

 

Lettre ouverte, 09.05.12 10h20

 

J'ai écouté avec attention votre débat d'hier soir sur RTS la 1ère en compagnie de Murat Julian Alder. Vous avez, semble-t-il, réitéré les mêmes invectives à l'encontre de Pierre Maudet que lors de votre passage à l'émission « Dans les cordes » sur Leman Bleu avec Pascal Décaillet. Soit, si vous n'avez rien de mieux à dire. Mais tout de même, j'en attendais davantage de la part d'un homme de votre trempe. Bien que je honnisse vos positions politiques, bien souvent opposées à mes valeurs, j'espérais mieux.

 

Lorsque vous dites, avec nonchalance, qu'il faut désormais une politique qui soit bien de droite, contrairement à un centrisme mou, je ne puis qu'esquisser un long et malicieux sourire. Peut-être aimez-vous les batailles d'un autre âge. Peut-être, comme votre honorable collègue Marc Bonnant, appréciez-vous les coutumes anciennes, les discours pompeux et les belles tournures de phrase. Moi aussi. Néanmoins, la politique, ce n'est pas uniquement l'art oratoire, n'est-ce pas ? Si oui, alors nous ne partagerons définitivement pas les mêmes points de vue. Qu'importe.

 

Il semble que vous évitiez soigneusement de vous remémorer ce qui a fait la force et la gloire de notre pays, à savoir sa Confédération. Oui, les grandes décisions, en Suisse, se sont toujours jouées au centre, ne vous en déplaise ! Monsieur Alder aurait dû le rappeler à votre bon souvenir, mais vos manières laissent aussi à désirer, incapable que vous êtes de ne point couper la parole à votre interlocuteur. Certes, vos propos, au-delà du bel emballage littéraire, sont creux. Il vous faut donc occuper le terrain, pour éviter toute remise en question de votre position.

 

Vous voterez socialiste ? Grand bien vous en fasse, cher Monsieur ! Vous aimez les paradoxes, c'est au moins un point que nous partageons. Toutefois, ne vous emportez pas : je suis persuadé que votre attitude est celle d'un homme qui veut encore faire parler de lui. La fusion, avec ses avantages et ses défauts, ne vous plaît pas. Est-ce parce que vous n'arrivez pas à assumer n'être rien d'autre qu'un « ancien libéral » ? Je vous le demande. Que vous attaquiez Pierre Maudet ne me dérange aucunement ; au contraire, je le fais aussi, quand cela est nécessaire. Mais de grâce, un peu de fond dans vos lapalissades ! Je ne crois pas avoir eu vent de vos dernières réussites politiques, peut-être voudriez-vous les énumérer ? Il me semble, aujourd'hui, que vous n'êtes sur la scène politique guère plus qu'un fantôme, et qu'en l'occurrence, l'utilisation du terme « ectoplasme » pourrait tout-à-fait convenir à votre endroit, s'il en est.

 

Les clivages ne m'ont jamais séduit. C'est tout l'inverse, même. Je respecte de facto toutes celles et ceux qui ont le courage de ne pas s'y tenir comme le fait un curé à sa Bible, parce qu'il ne faut pas songer qu'à défendre sa propre personne, ou son camp. Il faut s'ouvrir aux autres, écouter, et bâtir avec eux. Ce n'est pas en s'opposant systématiquement à la gauche, ou inversement, que la Suisse a construit sa politique fédéraliste. C'est en acceptant les compromis. En réfléchissant pour le bien commun, non pour une lutte des classes politiques. Votre appréciation de la situation, à laquelle vous semblez pourtant ne plus appartenir, tant vous êtes dépassé, me paraît inexacte. Je crois, cher Monsieur Poncet, que vous êtes le seul ectoplasme qui soit. Entre Pierre Maudet et vous-même, mon choix serait vite fait. Cessez donc d'errer au sein de votre parti, comme un fantôme en quête d'une renommée nouvelle, et prenez part à la politique actuelle. C'est tout ce que je souhaitais vous dire.

 

Grégoire Barbey

 

 

27/04/2012

La CCIG, Merck Serono et le comité directeur du PLR : l'inceste indélicat

 

Avec la récente polémique sur la fermeture du site genevois de Merck Serono, de nouveaux éléments défrayent la chronique. Aujourd'hui, François Naef a démissionné de son poste de Président de la Chambre de commerce, d'industrie et des services (CCIG), puisqu'il est également l'actuel patron de la firme pharmaceutique.

Toutefois, trois noms sont à notés au sein de la direction de la CCIG.

Philippe Meyer, membre de la direction.

Jacques Jeannerat, député au Grand Conseil, également membre de la direction.

Nathalie Hardyn, adjointe de direction.

Ces trois personnes font partie du Comité directeur du Parti Libéral-Radical genevois (PLR/GE).

Il faut dès à présent se poser plusieurs questions. Tout d'abord, que savaient-ils, en étroite collaboration avec le désormais ancien Président de la CCIG François Naef, de la situation de Merck Serono ? Rappelons quand même que la CCIG soutient la candidature de « l'homme de l'action responsable », à savoir le Maire et membre du Conseil administratif de la ville de Genève Pierre Maudet (PLR).

Celui-ci s'était publiquement présenté comme n'étant « l'homme d'aucun lobby ». Dès lors, comment croire à la crédibilité de ses propos ? Pour ma part, je remets clairement en question la véracité de ses dires. En pleine campagne électorale, une telle catastrophe ne doit pas être prise à la légère, et je suis persuadé que le Peuple saura prendre la bonne décision lorsqu'il s'agira de voter le 17 juin prochain pour le ou la futur-e Conseiller-ère d'État. Un homme si proche des plus gros lobbys de notre République et Canton de Genève peut-il vraiment prétendre être totalement étranger à leurs pratiques et leur influence ? Un peu de décence, Monsieur Maudet, nous ne pouvons croire que vous n'avez strictement aucun rapport avec votre propre parti !

L'heure des comptes viendra. Et le Peuple, souverain, décidera s'il vous fait confiance ou non. Pour ma part, je ne voterai pas pour vous, quand bien même vous pourriez avoir l'envergure du poste que vous briguez. Il vous faudra plus que des mots pour convaincre.

 

Grégoire Barbey

 

Sources :

http://www.ccig.ch/CCIG/Structure/Direction/tabid/105/language/fr-FR/Default.aspx

http://www.plr-ge.ch/l-equipe/

21:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : plr, merck serono, pierre maudet, candidature, conseil d'État, ccig |  Facebook | | | |

23/04/2012

N'est pas PLR qui veut : Pierre Maudet et le copinage

 

Un article de la Tribune de Genève en ligne nous informe aujourd'hui, lundi 23 avril 2012, que le candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain pour le Conseil d'État fait preuve d'une intégrité à géométrie variable. Lui qui, il n'y a pas si longtemps, prétendait n'être « l'homme d'aucun lobby », n'a pas l'air de conspuer le copinage. Il tente également de dissocier son image de candidat et celle de son appartenance partisane. Malin comme il est, celui n'ignore pas que les casseroles de son parti risquent de lui coûter la place qu'il brigue. Pierre Maudet a tout intérêt à vouloir gommer aux yeux du public qu'il appartient au PLR. N'oublions pas qu'il s'agit ni plus ni moins de sa carrière ! Sans la politique, le prototype du « bon citoyen » se retrouverait au chômage. Alors, Monsieur Maudet et son proche entourage veillent au grain. À nous, citoyens, d'y trouver l'ivraie...

Gardons les yeux ouverts, car la tradition des radicaux en politique, c'est de jouer avec les mensonges et la trahison. Notre bon et brillant Maudet n'échappe guère à la règle, pour son propre malheur...

 

Grégoire Barbey

 

Sources : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ville-condamnee-v...

 

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29/03/2012

Dans les cordes, 28.03.12 : Maudet l'ectoplasme, signé Charles Poncet

 

En ce mercredi 28 mars 2012, Charles Poncet était l'invité de l'émission Leman Bleu « Dans les cordes ».

Pour lui, le PLR, c'est comme la fable de La Fontaine : « je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vive les rats », dit la chauve-souris.

Voilà son opinion du candidat à l'élection partielle du 17 juin prochain, qui, rappelons-le, représente les couleurs du parti de monsieur Poncet :

« Pierre Maudet est un politicien ectoplasmique, c'est-à-dire qu'il n'a d'idéologie que de se faire élire. »

« Il me fait penser à cette boutade d'Edgar Faure : ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent qui change. »

Là, l'avocat libéral enfonce définitivement le clou pour terminer le cercueil de son collègue radical. Propre en ordre, Poncet rappelle sans détour à Maudet son changement de cap par rapport à l'UDC, ce même parti sur lequel il « a vomi » tout son fiel, pour reprendre la formulation chère à Céline Amaudruz.

Notons, entre parenthèses, que l'invité de Décaillet lâche à son intention des propos que le blogueur de la Tribune de Genève devrait se remémorer : « tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute ».

À la question : « pour qui allez-vous voter ? », Poncet répond : « je préfère avoir une femme de gauche, droite dans ses bottes, (...) je préfère avoir des gens qui ont des idées arrêtées, qui sont fermes, qui sont solides, avec qui on peut discuter, que soit un rigolo, monsieur Stauffer me le pardonnera, soit un ectoplasme et monsieur Maudet ne me le pardonnera pas. Alors je voterai pour Anne Emery-Torracinta. »

Saluons ici l'honnêteté de Charles Poncet, qui a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Ce courage n'est malheureusement pas la qualité de son parti.

Gageons qu'avec cela, notre bon Maire de la Ville de Genève pourra mettre de l'eau dans son vin, et qu'à l'heure où j'écris ces quelques lignes, son sourire narquois et complaisant a dû se teinter de jaune...

 

Grégoire Barbey

08:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : charles poncet, avocat, plr, ps, anne emery-torracinta, pierre maudet |  Facebook | | | |

28/03/2012

Le déclin du PLR est irrémédiablement programmé, songeons à l'avenir

 

Le 27 mars 2012, le Président du Parti Libéral-Radical Alain-Dominique Mauris s'est fendu d'un communiqué de presse en réaction à l'alliance consentie entre l'UDC et le MCG.

Ce même parti qui réclame sur un ton Grand Seigneur le siège qu'il a perdu, et qui vante à tort et à travers la nécessité absolue de l'Entente, n'hésite pas à employer les plus viles stratégies électoralistes pour parvenir à ses fins, à savoir un « soutien à la majorité de droite au Conseil d’État ». Comprenez ici : afin que le PLR garde son hégémonie cantonale.

C'est donc, une fois de plus, des tentatives d'alliance infructueuses qui poussent le PLR à s'exposer publiquement et dévoiler ses stratagèmes. Genève ne compte pas. Le seul désir de ce parti en déclin est de pouvoir aligner son jeune champion, Pierre Maudet, pour conserver tant bien que mal un règne qui s'essouffle et peine à se renouveler.

À nouveau, de la même manière qu'après l'annonce de la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux à l'élection partielle du 17 juin, les vieux dinosaures libéraux-radicaux nous illustrent leur médiocrité par un communiqué cinglant d'incompétence et de traîtrise dont eux seuls ont le secret.

Il ne faut pas se méprendre, la tactique est claire, et si Maudet échoue à son élection, le PLR accusera tous ceux qui ne l'auront pas soutenu d'être responsables de son échec.

Espérons que le PDC, un parti qui mérite une considération beaucoup plus positive que son allié de l'Entente, ne restera pas les bras croisés pendant que certains poignardent le dos de ses membres, à seules fins électorales.

Je le dis, l'Entente entre le PDC et le PLR doit maintenant cesser. Il faut reconsidérer les forces en place et transférer la gouvernance vers une véritable politique centriste. Le PDC pourra, avec patience, considérer l'intérêt d'une alliance future avec les Vert'Libéraux (PVL), qui ne sera pas possible avant que l'Entente dans sa programmation actuelle, si souvent bafouée, n'ait été dissoute.

Œuvrons pour Genève, pour le Peuple, non pas pour des intérêts obscurs qui ne flattent que quelques particuliers.

L'avenir de la politique et de la Suisse est dans la rétro-innovation des comportements qui ont fait la grandeur et la stabilité (toute relative évidemment) de notre pays confédéré.

Rétro-innovation : récupérons ce qui fit la cohésion politique de notre pays, au détriment des récentes formes qu'ont prises certains de nos partis traditionalistes. L'électorat à tout prix n'est pas viable dans une structure politique fédéraliste.
Dans un contexte semblable à la démocratie française, c'est évidemment une stratégie qui, quand bien même elle est discutable, favorise nettement celles et ceux qui y ont recours. Toutefois, il ne faut pas confondre deux situations politico-structurelles différentes sur tous les points, ou presque.
La convergence de nos similitudes est presque inexistante. Ne nous leurrons pas. Agissons pour la politique de notre pays.

À bon entendeur.

 

Grégoire Barbey

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26/03/2012

Élection partielle : la brute, le truand, l'inattendu, l'insoupçonnée et Monsieur l'Arbitre !

 

Cette élection partielle est pour le moins haute en couleur.

Il y a la brute (Éric Stauffer), le truand (Pierre Maudet), l'inattendu (Laurent Seydoux) et l'insoupçonnée (Anne Emery-Torracinta).

Cela promet une confrontation pleine de rebondissements et d'impensables tours de passe-passe dont seuls nos représentants politiques ont le secret. À Genève, la lutte sera ardue, et personne ne se fera de cadeau. N'oublions pas Monsieur l'Arbitre, le moins neutre des journalistes mais le plus indépendant des politiciens, j'ai nommé Pascal Décaillet. Lui qui, contrarié par la désignation d'Anne Emery-Torracinta, a déjà vomi tout son fiel au travers d'un article peu représentatif du métier journalistique, n'aura de cesse de commenter cette partielle !

Comme le Candide de Voltaire, peut-être Pascal découvrira que tout n'est pas bien dans le meilleur des mondes. Souhaitons-lui de s'en rendre compte rapidement. En attendant, celui-ci se plaît à se travestir en Pangloss, professeur de métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie.

Évidemment, nous en aurons pour notre argent, nous pauvres fidèles, celui que nous dépensons quotidiennement en de lourdes taxes prélevées sur nos propres achats.

Peu importe le résultat de cette élection, le citoyen lambda finira cul et chemise !

 

Grégoire Barbey

03/03/2012

Maudet, l'homme qui n'était d'aucun lobby, au sein d'un parti lobbyiste !

Pierre Maudet, lors de sa conférence de presse du vendredi 2 mars 2012 relayé sur le site de la Tribune de Genève, a annoncé sa candidature à l'élection partielle pour briguer un siège au Conseil d'État et remplacer ainsi la place laissée vacante suite au départ de Mark Muller.

« Je ne suis l'homme d'aucun lobby » a-t-il assuré. Si tel est le cas, que fait-il des membres de son propre parti, qu'il représentera bien évidemment si ce mandat lui est accordé ?

Je me propose d'énumérer quelques noms parmi les plus connus, cela constitue donc une liste non-exhaustive :

 

  • Jacques Jannerat, député du Parti Libéral-Radical, Directeur de la Chambre du Commerce et de l'Industrie.

  • Nicolas Aune, Secrétaire Général de l'Union Industrielle genevoise, membre du Parti Libéral-Radical.

  • Blaise Matthey, ancien député Libéral, Directeur de la Fédération des Entreprises Romandes.

  • Gabriel Barillier, député du Parti Libéral-Radical, ancien Secrétaire Général de la Fédération des Métiers du Bâtiment.

 

Alors si Monsieur le Maire est persuadé lui-même de n'être l'homme d'aucun lobby, peut-être devrait-il changer de famille politique, ou faire le ménage devant la porte de son parti ?

Accordons-lui tout de même le bénéfice du doute, par éthique plus que par conviction, et voyons ce qu'il dira face à cette réalité.

Pour ma part, je n'ai pas peur d'affirmer que le Parti Libéral-Radical constitue un lobby en lui-même, tant ses relations avec des syndicats patronaux, entreprises immobilières et tant d'autres sont étroites sinon incestueuses.

Il est évident que je ne donnerai pas mon vote à Maudet. Mon pronostic va pour l'élection d'un(e) membre du Parti Socialiste, à moins qu'un autre candidat se déclare. Un Vert Libéral pourrait avoir ses chances, en l'occurrence.

Nous verrons si le Parti Libéral-Radical soutient son jeune poulain la semaine prochaine. Si tel est le cas, espérons qu'il répondra à cette interrogation.

 

Grégoire Barbey

 

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Montage effectué par Marcel Chombier