24/05/2012

Initiative de l'ASIN : trop de démocratie ne tue pas la démocratie

Interrogation, 24.05.12 15h38

 

Je suis partagé quant à l'initiative de l'ASIN. Il me semble délicat de dire que trop de démocratie tue la démocratie. Ce slogan m'apparaît honteux. En somme, trop de pouvoir au Peuple, tuerait le pouvoir du Peuple ? Ce sophisme n'est pas recevable. La véritable peur derrière cette votation, c'est d'offrir à des partis conservateurs tels que l'UDC la possibilité de faire dire non à la population des initiatives qui favoriseraient notre adhésion à l'Union Européenne ou en tout cas permettraient davantage de négociations. Mais de là à prétendre des énormités pareilles, il ne faut pas exagérer.
J'ai lu des arguments qui m'ont fait peur, affirmant que nos droits démocratiques sont les plus développés au monde et qu'il faut s'en contenter. Je ne suis pas favorable à cette votation car je ne veux pas donner des armes à l'extrême droite pour renfermer notre pays sur lui-même, néanmoins je ne puis souscrire à cette rhétorique. Ce n'est pas parce que nous sommes privilégiés par rapport à d'autres nations dans le monde que nous devons nous contenter de notre système.
C'est aberrant et inexact. Je me battrai toujours pour renforcer l'assise du Peuple dans son exercice démocratique, car je préfère la décision de la multitude plutôt que celle d'un petit nombre.

 

Grégoire Barbey

15:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : asin, udc, politique, initiative, démocratie, pouvoir, peuple, décision |  Facebook | | | |

30/04/2012

Sur le Pouvoir en politique

 

Selon Stephen R. Covey, il y a trois sortes de pouvoir, dont les implications divergent :

 

  • Le pouvoir coercitif, qui se base sur la peur qu'inculque celui qui tient les rênes. Cette forme de pouvoir n'est clairement pas adaptée sur une longue durée, et s'effrite avec le temps, si celui ou ceux qui s'en servent n'ont plus d'aspérités à exploiter pour insuffler des sentiments négatifs afin de garder leurs privilèges. Les dérives de ce pouvoir sont nombreuses, et l'utilisation de la force est courante pour garder le contrôle.

  • Le pouvoir utilitaire, qui se forge dans les rapports entre celui qui l'exerce et ceux qui subissent son influence. Il s'exerce tant que le détenteur du pouvoir a la capacité d'offrir à ses « suiveurs » des bénéfices, qu'ils soient matériels ou immatériels. Ce pouvoir se maintient selon la possibilité qu'a son détenteur à renouveler la dépendance.

  • Le pouvoir légitime, qui est la forme la plus « naturelle » et spontanée du pouvoir. Ce pouvoir ne s'exerce pas sous une quelconque contrainte mais dans le rapport qu'entretiennent les deux partis, une relation basée sur la confiance et le respect des uns et des autres. Le pouvoir se voit donc légitimé par la capacité qu'a son détenteur à offrir aux autres des valeurs humaines, qui lui octroieront une confiance non-négligeable, un bénéfice nettement supérieur au recours de la force ou de l'utilitarisme. Pour citer un célèbre « leader » qui a su tirer le meilleur de cette source de pouvoir est le très regretté Gandhi.

 

À partir de ce schéma, que je trouve très intéressant, il serait constructif de réfléchir quel est le pouvoir le plus utilisé par nos représentants, afin de déterminer lequel profite le plus à son utilisateur ou au Peuple. En politique, le pouvoir légitime est pour ainsi dire absent. Tout fonctionne soit dans des rapports de force (comme certains partis qui aiment à distiller la peur dans l'esprit des électeurs) soit dans un rapport utilitariste, où chacun y trouve son compte d'un point de vue matériel ou immatériel mais n'offrant que peu de perspectives à long terme pour une relation de confiance mutuelle.

Pourtant, ne serait-il pas profitable et au Peuple et à nos élus de baser la légitimité de leur pouvoir sur le respect de valeurs essentielles, des principes fondamentaux ?

La question se pose !

 

Un développement suivra.

 

Grégoire Barbey

 

19:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pouvoir, coercitif, légitime, utilitaire, stephen r. covey |  Facebook | | | |

15/03/2012

L'infernale spirale du Pouvoir, suite

 

Sur le vif.

La spirale du pouvoir semble compromise. Celui qui avait répondu avec outrecuidance à son appel doucereux se voit maintenant contraint de considérer un nouveau paramètre, l'entrée en lice d'un candidat inattendu. Sûr de lui, n'en doutons pas, il continuera de croire dur comme fer à son ascension dans les hautes sphères. Usera-t-il de stratégies délicates comme il a su le faire par le passé ? Le Maire de la Ville de Genève, qui attaquait grassement Sami Kanaan lorsqu'il cumulait les mandats, n'a pas souhaité remettre ses fonctions durant sa campagne électorale pour siéger comme un seul homme parmi les Septs. Le nouvel arrivant, plébiscité hier soir par son parti à trente-six voix sur quarante, lui, n'a pas fait la même erreur, et a remis sa casquette de Président à son subalterne pour toute la durée de cette course au pouvoir. Entre pragmatisme, intégrité et sincérité, contre arrivisme, narcissisme et malhonnêteté, lequel des deux candidats montrera au Peuple une véritable alternative à cette politique conflictuelle ?

En tous les cas, la candidature socialiste s'en trouve encore plus aise, et c'est tant mieux, car l'autoproclamé prodige Radical n'accédera pas tout de suite, fruit de son fanatisme du pouvoir, au poste qu'il convoite. Mais l'avenir seul répondra à nos interrogations.

La spirale du pouvoir, aussi infernale soit-elle, perdurera longtemps.

 

Grégoire Barbey

13:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : maudet, seydoux, plr, vert'libéraux, socialiste, pouvoir, ascension, arrivisme, narcissisme |  Facebook | | | |