28/03/2012

Le déclin du PLR est irrémédiablement programmé, songeons à l'avenir

 

Le 27 mars 2012, le Président du Parti Libéral-Radical Alain-Dominique Mauris s'est fendu d'un communiqué de presse en réaction à l'alliance consentie entre l'UDC et le MCG.

Ce même parti qui réclame sur un ton Grand Seigneur le siège qu'il a perdu, et qui vante à tort et à travers la nécessité absolue de l'Entente, n'hésite pas à employer les plus viles stratégies électoralistes pour parvenir à ses fins, à savoir un « soutien à la majorité de droite au Conseil d’État ». Comprenez ici : afin que le PLR garde son hégémonie cantonale.

C'est donc, une fois de plus, des tentatives d'alliance infructueuses qui poussent le PLR à s'exposer publiquement et dévoiler ses stratagèmes. Genève ne compte pas. Le seul désir de ce parti en déclin est de pouvoir aligner son jeune champion, Pierre Maudet, pour conserver tant bien que mal un règne qui s'essouffle et peine à se renouveler.

À nouveau, de la même manière qu'après l'annonce de la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux à l'élection partielle du 17 juin, les vieux dinosaures libéraux-radicaux nous illustrent leur médiocrité par un communiqué cinglant d'incompétence et de traîtrise dont eux seuls ont le secret.

Il ne faut pas se méprendre, la tactique est claire, et si Maudet échoue à son élection, le PLR accusera tous ceux qui ne l'auront pas soutenu d'être responsables de son échec.

Espérons que le PDC, un parti qui mérite une considération beaucoup plus positive que son allié de l'Entente, ne restera pas les bras croisés pendant que certains poignardent le dos de ses membres, à seules fins électorales.

Je le dis, l'Entente entre le PDC et le PLR doit maintenant cesser. Il faut reconsidérer les forces en place et transférer la gouvernance vers une véritable politique centriste. Le PDC pourra, avec patience, considérer l'intérêt d'une alliance future avec les Vert'Libéraux (PVL), qui ne sera pas possible avant que l'Entente dans sa programmation actuelle, si souvent bafouée, n'ait été dissoute.

Œuvrons pour Genève, pour le Peuple, non pas pour des intérêts obscurs qui ne flattent que quelques particuliers.

L'avenir de la politique et de la Suisse est dans la rétro-innovation des comportements qui ont fait la grandeur et la stabilité (toute relative évidemment) de notre pays confédéré.

Rétro-innovation : récupérons ce qui fit la cohésion politique de notre pays, au détriment des récentes formes qu'ont prises certains de nos partis traditionalistes. L'électorat à tout prix n'est pas viable dans une structure politique fédéraliste.
Dans un contexte semblable à la démocratie française, c'est évidemment une stratégie qui, quand bien même elle est discutable, favorise nettement celles et ceux qui y ont recours. Toutefois, il ne faut pas confondre deux situations politico-structurelles différentes sur tous les points, ou presque.
La convergence de nos similitudes est presque inexistante. Ne nous leurrons pas. Agissons pour la politique de notre pays.

À bon entendeur.

 

Grégoire Barbey

20:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : plr, pierre maudet, alain-dominique mauris, communiqué de presse, déclin, entente, pdc, pvl |  Facebook | | | |

16/03/2012

Le Parti Libéral-Radical prépare sa défaite programmée

 

Les loups du Parti Libéral-Radical sortent les crocs suite à la candidature du Vert'Libéral Laurent Seydoux.

Dans un communiqué de presse, ces derniers se plaignent de cette décision. Libéralisme ? Apparemment pas. Contraindre leurs adversaires politiques semble être chose commune pour les praticiens libéraux-radicaux. Toutefois, la seule réalité de ces diatribes, entre autre celle de Murat Julian Alder, vice-président du PLR, est préjudiciable pour Pierre Maudet : elles témoignent d'une peur, celle de l'échec, l'effroi d'un appel vain, d'un siège froid, d'un Conseil d'État à majorité de gauche. Alors sous couvert d'unifier une droite qui ne pourra jamais l'être en de telles conditions, les libéraux-radicaux lancent des arguments inefficients. Peut-être, espérons-le, réaliseront-ils avant la défaite programmée de leur favori, que le Parti des Vert'Libéraux a fait ce choix non pas pour désunir la droite (ce qu'avait déjà réussi à faire le PLR bien avant ces derniers) mais pour apporter un vent d'air frais à une politique traditionaliste qui, force est de le constater, s'essouffle de plus en plus. Gageons que Maudet a déjà préparé sa parade, et fera porter le chapeau à ses adversaires en les accusant de lui avoir volé son électorat. Le Pontife ne montera pas encore sur son trône, bien que les chuchotements du Pouvoir se fassent insistants.

 

Grégoire Barbey

12:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : murat julian alder, plr, maudet, seydoux, pvl, échec, peur |  Facebook | | | |

03/03/2012

Maudet, l'homme qui n'était d'aucun lobby, au sein d'un parti lobbyiste !

Pierre Maudet, lors de sa conférence de presse du vendredi 2 mars 2012 relayé sur le site de la Tribune de Genève, a annoncé sa candidature à l'élection partielle pour briguer un siège au Conseil d'État et remplacer ainsi la place laissée vacante suite au départ de Mark Muller.

« Je ne suis l'homme d'aucun lobby » a-t-il assuré. Si tel est le cas, que fait-il des membres de son propre parti, qu'il représentera bien évidemment si ce mandat lui est accordé ?

Je me propose d'énumérer quelques noms parmi les plus connus, cela constitue donc une liste non-exhaustive :

 

  • Jacques Jannerat, député du Parti Libéral-Radical, Directeur de la Chambre du Commerce et de l'Industrie.

  • Nicolas Aune, Secrétaire Général de l'Union Industrielle genevoise, membre du Parti Libéral-Radical.

  • Blaise Matthey, ancien député Libéral, Directeur de la Fédération des Entreprises Romandes.

  • Gabriel Barillier, député du Parti Libéral-Radical, ancien Secrétaire Général de la Fédération des Métiers du Bâtiment.

 

Alors si Monsieur le Maire est persuadé lui-même de n'être l'homme d'aucun lobby, peut-être devrait-il changer de famille politique, ou faire le ménage devant la porte de son parti ?

Accordons-lui tout de même le bénéfice du doute, par éthique plus que par conviction, et voyons ce qu'il dira face à cette réalité.

Pour ma part, je n'ai pas peur d'affirmer que le Parti Libéral-Radical constitue un lobby en lui-même, tant ses relations avec des syndicats patronaux, entreprises immobilières et tant d'autres sont étroites sinon incestueuses.

Il est évident que je ne donnerai pas mon vote à Maudet. Mon pronostic va pour l'élection d'un(e) membre du Parti Socialiste, à moins qu'un autre candidat se déclare. Un Vert Libéral pourrait avoir ses chances, en l'occurrence.

Nous verrons si le Parti Libéral-Radical soutient son jeune poulain la semaine prochaine. Si tel est le cas, espérons qu'il répondra à cette interrogation.

 

Grégoire Barbey

 

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Montage effectué par Marcel Chombier