18/06/2012

L'après 17 juin en Ville de Genève

 

Chronique, 18.06.12 15h00

 

Au lendemain du résultat des votations cantonales et fédérales ainsi que l'élection partielle au Conseil d'État, l'heure est aux analyses. Pierre Maudet, ex-Maire et actuel conseiller administratif en Ville de Genève (PLR) s'est vu élire haut la main avec 39,8% des voix, soit plus de 40'000 bulletins, devançant ses deux principaux adversaires, la candidate socialiste Anne Emery-Torracinta et le tribun du Mouvement citoyen genevois Éric Stauffer avec plus de douze points.

 

Pierre Maudet, une victoire inespérée

 

Alors qu'à gauche comme à droite, un large consensus voyait Mme Emery-Torracinta remporter l'élection partielle sans trop de difficultés, Pierre Maudet a littéralement renversé les pronostics et démontré qu'en politique, l'arithmétique n'est certainement pas un indicateur fiable sur lequel se reposer grassement. Avec près de 40% des suffrages, nul ne pourra contester la légitimité de son élection, qui le place au sein du Gouvernement cantonal à l'âge de 34 ans, une première historique pour le pays. Un succès que l'intéressé n'est pas près d'oublier. Cependant, celui-ci ne peut se permettre de se reposer sur sa réussite et doit désormais faire preuve de célérité afin d'arriver à convaincre son électorat de la justesse de son choix : seuls 16 mois lui permettront de faire ses preuves en tant que conseiller d'État avant de rentrer à nouveau en campagne pour conserver son siège. Le Peuple sera amené fin 2013 à restructurer l'actuel Gouvernement, et de nouvelles têtes pourraient surgir pour redonner de l'espoir aux citoyennes et citoyens genevois.

 

Le parti Socialiste, une « erreur de casting » ?

 

Nombreux sont celles et ceux qui, dès la désignation d'Anne Emery-Torracinta par son parti lors de l'Assemblée Générale qui l'opposait au conseiller national Manuel Tornare, parlaient d'une « erreur de casting ». Inconnue du grand public, elle n'en restait pas moins une candidate crédible et compétente pour occuper un poste de magistrat à l'exécutif cantonal. Mais, peut-être par excès de confiance, la gauche a pêché, et n'a pas su réunir son électorat, laissant la favorite de cette élection avec un score relativement faible (28,4% des voix), talonnée de près par Éric Stauffer (27,6%). Quelles conclusions doit en tirer le parti socialiste et son jeune Président Romain de Sainte Marie ? La question est ouverte et se posera jusqu'aux prochaines élections, fin 2013. Néanmoins, ce revers magistral encaissé par la gauche ne sera pas facile à gommer. Donnée gagnante dès le début de la campagne, la député socialiste, pourtant reconnue pour son excellent travail, n'aura pas mobilisé les foules ni convaincu ses propres troupes. Les facteurs sont divers. À droite, quelques-uns pointent du doigt son discours, selon eux trop radicalisé pour son électorat centriste, qui a peut-être préféré Pierre Maudet, d'ailleurs vainqueur sur son propre territoire, en Ville de Genève, fief pourtant connu comme étant majoritairement à gauche, en témoigne le Conseil administratif de la commune en question. Désormais, l'alliance rose-verte n'a plus que seize mois pour tirer les conséquences de son cuisant échec et réussir à rassembler une gauche qui semble aujourd'hui peu encline à la réunification. Gageons qu'il y aura des surprises ces prochains temps !

 

Une partielle en Ville de Genève

 

Pierre Maudet élu, c'est une place à l'exécutif de la Ville de Genève qui se libère. L'élection partielle devrait s'achever le 14 octobre, cependant la Chancelière n'excluait pas un report au mois de novembre, la votation pour le projet de la nouvelle Constitution devant se tenir sans interférence. Pour remplacer la place laissée vacante par l'ancien Maire, quelques noms sont déjà sortis. Adrien Genecand, ancien libéral et conseiller municipal PLR, sera probablement opposé ce lundi 18 juin à son collègue et chef de groupe Olivier Fiumelli lors de l'Assemblée Générale de leur parti. D'autres candidats ne sont pas à exclure. Du côté du PDC, l'heure est aux comptes. Il est évident que sans l'Entente bourgeoise, Pierre Maudet n'aurait pas réuni suffisamment d'électeurs pour se voir accorder le siège de magistrat cantonal. Dès lors, le PDC peut légitimement réclamer sa part et parachuter un candidat. Son Assemblée Générale se tiendra ce mercredi 20 juin, tout comme celle du parti Vert'Libéral. D'autant qu'un accord semble s'être tenu entre le PDC et le PLR, pour le soutien du candidat Maudet à l'élection du Conseil d'État. Si celui-ci n'était pas respecté, quelles seraient les conséquences pour l'Entente ? Quant à l'union MCG-UDC, c'est visiblement Éric Bertinat qui représentera la droite populiste. La gauche, de son côté, a indiqué ne pas vouloir d'un exécutif mono-colore. Mais des bruits de couloir n'excluent pas qu'un candidat serait proposé si le PLR Olivier Fiumelli devait être plébiscité par son parti. À peine l'élection partielle au Gouvernement cantonal terminée, les rapports de force se restructurent déjà pour une nouvelle campagne, tout autant stratégique, puisqu'elle donnera deux ans et demi de législature à celle ou celui qui sera élu l'automne prochain.

 

Grégoire Barbey

15:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : ville de genève, élection, partielle, campagne, plr, maudet, torracinta, stauffer |  Facebook | | | |

12/06/2012

Rapprochement de la droite républicaine et nationaliste en France

 

Chronique, 12.06.12 16h18

 

Le Temps, aujourd'hui, nous apprend qu'en France, lors du second tour des législatives, l'UMP n'a pas souhaité faire barrage aux candidats du Rassemblement bleu Marine (Front National), tandis que de son côté, le Parti Socialiste a immédiatement annoncé sa volonté de s'opposer au risque de faire élire des représentants de la droite nationaliste. Pour cela, les candidats socialistes qui se trouvent dans des triangulaires favorables à l'élection du FN seront retirés. Une mesure, pour la gauche, qui ne surprend guère. Néanmoins, il n'en va pas de même pour la droite républicaine, à savoir l'UMP, qui, une fois de plus, ronge la marge qui la sépare de l'extrême droite et s'en rapproche dangereusement. Pour quelle raison ? Contrecarrer, à tout prix, une majorité de gauche au Parlement ? C'est probable, mais démesuré par rapport à l'ouverture offerte en contrepartie aux sbires de Marine Le Pen.

 

Unir les différentes droites françaises ? C'est une éventualité. Encore une fois, sur le fond et sur la forme, ça prête au débat. Certes, comme le rappel l'article susmentionné, Nicolas Sarkozy avait déjà ouvert la voie à ce schéma. Faut-il pour autant que l'UMP persiste à avancer en direction du Front National ? Personnellement, j'en doute. Les enjeux sont nombreux, mais les conséquences sont difficiles à anticiper avec précision. C'est une période de crise, et la mainmise soudaine de la gauche sur l'Élysée n'aide en rien les stratèges de la droite à conserver une certaine lucidité dans leurs actions. Oui, il est vrai qu'actuellement, si l'on s'en réfère aux divers discours des anciens ministres du Gouvernement Fillon, notamment ceux de Nadine Morano et de Claude Guéant, la divergence entre l'UMP et le FN semble mince. Trop, en réalité.

 

Mais de là à tenter une alliance tacite, il y a un fossé! Pourtant, celui-ci va apparemment prochainement être franchi, et cela sans plus de bavardage. Tout apparaît calibré. Un désir de diriger le pays qui laisse pantois. L'UMP, quoi qu'on en pense ou en dise, est censée représenter les convictions républicaines, alors que le FN, quant à lui, incarne ce qu'il y a de plus méprisant : la discrimination et l'exclusion. La politique de l'émotionnel, du ressenti, bref, rien qui vaille la peine d'être écouté. Cependant, ça fonctionne, surtout lorsque tout va de mal en pis. Et en Europe, les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. Entre une Grèce à l'agonie qui verra peut-être son Gouvernement repris par l'extrême-gauche ou les néonazis, et une Espagne qui n'a plus la confiance des marchés et qui peine à se redresser, l'Ancien Continent a connu des jours meilleurs. Évidemment, en de telles circonstances, les décisions ne reflètent pas toujours une pleine santé intellectuelle... et c'est peu dire.

 

Qu'importe ! Il ne faut pas céder à la tentation la plus vile. Quelques uns des pires dictateurs furent élus au suffrage universel. Gardons-le en tête afin de ne pas agir servilement et de façon inappropriée. Je sais qu'en Suisse, les défis ne sont pas nécessairement les mêmes, ou d'une ampleur comparable. Il est pourtant impératif de prêter l'oreille, et d'observer, silencieusement, ce qu'il y a chez nos voisins, pour ne pas commettre les mêmes erreurs. Or, à Genève, après avoir battu le pavé pour mon parti durant cette campagne, j'ai entendu de multiples citoyennes et citoyens, d'horizons divers et variés, souvent foncièrement antagonistes, confier leur désir de voir Éric Stauffer élu au Conseil d'État. Cette envie, sûrement motivée par des déceptions réelles et compréhensibles, offrirait donc à une formation qui se base sur l'exclusion l'accession au Gouvernement. C'est un choix qu'il convient de mesurer convenablement.

 

Pour ma part, je suis inquiet. Depuis déjà quelques mois, et chemin faisant, rien n'apaise mon tourment. Cette propension, qui augmente de jour en jour, à donner du crédit à des partis d'extrême droite (ou gauche, selon les contextes) m'exaspère, et m'interroge, également. Je reviendrai sur cette problématique prochainement, pour étayer mes propos. En conclusion, tout ce que je souhaite transmettre à travers ce billet, c'est qu'il convient de réfléchir avec rigueur aux décisions que nous prendrons dans les semaines, mois voire années à venir. Attention à ne pas agir sous le coup de l'émotion.

 

Grégoire Barbey

16:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : analyse, politique, france, stauffer, fn, ump, ps |  Facebook | | | |

08/06/2012

La tolérance zéro, oui mais pas pour Éric Stauffer !

 

Chronique, 08.06.12 16h19

 

Aujourd'hui, la Tribune de Genève nous apprend que le député libéral Pierre Weiss s'est fendu d'une interpellation au Grand Conseil concernant l'un de ses collègues, Éric Stauffer, qui prend des libertés qui ne sont pas du goût de tous. En effet, ce dernier semble apprécier de se parquer devant l'Hôtel-de-Ville, ce qui n'est bien évidemment pas permis. Mais qu'importe, lui, le grand agitateur des masses, le « dard » de la République, comme il s'est lui-même qualifié jeudi 07 juin lors du débat à Forum RTS la 1ère, n'en a que faire. D'ailleurs, j'étais moi-même présent le mardi 05 juin dernier, devant la tour de la télévision RTS. Le même individu est venu dans son 4x4 et s'est garé sur le trottoir en face. Aux remarques bien avisées, il a haussé les épaules et s'est contenté de dire qu'il n'y avait de place nulle part ailleurs.

 

C'est fort de café pour celui qui prône dans son programme une tolérance zéro à l'égard des criminels. Et les incivilités, elles, faut-il qu'elle restent impunies lorsque l'on se nomme Éric Stauffer ? Je me le demande bien. Quant à savoir s'il faut ou non être d'accord avec la démarche de Pierre Weiss, je n'aborderai pas cela ici, je n'y vois guère d'intérêt. Ce qu'il faut néanmoins savoir, c'est ce non-respect des valeurs essentielles de notre Cité de la part d'un homme qui brigue un poste aussi important que celui de conseiller d'État. Au département de la Sécurité. Un comble ! Nous verrons le 17 juin ce que pensera le Peuple de sa candidature. En tout cas, la tolérance zéro du tribun MCG est à géométrie variable, comme la morale de son compère Mauro Poggia. Enfin, tout le monde le savait.

 

Grégoire Barbey

16:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : genève, politique, stauffer, parking, mcg, weiss |  Facebook | | | |

01/06/2012

Pierre Ruetschi, un éditorial assumé

 

Chronique, 01.06.12 12h32

 

En ce vendredi premier juin, le rédacteur en chef de la Tribune de Genève, Pierre Ruetschi, s'est fendu d'un éditorial vitriolant. Après l'avoir lu consciencieusement, puis m'être plongé dans la fosse sceptique des commentaires en réaction à l'article, sans oublier de me pincer le nez pour ne point étouffer face à tant de bêtise, de mauvaise foi et d'incohérence, je ne puis qu'adhérer aux propos du journaliste. Si quelques uns, de probables électeurs du Sieur Stauffer, crient à l'orientation de Monsieur Ruetschi, c'est qu'ils en oublient l'essence même de la pratique éditorialiste, laquelle demande et une certaine approche de la langue française, et des idées à faire transparaître, tout en assumant de prendre position. C'est exactement ce qui a été fait ici, il n'y a donc aucune tentative de manipulation infamante, comme tentent vainement de le rappeler les primates décérébrés qui polluent quotidiennement les articles de presse de la Tribune de Genève. Pour celles et ceux qui s'interrogent, mes mots sont sciemment pesés.

 

Avec toute la subtilité nécessaire à cet exercice périlleux et pourtant si passionnant, Ruetschi nous livre son opinion quant aux deux candidats favoris, Anne Emery-Torracinta et Pierre Maudet. Oui, les deux seraient, en cas d'élection, de bons magistrats, idées politiques mises à part. Cet aveu ne constitue en rien une orientation quelconque. C'est un constat que la plupart des citoyennes et citoyens avertis pourront formuler eux-mêmes. C'était le mien avant de lire cet article, et ça le restera. Chacun est libre de penser par lui-même. À part, peut-être, les suiveurs d'un certain candidat. Bref. Oui, il y a peut-être actuellement une véritable coalition qui s'oppose à Éric Stauffer. Mais pourquoi diable s'en indigner ? Qui casse paie, dit l'adage. Ou encore, le mensonge prend l'ascenseur, tandis que la vérité, elle, prend l'escalier. Cependant, tout finit, un jour, par se savoir. Dans le microcosme politique, ces révélations n'en sont pas. Je puis l'affirmer, à part quelques ahuris, tout le monde était plus ou moins au courant de ces détails, sans pour autant être en mesure de le prouver d'une quelconque manière.

 

Il n'est pas question ici de voir le tribun MCG comme un martyr. Il peut se consoler d'avoir tenu sept ans avant de voir certaines vérités éclater au grand jour. C'est mérité. En effet, et je rejoins entièrement Monsieur Ruetschi, cet homme n'est clairement pas fait pour diriger, même partiellement, les affaires d'un État. Il n'en a, évidemment, pas les compétences. Cela s'entend et il le porte sur lui. Ses électrices et électeurs qui veulent « mettre un coup dans la fourmilière » genevoise seront déçus de voir qu'une fois élu, le populiste en herbe deviendrait soudainement silencieux, comme à Onex. Comprendre ici : il fera en sorte de conserver son poste pour obtenir la rente offerte aux anciens magistrats. Vous en doutez ? J'en suis intimement convaincu. D'ailleurs, un homme (ou une femme) d'État réunit certaines qualités. Notamment le contrôle. Que ferait Stauffer dans un collège gouvernemental s'il n'arrive pas à calmer ses nerfs ? Je ne ferai pas de référence aux innombrables récents événements qui démontrent son incapacité à gérer ses émotions. Quelle belle perspective pour un Canton comme Genève d'avoir à sa tête une personnalité fulminante, prête à imploser à chaque contrariété. Que fera-t-il si cela devait arriver ? Peut-être, comme il l'a fait jusqu'à présent, prendra-t-il les armes oratoires pour demander sa propre démission ?

 

Oui, c'est un excellent politicien. Il sait parler à une tranche de la population malheureusement ignorée ou méconnue de la plupart de nos édiles politiques. J'en conviens parfaitement. Mais l'exercice d'un exécutif ne se résume pas à donner des réponses simplificatrices à des questions hautement complexes. Stauffer n'a jamais établit de véritable réflexion. Ce n'est pas demain qu'il changera. Il n'en a que faire, même. Donc, pour les plus téméraires qui voudraient encore croire en lui, ayez le courage d'affronter la réalité. Et n'affublez pas celles et ceux qui font leur travail, comme Pierre Ruetschi, de toute votre haine mal assumée.

 

Grégoire Barbey

12:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : politique, ruetschi, journalisme, stauffer, éditorial, chronique |  Facebook | | | |

12/03/2012

Propos homophobes de Stauffer relevés dans son article à l'encontre de Tornare : inadmissible !

 

Éric Stauffer s'illustre une nouvelle fois de par sa vulgarité et son manque cruel de respect pour ses pairs. En effet, dans un article publié récemment, nommé « Le seul manuel du PS rentre en lice », le président du MCG tient des propos sous forme de sous-entendus qui sont clairement homophobes, à l'encontre de Manuel Tornare, dont l'homosexualité est connue.

« Le seul manuel que le PS compte encore dans ses rangs sort donc du bois, pas de Boulogne, l'autre, celui de la forêt enchantée des belles promesses que ce parti affectionne, celui de la langue de bois. »

Comme c'est navrant de faire allusion aux bois de Boulogne, lieu réputé pour sa majorité de transsexuels et d'homosexuels, en parlant du candidat à l'élection partielle du Parti Socialiste. Cette attitude, propre à monsieur Stauffer, démontre une fois de plus à quel point ce personnage est indigne d'une place au conseil d'État, qui plus est à la sécurité.

« Il ne reste donc bien aux PS qu'un seul manuel, pas rouge certes, rose peut-être, BoBo certainement. »

Sous la plume staufferienne, les lieux communs vont bon train. Quelle tristesse d'avoir recours à des attaques aussi basses pour un prétendant à un poste gratiné et essentiel pour le bon fonctionnement de notre démocratie. La sexualité de monsieur Tornare ne doit en aucun cas faire l'objet de cible pour rabaisser sa candidature et ses capacités à siéger à la place laissée vacante par le démissionnaire Mark Muller.

Cet article est une atteinte que je qualifierai de grave envers l'intégrité d'une personne qui, peu importe ce qu'elle a pu faire de mal durant ses mandats politiques, mérite le minimum de respect qui fonde les valeurs de notre société.

Je demande donc à ce que soit sanctionné le blog du président du Mouvement Citoyen Genevois en conséquence et juste proportion de son non-respect de la charte de la Tribune de Genève, que ce monsieur a dû lire et accepter, au moins tacitement, lors de son inscription.

Je n'aime guère qu'un homme de sa trempe use de tactiques aussi désolantes et lâches. Un poste au conseil d'État se mérite, les faits d'arme ne sont pas la seule qualité requise, il faut être humble et respectueux, parmi tant d'autres vertus nécessaires pour siéger décemment au sein des Sept.

Le Peuple ne pardonnera pas, je l'espère face aux urnes, les comportements déviants – violence physique et verbale – d'Éric Stauffer lors des votations du 17 juin prochain.

Ayons à cœur d'élire des représentants dont les actes ne trahissent pas un manque de civilité et de maîtrise de soi. Il s'agit de notre démocratie.

 

Grégoire Barbey

 

 

07/03/2012

Au pays de Genève, les clowns seront Rois

 

Les sujets de Genève semblent s'être lancés dans un concours pour le moins tendancieux. Mêlant originalité et culot, les candidats au titre de bouffon du Roi sont descendus dans l'Arène !

Aux dernières nouvelles, l'actuel meneur, Éric Stauffer, a cédé sa place à un participant qui s'est officiellement déclaré par une pirouette surprenante, bien que quelque peu brutale et discutable : Éric Dougoud a entarté Micheline Calmy-Rey, ex-conseillère fédérale, dans le cadre du Festival du film et forum international des droits humains (FIFDH) face à de nombreuses caméras journalistiques.

Toutes ces clowneries sont rocambolesques, mais apparemment, celles-ci ne font pas l'unanimité ni au sein de la République et Canton de Genève, ni dans le reste de la confédération helvétique.

Pour Berne, les genevois sont une catastrophe.

Néanmoins cela ne freine aucunement la détermination et l'ardeur de nos candidats à l'élection du bouffon du Roi, et celui-ci sera désigné après une dure bataille, où saltimbanques et rigolos auront exhibé tout ce dont ils sont capables, pour rejoindre une place lorgnée par de nombreux participants.

Les paris sont ouverts, reste à savoir qui aura l'audace de placer la barre plus haute qu'elle ne l'est déjà !

Que continuent les jeux du Peuple et que le meilleur l'emporte !

 

Grégoire Barbey

 

Une image pour illustrer ce que vivent les conseillers nationaux genevois à Berne depuis quelques temps

 

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17:42 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : clownerie, pitrerie, culot, audace, entartée, verre d'eau, stauffer, calmy-rey |  Facebook | | | |

27/02/2012

Vox populi ad Stauffer eternam : les déboires d'un incapable

 

Il serait peut-être temps de remettre les pendules à l'heure. Investiguant quelque peu sur l'animal Stauffer, je suis tombé sur une vidéo pour le moins explicite. Monsieur le président du Mouvement Citoyen Genevois profère notamment des insultes à l'encontre de quelques habitants devant la salle Municipale d'Onex. C'est intéressant, avec la récente altercation de Monsieur Stauffer et Monsieur Weiss au Grand Conseil, d'illustrer que ce comportement n'est pas un cas isolé, et qu'il pourrait même être considéré comme faisant partie inhérente de la personnalité de notre député MCG.

Qu'un représentant politique se permette de lâcher à l'encontre d'un citoyen des insultes comme « trou du cul » est inacceptable.

Il faut démontrer clairement aux électeurs et électrices le véritable visage de ce personnage, son exubérance et son mépris des valeurs qu'il dit vouloir défendre. Loin de moi l'idée de jouer les moralistes, mais en tant que citoyen, je ne puis tolérer qu'un tel individu prenne des responsabilités qui auront une influence directe sur ma vie avec une attitude aussi malhonnête et irrespectueuse.

Notez qu'à peine le conseiller d'État Mark Muller a annoncé sa démission, Éric Stauffer s'est porté candidat pour le ministère de la Sécurité. Il s'est pourtant exposé d'une manière peu favorable à son image jeudi dernier. N'a-t-il aucune conscience ?

Ses belles promesses et sa fierté ne le porteront pas au pouvoir. Il doit être remis à sa place, ses clowneries ont suffisamment durées !

D'après mes sources, je sais que certains partis de droite ne voteront jamais en sa faveur. Néanmoins, il continuera à briguer des places importantes dans l'administration politique de notre République et Canton de Genève, ainsi que plus généralement en Suisse.

Pouvons-nous, nous citoyens et citoyennes, accepter qu'un monsieur incapable de gérer ses émotions et ses pulsions puisse avoir en mains des postes clefs? J'ose espérer que non.

Lui qui parlait de République bananière jeudi au Grand Conseil peut à présent se présenter comme le président des gaffes et du manque d'égard porté à la population.

Monsieur Stauffer, je vous prie de vous verser un verre d'eau bien froide sur la tête, et de vous réveiller. Nous ne sommes pas en Russie, ici les gens doivent se respecter, et se comporter de manière à ne pas porter atteinte à l'intégrité (psychique et physique) de leurs semblables.

Il serait peut-être temps de suivre l'exemple de votre collègue Mark Muller et vous diriger vers la porte de sortie définitivement, afin de laisser gérer la politique à des personnes compétentes et intègres.

Vous promettiez le nettoyage des rues de Genève en 40 jours. Montrez le chemin à suivre, faites le premier pas !

Le Peuple vous en sera reconnaissant.

 

Grégoire Barbey

 

http://www.youtube.com/watch?v=quqcreU9HGc&feature=re...

 

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15:41 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stauffer, déboire, dérives, politique, république, bananière, populisme, mcg, weiss, plr |  Facebook | | | |

26/02/2012

Stauffer doit démissionner pour le bien du Grand Conseil et de la République

 

24 février 2012, le président du MCG Éric Stauffer s'illustre une fois de plus par son attitude indigne d'un député au sein du Grand Conseil. Que Pierre Weiss se soit mal comporté en l'accusant à tort, c'est un fait, et je ne défendrai pas son geste que je trouve tout-à-fait inadéquat. Nonobstant cette provocation gratuite, l'attitude d'Éric Stauffer est inadmissible et dénote clairement le vrai visage de l'intimé. La réaction du député est symptomatique. Le PLR Pierre Weiss lance des accusations à son encontre, et Stauffer tape du poing sur la table tout en se levant brusquement. Peu de temps après, il se saisit de son verre et en vide le contenu sur Weiss, ce qui crée instantanément une réaction hostile des membres du Grand Conseil. Non-content de son action totalement inadaptée en ces lieux, le président du MCG invite ses acolytes à le rejoindre et se dirige avec véhémence dans la direction de son adversaire, passant ses mains derrière le dos, comme pour se retenir d'une pulsion violente.

Cette description de la scène (visible sur le lien présent à la fin de cet article) permet de constater le populisme archaïque dont fait usage Éric Stauffer. Plutôt qu'essuyer avec intelligence et retenue les critiques de Pierre Weiss pour ensuite y répondre de manière civilisée, il préfère se livrer à l'expression de ses pulsions animales, découvrant sa vraie nature, celle d'un rustre incapable de se contenir ! Parce qu'il n'obtient pas ce qu'il veut, à savoir renvoyer le projet de loi du CEVA en commission, il perd les pédales. N'y a-t-il pas des problèmes plus importants que la construction de cette ligne ferroviaire ? Qui, effectivement, pourraient donner envie de se lâcher tel un taureau enragé ?

Ce comportement est à l'image de son parti, qui joue sur la peur des gens, acclamant des mesures xénophobes, comme ce récent soutien à la préférence nationale pour les travailleurs des HUG.

Pire, un communiqué de presse s'en est suivi, prenant la défense inconditionnelle du président MCG. Dans une interview donnée à la TSR, Stauffer confie qu'il n'agirait pas autrement si cela devait se reproduire. Quid d'un tel député ? Lui qui a demandé la démission de plusieurs élus dans divers secteurs, n'est-ce pas finalement quelque peu culotté de sa part ?

Et ce n'est pas tout. Sur son profil Facebook, il publie le lien de l'article parut dans Le Matin, comme par satisfaction. Je lui ai adressé un commentaire, respectueux, dans lequel je lui faisais part de mon désaccord sur son attitude, et ai également appuyé sur mon désir de le voir démissionner.

Monsieur Stauffer, en grand républicain qu'il est, amoureux des valeurs de la démocratie, a supprimé mon intervention et m'a par la même occasion bloqué l'accès à son profil.

Pour un homme qui se dit proche des citoyen-ne-s genevois-es, cette anecdote met à mal son image.

Qui sait, si je le croise, peut-être me versera-t-il le contenu de son verre sur la tête ?

En tout cas, cet énergumène n'a rien à faire au Grand Conseil, et il doit être destitué de ses fonctions.

En tant que Citoyen, je requiers sa démission.

 

Grégoire Barbey

 

http://www.youtube.com/watch?v=X_33KRtYZr8&context=C3...

 

Une image créée par un ami, la Politobox, l'alternative pour jeter les politicien-ne-s qui oublient les intérêts du Peuple !

 

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22:18 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : stauffer, politique, mcg, weiss, plr, scandale, inacceptable, censeur, rustre |  Facebook | | | |